Inout
Monaco : Ma Bayadère
Par la rédaction
Ballet grand format, Ma Bayadère signe le retour de Jean-Christophe Maillot à cette narration qu’il affectionne tant, « faite d’émotions qui nous ressemblent avec des gestes qui nous rassemblent ». Mettre en adéquation un vocabulaire académique avec une narration qui fasse sens aujourd’hui… le credo du Chorégraphe-Directeur des Ballets de Monte-Carlo n’a pas changé au fil des ans. Plus que jamais amoureux d’une danse sur pointes qui vise l’excellence jusqu’à la déraison, Jean-Christophe se l’approprie pour nous offrir sa relecture de La Bayadère, monument du Répertoire classique avec lequel il n’en finit pas de dialoguer. Abandonnant la vision pittoresque du ballet de Marius Petipa (1877) et de Noureev (1992), Jean-Christophe Maillot en retient les ressorts affectifs pour nous donner à voir les relations humaines dans ce qu’elles ont de plus viscéral et de plus irrationnel. Là où La Bayadère prenait pour cadre un Temple Hindou et ses danseuses sacrées, cette nouvelle création s’ancre dans le quotidien d’une compagnie de danse pour qui le studio de danse va devenir le théâtre d’une comédie humaine grinçante et féroce. Ma Bayadère s’annonce d’ores et déjà comme l’un des ballets les plus personnels du chorégraphe.
Cannes : Bollywood Masala
Par la rédaction
Bollywood Masala s’inspire de la véritable histoire du chef cuisinier Dharampal Gulati, inventeur du concept du fameux catering sur les tournages, à l’époque où l’industrie de Bollywood a vu le jour. Les tableaux musicaux dégagent une énergie communicative au fil de danses interprétées par des artistes issus des meilleures troupes de danse de Bollywood. La « musique masala », qui conjugue musiques indiennes et influences occidentales, rythment les danses : les tubes se succèdent et vous donnent envie de vous lever de votre siège pour rejoindre les danseurs. Exotique et enthousiasmant, le spectacle tient à la fois de la comédie musicale et du concert de rock. On y vient en famille et on repart tous en sifflotant l’air de la fameuse chanson « Naatu Naatu », tout en rêvant d’un voyage au pays des Maharajas. Une fresque haute en couleurs où les scénographies s’enchaînent, entre romance, danses et mélodrame, en écho aux grands succès du cinéma bollywoodien, dont les grandes vedettes sont auréolées du statut de « dieux vivants ».
Monaco : Cats
Par la rédaction
La comédie musicale CATS d’Andrew Lloyd Webber, s’installe à l’Opéra de Monte-Carlo pour deux semaines , du 14 au 31 décembre 2025. Inspiré du recueil poétique « Old Possum’s Book of Practical Cats » de T. S. Eliot, cette « comédie musicale révolutionnaire » (Daily Express), tisse une œuvre envoûtante mêlant musique, danse et poésie. Une fois par an, à l’occasion d’une nuit très spéciale, les chats se réunissent pour leur grand « Jellicle Ball ». Sous le regard bienveillant d’Old Deuteronomy, leur sage et bienveillant chef, l’un d’eux est choisi pour s’élever vers la mystérieuse « Heaviside Layer », afin de renaître dans une nouvelle vie pleine de promesses. Avec sa musique intemporelle, ses décors époustouflants et une distribution remarquable, des chorégraphies à couper le souffle et des airs inoubliables — dont le célèbre « Memory » —, CATS est un spectacle hors du commun, une expérience théâtrale magique.
Nice : Casse-Noisette
Par la rédaction
Casse-Noisette revient à l’Opéra de Nice pour la première fois depuis de nombreuses années. Pour cette nouvelle création, l’immense Benjamin Millepied propose sa propre vision de ce ballet, audacieuse et personnelle. Il y a vingt ans, Benjamin Millepied créait son premier grand ballet, Casse-Noisette, pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Cette version mêlait le vocabulaire académique à une liberté imaginative, nourrie par ses années en tant que danseur au New York City Ballet. Il retrouve cette histoire avec un langage chorégraphique distinct et un nouveau sens de l’invention. Pour cette production, il s’entoure du célèbre peintre Paul Cox, dont les décors et costumes apportent une fantaisie féerique, empreinte d’enfance. L’histoire demeure : le soir de Noël, Clara s’endort au milieu de ses jouets et rêve d’un casse-noisette qui se transforme en prince. Millepied met l’accent sur la musicalité et le rythme, laissant la chorégraphie dépasser le courant de la partition. La musique de Tchaïkovski, interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Nice, ancre cette relecture vivante d’un ballet intemporel, imaginée pour une nouvelle génération.





