It Must Be Heaven

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It Must Be Heaven

 

Le pitch

Le réalisateur ES fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours comme une ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde…

Ce qu’on en pense 

Mélange de Tati, de Woody Allen, de Buster Keaton et de Sempé, Elia Suleiman a créé un personnage, baptisé de ses initiales (E.S), qui promène son regard étonné et faussement naïf sur son pays, pour mieux en dénoncer la situation absurde. Avec It Must Be Heaven, présenté en compétition à Cannes 2019, Suleiman applique ce principe à deux autres pays, la France et les Etats-Unis, où ses pas (et le financement de ses films) l’ont conduit. Histoire de montrer, en une série de vignettes poético-drôlatiques, que l’Absurdie s’étend et que la Palestine est désormais partout. Le film s’ouvre, métaphoriquement, sur une porte fermée. Le prêtre qui conduit une procession religieuse frappe mais, à l’intérieur, les officiants refusent obstinément d’ouvrir. Un détour par la porte de service et quelques bruits de baffes plus tard, la procession peut enfin entrer dans le lieu saint. Après cette intro digne d’un Don Camillo, E.S débarque à Paris, en plein défilé du 14 juillet (des hommes en armes partout), puis à New York, où tous les déguisements d’Halloween le renvoient encore à la violence de son pays. Il lui tarde d’y retourner. Dans son bar favori, au moins, on chante et on danse pendant que le monde s’écroule. C’est peut-être le Paradis ?

 

 

 

By |décembre 5th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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