365 Jours

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365 Jours

Par Philippe Dupuy

Le pitch
Massimo (Michele Morrone) est membre de la mafia sicilienne et Laura (Anna Maria Sieklucka) est directrice des ventes. Cette dernière ne se doute pas de ce qui l’attend lors d’un voyage en Sicile destiné à sauver son couple : Massimo la kidnappe et lui donne 365 jours pour qu’elle tombe amoureuse de lui.

Ce qu’on en pense
Annoncé comme le 50 Nuances de Grey polonais, 365 Jours (365 DNI en V.O) répond assez bien à la description. Le film est largement aussi nul que les trois films de la saga américaine,  avec la même vision des rapports hommes-femmes exclusivement basés sur la domination.  Il se distingue seulement de ses prédecesseurs par une adhésion totalement décomplexée  à la culture du viol. Ici,  pas question de jeux de soumission sado masos, ni de rapports consentis. L’héroïne est kidnappée, humiliée et violée jusqu’à ce qu’elle finisse par tomber amoureuse de son violeur, dans une version porno soft du syndrome de Stockholm.  Massimo (incarné par le sculptural Michele Morrone) n’est pas un riche homme d’affaires,  mais un riche mafieux, ce qui ne change pas grand-chose à l’affaire vu que, passée la (ridicule)  scène d’ouverture, l’intrigue criminelle est totalement oubliée. S’ensuivent une série de scènes de sexe plus ou moins violentes/excitantes/dégradantes (rayez les mentions inutiles selon votre sensibilité féministe)  et de scènes de ménage plus ou moins énervantes,  au terme desquelles l’héroïne (Anna Maria Sieklucka, d’abord brune puis blonde : il en faut pour tous les goûts) se rendra à la raison du plus fort, sans attendre les 365 jours fatidiques. On la remercie de son sacrifice ! Un bon candidat à la palme du film Netflix le plus craignos de l’année. 

By |juin 15th, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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