Soul

Soul

Par Ph.D

Le Pitch

Passionné de jazz et professeur de musique dans un collège, Joe Gardner a enfin l’opportunité de réaliser son rêve : jouer dans le meilleur club de jazz de New York. Mais un malencontreux faux pas le précipite dans le « Grand Avant » – un endroit fantastique où les nouvelles âmes acquièrent leur personnalité, leur caractère et leur spécificité avant d’être envoyées sur Terre. Bien décidé à retrouver sa vie, Joe fait équipe avec 22, une âme espiègle et pleine d’esprit, qui n’a jamais saisi l’intérêt de vivre une vie humaine. En essayant désespérément de montrer à 22 à quel point l’existence est formidable, Joe pourrait bien découvrir les réponses aux questions les plus importantes sur le sens de la vie.

Ce qu’on en pense

Ce devait être le “Disney de Noël“,  mais le Covid en a décidé autrement. Le nouveau film de Pete Docter (Monstre & Cie, Vice Versa, Là Haut…) se retrouve donc réservé aux abonnés de la plateforme de streaming Disney + Cela évitera les malentendus à l’entrée des salles car Soul n’a pas tellement les caractéristiques d’un “Disney de Noël”. A commencer par son thème : LA Mort !  Il s’agit, en effet,  de suivre au purgatoire (rebaptisé “le Grand Avant”) le héros, Joe, prof de musique et musicien de jazz (idéalement doublé par Omar Sy dans la version française). Victime d’un accident de la circulation alors qu’il vient de décrocher le contrat de ses rêves pour jouer dans un club, Joe refuse d’accepter son sort et fait tout pour  revenir sur Terre . C’est ainsi qu’il va conclure un pacte avec une âme errante, 22 (doublée par l’incontournable Camille Cottin) :  peu intéressée par la vie sur Terre, 22 est d’accord  pour échanger avec Joe son ticket pour le Paradis. Mais la découverte des plaisirs terrestres (comme la pizza)  va la faire changer d’avis…   Réaliste dans sa première partie New Yorkaise, l’animation adopte une forme plus stylisée (voire carrément  cubiste), dans son exploration de  l’au-delà. Le pari, comme d’habitude chez Pixar, est de rendre limpides les concepts philosophiques les plus pointus. Il n’est qu’en partie réussi cette fois : le film, avec sa superbe BO jazz,  s’adresse clairement plus à un public adulte qu’enfantin.

By |mars 25th, 2021|Categories: Cinéma|0 Comments

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