Yesterday

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Yesterday

 

Le Pitch

En dépit des encouragements d’Ellie (Lily James), sa meilleure amie  qui n’a jamais cessé de croire en lui, Jack Malik (Himesh Patel), auteur-compositeur interprète sans talent, voit ses rêves de succès sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre. Après avoir percuté un bus à vélo lors d’une panne d’électricité géante, Jack se réveille dans un monde où les Beatles n’ont jamais existé… Cela  va le mettre face à un sérieux cas de conscience : s’attribuer leurs chansons ou pas ?

Ce qu’on en pense

En attendant l’inévitable biopic des Beatles, Yesterday s’empare du mythe d’une manière originale : et si vous vous réveilliez un jour dans un monde sans Beatles ? Ne seriez-vous pas tenté de recréer les chansons qui trottent forcément dans votre tête (Yesterday, Hey Jude, Help, Penny Lane, All You Need is Love et tant d’autres) ? L’idée n’est pas nouvelle. Fabrice Lucchini l’exploitait à merveille avec Johnny Hallyday, dans Jean Philippe. À bien des égards, Yesterday ressemble à la version anglaise du film de Laurent Tuel. En bon « monsieur plus » du cinéma britannique, Danny Boyle (Transpotting, 127 heures, Slumdog Millionaire…) y ajoute quelques trouvailles de son cru. Comme une panne électrique mondiale, censée expliquer l’effacement des Beatles (et de quelques autres célébrités qu’on vous laisse découvrir) de la mémoire collective de l’humanité, un mentor en la personne d’ Ed Sheeran qui prend le héros sous son aile et une romance tout à fait dispensable. La comédie fonctionne plutôt bien par contre et on passe un moment agréable. Mais si on a vu Jean Philippe, on ne peut s’empêcher de faire la comparaison. Et c’est au détriment du film de Danny Boyle, dont on pouvait espérer mieux que cette petite comédie fantastique, réalisée à la va-vite et au casting vraiment pas terrible. On retient quand même une critique un peu acerbe de l’industrie musicale et une interrogation pertinente sur les mécanismes du succès. Les chansons des Beatles,  chantées de nos jours par un loser replet au physique ingrat,  susciteraient-elles le même engouement que par John, Paul, George et Ringo dans les années 60 ? Tout à la gloire des Beatles – intouchable trésor national britannique- le film n’ose pas s’aventurer trop loin dans cette voie. Dommage…

By |juillet 4th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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