Glass

Le pitch

16 ans après les événements rapportés dans Incassable, David Dunn (Bruce Willis) est devenu un justicier qui traque les malfrats. Elijah Price (Samuel L. Jackson), l’homme souffrant du syndrome des os de verre, assommé de sédatifs pour l’empêcher de nuire, croupit dans un asile d’aliénés. Pendant ce temps, La Bête (James McAvoy), surnom de l’homme aux 23 personnalités différentes de Split, s’apprête à commettre de nouveaux meurtres

Ce qu’on en pense

Il fallait s’appeler M. Night Shyamalan pour fourguer à la fabrique de super héros que sont devenus les studios Disney depuis le rachat de Marvel, un scénario aussi tordu et politiquement incorrect que celui de Glass. Il s’agit, en effet, d’une suite d’Incassable (film dans lequel, on s’en souvient, les soi disant super-pouvoirs des protagonistes étaient associés à la folie) et de Split, dont le héros était un schizophrène habité par 23 personnalités différentes…Night Shyamalan pousse le bouchon encore plus loin, en faisant d’un asile d’aliénés le décor principal de Glass. Les super-héros ne seraient-ils donc que des malades mentaux, persuadés de détenir des pouvoirs qui ne seraient, en fait, que l’expression de leur folie? C’est la thèse que défend au début du film la psychiatre (Sarah Paulson) qui va tenter de rééduquer les trois protagonistes.Une très mauvaise idée! Ce dernier volet d’une trilogie que personne n’avait vue venir  est une totale réussite. Non seulement le scénario recolle parfaitement les morceaux entre Incassable et Split, mais Night Shyamalan hausse encore le niveau côté mise en scène. Plus encore qu’à Hitchcock, son maître revendiqué, c’est à Kubrick que l’on pense dans certaines scènes de Glass (celle de l’usine de briques devrait rester dans les annales). Certes, il vaut mieux avoir vu les deux films précédents (ou au moins Incassable, dont deux scènes sont reprises en flash-back) pour tout comprendre à l’histoire. Mais le scénario est tellement bien ficelé et la réalisation tellement fluide qu’on doit pouvoir s’en passer. Côté casting, c’est un peu à qui en fera le plus entre les trois vedettes. Mais la performance de James McAvoy, passant d’une personnalité à l’autre dans un battement de cils comme dans Split, laisse une fois de plus pantois. C’est lui le super-héros !

By |mai 24th, 2019|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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