La Fille au bracelet

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La Fille au bracelet

Le pitch

Lise (Melissa Guers), 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d’avoir son bac. Mais depuis deux ans, la jeune fille porte un bracelet électronique à la cheville. Accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie, son procès va bientôt s’ouvrir aux assises

Ce qu’on  en pense
Découvert au Festival d’Angoulême, La Fille au bracelet est le premier film du frère d’Anaïs Demoustiers (qui joue le procureur), Stéphane  : une réussite ! Le « film de procès » est pourtant un genre difficile.Le réalisateur s’en tire avec les honneurs (et même mieux que ça), en plaçant le spectateur dans la position d’un juré de cour d’assises. Jusqu’à la dernière image, on s’interroge sur la culpabilité ou l’innocence de cette jeune fille (Melissa Guers, mine butée, une révélation) qui a choisi le silence comme système de défense. A-t-elle ou non tué son amie, à cause d’une sextape partagée sur les réseaux sociaux ? Même ses parents (Roschdy Zem, Chiara Mastroianni, formidables) semblent encore se poser la question.Comment une adolescente sans histoire, élevée dans une famille aimante peut-elle se retrouver dans une situation pareille ?Le scénario délivre peu d’explications.On partage d’autant plus la détresse des parents, qui s’aperçoivent qu’ils ne savaient rien de la vie intime de leur fille. À la fin, comme les jurés, le spectateur ne peut compter que sur son intime conviction pour la juger. La nôtre est que le cinéma français devra désormais compter avec Stéphane Demoustiers. 

By |février 13th, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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