La Camarista

//La Camarista

La Camarista

Le pitch

Eve (Gabriela Cartol) , une jeune femme de chambre, travaille dans un luxueux hôtel de la ville de Mexico. Pour trouver la force et le courage nécessaires d’affronter sa monotonie quotidienne, elle s’évade à diverses fantaisies à travers les objets personnels laissés par les invités de l’hôtel.

Ce qu’on en pense

Inspiré de l’expérience de l’artiste contemporaine Sophie Calle, qui s’était faite embaucher comme femme de chambre dans un hôtel pour pouvoir fureter dans les objets personnels des clients, La Camarista suit une jeune mexicaine dans son travail quotidien au sein d’un immense palace de Mexico. Mère d’un petit garçon, qu’elle appelle au moins une fois par jour de l’hôtel mais ne voit pas beaucoup à cause de ses horaires, Eve espère accéder un jour au fameux 42e étage, celui des suites les plus luxueuses que l’on ne confie qu’aux meilleures employées.  Pour cela,  elle prend des cours du soir et accepte sans broncher toutes les fantaisies des clients de son étage qui, pour la plupart, ne lui adressent même pas la parole. Sauf la jeune maman d’un bébé, femme d’un riche homme d’affaires Argentin, qui la prend pour sa baby sitter et lui raconte sa vie, le plus souvent nue comme un ver devant elle, sans que cela la gène le moins du monde. Pour s’évader de ce quotidien,  aussi gris que la ville qu’elle n’aperçoit que par les baies vitrées de l’hôtel, Eve rêvasse devant les objets oubliés par les clients et insiste auprès de sa responsable, qui la fait lanterner, pour récupérer une jolie robe rouge non réclamée,  mais trop petite pour elle.  A la manière de Roma, d’Alfonso Cuaron, et avec presque autant de talent, Lila Avilès aborde les rapports de classe et la dureté de la société mexicaine par le biais de ce portrait de femme, magnifiquement incarnée par Gabriela Cartol. Une petite merveille de film! 

 

By |avril 17th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

2 × 3 =