Tanguy, le retour

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Tanguy, le retour

Le pitch

16 ans plus tard, Tanguy (Eric Berger), qui a maintenant 44 ans, revient chez ses parents avec sa fille Zhu (Emilie Yili Kang) sous le bras car Meï Lin (Weiting Chao) l’a quitté. Catastrophés de voir leur “tout-petit” dans cet état, Paul (André Dussolier) et Édith (Sabine Azema) font tout pour lui redonner goût à la vie, sans réaliser que ce faisant, ils tressent la corde pour se pendre. Car Tanguy recommence à se sentir bien chez ses parents…

Ce qu’on en pense

Réalisateur en vogue dans les années 90, avec des films qui ont marqué la décennie (La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Daniele, Le Bonheur est dans le pré, Tanguy), Etienne Chatiliez connaît plus de difficulté, depuis les années  2000, à imposer son esthétique, héritée de la pub. Ses trois derniers films (La Confiance règne, Agathe Clery, L’Oncle Charles) ont été des échecs commerciaux et ses plus récents projets ont avorté, faute de financement. Il tente donc de se refaire une santé avec cette suite de son dernier succès en date, Tanguy (2001), en surfant à nouveau sur un sujet dans l’air du temps.  Après avoir donné son prénom au phénomène des enfants peu enclins à quitter le nid parental, Tanguy 2, s’intéresse donc à la génération « boomerang » : celle qui revient chez ses parents, le plus souvent pour raisons économiques . Ce qui, premier problème,  n’est absolument pas le cas dans le film : les parents de Tanguy sont riches et possèdent un double appartement tout à fait susceptible de loger dans les meilleures condition enfants et petits enfants. Le film insiste donc, de manière assez déplaisante,  sur l’égoïsme forcené des parents (plus soucieux d’aller tranquillement au golf ou au théâtre que d’aider leur progéniture) et sur leur détestation gentiment raciste de leur belle famille chinoise. Côté scénario, pas la moindre idée nouvelle et pour les gags, il faut se contenter des problèmes de prostate de Paul et des régurgitations d’Edith… Dans le genre suite sans inspiration,  on préfèrerait presque Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon dieu ?  C’est dire !

By |avril 10th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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