Le Diable tout le temps

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Le Diable tout le temps

Par Philippe DUPUY

Le pitch

Knockemstiff, Ohio. Face à sa femme mourante, un homme désespéré, Willard Russell, tente le tout pour le tout. Il se tourne vers la religion. Ses prières vont petit à petit s’apparenter à des sacrifices dont Arvin, le fils du couple, pourrait être l’offrande ultime…

Ce qu’on en pense

Adapté d’un roman de Donald Ray Pollock, le film d’Antonio Campos nous entraîne dans l’Amérique des hillbillies, jamais très éloignée de celle de Délivrance. Les indigènes sont du genre versatile et n’aiment rien tant que régler leurs comptes avec brutalité. On fait la connaissance d’un vétéran du Pacifique que la maladie de sa femme rend religieux au point d’envisager le sacrifice humain (et de se faire la main sur le chien du gamin), d’un prédicateur psychopathe qui se couvre d’araignées mortelles lors de ses prêches pour prouver  que Dieu le protège, d’un prêtre qui profite de sa charge et de sa bonne mine pour engrosser les paroissiennes,  mineures de préférence (Robert Pattinson, visqueux à souhait), d’un couple de libertins tueurs en série et d’un gamin (Tom Holland, sans son costume de Spider Man)  qui grandit au milieu de tous ses fous dangereux, en essayant de rester sain de corps et d’esprit. Ce qui s’avère difficile. C’est lui le héros de cette histoire à la Fargo (la série plutôt que le film), parsemée de morts violentes et d’allers simples pour l’asile. Du southern gothic d’excellente facture,  qu’on  recommande chaudement aux amateurs du genre.

By |octobre 7th, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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