Deux Moi

Deux Moi

Le pitch

Rémy (François Civil) et Mélanie (Ana Girardot) ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu’il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyperconnectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… Celle d’une histoire amour ?

Ce qu’on en pense

Après une escapade bucolique dans les vignobles de Bourgogne pour Ce qui nous lie, Cédric Klapisch revient dans le Paris populaire qu’il affectionne (en l’occurrence les 18 et 19e arrondissements) et qu’il filme comme personne. Deux moi pourrait être la suite de Chacun cherche son chat. C’est une partie de cache-cache dans laquelle deux trentenaires, qui habitent deux immeubles mitoyens du même quartier, se croisent et se recroisent sans se voir, cherchant l’amour sans le trouver alors qu’il se trouve, évidemment, sur le palier d’à côté. François Civil et Ana Girardot donnent fraîcheur et innocence à ces personnages un brin dépressifs, auxquels les psys incarnés par Camille Cottin et François Berléand essaient de faire comprendre que « pour que deux moi fassent un nous, il faut que les deux moi soient soi » (sic). Le scénario prend un malin plaisir à repousser indéfiniment le moment de leur rencontre et à tromper l’attente du spectateur, en ouvrant à chaque scène de fausses pistes, dans lesquelles même le chat de Remy se perdra…  Moins enjoué et tonique que ses précédentes comédies (L’Auberge Espagnole, Les Poupées Russes, Casse tête chinois...), préoccupé de l’influence néfaste des nouvelles technologies sur les rapports humains et piqué de psychanalyse, Deux moi est un Klapisch vaguement neurasthénique, qui s’achemine avec lenteur vers un final attendu. La charge émotionnelle que libère la dernière scène vient, heureusement, faire oublier l’impatience et l’agacement qui pointaient leur vilain nez depuis la première heure. Finalement, ça valait la peine de prendre patience.

 

By |janvier 15th, 2020|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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