40 ans toujours dans le flow

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40 ans toujours dans le flow

Le pitch
Radha (Radha Blank), une dramaturge new-yorkaise dans une mauvaise passe, aimerait connaître le succès avant ses 40 ans. Elle accepte de réécrire sa dernière pièce pour la rendre plus “grand public”, mais cherche parallèlement à se réinventer en tant que rappeuse. Difficile de concilier succès commercial et street credibility… 

Ce qu’on en pense

Le cinéma indépendant New-Yorkais a toujours fait son miel des fictions autobiographiques. Pour son premier long métrage derrière la caméra, l’actrice et scénariste New Yorkaise Radha Blank n’a pas eu à chercher très loin la matière scénaristique. C’est plus ou moins sa vie qu’elle porte à l ‘écran dans 40 ans toujours dans le flow, titre français qu’on dirait emprunté à Judd Appatow (la version originale étant The 40 year Old Version). L’originalité du projet est qu’elle est black, plutôt bien en chair, pas vraiment dans le moule, même pour un film new-yorkais et qu’au lieu de Broadway, East Village ou Central Park ce sont Harlem, le Bronx et le Queens qu’elle filme. Tourné en noir et blanc (oui, “comme Manhattan“) avec des acteurs inconnus (mais tous excellents),  le film prend ses aises (2h09 au compteur) mais tient la distance en sortant systématiquement des sentiers battus de la comédie indé. Il dresse un beau portrait de combattante , fait exister une chouette galerie de seconds rôles et montre New York comme on ne l’a plus filmé depuis des lustres. Les dialogues à la Kalash et la BO hip hop font le reste. Prix de la mise en scène à Sundance,  40 ans toujours dans le flow fera le bonheur des cinéphiles abonnés à Netflix,  dont il enrichit encore la section “films d’auteurs”.

By |novembre 25th, 2020|Categories: Cinéma|0 Comments

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