Les Faussaires de Manhattan

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Les Faussaires de Manhattan

 

Le pitch

Ancienne auteure à succès aujourd’hui sans le sou, Lee Israël (Melissa McCarthy) se découvre par hasard un don exceptionnel : celui d’imiter à la perfection le style de grands romanciers. Avec l’aide de son ami Jack (Richard E.Grant), elle monte une arnaque imparable : rédiger de fausses correspondances entre auteurs célèbres, que Jack revend à prix d’or aux collectionneurs New-Yorkais. Grisés par le succès, les deux faussaires ne voient pas que le FBI commence à s’intéresser à eux

Ce qu’on en pense 

C’est le genre de film qu’on aime plutôt bien, mais dont on sent confusément qu’il a frôlé la catastrophe. Renseignements pris, il s’avère qu’il devait d’abord être réalisé par sa scénariste (Nicole Holofcener) et interprété par Julianne Moore. Les deux femmes avaient, apparemment, deux idées diamétralement opposées du personnage principal et ne sont pas parvenues à s’entendre. Moore a donc été débarquée  du projet. Mais Hofcener a aussi fini par être remplacée par une autre réalisatrice, Marielle Heller (The Diary Of A Teenage Girl). C’est finalement Melissa McCarthy qui a hérité du rôle de l’écrivaine has been, alcoolo et acariâtre, dont le film raconte l’extravagante mais véridique histoireEndettée jusqu’au cou, après avoir connu un certain succès avec des biographies littéraires, l’écrivaine Lee Israël s’était résolue à vendre une lettre dédicacée de Katharine Hepburn qu’elle possédait, pour acheter à manger à son chat. Surprise par la somme rondelette qu’elle en avait tirée, elle s’est mise à produire des faux à la chaîne (on en a retrouvé plus de 400), sur du vieux papier et de vieilles machines à écrire, en se basant sur ses bonnes connaissances du milieu littéraire, et à les vendre dans tout New York. Sans se douter que les collectionneurs allaient finir par trouver bizarre cet afflux de correspondances signées Noël Coward, Hemingway ou Dorothy Parker et par la dénoncer au FBI. Confondue et condamnée, Lee Israël finira par retrouver le succès, et un certain confort matériel, en écrivant sa propre histoire,  avant de décéder en 2014. Porté par l’interprétation de Melissa McCarthy (nommée à l’Oscar pour le rôle) et de l’excellent Richard E. Grant qui joue son comparse et compagnon de beuveries, le film adapte assez fidèlement les mémoires de l’écrivaine. La reconstitution du New York des années 80-90 et l’ambiance bohème dans laquelle évoluent les personnages font beaucoup pour le charme un peu bancal du film, qui pèche surtout par ses longueurs et par son incapacité à choisir entre drame et comédie… 

 

 

By |août 1st, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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