Un Divan à Tunis

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Un Divan à Tunis

Le pitch

Après avoir exercé en France, Selma (Golshifteh Farahani), 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s’avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec « prestations tarifées », les débuts du cabinet sont mouvementés…

Ce qu’on en pense

On jurerait qu’il y a du vécu autobiographique dans cette histoire de psy qui retourne exercer au pays et se confronte à une culture où « tout le monde parle mais personne n’écoute ». Le rêve pour une psychanalyste ! La merveilleuse Golshifteh Farahani (ça fait longtemps qu’on en est amoureux, mais là c’est définitif), pieds nus dans ses sandales, cheveux dans les yeux et clope au bec, prête son air de petite chèvre butée à l’héroïne de cette fable sociale, sucrée comme un thé à la menthe. Contre toute attente, la thérapie qu’elle propose à ses patients (quelle galerie !) est bonne. Et même excellente : on en sort le sourire aux lèvres et le cœur plus léger. Cette psychanalyse collective de la Tunisie post-Ben Ali fait un bien fou.

By |février 13th, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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