Ondine

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Ondine

Par Philippe DUPUY

Le pitch

Ondine (Paula Beer)  vit à Berlin, elle est historienne et donne des conférences sur la ville. Quand l’homme qu’elle aime la quitte, le mythe ancien la rattrape

Ce qu’on en pense

A quoi tient l’enchantement d’un film comme celui là ? Au charme d’une actrice, Paula Beer, déjà aimée ailleurs (chez François Ozon, en particulier),  mais ici révélée dans toute la sensualité animale d’une jeune Brigitte Bardot. A celui d’un partenaire (Franz Rogowski) qui serait un peu comme le Joaquin Phoenix allemand. A la mise en scène toute en fluidité d’un Christian Petzold , dont on se souvient avoir aimé tous les films (Transit, Phoenix, Barbara…). A quelques notes de piano dans l’adagio en ré mineur du concerto BWV 974 de JS Bach. Au mythe d’Ondine, fée aquatique et vengeresse, qui hante sans doute quelque part notre inconscient. Petzold le revisite dans un Berlin, dont l’héroïne, conférencière free lance pour un musée d’achitecture, nous apprend qu’elle a été construite sur des marais asséchés,  d’où ne demandent qu’à remonter quelques mythes engloutis. Ondine doit tuer celui qui l’a trahie pour faire revivre celui qu’elle aime. Où peut-être est-ce l’inverse ? Le doute est permis. Ce qui est sûr, c’est que ce film-là est unique et précieux. Comme l’amour d’Ondine.

 

By |septembre 23rd, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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