Seules les bêtes

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Seules les bêtes

Le pitch

Une femme (Valeria Bruni-Tedeschi) disparaît. Le lendemain d’une tempête de neige, sa voiture est retrouvée sur une route qui monte vers le plateau des Causses où subsistent quelques fermes isolées. Alors que les gendarmes n’ont aucune piste, cinq personnes se savent liées à cette disparition. Chacune a son secret, mais personne ne se doute que cette histoire a commencé́ loin de cette montagne balayée par les vents d’hiver, sur un autre continent où le soleil brûle, et où la pauvreté́n’empêche pas le désir de dicter sa loi… 

Ce qu’on en pense

Dominik Moll, qui avait fait des débuts impressionnants  avec Harry un ami qui vous veut du bien et Lemming en 2000 et 2005, deux films très stylisés qui distillaient l’angoisse dans un cadre réaliste, semble avoir perdu tout ce qui faisait sa spécificité. Après un film d’époque boursouflé (Le Moine) et une comédie bancale (Des nouvelles de la planète mars avec François Damiens), il revient au polar avec cette adaptation, hélas sans relief, du roman éponyme de Colin Niel. La narration éclatée entre Massif Central et Afrique, avec une multiplicité de points de vue sur les mêmes scènes et un casting avantageux (Damien Bonnard, Valeria Bruni Tedeschi, Denis Menochet, Laure Calamy, tous très bons) ne suffisent pas à masquer les invraisemblances d’un récit inutilement embrouillé, ni la pauvreté stylistique de la réalisation, avec un épilogue particulièrement lourdaud. Sur le même schéma narratif, Babel (Alejandro Gonzalez Inarritu 2006) était autrement plus intéressant.

By |décembre 5th, 2019|Categories: Cinéma|0 Comments

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