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Hyères : Gustave Courbet

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Par la rédaction

Après Raoul Dufy,  le musée de Hyères propose une retrospective consacrée à Gustave Courbet. Peintre visionnaire, représentant au premier chef le Réalisme en peinture, il est l’auteur de toiles devenues mythiques comme Un Enterrement à Ornans, L’Atelier du peintre, Le Désespéré ou encore L’Origine du monde. Mais derrière ces chefs-d’oeuvre, se dessine un artiste multiple, profondément enraciné dans sa terre natale et en même temps, ouvert aux horizons du monde. Né à Ornans, Courbet resta toute sa vie attaché à la Franche-Comté. Dans son oeuvre, le paysage occupe une place essentielle, près des deux tiers de sa production. Ses paysages, qu’il voulait universels, traduisent l’âme des sites qu’il aimait — la Source de la Loue, le Puits-Noir, les falaises du Jura. Mais son regard s’ouvre aussi sur d’autres horizons. La mer, qu’il découvre au Havre en 1841, devient une révélation : La mer, sans horizon, que c’est drôle pour un habitant du vallon. De la Loue au Léman, de la Manche à la Méditerranée, l’eau devient pour lui symbole de mouvement, de liberté et d’évasion. Peintre chasseur et pêcheur, Courbet s’attache aussi au monde animal, qu’il rend avec une acuité presque charnelle : biches tapies dans l’ombre, renards pris au piège, scènes de chasse saisies dans leur intensité dramatique. Son regard se tourne également vers l’humain. Ode à la femme dans des portraits d’une sensualité magnifiée, célébration des visages de paysans et d’ouvriers, il traduit la force, la dignité et parfois la souffrance des plus humbles. Artiste libre, souvent rebelle, Courbet paya chèrement ses convictions. Son rôle dans la Commune de Paris et sa participation au déboulonnement de la colonne Vendôme l’exilèrent en Suisse, où il termina sa vie dans la douleur et la solitude. Sa personnalité flamboyante, à la fois admirée et contestée, a inspiré d’innombrables portraits et caricatures. Cette exposition propose de parcourir toutes les facettes de ce peintre inclassable : l’amoureux des paysages, le chantre des femmes, l’observateur du monde animal, mais aussi l’homme engagé qui fit de son art un combat.

 

Biot : Fernand Léger

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Par la rédaction

Pour son nouvel accrochage, le musée Fernand Léger de Biot revisite l’oeuvre de Léger sous le titre « Léger, peintre de la couleur« .  Depuis les origines de la peinture, la couleur est l’apanage des peintres. À la fois matière et lumière, elle est le point de départ de toute la démarche esthétique de Fernand Léger (1881-1955). Tout au long de son œuvre, le peintre manifeste une véritable passion pour la couleur pure, qu’il décline dans un jeu infini de combinaisons et de variations, sur des supports multiples : dessins, céramiques, vitraux, décors pour le monde du spectacle ou l’architecture. Après ses premières œuvres de jeunesse marquées par l’influence de l’impressionnisme, Léger participe au cubisme dans les années 1910 et se distingue des deux pionniers du mouvement, Georges Braque et Pablo Picasso, par sa volonté d’introduire la couleur pure dans les œuvres cubistes, jusque-là dominées par des nuances de gris, quasiment monochromes. Léger se rapproche alors de son ami Robert Delaunay, avec lequel il mène une bataille active pour libérer formes et couleurs de l’illusion du réel : «Avant nous le vert, c’était un arbre, le bleu c’était le ciel, etc. Après nous, la couleur est devenue un objet en soi ». Au-delà de la peinture, la couleur pure apparaît à Fernand Léger comme une nécessité vitale, presque thérapeutique, qu’il s’efforce toute sa vie de répandre dans les paysages urbains : « Mon besoin de couleurs s’est trouvé tout de suite appuyé par la rue, par la ville. C’était en moi, ce besoin de couleurs. Il n’y avait rien à faire : aussitôt que je pouvais placer une couleur, je la plaçais. J’ai séjourné dans la grisaille le moins possible. » En développant à partir des années 1930 un art mural et inscrit dans l’espace public, Léger espère ré-enchanter le monde moderne grâce à compositions monumentales aux couleurs libres et puissantes. Loin d’être conceptuelle, la couleur de Léger est avant tout une fête pour l’œil qui insuffle, joie, bonheur et optimisme dans la société tout entière.

Nice : Brigitte, Mylène & Michèle

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Par la rédaction

Brigitte Bardot, Mylène Demongeot et Michèle Mercier ne sont pas de simples actrices, elles sont de véritables icônes, symboles d’une époque où la France, son cinéma et sa culture se réinventent. Leur présence sur les écrans, leur charme et leur personnalité contribuent à transformer la représentation de la femme dans les années 1960, faisant émerger un modèle à la fois libre, audacieux et sensuel. Bardot, avec son énergie pétillante et son anticonformisme, incarne la jeunesse et la modernité ; Demongeot, élégante et malicieuse, joue de son charme et de sa vivacité ; Mercier, mystérieuse et glamour, incarne une féminité sophistiquée. Ensemble, elles esquissent une nouvelle figure féminine qui se détache des stéréotypes traditionnels et qui participe à une véritable révolution culturelle.  La Côte d’Azur, avec ses plages, ses palaces et ses festivals, devient le décor idéal de cette transformation. Les images de ces actrices filmées sous le soleil méditerranéen ont contribué à forger le mythe du glamour à la française, une aura qui dépasse le cinéma et s’inscrit durablement dans l’imaginaire collectif. À travers les films, les portraits et les souvenirs de leur époque, on perçoit l’émergence d’un regard féminin affirmé, capable de s’imposer dans un univers encore largement dominé par les hommes. L’exposition Brigitte, Mylène & Michèle – Les petites chéries de la Côte d’Azur, rend hommage à ces icônes intemporelles et propose de retracer leurs parcours. Photographies, extraits de films, affiches et documents d’archives permettent aux visiteurs et visiteuses de découvrir leur influence sur le cinéma et la société de l’époque, ainsi que la manière dont elles ont participé à construire le mythe du glamour à la française. L’exposition met en lumière leur audace, leur style et leur modernité, tout en offrant une réflexion sur la place des femmes à l’écran et dans la culture populaire de cette période.

 

Nice : Michael Kenna

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Par la rédaction

L’exposition « Constellation » est une rétrospective exceptionnelle de l’œuvre de Michael Kenna, figure majeure de la photographie contemporaine en noir et blanc. Depuis plus de cinquante ans, ce photographe britannique, voyageur infatigable, explore le monde avec une sensibilité rare, captant l’empreinte du temps, la mémoire des lieux et la poésie silencieuse des paysages. L’exposition rassemble 124 tirages argentiques, tirés d’un corpus d’environ 4000 tirages, représentatifs des grandes séries qui jalonnent son parcours : les paysages de nature, urbains et industriels du nord de l’Angleterre ou de Detroit aux États-Unis, la France, les jardins Le Nôtre, les bords de mer nimbés de brume, Nice, Venise et l’Italie, les autres pays européens, les USA, les arbres incontournables du Japon, la Chine, la Thaïlande, et la Corée. Vingt et un pays sont représentés dans l’exposition, choisis dans une géographie kennienne de quarante-trois en tout. Les tirages sont toujours réalisés en noir et blanc, ils traduisent une esthétique poétique et contemplative, empreinte d’une grande rigueur formelle. Michael Kenna photographie souvent à l’aube, dans la nuit ou par temps couvert, à l’aide de poses longues qui transforment la réalité en vision onirique. Né en 1953 à Widnes, petite ville industrielle du nord-ouest de l’Angleterre, Michael Kenna a publié plus d’une centaine de monographies, traduites dans de nombreuses langues, et ses œuvres ont été exposées dans plus de 500 expositions personnelles à travers le monde. Sa renommée internationale s’est construite sur la constance de sa démarche, la qualité exceptionnelle de ses tirages et une vision du monde profondément singulière.

Toulon : Paris Match

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Paris Match raconte la mode dans une exposition sur-mesure à la Maison de la Photographie de Toulon : plus de 60 tirages d’archives du magazine, retraçant 75 ans d’histoire de la mode y sont exposés.  Paris Match se fait le témoin privilégié du renouveau de la mode en photographiant les créations de Dior, Chanel et bien d’autres. Avec plus de 200 couvertures dédiées, inédit pour un magazine généraliste, la mode a toujours été au cœur de la ligne éditoriale de Paris Match. Les photographes mythiques l’abordent comme tout sujet de société, à l’instar de Walter Carone ou Willy Rizzo qui arpentent les ateliers de couture comme des reporters de guerre, saisissant l’instant fragile où une robe devient légende…

 

 

St Paul: Baya

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Par la rédaction

Figure singulière de la création en Méditerranée, Baya a marqué la seconde moitié du XXe siècle par un univers à la fois poétique et flamboyant. Son œuvre déploie une profusion de formes végétales, de couleurs intenses et de personnages féminins magnifiés, dans une célébration joyeuse de la vie et de l’imaginaire. L’exposition invite à découvrir cette féerie singulière, peuplée d’oiseaux, de musiques et de figures aux parures somptueuses. Elle offre l’occasion d’explorer un parcours artistique unique, nourri de rencontres déterminantes mais avant tout porté par une liberté créatrice qui continue de résonner aujourd’hui. Née Fatma Haddad à Bordj el-Kiffan en 1931, Baya occupe une place singulière dans l’histoire de l’art du XXe siècle en Méditerranée et demeure l’une des figures majeures de la scène artistique algérienne de la seconde moitié du siècle. Très tôt, elle réalise des modelages et dessine sur la terre avant d’être encouragée par Marguerite Benhoura et Jean Peyrissac à pratiquer la gouache. En 1947, Aimé Maeght découvre ses travaux à Alger et décide de les présenter dans sa galerie parisienne. L’exposition, accompagnée d’un texte d’André Breton pour le catalogue Derrière le Miroir, révèle au public une jeune artiste autodidacte, qui rédige alors son premier texte, Le grand zoiseau. Grâce à Maeght, Baya rejoint Vallauris où elle travaille la céramique aux côtés de Pablo Picasso.

 

 

Nice: Maurice Denis

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Par la rédaction 

Le musée des Beaux Arts Jules Cheret célèbre le centenaire de l’exposition dédiée à Maurice Denis (1870-1943) qui s’est tenue à Nice en 1925. La reconstitution et l’étude de cette exposition témoignent de l’importance qu’ont eu les voyages successifs de l’artiste dans le sud de la France (1906, 1913 et 1922), pendant sa prolifique décennie créative des années vingt. La rencontre de l’univers denisien et de la Côte d’Azur est aussi l’occasion de s’intéresser plus largement à ce moment si particulier de sa vie d’homme et de sa vie d’artiste. Après la disparition de sa première épouse en 1919, son mariage avec Elisabeth Graterolle lui rend une vitalité créative qui lui permet de répondre aux nombreuses sollicitations qui couronnent sa carrière. Les bleus et les roses scintillants de la lumière hivernale qui inondent ses œuvres à cette période sont ainsi le miroir de l’accomplissement d’un artiste qui est venu puiser un nouveau souffle sur les rives de la Méditerranée, en cette période pacifiée de l’entre-deux-guerres. A l’occasion de cette exposition, la collection du musée s’enrichit de trois oeuvres de Maurice Denis. D’autres, exposées à Angoulême dans le cadre d’une autre exposition consacrée à Maurice Denis,  rejoindront l’accrochage avant la clôture.

 

 

Nice: Charles Bébert

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Par la rédaction 

Charles Bébert, c’est le roi des paparazzi de la Côte d’Azur. Connu comme le loup blanc, l’homme a photographié  tout ce que le monde compte de célébrités de passage à Nice, Cannes ou Monaco depuis les années 60 ! En juin 2023, pour fêter ses 86 printemps, ses fils Stéphane et Bruno lui ont fait la surprise de réouvrir sa mythique boutique-atelier de la rue Dalpozzo,  où il développait ses photos et, accessoirement,  celles de ses clients. Restée fermée pendant plus de 25 ans, la boutique a été restaurée  et transformée en mini-musée à la gloire du grand Charles. On peut la visiter lorsque Bébert ou un de ses fils y travaille. Il suffit de pousser la porte: tout y est dans son jus comme au premier jour de l’ouverture, il y a 60 ans,  en 1964. Si vous voulez savoir comment Bébert s’est retrouvé seul photographe français invité à la cérémonie religieuse du mariage de Mick Jagger à St Tropez,  ou pourquoi John Lennon parle de lui dans le documentaire de Peter Jackson sur les Beatles (Get Back, Disney+) , rendez-vous mercredi 5 novembre au vernissage de l’exposition Les Gold de Bébert au 1 place Magenta à Nice. Charles Bébert y racontera sa vie de reporter-photographe lors d’une projection-discussion qui s’annonce croustillante.

 

 

Mougins: Elizabeth Colomba

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Par la rédaction

En collaboration avec FAMM, le centre d’art de Mougins propose  REMINISCENCE, la première exposition institutionnelle en Europe consacrée à l’artiste française Elizabeth Colomba, basée à New York. Placée sous le commissariat de Simon de Pury, l’une des figures les plus emblématiques du monde de l’art, l’exposition réunit une trentaine d’œuvres — peintures à l’huile, dessins et aquarelles —, offrant une immersion dans le travail d’Elizabeth Colomba. De la splendeur baroque de Vermeer et Caravage aux visions orientalistes d’Ingres et de Constant, en passant par la grâce rococo de Vigée Le Brun, l’artiste revisite les canons picturaux des maîtres anciens pour réécrire l’histoire avec un narratif inclusif et actuel. Ses toiles, foisonnantes de soies, de perles et de symboles, renversent ces codes hérités. Le langage du colonialisme devient celui de la dignité, de l’émancipation et de la mémoire, restituant présence et souveraineté aux femmes noires longtemps effacées du récit artistique.

Nice : Mondes parallèles

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Par la rédaction

L’exposition « Mondes Parallèles » met en dialogue des œuvres des collections du musée international d’art naïf Anatole Jakovsky et du MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice. Elle révèle différentes voies artistiques du XXe siècle, interrogeant les classifications, abolissant les frontières et les étiquettes. Qu’est-ce qui caractérise l’art naïf, l’art brut, l’art singulier et l’art contemporain ? Où situer l’art populaire ? Est-ce toujours une approche théorique, conceptuelle et référencée ? Une histoire de rencontres artistiques ? De ressenti émotionnel ? La rencontre avec les œuvres révèle cependant que la porosité et l’influence des genres et des pratiques nourrissent la plupart des démarches artistiques. Les interactions, les influences, les emprunts sont à l’origine de toute création. Ces mondes qui évoluent en parallèle se retrouvent et dialoguent au travers de rapprochements thématiques, formels ou esthétiques. Au-delà des définitions, chaque artiste crée son propre univers avec ses galaxies, ses constellations et ses réseaux. Des oeuvres de  Karel Appel, Christian Boltanski, Gaston Chaissac, Serge Dorigny, Ivan Generalić, Dorothy Iannone, Lars Fredrikson, Karen, Eva Lallement, Simone Le Carré-Galimard, Greta Pĕcnik, Marilena Pelosi, Zofia Rostad, Niki de Saint Phalle, Dorothée Selz et Antoni Miralda ou  Séraphine de Senlis, issues du fond du Mamac voisinent avec les peintres naïfs du musée Jakovsky.

Nice : Orients perdus

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Par la rédaction

Plongez dans l’univers méconnu de Théodore Lascaris, figure oubliée de la famille Lascaris, à travers la plume et les illustrations de Jacques Ferrandez. C’est ce que propose la nouvelle exposition du Palais Lascaris. En complément de celle consacrée à « JP de Lascaris, Malte et la Méditerranée », cet accrochage dévoile des planches originales, des croquis préparatoires et des objets historiques liés à la nouvelle Bande Dessinée historique de l’auteur : Les Orients perdus.  Inspiré par les collections des musées de Nice, Ferrandez mêle précision historique et lumière des peintres voyageurs, recréant l’atmosphère d’un XIXᵉ siècle méditerranéen en pleine mutation. Le premier tome retrace le parcours d’un personnage en quête d’horizons nouveaux, de Nice à l’Égypte en passant par Malte, au cœur des bouleversements de la Révolution française et des campagnes napoléoniennes. Une édition spéciale Nice de la BD, avec couverture alternative et cahier graphique inédit, est en vente au musée pendant la durée de l’exposition.

Nice : Passion Matisse

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Par la rédaction

Le Musée Matisse Nice et le Baltimore Museum of Art co-organisent une exposition consacrée au Chemin de Croix réalisé par Henri Matisse pour la chapelle du Rosaire  à Vence. Cette exposition, qui se poursuivra à Baltimore (USA) au printemps 2026, a pour ambition d’explorer la genèse de cette œuvre murale singulière et d’améliorer notre compréhension de celle-ci. Si la littérature existante sur la chapelle du Rosaire est relativement conséquente, peu d’études scientifiques s’attardent sur son Chemin de Croix. On peut le comprendre, puisque Matisse a conçu sa chapelle comme une œuvre d’art totale,  un ensemble dont rien ne peut être appréhendé séparément. Cependant, il est étonnant que de nombreuses pages aient été consacrées aux vitraux, et très peu à cet imposant panneau de céramique. Trois ensembles de dessins constituent le noyau de cette exposition – ceux du Musée Matisse Nice, ceux de la collection de la chapelle du Rosaire et ceux de collections particulières –, auxquels s’ajoutent de nombreux éléments d’archive documentant l’évolution du projet depuis les premières ébauches jusqu’à sa réalisation finale. A découvrir  en complément de l’accrochage d’hiver consacré notamment à la « Nature morte à la statuette africaine« , nouvelle acquisition majeure du musée, issue de la donation Barbara Duthuit.

La Seyne: Salgado

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La Villa Tamaris consacre une vaste rétrospective à Sebastião Salgado, mettant à l’honneur l’un de ses projets majeurs : Genesis. Ce travail photographique est une quête des origines, à la rencontre de territoires épargnés par le monde moderne : paysages majestueux, peuples ancestraux et faune sauvage composent une mosaïque d’une nature demeurée intacte. Des régions polaires aux déserts arides, des forêts tropicales aux montagnes glacées, Salgado révèle la beauté brute de notre planète. Cette exposition nous présente des paysages, des animaux et des peuples qui ont échappé au monde contemporain. Elle met à l’honneur ces régions vastes et lointaines où, intacte et silencieuse, la nature règne encore dans toute sa majesté. Genesis est à la fois un hommage à cette nature souveraine et un appel à la préserver. On peut s’abreuver à la splendeur des régions polaires, des forêts tropicales, des savanes, des déserts torrides, des montagnes dominées par des glaciers et des îles solitaires. Si certains climats sont trop froids ou arides pour la plupart des formes de vie, on trouvera dans d’autres régions des animaux et des peuples qui ne pourraient survivre sans cet isolement. Les photographies de Genesis aspirent à révéler cette beauté. L’exposition « Genesis » constitue un hommage à la fragilité d’une planète que nous avons tous le devoir de protéger.

Nice: Sumo

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Par la rédaction 

Le musée départemental des arts asiatiques à Nice propose la première grande exposition en France consacrée au sumō. SUMŌ – L’équilibre absolu offre un regard unique sur cette pratique millénaire, entre sport, rituel et art de vivre. À la croisée des chemins entre spiritualité, exigence physique et culture populaire, le sumō japonais fascine par son intensité autant que par sa rigueur. L’exposition explore cet univers codifié à travers la notion centrale d’équilibre – physique, moral, social – que tout lutteur (rikishi) s’efforce d’atteindre au fil d’une carrière souvent vécue comme une véritable initiation. Elle s’articule autour des oeuvres de deux artistes. Philippe Marinig, photographe français, présente 80 clichés issus de ses 18 années d’immersion dans les écuries de sumō à Tokyo. Il dévoile le quotidien des lutteurs avec sobriété et humanité, loin des stéréotypes. Kinoshita Daimon, maître japonais de l’estampe contemporaine, expose 40 œuvres qui réinterprètent les codes traditionnels de l’Ukiyo-e. Il mêle puissance graphique et regard sensible sur les lutteurs d’aujourd’hui.

 

 

Mougins: Kwame Brathwaite

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Par la rédaction

Présentée en partenariat avec les Rencontres d’Arles, l’esxposition  Kwame Brathwaite : Black is Beautiful  constitue le deuxième volet d’une trilogie africaine-américaine  au Centre de la photographie de Mougins.   Si chacun d’entre nous connaît l’expression « Black is beautiful », peu de gens savent qui l’a popularisée. C’est à un photographe afro-américain que l’on doit, plus qu’un slogan, une esthétique propre à la communauté. Originaire de Brooklyn, Kwame Brathwaite (1938-2023) fonde, dans les années 1960, un mouvement dont l’ambition est de rendre compte d’une culture originale qui s’émancipe de la culture dominante. À travers l’AJASS – African Jazz-Art Society & Studios, collectif fondé avec son frère Elombe Brath,  Brathwaite inaugure avec le médium photographique un mode de représentation libre du corps noir. On ne se défrise plus, la couleur de peau est célébrée. Ces actions s’inscrivent dans une dynamique communautaire plus large, à l’image du Marcus Garvey Day, célébré chaque 17 août à Harlem depuis 1965, qui rend hommage à la pensée panafricaine et à l’autonomie noire. Brathwaite participe activement à ces célébrations. Sa photographie, nourrie par la musique afro-américaine dans toute sa diversité – jazz, soul, funk, gospel, blues ou calypso –,  témoigne d’une scène en effervescence. Très tôt, il collabore avec plusieurs maisons de disques. Sur les pochettes de vinyles, ses images capturent la puissance et la dignité d’artistes comme Abbey Lincoln ou Max Roach, et devient le photographe attitré de Stevie Wonder ou encore du groupe The Stylistics. L’exposition est la première rétrospective du photographe organisée en Europe, deux ans après sa mort. Elle se parcourt au rythme des musiques qui l’ont inspirée.