Toy Story 4

Toy Story 4

 

Le pitch

Woody a toujours privilégié la joie de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky, un nouveau jouet qui ne veut pas en être un, va l’entraîner avec sa bande dans une série d’aventures et l’obliger à se remettre en question… 

Ce qu’on en pense

Sorti en 1995, Toy Story a marqué l’histoire du cinéma en étant le premier film d’animation entièrement réalisé en images de synthèse. Avec une incroyable prescience, le scénario faisait d’ailleurs s’opposer l’ancien monde, incarné par le cow-boy en peluche Woody et le nouveau, symbolisé par Buzz l’éclair et ses composants électroniques. Cinq ans plus tard, Toy Story 2 connaissait un immense succès (4,5 millions d’entrées France) et en 2010 le numéro 3 s’imposait comme un véritable chef-d’œuvre. Avec TS3, Pixar signait le film parfait : émotion, drôlerie, virtuosité de la mise en scène et de l’animation…On comprend que la maison mère (Disney) ait longuement hésité avant de mettre un nouvel épisode en chantier. Comment ne pas décevoir après avoir atteint de tels sommets ?Neuf ans plus tard, c’est donc avec une petite appréhension que l’on va voir Toy Story 4. Et on a tort ! Sans être aussi parfait que son prédécesseur, TS 4 est absolument formidable. Les jouets, que l’on retrouve au moment où Bonnie leur nouvelle propriétaire entre en maternelle, vivent une nouvelle grande aventure superbement réalisée (avec un niveau de réalisme impressionnant dans l’animation) et font connaissance avec plusieurs nouveaux personnages très réussis : Forky, la fourchette complexée (Pierre Niney), Gabby la poupée flippante (Angèle),  les deux peluches siamoises (Jamel et Franck Gastambide), Caboom le cascadeur canadien (Marc Arnaud)…Comme d’habitude dans cette incroyable franchise, il y a quasiment un niveau de lecture par spectateur : les plus jeunes se régaleront de voir Woody et sa bande réussir des exploits dignes de Mission Impossible. Les cinéphiles apprécieront les nombreux clins d’œil aux films d’horreur (Chucky et Shining entre autres). Les féministes adoreront le retour de La Bergère (doublée par Audrey Fleurot) en super-nana très « girl power ». Les cœurs sensibles fondront pour sa romance avec Woody. Les écolos valideront le recyclage de Fourchette et les humanistes son admission par le reste du groupe,  malgré sa différence de genre et sa condition inférieure de “déchet”. Et tous applaudiront à l’émancipation du cow-boy qui voulait sauver tout le monde et qui comprend enfin qu’il doit commencer par se sauver lui-même, en acceptant d’évoluer lui aussi… Belle métaphore, belle leçon de vie, grand film !

By |octobre 30th, 2019|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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