Le Diable n’existe pas

//Le Diable n’existe pas

Le Diable n’existe pas

Par Ph.D

Le pitch

Iran, de nos jours. Heshmat (Ehsan Mirhosseini ) est un mari et un père exemplaire mais nul ne sait où il va tous les matins. Pouya (Kaveh Ahangar), jeune conscrit, ne peut se résoudre à tuer un homme comme on lui ordonne de le faire. Javad (Mohammad Valizadegan), venu demander sa bien-aimée en mariage, est soudain prisonnier d’un dilemme cornélien. Bharam (Mohammad Seddhigimehr) , médecin interdit d’exercer, a enfin décidé de révéler à sa nièce le secret de toute une vie. Ces quatre récits sont inexorablement liés. Dans un régime despotique où la peine de mort existe encore, des hommes et des femmes se battent pour affirmer leur liberté.

Ce qu’on en pense

Tourné dans des conditions difficiles pour échapper à la censure du régime iranien, le nouveau film de Mohammad Rasoulof (Un Homme intègre) est une nouvelle dénonciation du totalitarisme religieux qui étouffe le pays sous une chappe de plomb. Les malheureux héros des quatre histoires qui le constituent ont tous un lourd fardeau de peur et de culpabilité à porter car, à un moment de leur vie, ils ont dû pactiser avec la violence du régime, ce Diable qui, officiellement n’existe pas. Quatre histoires aux ambiances différentes : urbaine pour les deux premières, rurale pour les deux suivantes. Le rythme est lent et ça discute beaucoup (c’est un film iranien) ,  mais cela vaut la peine de s’accrocher car, malgré les difficultés de tournage , l’image est somptueuse, l’interprétation est formidable  et la chute de chaque histoire tombe comme un couperet. Le film a reçu l’Ours d’Or à Berlin, où l’on préfère le grand cinéma politique aux films de genre épate bourgeois.

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By |avril 18th, 2022|Categories: ça vient de sortir|0 Comments

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