Rojo

Rojo

Le Pitch

Argentine, 1975. Claudio (Dario Grandinetti), avocat réputé et notable local, mène une existence confortable, acceptant de fermer les yeux sur les pratiques du régime en place. Lors d’un dîner au restaurant, il est violemment pris à partie par un inconnu et l’altercation vire au drame. Claudio fait en sorte d’étouffer l’affaire, sans se douter que cet incident va l’entraîner dans une spirale sans fin de violence et de paranoia… 

Ce qu’on en pense

Troisième long-métrage d’un réalisateur argentin de 33 ans passé par la Fresnoy, Benjamin Naishtat (El Juego, Histoire de la peur), Rojo est clairement un film politique déguisé en polar surréaliste. Située dans les derniers jours de la jeune démocratie argentine, avant le coup d’État de la junte militaire, l’histoire de cet avocat meurtrier (incarné par l’excellent Dario Grandinetti, vu dans Julieta et Les Nouveaux sauvages) croise celle du pays, avec des disparitions mystérieuses et une violence diffuse,  qui préfigurent les crimes de la dictature. Sur la forme, le film baigne dans des couleurs très seventies et son atmosphère étrange fait songer aux derniers Bunuel ou aux films de Quentin Dupieux. Comme ce dernier, Naishtat maîtrise l’art du burlesque inquiétant et du coq à l’âne surréaliste.Gros coup de cœur de la semaine ! 

 

 

 

By |juillet 4th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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