La Belle époque

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La Belle époque

Le Pitch

Victor (Daniel Auteuil), un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine (Guillaume Canet), un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra l’amour de sa vie (Fanny Ardant)…

Ce qu’on en pense 

En deux films (Monsieur et Madame Adelman et celui-ci), Nicolas Bedos s’est imposé comme un des nouveaux auteurs du cinéma français avec lesquels il va falloir compter. Ce qui lui a valu une invitation à Cannes pour présenter (hors compétition) La Belle époque : une comédie romantique si brillante qu’elle a pu paraître factice à certains. Défaut de jeunesse sans doute, Bedos en fait effectivement des tonnes au niveau de la mise en scène et a tendance à surcharger son scénario et ses dialogues. Mais vue l’indigence congénitale des comédies françaises, on ne va quand même pas se plaindre d’un trop-plein de talent ! Dès la première scène (déroutante), le spectateur est emporté dans le maelstrom d’une comédie menée tambour battant, où les bons mots fusent et où les situations originales s’enchaînent à un rythme soutenu. Brillant et drôle, le film n’oublie pas d’être aussi touchant, à travers les deux couples formés par Daniel Auteuil et Fanny Ardant d’un côté, Guillaume Canet et Doria Tillier de l’autre. Amour et nostalgie font ménage à quatre dans une reconstitution théâtrale des années 70, où l’on croise Pierre Arditi et un sous-Renaud hilarant. Car La Belle Époque, en plus d’être une double romance et une critique du monde connecté, est aussi un film méta sur le cinéma, le théâtre et le métier d’acteur ! Auteuil et Canet, dont les caractères sont à l’évidence inspirés des Bedos père et fils, s’en donnent à cœur joie dans les rôles du sexagénaire bougon mais toujours vert et du metteur en scène tyrannique, mais amoureux transi.Fanny Ardant est parfaite en épouse volage résolue à ne rien céder de ses désirs aux convenances (son meilleur rôle depuis longtemps) et Doria Tillier confirme le formidable talent d’actrice que Nicolas Bedos avait déjà su mettre en évidence dans Monsieur et Madame Adelman. Quelle belle équipe ! 

By |mars 11th, 2020|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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