Je veux juste en finir

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Je veux juste en finir

Par Philippe DUPUY

Le Pitch

Jake (Jesse Plemmons) emmène sa petite amie (Jessie Buckley) pour lui présenter ses parents, qui vivent dans une ferme reculée. Elle a décidé de le quitter, mais ne le lui a pas encore dit. Le trajet et le séjour s’annoncent stressants…

Ce qu’on en pense

Bienvenue dans le film le plus barré de Netflix ! Il est l’oeuvre du scénariste Charlie Kaufman (Dans la peau de John Malkovich, Eternal Sunshine of the Spotless Mind) passé à la réalisation depuis 2008 avec Synecdoche New York et Anomalisa. Si Je veux juste en finir n’était pas une production Netflix, on aurait certainement vu le film en sélection à Cannes, en séance spéciale ou de minuit, où il aurait eu toute sa place. On y suit pendant plus de deux heures et  dans un format d’image rarement utilisé (le 1.33), le couple formé par Jesse Plemmons (vu dans Fargo 2, Barry SealThe Irishman ) et Jessie Buckley (Le Voyage du Dr Dolittle) dans leur trajet en voiture vers la ferme des parents  du jeune homme. Entamé comme un road movie auteuriste et bavard, dans lequel la jeune femme rumine des pensées de séparation pendant que son fiancée pérore et chantonne au volant avec une voix de psychopathe,  le film vire au délire Lynchéen à l’arrivée dans la ferme des parents (qui changent d’âge et de comportement à chaque plan) puis au survival  dans la dernière partie lorsque, sur le chemin du retour pendant une tempête de neige, le couple s’arrête dans un bâtiment désert à la Shining.  Comme si ce n’était pas suffisant pour dérouter le spectateur, la séquence finale est digne d’un musical. Les ombres de David Lynch, Hitchcock et Kubrick planent sur ce film halluciné et hallucinant qui nécessite une bonne dose de patience et d’ouverture d’esprit pour être vu jusqu’au bout, mais qui mérite de l’être car on s’en souviendra longtemps.

By |janvier 6th, 2021|Categories: Cinéma|0 Comments

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