Le Meilleur reste à venir

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Le Meilleur reste à venir

Le pitch

Après avoir fait une lourde chute pour échapper à un huissier, César Montesiho (Patrick Bruel) emprunte la carte Vitale de son vieux pote Arthur Dreyfus (Fabrice Luchini) pour régler la facture de l’hôpital.Quelques jours plus tard, un médecin annonce à Arthur qu’au vu des radios, il est atteint d’un cancer généralisé et qu’il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Incapable d’annoncer la nouvelle à son ami, Arthur lui fait croire que c’est lui qui va mourir. César décrète alors qu’ils doivent passer tout le temps qui leur reste ensemble et faire tout ce qu’ils ont toujours rêvé de faire…

Ce qu’on en pense

Comme le suggère le titre, le meilleur reste sans doute à venir pour le tandem Mathieu Delaporte – Alexandre de la Patelière, artisans  de comédies à succès assez réussies comme Le Prénom et Papa ou maman 1 et 2, qui ici frolent plutôt le pire. À savoir un « film de potes » surjoué, dans lequel Fabrice Luchini et Patrick Bruel, amis d’enfance persuadés que l’autre va mourir,  cherchent à faire du temps qu’ils pensent leur rester le sommet de leur relation amicale. Histoire, sans doute, de laisser partir l’autre avec encore plus de regrets… On ne sait ce qui est le plus difficile à admettre : que Fabrice Luchini et Patrick Bruel puissent être amis d’enfance ? Le quiproquo inaugural, qui laisse penser aux deux que l’autre est atteint d’un cancer en phase terminale ? Ou leur brouille factice à la révélation de la vérité ? Formaté pour le trés grand public (celui de la télévision, en fait), le film nous entraîne bon gré mal gré dans un road movie régressif entre Paris, Biarritz et Bombay, au cours duquel les deux meilleurs amis du monde vont tenter de se prouver qu’ils le sont vraiment en surjouant le bonheur de passer du temps ensemble. En gros: ils volent une voiture, achètent un chien, claquent du fric au casino et visitent un médecin de la dernière chance en Inde.On ne leur confierait pas le programme de nos derniers jours…  Sans surprise, Luchini fait du Luchini (personnage introverti, maniaque, pleutre) et Bruel du Bruel (extraverti, hâbleur, dragueur, flambeur). L’équilibre entre les deux stars est scrupuleusement respecté à l’écran, les autres acteurs n’étant  là que pour la figuration.On s’ennuie ferme au spectacle de leurs simagrées, jusqu’à ce que le film bascule enfin dans le drame annoncé (c’est, en effet, une « comédie dramatique »), avec la révélation du mensonge de l’un et le déclenchement de la maladie de l’autre.  À partir de là, le duo surjoue l’amitié trahie, la culpabilité et la maladie. On n’y croit pas plus qu’avant, mais comme ça se termine, on est forcément plus indulgent. Car le meilleur reste effectivement à venir : lorsque les lumières se rallument

 

By |décembre 5th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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