Mon chien stupide

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Mon chien stupide

Le pitch

Henri (Yvan Attal) est en pleine crise de la cinquantaine. Les responsables de ses échecs, de son manque de libido et de son mal de dos ? Sa femme (Charlotte Gainsbourg) et ses quatre enfants, évidemment ! À l’heure où il fait le bilan critique de sa vie, de toutes les femmes qu’il n’aura plus, des voitures qu’il ne conduira pas, un énorme chien mal élevé et obsédé, décide de s’installer dans la maison.Pour son plus grand bonheur, mais au grand dam du reste de la famille et surtout de Cécile, sa femme, dont l’amour indéfectible commence à se fissurer… 

Ce qu’on en pense

Henri est un sale type. Parce qu’il a connu le succès littéraire et a acquis grâce à lui une certaine aisance financière, il accable sa famille de sa supériorité et lui reproche de lui pomper son fric, son inspiration et son énergie. Persuadé qu’il serait encore génial s’il était resté célibataire et habitait Rome plutôt que sa villa du sud-ouest squattée par quatre Tanguy en puissance et une épouse alcoolo, il adopte un chien envahissant, stupide, puant et obsédé sexuel pour finir de dégoûter sa famille de vivre sous son toit. Trop contents de le laisser à sa morgue et à ses névroses, tous vont décamper les uns après les autres, le laissant seul avec son chien et son ego monstrueux… Du roman à l’ironie mordante de John Fante, Yvan Attal tire une comédie familiale grand public, qui pourrait former une suite aux deux précédentes, dont il tenait la vedette avec Charlotte Gainsbourg : Ma Femme est une actrice et Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Du coup, la critique sociale acerbe du roman passe un peu à l’as, derrière l’autofiction biographique. Impression que vient renforcer la présence au générique du fils du couple Attal-Gainsbourg, Ben, dans le rôle… d’un des fils. Mais toute adaptation est une trahison, et celle-là est plutôt futée.La réalisation n’évite pas les maladresses et le scénario comporte quelques lourdeurs, mais le film se voit avec plaisir. Il faut dire qu’Yvan Attal est très bon dans le rôle de l’affreux Jojo qui saborde allègrement sa vie de famille.On lui trouve même des faux airs de Michel Serrault. C’est dire !

By |mars 4th, 2020|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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