Roubaix, une lumière

//Roubaix, une lumière

Roubaix, une lumière

Le pitch

À Roubaix, un soir de Noël, Daoud le chef de la police locale (Roschdy Zem) et Louis (Antoine Renartz), fraîchement diplômé, doivent gérer plusieurs affaires,  dont le meurtre d’une vieille femme. Les voisines de la victime, deux jeunes femmes, Claude et Marie (Léa Seydoux, Sara Forestier), sont arrêtées. Elles sont toxicomanes, alcooliques, amantes…

Ce qu’on en pense

Délaissant les conflits familiaux et les intérieurs bourgeois pour un polar à la Simenon, Arnaud Desplechin a surpris le Festival de Cannes,  où Roubaix, une lumière était en compétition. Le film nous plonge dans le quotidien du commissariat central de Roubaix, une des villes les plus pauvres de France, où 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté . Louis (Antoine Reinartz), un jeune lieutenant timide, instruit et croyant  intègre la brigade dirigée par le commissaire Daoud (Roschdy Zem), un flic du cru, taiseux mais empathique, qui connaît le coin et ses habitants par cœur. Pour sa première enquête, Louis hérite d’un incendie volontaire dans une maison désaffectée d’une ruelle sordide. Il y interroge Claude (Lea Seydoux) et Marie (Sara Forestier), deux marginales qui vivent ensemble avec leurs chiens. Tandis que toute la misère du monde continue de défiler au commissariat (adolescentes fugueuses, femmes battues, fraudeur à l’assurance, petits braqueurs, vendeurs de drogue…), l’affaire de Louis se corse.Une vieille dame, voisine des deux jeunes femmes,  est retrouvée étranglée dans son lit.On lui a volé sa télé et quelques objets sans valeur. D’emblée, le commissaire Daoud est persuadé que ce sont les deux filles qui ont fait le coup. Elles sont placées en garde à vue et longuement interrogées.Il faudra toute la patience et la force de persuasion de Daoud, véritable Maigret nordique, pour leur faire avouer la vérité.  Entamé comme une immersion au commissariat de Roubaix, le film prend de l’épaisseur à mesure qu’il se concentre sur l’affaire, tirée d’un fait divers réel. Son côté «classique du polar à la française revisité» et les prestations habitées de Roschdy Zem, Lea Seydoux et Sara Forestier méritaient mieux que indifférence du jury cannois.  On lui souhaite meilleur sort en salles. 

By |août 22nd, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

six − trois =