Resident Evil 3 Remake

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Resident Evil 3 Remake

Par Cédric Coppola

Septembre 1999. Alors que le monde s’apprête à passer dans le nouveau millénaire, les Zombies de « Resident Evil » envahissent pour la troisième fois la PSOne. Un volet extrêmement attendu après le succès des deux précédents et marqué par les adieux à Raccoon City, là où le virus concocté par Umbrella a vu le jour… Dans la forme, l’aventure ne change pas. On se retrouvait donc devant une aventure à vivre en 3D par des caméras fixes, essentiellement en compagnie d’une certaine Jill Valentine, une agent qui s’engouffrait déjà dans le tristement célèbre manoir en compagnie de Chris Redflied. Le fond, lui marquait un tournant : car s’il s’agit toujours de survie, l’apparition du Nemesis, créature mutante à priori indestructible, était l’occasion de multiplier les courses poursuites haletantes. Une pression constante qui est aussi l’un des points forts de ce remake.

A l’instar de « Resident Evil 2 », sorti l’an dernier, les équipes de Capcom ont revu leur copie pour transformer le jeu en véritable TPS (à la troisième personne). Les déplacements sont beaucoup plus souples et l’approche plus moderne. Idem dans la structure où des sauvegardes automatiques sont présentes en plus des célèbres machines à écrire, qui n’ont plus besoin de ruban pour enregistrer les exploits de Jill… et de son acolyte Carlos. La gestion de l’inventaire est par contre dépassée puisqu’il faut par exemple jeter un objet pour en récupérer un autre si la sacoche de son personnage est pleine. Du point de vue de l’ergonomie on aurait également aimé une option pour afficher la mini-map lors de l’exploration… Cela aurait permis de supprimer des allers retours incessants entre le jeu et le menu option.

Des petits bémols qui n’entachent pas la qualité intrinsèque de ce blockbuster pur jus, où les énigmes passent au second plan. Certes, la surprise est moindre après « Resident Evil 2 », mais comment ne pas louer la technique impeccable. Le jeu est magnifique et les différents endroits visités (Ruelles, Egouts, Commissariat, Hôpital, Laboratoire) dégagent un cachet unique, propre à renforcer la tension. Celle-ci est d’ailleurs à son comble par la présence du Nemesis qui ne lâche pas Jill d’une semelle. Pendant près de dix heures, on se sent vulnérable, on sursaute, puis on reprend espoir quand on trouve une nouvelle arme… avant d’essuyer les gouttes de sueur de son front lorsqu’on arrive à vaincre une des formes du monstre, boss de fin de niveau.

En prenant quelques libertés avec le jeu de 1999, ce « Remake » gagne aussi en dynamisme. Certes le périple est assez court (le gamer est cependant invité à recommencer pour compléter des défis) mais il a le mérite d’être oppressant, sans temps mort. D’une redoutable efficacité, cette fuite en avant purement solo est complétée par la présence de « Resistance », un mode multijoueur asynchrone, où un groupe dirige des survivants pendant qu’une sorte de maître du jeu dépose morts-vivants et consorts sur le chemin des futures victimes. Sur PS4, l’installation de cette variante, qui dispose de ses propres trophées (avis aux collectionneurs de platine) possède même son icône sur l’écran d’accueil de la PS4, rendant ainsi son installation optionnelle. (Jeu testé sur PS4 Pro)

 

By |avril 17th, 2020|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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