Adieu les cons

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Adieu les cons

Par Philippe DUPUY

Le Pitch

Lorsque Suze Trappet (Virginie Efira) apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait 15 ans. Sa quête administrative va lui faire croiser JB (Albert Dupontel), quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin (Nicolas Marié) , archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

Ce qu’on en pense

Après sa belle adaptation d’Au revoir là-haut, le prix Goncourt de Pierre Lemaitre, Albert Dupontel revient à la comédie burlesque noire dont il détient, semble-t-il, le secret de fabrique en France.  Avec Adieu les cons, l’humoriste paye son tribut aux Monty Python qui ont formé son goût pour le cinéma: le film est dédié à leur fondateur disparu, Terry Jones et Terry Gilliam y fait une réjouissante apparition en marchand d’armes. Le scénario s’inspire d’ailleurs franchement de Brazil, le chef d’oeuvre de Gilliam, dont il remet l’intrigue à l’heure des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. Certains personnages portent aussi des noms “Braziliens” (Tuttle, Kurzman, Lint…). Celui incarné par Dupontel est un crack de l’informatique suicidaire mais maladroit. Virginie Efira campe une mère à la recherche de son enfant abandonné et prête à tout pour le retrouver  (la filiation est une des thématiques centrales de l’oeuvre de Dupontel). Mais la révélation comique du film est certainement Nicolas Marié, hilarant dans le rôle d’un comparse aveugle priapique. Moins délirant, plus maîtrisé que ses prédécesseurs, Adieu les cons n’en est pas moins drôle, ni  féroce. Au contraire !  Si vous avez aimé Neuf mois ferme, vous goûterez certainement le Dupontel nouveau.  Par ces temps de sinistrose, il a comme un goût de banane.

By |août 25th, 2021|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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