Né à Jérusalem

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Né à Jérusalem

Le Pitch

Ronen (Yossi Attia) vit depuis sa naissance dans le cœur du quartier touristique de Jérusalem. En voyant une guide touristique débiter son laïus habituel pour un groupe de touristes, il a l’idée d’ une nouvelle forme de “visite guidée” : celle des lieux visés par les attentats des années 2000…

Ce qu’on en pense

Dans l’imaginaire israélien,  il n’y a peut-être que deux genres d’étrangers : les touristes et les terroristes. C’est ce que semble vouloir nous dire Yossi Attia, qui a écrit et coréalisé ce film, en grande partie autobiographique,  dans lequel il joue aussi le rôle principal. Celui d’un guide touristique bénévole, Ronen, qui ne fait visiter que les lieux du centre ville de Jérusalem endeuillés par des attentats. Par provocation ou pour exorciser ses multiples traumas (Ronen a assisté à plusieurs attentats, a perdu sa mère d’un cancer quand il était encore adolescent et son père est déjà presque sénile) ? Le film ne tranche pas vraiment. A sa drôle de manière, faussement nonchalante, il remue gentiment le couteau dans la plaie toujours ouverte de l’intifada. Nombre de morts, plaques commémoratives, simulation d’appels de rescapés à leur famille sur des mobiles d’époque… Le guide n’oublie rien pour faire vivre l’expérience de ce que c’est que d’être “né à Jérusalem” (et d’y avoir survécu). La caméra capte tout comme si elle tournait un documentaire sur la rue Jaffa. Heureusement, le sourire à fossettes d’une fausse touriste,  mais vraie amoureuse (Lihi Kornowski, jolie  découverte),  éclaire pas mal l’affaire. Façon de suggérer qu’en dépit de ce triste passé,  l’avenir pourrait être radieux.

 

By |juillet 22nd, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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