A Dark Dark-Man

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A Dark Dark-Man

Par Philippe DUPUY

Le pitch

Bekzat (Daiar Alshinov) est un jeune policier qui connait déjà toutes les ficelles de la corruption des steppes kazakhes. Chargé d’étouffer une nouvelle affaire d’agressions mortelles sur des petits garçons, il est gêné par l’intervention d’une journaliste pugnace et déterminée (Dinara Baktybaeva). Les certitudes du cow-boy des steppes vacillent…

Ce qu’on en pense

Découvert au Certain Regard à Cannes en 2018 avec la formidable Tendre indifférence du monde, le cinéaste kazakh  Adilkhan Yerzhanov continue de nous ravir avec ce western-polar des steppes qui dénonce avec une virulence burlesque la corruption policière dans son pays. Adepte du plan fixe, Yerzhanov convoque cette fois devant sa caméra (dont les rares mouvements de caméra se mesurent toujours en centimètres) une bande de policiers et de truands plus ripoux les uns que les autres. Leurs sinistres magouilles sont, temporairement, entravées par l’arrivée d’une journaliste de la capitale,  dont la détermination (et probablement aussi la beauté) vont conduire le plus jeune d’entre eux à s’interroger sur son acceptation muette de l’inacceptable. Osera-t-il braver  les ordres meurtriers pour épargner la vie d’un simple d’esprit désigné d’office coupable d’un meurtre d’enfant ? Tel est l’enjeu du film,  qui cite Montesquieu (L’esprit des Lois) et Jean-Pierre Melville (Le Samouraï) à très bon escient. Une pure merveille cinéphile. 

By |octobre 14th, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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