Monaco : Arnaud Desplechin

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Monaco : Arnaud Desplechin

(Photo Shanna Besson)

A l’invitation de la Fondation Prince Pierre et de l’Institut audiovisuel de Monaco, Arnaud Desplechin est venu donner  une Master Class en Principauté, le lundi 25 janvier. Sur la scène du Théâtre des Variétés, le réalisateur a parlé avec passion de son rapport au cinéma et de son travail,  en  illustrant ses propos avec des extraits de Rois et Reines, Esther Kahn et de son dernier film, Roubaix , une lumière. Il a ensuite répondu aux questions du public,  venu en nombre pour cette conférence que l’on pouvait également suivre en direct sur la page Facebook de la Fondation. Un échange rare et passionnant avec l’un des plus talentueux réalisateurs du cinéma français, plus habitué de Cannes que de Monaco (qu’il a trouvé, on s’en serait douté,  “trés différent de Roubaix” d’où il est originaire).  Répondant aux questions de Jacques Kermabon, Arnaud Desplechin a notamment expliqué qu’il ne regarde jamais ses propres films dont il a tendance à ne voir “que les défauts” : “Je monte généralement sans le son comme si c’était un film muet et c’est ma monteuse qui fait  l’étalonnage. A Cannes, je m’enfuie tout de suite après le générique et lorsque je dois en restaurer un, je le fais sans le son“. Le réalisateur s’est longuement étendu sur le pouvoir signifiant du cinéma qu’il compare à celui des rêves ( “L’entrée en gare de La Ciotat des frères Lumière, une fois projeté sur un écran de cinéma ça rend de multiples significations : on peut y voir un documentaire, un film Proustien ou une mythologie“) et sur celui des images révélatrices de l’âme : “Lorsqu’on projette un visage en grand écran on voit une âme. Ce qui est magique au cinéma,  c’est qu’on ne sait jamais si c’est celle de l’actrice ou celle du personnage“.

By |janvier 18th, 2021|Categories: Cinéma|0 Comments

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