Anna

Le pitch

Les Matriochka sont des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Chaque poupée en cache une autre. Anna (Sasha Luss) est une jolie femme de 24 ans, mais qui est-elle vraiment et combien de femmes se cachent en elle ? Est-ce une simple vendeuse de poupées sur le marché de Moscou ? Un top model qui défile à Paris ? Une tueuse qui ensanglante Milan ? Un flic corrompu ? Un agent double ? Ou tout simplement une redoutable joueuse d’échecs ? Il faudra attendre la fin de la partie pour savoir qui est vraiment Anna et qui est “échec et mat”.

Ce qu’on en pense

Acculé à produire un succès vite fait, après l’échec commercial cruel de Valerian, Luc Besson nous refait le coup de Nikita. En version russe ! Anna, incarnée par l’atomique blonde Sasha Luss (rien que ce nom, déjà…),  est tirée de la défonce par le KGB, qui en fait une machine à tuer. Son instructeur (Luke Evans) a de faux airs de Tchéky Karyo. Sa patronne, Olga la boiteuse (Helen Mirren), s’est fait le look  de la couturière des Indestructibles (Edna Mode). Elle-même est un mix physique d’Anne Parillaud (Nikita) et de Milla Jovovich (Le 5e Élément). Bref, on est en terrain familier. Comme couverture, Anna joue les top modèles internationaux. Ça tombe bien : c’est le vrai métier de Sasha Luss (et ça se voit). A Paris, elle est accueillie par Alison Wheeler,  qui en fait des tonnes dans le rôle de la directrice de casting hystérique (pléonasme ?). Anna s’en fiche : elle est là pour flinguer tout le monde. Ce à quoi elle s’emploie avec une belle énergie. Un officier de la CIA (Cillian Murphy) déjoue sa couverture : elle en tombe amoureuse et devient agent double. Ou triple ? On ne sait plus. Car non content de filmer les gunfights, les poursuites et les crashes de voitures, comme s’il avait un TGV à prendre, Besson triture la chronologie (“3 mois avant”, “6 mois plus tard”, “2 mois après”…) et empile les capitales : Paris, Milan, Moscou…  On s’y perd ! C’est le but car, comme d’habitude, le scénario a été écrit sur un demi ticket de métroMalgré tout, croyez-le ou non, on s’est bien amusé. Beaucoup plus qu’à Spider-Man : Far From Home, par exemple. Anna est le film d’action bourrin de l’été qu’on attendait. Et comme c’est du «Made in France »,  on peut s’y vautrer en toute bonne conscience. Cela sauvera même peut-être quelques emplois chez Europa Corp… 

By |novembre 13th, 2019|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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