BD : Moi, fou

BD : Moi, fou

Par MAB

Le premier , Antonio Altarriba, universitaire, romancier et scénariste a été découvert en France grâce à « L’art de voler » dans lequel  il racontait à travers le parcours déchirant de son père, un siècle d’histoire espagnole. Salué par la critique, cet ouvrage dessiné par Kim, fut suivi d’un deuxième tome en 2016, intitulé « L’aile brisée ». Le second, Keko  est un artiste madrilène qui fit ses premiers dessins dans « Métal Hurlant ». Spécialisé dans le clair- obscur, il se réclame de Will Eisner pour la noirceur et l’efficacité.  « Moi fou » est le deuxième volet d’un triptyque intitulé « La trilogie du moi » et commencé en 2015 avec « Moi assassin ». Il sera suivi des l’an prochain par « Moi menteur ».  Comme celui de « Moi Assassin » le héros  de « Moi fou » est basé à Vitoria, la cité d’Altarriba. Docteur en psychologie, il travaille pour l’Observatoire des troubles mentaux, centre de recherche affilié aux laboratoires Pfizin de Houston, qui lui suit avec avidité  l’évolution des maladies mentales afin de tester de nouvelles molécules sur des cobayes humains et augmenter le marché du médicament… « Moi Fou » entraine le lecteur dans un vertige angoissant. Car au-delà de la réflexion politique sur le cynisme contemporain, le récit verse rapidement dans le thriller paranoïaque. Une lecture haletante dont on ne sort pas indemne. D’autant que le dessin de Keko, même parsemé d’éclats jaunes, est implacablement noir.

By |janvier 29th, 2019|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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