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Monaco : 20 ans d’expos

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A l’occasion de son 20ème anniversaire, le Grimaldi Forum, centre de congrès et de culture de la Principauté de Monaco, a mis en ligne une série de vidéos consacrées aux grandes expositions d’été qui ont marqué son histoire :  Grace Kelly, Les Reines d’Egypte, La Cité interdite, Dali, Extra Large, L’or des Pharaons, Tokyo-Kyoto, Saint Petersbourg, Super Warhol, Jours de cirque …  Une série en 20 épisodes, à découvrir chaque semaine sur le site web du Grimaldi Forum, pour vivre ou revivre 20 ans d’une programmation exigeante et diversifiée, qui contribue à la richesse culturelle de Monaco et participe à son rayonnement international. A voir et à revoir sans modération pendant le confinement.

Nice : Slavs and Tatars

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Depuis près d’une quinzaine d’années, le collectif berlinois Slavs and Tatars produit une œuvre faite d’installations, de sculptures, de conférences ou d’éditions qui ont pour caractéristique commune de remettre en cause notre connaissance du langage et des cultures régionales, voire des cultures tout court. Slavs and Tatars (créé au départ par une Polonaise et un Iranien) s’appuie pour cela sur les rites et les traditions d’une zone géographique située entre l’ancien mur de Berlin et la Grande Muraille de Chine, autrement dit la grande région intercontinentale que l’on appelle la steppe eurasienne et qui fonctionne comme le laboratoire de leur recherche. A l’instar d’un grand livre ouvert, leur première exposition monographique en France propose une traversée de leur pratique artistique avec un parcours mêlés de pièces anciennes et de nouvelles productions spécialement pensé pour l’espace labyrinthique du centre d’art de la Villa Arson. Toutes sont issues des huit cycles de leur travail : Not Moscow Not Mecca Language Arts ; Made in Germany ; Kidnapping Mountains ; Mirrors for princes ; Friendship fo Nations ; Pickle Politics ; Régions d’être. Ces cycles ne sont pas des séries qui se terminent mais des mouvements sans fin, qui s’alimentent en permanence. Le dernier, Régions d’être donne son titre à l’exposition, tel un jeu de mots avec le terme raison d’être : la raison d’être de Slavs and Tatars est en réalité régionale, c’est un appel à regarder ailleurs, au-delà des centres de pouvoir, d’autorité ou de savoir, vers les marges des idéologies, les frontières des systèmes de croyance. L’exposition invite à adopter d’autres régions et d’autres endroits comme étant les nôtres.

Nice : Les Murs reculent

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Après la grande exposition Matisse Métamorphoses, consacrée à son oeuvre sculpté durant le printemps et l’été 2020, et l’extraordinaire rencontre avec le cinéma que révélait Cinématisse en 2019, le musée Matisse poursuit avec  Les murs reculent une programmation qui s’attache à révéler Matisse autrement. Le nouvel accrochage évoque la postérité de l’artiste dans la seconde moitié du XXème siècle, et notamment la lecture abstraite de son œuvre. Le titre de ce nouveau parcours, Les murs reculent , s’inspire d’une citation de l’artiste à son gendre, le critique d’art Georges Duthuit,  à propos du fauvisme. Il dit bien ce qui fut l’un des principaux apports de l’art de Matisse aux générations futures. Des oeuvres d’ artistes américains et européens  (Jean Arp, Joseph Albers, Morris Louis, Jules Olitski, Ellsworth Kelly, Shirley Jaffe, Kenneth Noland, Al Held, Frank Stella, Richard Serra, Aurélie Nemours, Simon Hantaï, Raymond Hains, Jacques Villeglé, Claude Viallat, Daniel Buren, Pierre Buraglio, Bernar Venet, Louis Cane, Jean-Pierre Pincemin, Noël Dolla, Jean-Charles Blais…)  entrent en correspondance avec la collection du musée dans cet accrochage exceptionnel imaginé pendant la période du confinement, sur une proposition de Claudine Grammont, directrice du Musée Matisse. L’exposition a été rendue possible grâce à la générosité du MAMAC, de la Fondation Marguerite et Aimé Maeght, de la Venet Foundation, de l’Espace de l’Art Concret, de la galerie Ceysson & Bénétière, de la galerie Catherine Issert Saint-Paul-de-Vence et avec l’aide des artistes eux-mêmes. Un bel exemple de solidarité culturelle dans cette période délicate.

Nice : Amazones du Pop

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Au début des années 1960, des héroïnes de papier sortent des cases pour explorer un monde interdit. Elles ont pour noms BB, Barbarella, Marilyn, Jodelle, Pravda la Survireuse… Elles sont libres, puissantes et sensuelles telles des amazones. Nées d’une culture adolescente, elles incarnent un nouvel idéal qui impulsera une révolution des mœurs sans précédent. La nouvelle exposition du Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice, intitulée She-Bam Pow POP Wizz ! en hommage à “Comic Strip“, la célèbre chanson de Serge Gainsbourg, retrace pour la première fois à cette échelle, l’histoire ouverte d’une génération de femmes européennes et nord-américaines qui ont contribué avec audace et flamboyance, à une autre facette, plus méconnue, du Pop international. Pour les 30 ans du MAMAC, l’exposition met en valeur un axe majeur de sa collection – le face à face entre le Nouveau-réalisme et le pop art – et une de ses figures charismatiques : la franco-américaine Niki de Saint Phalle. Dans son sillage, c’est la contribution essentielle des femmes à l’histoire du pop qui est ici déployée.

La Seyne: Arthus-Bertrand

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A l’occasion de la seizième édition de L’Oeil en Seyne, la Villa Tamaris de La Seyne a inauguré une nouvelle exposition qui retrace la carrière de photographe de Yann Arthus-Bertrand. Pour cet évènement, L’Oeil en Seyne a choisi  d’exposer 150 clichés du photographe-réalisateur, qui font la somme de ses engagements pour le climat et la planète. Intitulée Legacy , comme son dernier film, l’exposition interpelle sur ce que nous allons laisser aux générations futures à travers les photos d’un monde dont l’infatigable bourlingueur a saisi tous les contrastes. Qu’il photographie du ciel (sa grande spécialité) , à hauteur d’homme ou d’animal, chez Arthus Bertrand la beauté de l’image n’occulte jamais le message. Parce qu’à 74 ans, il croit encore qu’on peut sauver la planète et les hommes qui y vivent. Parce que tout simplement  “Il le faut”, comme il le répète  lorsqu’on lui pose la question de savoir ce qui motive encore son activisme…

Nice : Pentti Sammallahti

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Des vastes déserts de la mer blanche de Solovski en Russie, aux forêts denses d’Europe Centrale peuplées d’animaux improbables, et jusqu’aux confins du Monde, chaque photo de Pentti Sammallahti est une petite histoire, une fable, une légende qui dit en quelques mots qu’il suffit de voir pour que la beauté existe. Né à Helsinki en 1950, Sammallahti sait accorder à chaque détail, aussi ténu soit-il, un rôle prépondérant. Son regard creuse le visible de l’intérieur et fait remonter ces petites particules natives à la surface du monde, comme de la poussière de charbon, plus légère que l’air. Arpentant d’immenses territoires, souvent reculés, et de vastes espaces vierges ou peu peuplés, il laisse libre cours à sa quête d’une lumière particulière ou d’un horizon insoupçonné, usant du format panoramique dont il est un des maîtres incontestés, de sa science des contrastes subtils et d’une palette exceptionnelle des tonalités du noir et blanc. Parfois qualifié de « Bruegel de l’art argentique », Pentti Sammallahti parvient, par son génie du paysage, à « substantialiser » l’hiver qui, sous son regard, semble plus matière que saison. L’exposition Miniatures du musée de la photo Charles Nègre à Nice rend hommage au talent méconnu de ce photographe Finlandais, égal des plus grands. L’artiste, qui a photographié Nice, n’a, hélas,pas pu se déplacer pour le vernissage,  à cause de la situation sanitaire.

Nice : Ursula Biemann

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Depuis plus de vingt ans, l’artiste et auteure Suisse Ursula Biemann, entremêle étroitement dans ses essais vidéo, les défis écologiques contemporains, l’extraction et la distribution inégale des ressources de la Terre et les flux migratoires, conséquences de la pression exercée sur l’environnement et tous les êtres vivants.  Pour la première fois en France, l’exposition que lui consacre le MAMAC rassemble plusieurs œuvres vidéo de l’artiste avec une sélection focalisée sur les questions environnementales. Ursula Biemann nous emmène des plaines désormais bitumeuses du Nord du Canada, aux terres inondées du Bengladesh ; des luxuriantes forêts d’Equateur où des peuples indigènes luttent juridiquement pour préserver leur écosystème et leur cosmovision, aux interactions et drames invisibles qui se jouent au cœur des océans ou dans les territoires Sami, en Norvège. Très informée des recherches scientifiques en cours et des débats philosophiques et anthropologiques autour des enjeux écologiques, l’artiste instille dans son œuvre filmée des visions éco-féministes.  L’exposition montre également l’évolution de sa pratique depuis des essais vidéo donnant voix à d’autres géographies, jusqu’à des récits fictionnels, voire de science-fiction. Le territoire de l’imaginaire et l’invention de récits apparaissent comme de possibles voies aujourd’hui pour envisager de nouvelles relations au monde et une éthique des relations avec d’autres espèces. Loin de céder au catastrophisme ambiant, Ursula Biemann invite ainsi à réapprendre notre appartenance originelle à l’ordre naturel et à entendre la voix de peuples qui vivent dans des interactions riches et respectueuses avec le non-humain.

Nice: Enfer et fantômes

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Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques au musée des Arts Asiatiques de Nice avec l’exposition « Enfers et Fantômes d’Asie ». Présentée en 2018 au musée du quai Branly à Paris , l’exposition  propose un parcours aux frontières du réel, où se croisent principalement le cinéma, l’art religieux, le théâtre, la création contemporaine, le manga ou le jeu vidéo. Des estampes d’Hokusai à Pac-Man, des peintures bouddhiques au J-Horror  (cinéma d’horreur japonais des années 1990-2000) avec le film  Ring , du culte des esprits en Thaïlande au manga d’horreur, la figure du fantôme hante l’imaginaire asiatique depuis des siècles. En Chine, en Thaïlande ou au Japon – terrains d’étude de l’exposition – l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles. Esprits errants de la forêt, femmes-chats vengeresses, revenants des enfers affamés (« walking dead »), vampires sauteurs ou yokaïs (créatures fantastiques du folklore japonais), leurs apparitions sont multiples et se jouent des époques et des supports artistiques. Une chasse aux fantômes en réalité augmentée dans la rotonde du musée complète l’exposition d’une manière très ludique.

 

 

Monaco : Immersion

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Inaugurée le 18 juillet au musée océanographique de Monaco, l’exposition interactive IMMERSION dévoile aux visiteurs l’une des 7 merveilles naturelles du monde : la Grande Barrière de corail.  Avec plus de 2300 km de longueur, la grande barrière de Corail australienne couvre 348 000 km2 de superficie. C’est la plus vaste construction d’origine animale de la planète, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Les récifs coralliens, qui abritent 30 % de la biodiversité marine, sont pourtant menacés à large échelle. C’est pourquoi le Musée océanographique a choisi de sensibiliser petits et grands à la beauté et  à la fragilité des récifs coralliens, avec cette exposition accompagnée de nombreuses animations ludiques et pédagogiques. Grace à un dispositif technologique impressionnant (40 vidéos projecteurs) ,  qui occupe la quasi-totalité du volume de la Salle de la Baleine, le visiteur est propulsé au cœur d’un récif., comme s’il plongeait lui-même sur la grande barrière. Par la  projection d’images sur 10 mètres de haut  (250 m2 au sol !),    IMMERSION reproduit la vie d’un récif, au large de la côte australienne. Une expérience centrée sur le réalisme des sensations de plongée, dans un milieu vivant en perpétuel mouvement, où toutes les rencontres sont possibles. A couper le souffle ! 

Nice: Le meilleur du sport

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(Photo Stephane Mantey) 

Sur plus de 500 m2, le Musée National du Sport met en lumière une centaine de chefs-d’œuvre photographiques, réalisés par les meilleurs reporters spécialisés dans la photo de sport. Les images sélectionnées pour cette exposition illustrent l’excellence de leur travail, leur talent particulier à saisir l’instant décisif, à la fois riche en intensité et en émotion. Cette exposition est réalisée en partenariat avec le festival Paris SportPhoto, dont la première édition organisée au Carreau du Temple à Paris, en novembre 2019, a été un franc succès. Elle remplace l’exposition Médias & Sport, initialement programmée cet été, mais reportée au 10 décembre 2020, en raison de l’épidémie de COVID-19. Les photos présentées ont été réalisées par des photographes de 30 pays différents, qui ont participé au concours professionnel lancé par Paris SportPhoto en 2019, à travers 6 catégories différentes. La photo d’action : une action à son apogée, l’intensité d’un moment de sport. La photo de reportage : un travail au long cours sur des sujets tels que sport et société, économie, dopage, place de la femme, de l’enfant, traditions culturelles. La photo insolite : illustre un aspect incongru, décalé, surprenant ou drôle de la prise de vue. Le portrait : gros plans de visages saisis pendant une épreuve sportive, en plein effort, ou portraits dans l’intimité. L’aspect expressif du visage est privilégié. La photo de sports extrêmes : sports à haut risque et de plein air. La photo hors stade : sports pratiqués en dehors des lieux habituels (cours de récréation, plages, etc). A voir jusqu’au 8 novembre en plus de l’exposition permanente du musée qui s’est enrichie en juillet de la combinaison d’Aurélie Muller, triple championne du monde de natation en eau libre.

Cannes : Kehinde Wiley

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Né à Los Angeles en 1977, Kehinde Wiley porte un regard critique sur l’histoire de l’art en réinterprétant les représentations traditionnelles du pouvoir. Son style se caractérise par la volonté de replacer l’homme noir au cœur de l’Histoire. Ainsi, tel un DJ qui remixerait et samplerait des grands classiques de la musique, Kehinde Wiley reprend de grands classiques de l’Histoire de l’art qu’il recompose avec des personnages afro-américains imprégnés de culture hip-hop. L’accrochage présenté à La Malmaison propose une sélection d’une trentaine de toiles et de vitraux présentant le travail de l’artiste, pour sa première exposition personnelle dans une institution française.

Vallauris : Mounira Al Sohl

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Artiste multidisciplinaire travaillant aussi bien la vidéo, la photographie, l’installation, le dessin ou la broderie, Mounira Al Solh, née en 1978 à Beyrouth,  aborde les enjeux de déplacements à l’échelle de l’Europe et de la Méditerranée, et notamment la crise des réfugiés syriens, à l’origine de plusieurs séries d’œuvres depuis 2012. Son œuvre se nourrit de récits collectés, mêlant histoires collectives et histoires personnelles, qui forment autant de manières d’évoquer la résilience face aux conflits contemporains. À l’occasion de son invitation au musée national Pablo Picasso de Vallauris, Mounira Al Solh expose l’œuvre récente Mina El Shourouk ila Al Fahmah – Lackadaisical sunset to sunset, une tente brodée des 24 noms arabes désignant les heures du jour et de la nuit, comme “Al Fahmah”, heure de la nuit se traduisant par le mot « charbon ». Dans l’espace intime et protégé formé par la tente, sont inscrits plusieurs récits qui traitent de l’émancipation féminine dans le monde arabe. Cette installation est complétée par une broderie spécialement conçue pour l’occasion, détournant le personnage du guerrier de la paix de Picasso d’un point de vue féministe, et mis en relation avec le mouvement de contestation actuel au Liban. Ce projet s’inscrit dans la série des invitations faites par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes à des artistes contemporains d’exposer dans la chapelle du musée national Pablo Picasso de Vallauris. Pensées en résonance avec le chef-d’œuvre de Picasso La Guerre et la Paix, ces expositions explorent chacune à leur façon la notion d’engagement.

Biot : Gilbert & George

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Dans le prolongement du Pop Art, Gilbert & George s’inscrivent aussi dans la continuité de l’œuvre de Fernand Léger. Leur émerveillement devant le spectacle quotidien de la ville, leur engagement politique qui les conduit à retranscrire les transformations de la société, leur évolution vers une monumentalité de plus en plus affirmée, et leur conviction de la nécessité d’un art pour tous sont autant de points communs qui unissent les trois artistes, par-delà les générations. Cet été, le musée national Fernand Léger a donc choisi de mettre en miroir, dans un écho contemporain visuellement saisissant, la puissance plastique du tableau Les Constructeurs, peint par Fernand Léger en 1950 et la complexité du triptyque monumental, CLASS WAR, MILITANT, GATEWAY, créé en 1986 par le couple d’artistes britanniques. La scénographe Maddalena Giovannini a conçu,  avec les deux commissaires de l’exposition Anne Dopfler et Julie Guttierez, une installation totalement originale pour la présentation du triptyque,  qui quitte pour la première fois les cimaises de la fondation Louis Vuitton à Paris pour être exposée dans un musée national. Composée de 300 panneaux, l’oeuvre a été montée dans uneboîte rouge” de 80 M2 et 5 mètres de haut,  spécialement conçue à son intention, avec un éclairage qui donne l’impression qu’il s’agit de projections sur écrans géants. L’effet a séduit les artistes eux-mêmes, qui n’acceptent d’habitude que des accrochages très classiques. Sécurité sanitaire oblige, les visites de la “boîte rouge” sont limitées à une vingtaine de personnes à la fois. En cas d’embouteillage devant le rideau d’entrée, on peut patienter agréablement en regardant le film que Julian Cole a consacré à Gilbert & George. Avec cette exposition, le musée Fernand Léger fait l’événement de l’après confinement. Sa visite sera, plus que jamais,  un des incontournables de l’été azuréen. 

Menton : Cocteau Design

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Cette nouvelle exposition du musée Jean Cocteau à Menton propose de découvrir une facette inattendue de Jean Cocteau, celle d’un remarquable designer qui a su mettre son talent au service du quotidien, transformant des objets usuels en véritables œuvres d’art. On le connaissait dessinateur, peintre, dramaturge, cinéaste, et avant tout poète ; on le découvre ou le redécouvre céramiste, créateur de bijoux, dessinateur de mode, affichiste, décorateur, appliquant cette poésie à enchanter des objets parfois très prosaïques. Le parcours du Bastionmusée-œuvre d’art décoré par Jean Cocteau lui-même – met en scène cette multiplicité de domaines, entre avant-gardisme et pop culture, considérés en leur temps comme en marge de la création artistique, et pourtant aujourd’hui largement reconnus. En parallèle de cet accrochage, le musée Jean Cocteau propose de découvrir un autre aspect du travail de designer de l’artiste au travers d’une exposition virtuelle consacrée aux affiches qu’il a conçues au cours de sa carrière.

 

 

Nice : Les Années joyeuses

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La nouvelle exposition du musée Massena à Nice met à l’honneur le parcours exceptionnel de Jean Ferrero, photographe instinctif, collectionneur atypique et marchant d’art avisé qui incarne, à sa manière directe et joviale, la mémoire d’une période glorieuse de l’art contemporain à Nice qui façonne encore aujourd’hui l’identité artistique de la ville. Témoin privilégié de l’aventure de ce courant artistique dans la région niçoise depuis la fin des années 50, Jean Ferrero l’a vécue au plus près des artistes qu’il a collectionnés et montrés, avec des affinités profondes notamment avec Arman et César, dont il fut non seulement un des marchands mais aussi un ami et un complice actif dans l’élaboration de leur œuvre. Cette exposition colorée et ludique présente ainsi les nombreuses facettes d’un homme et d’une époque, surprenantes, iconoclastes, riches d’une liberté sans frein. Elle compose, à la façon des impressionnistes, le tableau des liens de Jean Ferrero aux événements et aux hommes, autant qu’à l’art.