Interview : Tim Burton

//Interview : Tim Burton

Interview : Tim Burton

Après Alice au Pays des Merveilles, Tim Burton poursuit son histoire d’amour avec Disney, entamée alors qu’il n’était encore que dessinateur à l’époque de Rox et Rooky. Le réalisateur de Beetlejuice, Batman et Edward aux mains d’argent, signe avec Dumbo bien autre chose qu’une simple adaptation en prise de vues réelles du dessin animé classique daté de 1941.Venu à Paris présenter le film en avant-première, il a expliqué ce qui l’avait conduit à s’intéresser à cette histoire d’éléphant volant…

Pourquoi Dumbo ?

C’est une superbe métaphore pour exprimer ce que représente le fait d’être différent. Dumbo est un être étrange, qui ne rentre pas dans le moule : il est bizarre, solitaire… Pas étonnant que je m’identifie à lui (rires).Avec ce film, je pouvais célébrer, une fois de plus, la beauté des différences.

Quelles étaient les difficultés de l’adaptation en prise de vues réelles ?

La principale difficulté dans ce genre de films, c’est que le personnage principal n’est jamais sur le plateau. Je savais qu’il serait différent du dessin animé, mais je voulais qu’il ait la même puissance émotionnelle. Il fallait garder cela à l’esprit constamment, même s’il n’était pas là.L’autre challenge, c’était de ne pas faire un simple remake, de proposer une exploration différente de l’histoire.

Votre univers est beaucoup plus sombre que celui de Disney.Cela ne posait pas problème ?

Vous savez, comme les contes de fées, les films Disney ont toujours une certaine noirceur.Ils ont permis à tous les enfants du monde d’aborder des concepts comme la mort, la peur, la solitude. Ce sont souvent les scènes les plus effrayantes ou les plus tristes dont on se souvient, dans les grands dessins animés Disney. Il n’y a pas tant de différence que ça avec mes films…

L’univers du cirque vous est-il familier ?

Non.Je déteste voir des animaux sauvages en cage et les clowns me font peur. Mais j’aime l’esthétique particulière du cirque et ses troupes d’artistes marginaux aux dons étranges.

 

By |mars 30th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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