Raoul Taburin

//Raoul Taburin

Raoul Taburin

Le pitch

Raoul Taburin (Benoît Poelvoorde) est monteur et réparateur de vélos dans un petit village de la Drôme, où il est né et vit heureux. Mais il cache un lourd secret : il n’a jamais réussi à monter à bicyclette ! Lorsqu’un photographe (Edouard Baer) se met en tête de l’immortaliser sur un de ses vélos, Raoul craint que son secret soit découvert et que sa vie bascule…

Ce qu’on en pense

Adapté d’un petit livre illustré de Sempé publiée en 1995, Raoul Taburin essaie de recréer au cinéma l’univers poétique du dessinateur. Avec Le Petit Nicolas, Laurent Tirard y était plus ou moins parvenu, mais sa tâche était facilitée par le foisonnement des personnages et des aventures imaginées par Goscinny. Ici, Pierre Godeau (Juliette, Éperdument) se retrouve un peu dépourvu, avec une histoire à l’intrigue minimaliste,  dont le charme repose essentiellement sur le trait de Sempé et son humour un peu désuetFaute de mieux, le film force donc sur le pittoresque du village et des paysages de la Drôme provençale (qu’on dirait colorisés à la main) et se repose sur ses deux acteurs-vedettes. Certes Benoît Poelvoorde en salopette a effectivement l’air de sortir tout droit d’un dessin de Sempé avec son air lunaire et son bon sourire. L’acteur raconte avoir découvert le livre de Sempé – qu’il admire au plus haut point-, grâce à une journaliste qui, en voyant Le Vélo de Ghislain Lambert, dans lequel il jouait un coureur cycliste, lui avait suggéré de jouer Raoul Taburin : « Elle trouvait que je lui ressemblais beaucoup. Comme je venais de faire un film sur le vélo, je n’ai rien initié.Mais dix ans plus tard, revoici Raoul qui s’offre à moi, c’est incroyable ! Je ne pouvais pas refuser ce rôle. ». Dans le rôle du photographe ami de Taburin, Edouard Baer fait le maximum pour ne pas paraître trop moderne, ni décalé. Mais la mayonnaise a du mal à prendre et le film paraît très long, alors qu’il dure qu’1 h 30. Il faut mettre le grand braquet pour arriver au bout.

By |avril 18th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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