Chanson douce

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Chanson douce

 

Le pitch

Paul et Myriam (Antoine Reinartz, Leïla Bekhti) ont deux enfants en bas âge. Ils engagent Louise (Karin Viard), une nounou expérimentée, pour que Myriam puisse reprendre le travail. Louise se montre dévouée, consciencieuse, volontaire, au point que sa présence occupe une place centrale dans la famille. Mais très vite les réactions de Louise deviennent inquiétantes.

Ce qu’on en pense

Karin Viard est à l’origine de cette adaptation du Prix Goncourt 2016 de Leïla Slimani, inspiré d’un fait divers américain. On comprend que le personnage de la nounou psychopathe ait inspiré l’actrice. C’est, à l’évidence, un « rôle à César », dont elle tire le meilleur, passant en un clin d’œil de la douceur maternelle à la froideur la plus inquiétante, avec des éclairs de folie dans les yeux. Une composition assez proche de ce qu’elle avait pu donner en 2012 dans Parlez moi de vous de Pierre Pinaud. Après que Maïwenn ait abandonné le projet, c’est Lucie Borleteau (Fidelio) qui s’est collée à l’adaptation cinématographique, aidée par Jérémie Elkaïm (La Guerre est déclarée). Débuté comme une chronique sociétale sur les jeunes parents débordés (Antoine Reinartz et Leïla Bekhti, très assortis), le film abandonne assez vite la trame psychologique et sociale du roman pour virer au thriller horrifique hitchcockien. Un choix plutôt bien assumé en termes de mise en scène, mais qui prive cette adaptation de la profondeur du roman.

By |novembre 28th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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