L’Infirmière

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L’Infirmière

Le pitch

Ichiko (Mariko Tutsui) est infirmière à domicile. Elle travaille au sein d’une riche famille qui la considère depuis toujours comme un membre à part entière. Mais lorsque la cadette de la famille disparaît, Ichiko se trouve suspectée de complicité d’enlèvement. En retraçant la chaîne des événements, un trouble grandit : est-elle coupable ? Qui est-elle vraiment ?

Ce qu’on en pense

Aurait-on trouvé le Hitchcock japonais ? Après Harmonium (2017) , dans lequel un ex-détenu faisait son nid dans une famille ordinaire jusqu’à la détruire,  Kôji Fukada  récidive dans le thriller vénéneux avec le même art consommé pour installer la tension et le malaise.  Ici, une infirmière à domicile apparemment irréprochable va être confrontée à la rumeur et devoir refaire sa vie,  après que le fils de sa sœur ait été impliqué dans la séquestration d’une jeune fille. Avec un récit en double temporalité, qui fait s’entremêler présent et passé proche avec des échappées surréalistes, Fukuda décortique au scalpel chirurgical les mécanisme de la rumeur, de la culpabilité et de la honte, dans une société où on est présumé coupable tant qu’on n’a pas totalement prouvé son innocence (Ce qui s’avère presque impossible, tant les codes moraux sont stricts et obligent à cacher le moindre écart de conduite)…  Habilement mené,  le récit de la descente aux enfers de la malheureuse Ichiko est parfaitement glaçant. Mais, comme celui d’Harmoniumle final laisse le spectateur sur sa faim. Une autre marque de fabrique du réalisateur japonais ?

By |août 5th, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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