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Nice : Vita Nueva

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Par la rédaction

Exposition de l’ été 2022 au Mamac Nice  « Vita Nuova. Nouveaux enjeux de l’art en Italie. 1960-1975 » offre un regard inédit sur une scène artistique majeure et propose de faire découvrir l’extraordinaire vivacité de la création artistique en Italie entre 1960 et 1975 dont la diversité reste très peu connue en France à l’exception de celle des artistes de l’Arte Povera. L’Italie a connu une période particulièrement fertile et exceptionnelle du début des années 1960 jusqu’au milieu des années 1970 indissociablement liée à la richesse du cinéma et de la littérature de ces années.  Commissariée par Valérie Da Costa, historienne de l’art, spécialiste de l’art italien, cette exposition propose un regard inédit sur ces quinze années de création de 1960, qui correspond aux premières expositions d’une nouvelle génération d’artistes (nés entre les années 1920 et 1940), actifs à Gênes, Florence, Milan, Rome, Turin, à 1975, année marquée par la mort tragique de l’écrivain, poète et réalisateur Pier Paolo Pasolini (1922-1975). Cette génération d’artistes propose de nouvelles manières d’appréhender et de faire de l’art ; elle illustre ainsi une forme de vita nuova (« vie nouvelle »), titre emprunté au livre éponyme de Dante (Vita Nova). Au cours des années 1960 et 1970, la transformation de l’Italie (industrialisation, société de consommation, instabilité politique…) engage de nouveaux modes de représentation. Ce contexte historico-politique fournit l’arrière-plan de l’exposition qui adopte un point de vue résolument thématique et s’organise autour de trois grands ensembles : Une société de l’image, Reconstruire la nature, Mémoires des corps qui sont envisagés de manière poreuse et transversale afin de montrer la circulation des artistes, des formes et des idées entre des enjeux visuels, écologiques et corporels. L’exposition s’attache à faire découvrir un paysage artistique diversifié, non exhaustif, composé d’un choix d’artistes pour certains oubliés de l’art italien (notamment les artistes femmes),  dont l’œuvre est exposée pour la première fois en France et récemment redécouverte dans leur pays. Pensée de manière pluridisciplinaire, « Vita Nuova » explore les liens qui se sont établis à la même période entre la création visuelle, le design, le cinéma. L’exposition présente 56 artistes, dont de nombreuses femmes, à travers un choix de 120 œuvres et documents d’archives, dont de nombreux extraits de films et vidéos d’art.

Nice : Olivier Roller

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Par Philippe DUPUY

Portraitiste célèbre pour ses photos décalées de célébrités et de politiques, Olivier Roller a, comme tout le monde, été frappé par la brutalité de l’invasion Russe en Ukraine : “J’avais déjà été choqué par les images de la guerre en ex-Yougoslavie, mais j’étais trop jeune pour pouvoir faire quoi que ce soit, raconte le photographe Strabourgeois. Là, je me suis immédiatement posé la question. Comment aider ? J’ai pensé à mettre mon studio photo parisien, que je n’utilise qu’en journée, à disposition  des réfugiés pour qu’ils puissent y passer la nuit, se doucher et se réconforter. J’ai mis une annonce sur un site d’hébergement humanitaire et j’ai tout de suite eu de la demande. J’ai pu y accueillir jusqu’à 4 personnes en même temps. Comme je suis photographe, je n’ai pas pu m’empêcher de faire leur portrait, mais comme il s’agissait essentiellement de jeunes gens et tous plutôt beaux, on aurait pu croire qu’il s’agissait de mannequins professionnels. J’ai donc eu l’idée de monter les photos dans un film vidéo où ils raconteraient leur histoire en quelques mots“. Ainsi est né le projet “Portraits de réfugiés Ukrainiens” qu’Olivier Roller continue d’enrichir chaque jour sur son compte Instagram (@OlivierRoller @Ukranian_refugees_portraits) C’est là que j’ai découvert son travail, enchaine Anne Dopffer directrice des musées nationaux des Alpes Maritimes Je me suis dit que ce projet, par ce qu’il porte d’humanité, s’inscrirait avec évidence au sein du musée national Marc Chagall. Tout au long de sa vie,  Chagall qui a connu les persécutions, les guerres et le chemin de l’exil, a lui-même raconté en images les violences du XXe siècle.  Le cycle peint du Message Biblique, qui inclue le récit de l’Exode, en atteste et est à l’origine du musée, conçu par l’artiste comme un de lieu de paix et de spiritualité. Projetés aux côtés des vitraux de Marc Chagall qui voulait créer une maison dans laquelle « viendront des jeunes et les moins jeunes chercher un idéal de fraternité et d’amour tels que mes couleurs et mes lignes l’ont rêvé », ces portraits racontent aussi l’espoir de la fin du conflit“.  

Les images d’Olivier Roller sont frontales et dépouillées : les corps, les visages, cadrés de près, se livrent à l’objectif du photographe qui se focalise lentement sur le regard, fixe ou lointain, de ces jeunes femmes et hommes. Leurs voix qui partagent leur récit, rendent palpables leurs existences bouleversées : des voix cassées qui, au-delà des mots, portent les souvenirs cruels, le doute et parfois le sentiment de culpabilité ; des voix fermes également qui disent leur énergie, leur courage et leur engagement à aider leurs compatriotes.  “Ce face-à-face, sans filtre, nous ouvre les yeux sur des destins humains singuliers qui traversent les épreuves de la guerre, poursuit Anne Dopffer. Leur présence donne soudain corps à cette abstraction lointaine qu’est la guerre perçue à distance. Les témoignages, auxquels se mêle parfois la voix de l’artiste, racontent l’arrachement du pays natal, le périple angoissant, le quotidien précaire, rythmé par l’incertitude et la quête des moyens de survie, mais aussi les pensées accaparées par la nostalgie, l’inquiétude pour les proches. Loin de tout misérabilisme, le regard d’Olivier Roller souligne la dignité et la puissance des citoyens ukrainiens que la violence et la guerre ont transformés, du jour au lendemain, en réfugiés. Face aux tourments de l’Histoire d’hier et d’aujourd’hui, les artistes nous placent également face à des questions : celles de nos responsabilités et du choix d’accueillir – ou non – la détresse, physique et morale, engendrée par la guerre“. Le film, d’une durée de 12 minutes mais qui pourra lui aussi s’enrichir de nouveaux témoignages, est projeté dans l’auditorium du musée Chagall toutes les 30 minutes. “Jusqu’à ce que la guerre cesse” promet Anne Dopffer. Pour son lancement, Olivier Roller avait invité plusieurs de ses modèles à le suivre à Nice. Tous ont dit leur reconnaissance et leur désir de retourner au plus tôt dans leur pays. Sur leur visage , la fatigue et la sidération étaient visibles, mais aussi leur confiance en un avenir meilleur pour leur pays et pour eux mêmes. 

Nice : Chagall à la page

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Par la rédaction

En 2020 et 2021, la collection du musée s’est enrichie de sept ouvrages rares de bibliophilie, offerts par Bella et Meret Meyer, les petites filles de Marc Chagall. Pour honorer ce don exceptionnel, une nouvelle exposition célèbre la relation intime et durable que Chagall a entretenue avec l’écrit et le livre, et qui a permis la création de plus de cent ouvrages illustrés en édition originale à tirage limité.  “Pour Chagall, sensible à la poésie des mots autant qu’à celle de la matière, imaginer un nouveau livre de bibliophilie, c’est avant tout chercher les moyens d’incarner une pensée intellectuelle et plastique dans un objet matériel, un livre imprimé qui veut être singulier, explique Anne Dopffer, la commissaire de l’exposition. La réflexion sur le rapport entre texte et image, capitale, n’est que la première étape d’une fabrication artisanale qui rassemble différents métiers du livre“. Inlassable expérimentateur, Chagall trouve dans le livre, un espace de renouvellement de son art où les valeurs picturales, les jeux d’ombres et de lumières, créent un autre langage visuel qui exploite pleinement les possibilités expressives de chaque procédé d’impression. Le parcours d’exposition propose de découvrir la diversité des techniques de l’estampe pratiquées par Chagall – gravure sur bois ou sur métal et lithographie -, puis les grandes réalisations de l’artiste. Par cette sélection d’ouvrages aux formes et techniques infiniment variées, le visiteur est ainsi invité à cheminer dans l’histoire du livre illustré au XXe siècle, à laquelle Chagall a durant près de soixante ans, largement contribué et participé à son renouveau. Afin de préserver les œuvres sur papier et de présenter différents ouvrages, les œuvres exposées seront renouvelées au cours de l’exposition qui comprendra deux accrochages : du 7 mai au 29 août 2022 et du 3 septembre au 9 janvier 2023

Porquerolles: Villa Carmignac

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Nouvelle pépite du tourisme culturel dans le Var, dans l’écrin magique de Porquerolles, la Villa Carmignac, a été créée sur l’île afin d’y exposer la collection d’art contemporain de la Fondation Carmignac, riche de quelque 300 oeuvres.  Elle est ouverte au public depuis le 3 juin 2018. Au départ, il y avait une ferme, visible dans le film de Jean-Luc Godard  Pierrot le fou que le précédent propriétaire, l”architecte Henri Vidal,  a transformé  en villa. Tombé sous le charme du domaine, Édouard Carmignac a imaginé en faire un lieu dédié aux arts. Le projet a consisté à dégager 2000 m2 d’espace d’exposition, sans que les contours de la maison, ni le paysage existant en soit modifiés car la propriété est située sur un site classé.  A l’intérieur de la villa, les espaces se déploient en forme de croix. Au centre, un plafond d’eau laisse pénétrer la lumière naturelle et éclaire les espaces ainsi immergés. Le visiteur déambule  librement dans des espaces amples et ponctués de percées visuelles sur les vignes. Sobre et intégré au paysage, le bâtiment répond techniquement à toutes les normes muséales et permet d’accueillir les œuvres de la fondation dans les meilleures conditions. La visite se fait pieds nus,  par groupes de 50 personnes par demi heure (réservation conseillée) . L’exposition permanente présente une collection exceptionnelle de 70 oeuvres d’art contemporain avec des créations de Basquiat, Warhol, de Kooning, Jeff Koons, David LaChapelle, Lichtenstein, Pierre et Gilles  et beaucoup d’autres. Le 30 avril 2022, la Villa Carmignac inaugurait sa cinquième saison avec l’exposition  Le Songe d’Ulysse.

Nice: Niciensis Pinxit

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Par la rédaction 

Pour le cinquantenaire de sa disparition, le musée des Beaux Arts Jules Cheret de Nice présente une grande rétrospective de l’oeuvre du peintre Niçois Gustave-Adolphe Mossa (1883-1971).  Principalement connu pour son œuvre symboliste, qui offre aux regards des œuvres aussi précieuses qu’étranges et horrifiques, faisant de lui l’ultime représentant de ce mouvement artistique majeur, Mossa s’est investi avec tout autant de passion dans de nombreux autres domaines qui restaient à ce jour largement ignorés. En digne continuateur du travail de son père, l’artiste et conservateur Alexis Mossa, il s’engage pour faire connaître et vivre le patrimoine régional. Ensemble, ils défendent la création d’un musée des antiques sur la colline de Cimiez.  En linguiste et auteur régionaliste, Giustave Adolphe  compose de nombreuses pièces de théâtre en nissart. Par de fabuleuses maquettes de chars de carnaval, il fait vivre le spectacle niçois pendant des décennies, imaginant même un char des Rolling Stones. Il se passionne pour les traditions et costumes locaux et les ressuscite dans le groupe de danse folklorique de Nice La Belle, qu’il crée avec Francis Gag en 1955. Les répétitions se déroulent parfois au musée des Beaux-Arts. Ce musée, dont il fut le conservateur de 1926 à 1971, se devait, cinquante ans après son décès, de lui rendre un hommage appuyé. Le parcours de l’exposition révèle sous un jour nouveau ce créateur  à la confluence des mouvements artistiques internationaux et de la culture régionale. Une oeuvre foisonnante à laquelle on s’étonne de trouver une grande modernité. Ses fresques symbolistes pourraient avoir inspiré des auteurs de BD comme Franck Frazetta, Philippe Druillet ou Moebius… 

 

 

St Paul : Bernard Moninot

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Par la rédaction

La Fondation Maeght consacre ce printemps une grande exposition monographique au designer Bernard Moninot. Le dessin élargi présente à la Fondation Maeght des oeuvres réalisées in situ inédites, spécialement créées pour le lieu. Dans les années 1980, Bernard Moninot redéfinit son travail en intégrant aux dimensions spatiales traditionnellement liées au dessin, une recherche expérimentale où l’artiste explore les possibilités qu’offrent certains phénomènes, comme l’ombre, pour produire des formes visibles du temps. Il renonce à l’idée de maîtrise et son travail et s’oriente alors vers les phénomènes naturels : lumière, ombre, vent, ondes sonores… L’atelier devient observatoire puis laboratoire. À partir de 2005, Bernard Moninot réalise des oeuvres aux enjeux plus complexes. Il combine trois notions qui constituent un programme artistique : le hasard, l’inconscient et l’intuition. Ses installations deviennent de plus en plus autobiographiques. Elles sont accompagnées de dessins préparatoires,  mais aussi d’autres plus autonomes réalisés simultanément d’après les installations. Le processus créatif est le sujet principal lié au développement du temps. Dans ses agendas, l’artiste consigne des petits événements, « une manière plus légère de faire entrer le temps de la vie dans mon travail »,  dit-il. L’exposition à la Fondation Maeght présente sept installations majeures, créées ces dix dernières années : Antichambre, Ensecrètement, Lumière fossile, Objets de silence, Chambre d’écho, Point de rosée et Mémoire du Vent,  ainsi que des oeuvres que l’artiste a réalisées spécialement pour la Fondation.

 

 

Nice: Hàm Nghi

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Par la rédaction 

Intitulée  L’Art en exil, la nouvelle exposition du musée des Arts Asiatiques de Nice  porte sur la vie et la production artistique de Hàm Nghi (1871-1944). Empereur d’Annam (Vietnam), exilé par les Français en Algérie à l’âge de 18 ans, il n’est jamais retourné dans son pays. Il a toute sa vie pratiqué la peinture, la sculpture, le pastel et le dessin. L’exposition réunit pour la première fois plus de 150 œuvres, objets et documents issus de collections privées et de musées parisiens (musée national des arts asiatiques – Guimet, musée Cernuschi, musée Rodin), relatant des pages de l’histoire et de l’histoire de l’art méconnues du public français. Elle s’appuie sur les travaux d’Amandine Dabat, commissaire de l’exposition, auteure d’une thèse de doctorat soutenue en 2015 et publiée en 2019, portant sur la vie et la production artistique de Hàm Nghi dont elle est l’arrière-arrière-petite-fille. Hàm Nghi est le premier artiste vietnamien formé par des peintres et sculpteurs français. Destitué de son titre d’empereur, il s’adonna, tout au long de sa vie d’exilé à Alger, à la pratique de son art. Il séjourna régulièrement en métropole, où il côtoya les milieux intellectuels et artistiques de son temps. Son œuvre fut fortement influencée par l’impressionnisme, le postimpressionnisme, Paul Gauguin, Auguste Rodin.

 

 

Le Cannet : Félix Vallotton

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Par la rédaction

Au musée Bonnard, l’exposition Vallotton en noir et en couleur vous propose de redécouvrir le « très singulier » Félix Vallotton, ami de Bonnard et des nabis. Près d’une centaine d’œuvres issue d’une collection privée suisse – principalement les célèbres gravures sur bois de l’artiste accompagnées d’une quinzaine de peintures, de l’époque nabie à sa maturité. Félix Vallotton, (1865-1925), helvétique de naissance, mais surtout amoureux de Paris arrive en France à l’âge de 17 ans. Il se fait très vite remarquer pour ses qualités de portraitiste. Artiste prolifique à la créativité débordante, il réalise plus de 1 700 peintures, environ deux 250 gravures, des centaines d’illustrations imprimées dans des revues et livres. Sans oublier ses très nombreux dessins et quelques sculptures. Il écrit enfin 3 romans, 10 pièces de théâtre et une trentaine de critiques et textes sur l’art. C’est avec ses bois gravés, scrutant de manière incisive la société contemporaine que Vallotton se fait connaître, collaborant à de nombreuses revues. La réalisation de ces bois participe au débat contemporain et à la rénovation de l’art de la xylographie. Excellent dans cette technique, il sait comme personne fouiller le bois pour ménager le blanc et sublimer le noir. Publiées dans la presse, ses gravures sont d’impitoyables charges contre l’enfer familial et la vie bourgeoise. Comme le résume si bien le critique Francis Jourdain, ce « huguenot critique et inquiet », morose et burlesque « ne cessera de scruter les beautés du laid que pour soigneusement examiner les laideurs du Beau”.

Mougins: Philippe Ledru

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Par Ph.D

Tout est parti d’une planche de contact retrouvée dans les cartons de l’agence Sygma,  où Philippe Ledru a travaillé comme reporter-photographe depuis 1974. Une série de photos de David Bowie, prises à la table de la conférence de presse du Festival de Cannes, où la rock star présentait deux films en 1983 : Furyo et Les Prédateurs. “J’avais passé trois jours à le shooter en exclusivité pour l’agence, se souvient le photographe, mais j’ai quand même préféré couvrir la conférence de presse, au cas où. J’ai bien fait ! Il m’a reconnu et m’a regardé assez longtemps pour que la photo ait l’air posée. Elle s’est trés bien vendue à l’époque et puis je l’ai oubliée. Quand je l’ai revue sur la planche contact, je ne sais pas pourquoi elle a attiré mon regard : son look de dandy, son regard qui vous suit comme celui de la Joconde, le port de main tenant la cigarette… Bref, j’ai eu idée de la retirer et d’en faire une série de lithographies“. Pour son exposition de la scène 55 à Mougins,  Philippe Ledru en a accroché une vingtaine, toutes différentes. Beaucoup ressemblent à des Warhol, une autre semble avoir été peinte par Combas. Toutes sont trés colorées et iconiques. En complément, car la salle est très grande,  Philippe Ledru montre d’autres images faites à Cannes, où il a couvert le Festival de 1975 aux années 90. On y retrouve Jack Nicholson, Robert de Niro au temps de Taxi Driver, les deux James Bond, Roger Moore et Sean Connery, réunis par le photographe alors qu’ils déjeunaient à La Colombe d’Or, et d’autres qu’on vous laisse le plaisir de découvrir…

Toulon : Pierre Charpin

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Par la rédaction

Dans le cadre de son nouveau cycle de programmation proposé en partenariat avec la villa Noailles, l’Hôtel des Arts de Toulon  met à l’honneur le designer français  Pierre Charpin,  dont la pratique prolifique du dessin nous transporte dans un univers délicat, sensible et coloré. La mise en regard de travaux originaux, de réalisations in situ et de dessins inédits spécialement conçus pour l’occasion donnera à découvrir ou re-découvrir sous un éclairage artistique et intimiste l’œuvre de ce designer incontournable .Designer, Plasticien, Scénographe, Pierre Charpin, né en 1962 vit et travaille à Paris et Ivry-Sur-Seine. Il consacre l’essentiel de son activité au design de mobilier et d’objet depuis le début des années 1990. Son approche du design est fortement influencée par sa formation en arts visuels reçue l’Ecole des Beaux-arts de Bourges au début des années 1980. Les recherches sur la forme et la couleur ainsi que sur les motifs appliqués à l’objet qui caractérise son travail se matérialisent aussi bien dans des objets édités en série limitée, principalement par la Galerie Kreo, que dans ses collaborations avec des entreprises de renommées internationales comme Alessi, Arita 16/16, Danese, Cristallerie Saint Louis, Hay, Hermès, Ligne Roset, la Manufacture Nationale de Sèvres, Träffa Träffa, Tectona, The Wrong Shop. Le dessin est à la base de son processus créatif. Il s’applique à la conception de projets de design et se concrétise parallèlement de manière autonome dans sa pratique artistique du dessin, ce qui témoigne d’une continuité avec sa formation. Plusieurs expositions personnelles lui ont été consacrées, ainsi qu’une monographie éditée par JRP Ringier en 2014.

Nice : Dont Acte

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Par La rédaction

À l’occasion des quarante ans de sa création, le musée, inauguré le 05 mars 1982, met en perspective de façon réflexive son évolution jusqu’à ce jour avant de franchir une nouvelle étape à partir de 2023, laquelle, partant de l’Art Naïf et de son plus zélé et opiniâtre défenseur, fera la part belle à l’art Brut et Singulier. L’exposition « Dont acte. 1982 – 2022 : le Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky, quarante ans d’un parcours » ,  consacrée à la célébration des quarante ans de la création du musée, présente des documents originaux, photographies intimes, œuvres émouvantes et sensibles pour la plupart jamais exposés.

 

Mougins: Eloge du hasard

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Par la rédaction

Pour sa troisième exposition publique depuis sa rénovation, le Centre de la photographie de Mougins explore une relation à l’inattendu et cette recherche de l’équilibre ténu entre maîtrise et lâcher prise, sans cesse remise en jeu par les photographes. Qui de mieux placés que l’artiste japonaise Yuki Onodera ou que le photographe chinois Li Lang pour démontrer La clairvoyance du hasard  ? Déjà au temps de Pline l’Ancien, l’idée de hasard est associée à l’acte créateur. Dans sa démarche, Li Lang (né en 1969, Chengdu), dont c’est la première exposition en Europe,  laisse pénétrer l’imprévisible dans la capture de l’image. L’histoire se forme à bord d’un train à grande vitesse, entre Canton et Pékin. En parcourant les 4600 kms qui séparent les deux villes, le photographe a pris une image par minute: l’exposition en projette 958 au total. 1h40 de paysages en noir et blanc, bercés par les récits enregistrés d’inconnus qui racontent la vie en Chine aujourd’hui.

Hasard accidentel. Hasard heureux. Hasards organisés. Yuki Onodera (née en 1962, Tokyo) donne à voir, à l’aide d’un cadrage précis, une réalité tangible, qui n’a pourtant rien de réel. Avec sa série Darkside of the Moon, elle invite (ou impose ?) une temporalité autre dans un territoire fluide – celui d’un carré, figure contraire à l’ordre des choses ou manifestation du suprématisme de l’Homme sur la nature. Ses images s’enchassent les unes dans les autres, dans des tryptiqus qui forment comme des trous de vers dans le continuum spacio-temporel et donnent accès à d’autres dimensions.  Citant Sophie Riestelhueber, Yasmine Chemali, directrice du Centre de la photographie constate : “Li Lang comme Yuki Onodera nous rappellent, à chaque tirage, la relation que nous avons au monde. Ils nous redisent que «nous disposons de moyens modernes pour tout voir, tout appréhender, mais [qu’] en fait, nous ne voyons rien ».

 

Nice : Frida Kahlo

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Par la rédaction

Ouverte au printemps 2021 avec l’exposition de Dominique Tarlé sur le séjour azuréen des Rolling Stones à la villa Nellcote, La Galerie de l’Instant prolonge son séjour à Nice avec une nouvelle exposition consacrée à Frida Kahlo. La vie de Frida Kahlo est une source d’inspiration et de fascination inépuisable, explique Julia Granon, la directrice de la galerie.  Il suffit de voir le succès des livres et autres expositions, créés autour de son nom pour réaliser l’impact qu’elle a sur le public.J’ai eu la chance l’année dernière de visiter l’exposition Frida Kahlo, Apperances can be Deceiving, à New York, et d’admirer ses tableaux, dessins, lettres, vêtements, effets personnels et des dizaines de photographies dont un délicat portrait, réalisé par son amie, l’assistante de Diego Rivera : Lucienne Bloch, lors de leur séjour à New York en 1933. Elle y est sagement assise dans sa chambre d’hôtel, une cigarette à la main, juste au-dessous d’un petit tableau : « Autoportrait au collier ». Ce regard pénétrant, tellement intense, sa confiance en elle et le poids de ce double regard du tableau au-dessus d’elle, m’avaient profondément marqué lors de cette visite. Il se trouve que quelques jours après, je croisais à nouveau cette photo, alors que j’exposais au salon AIPAD, toujours à New York, sur le stand d’un confrère ; j’ai ainsi pu m’offrir ce merveilleux tirage. Toute à ma joie et fière de mon achat,  je décidais alors de le montrer sur Instagram, et trouvais le tag @LucienneBloch…quelques heures plus tard, je recevais un message de sa petite fille, me remerciant de mon post ! C’est donc grâce à Instagram que j’ai pu commencer à échanger avec Lucienne Allen, qui porte le même prénom que sa grand-mère, et c’est ainsi que près d’un an plus tard, je suis si fière et si heureuse d’organiser cette exposition inédite de portraits de Frida Kahlo par Lucienne Bloch et de pouvoir partager ces instantanés avec ses nombreux admirateurs… ces portraits si simples et si puissants, de cette immense artiste, de ce personnage véritablement extraordinaire qu’était Frida Kahlo“. En complément à ces images, la galerie de l’Instant expose le “Cabinet de curiosités photographiques” de Jefferson Hayman. 

Nice : La Côte s’affiche

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Par la rédaction

Depuis plus de deux siècles, l’affiche attire le regard et fait réagir. Elle a depuis longtemps intégré les livres d’histoire et les fonds patrimoniaux. Les Archives départementales des Alpes-Maritimes conservent un riche fonds d’affiches consacrées à la promotion d’un territoire mythique : la Côte d’Azur. Elles constituent des témoignages souvent savoureux de sa construction du 19e au 20e siècle. Entre terre et ciel, de la mer à la montagne, ces images racontent l’histoire de la région, la grande comme la petite, des événements majeurs à ceux du quotidien. la nouvelle exposition de la galerie Lympia sur le port de Nice  est une invitation au voyage dans le « plus beau pays du monde » de Dominique Durandy. On s’y rend en train, en automobile ou en avion. On y profite d’un climat favorable et de paysages grandioses. On y découvre une terre de culture et de sport. Ce séjour haut en couleur s’achève au 20e siècle par une rencontre avec Éric Garence qui dévoile sa vision de la Côte d’Azur.

Nice: L’Appel du ring

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Par la rédaction

Le Musée National du Sport de Nice invite à découvrir l’univers unique de la boxe à travers les histoires singulières qui, au fil des rounds et des combats, ont façonné l’appellation de « Noble art ». Comme une invitation au voyage et à la découverte, le parcours d’exposition, divisé en six volets présentés comme autant de rounds, restitue une atmosphère singulière, évoluant perpétuellement entre ombre et lumière. Par des objets inédits d’abord, mais également par des dispositifs immersifs et interactifs permettant de découvrir ou de redécouvrir cette discipline qui déchaîne une passion souvent extrême, qu’elle soit positive ou négative, et ne laisse personne indifférent.La boxe occupe une place particulière dans le monde du sport. C’est le seul sport dans lequel la règle de base est de frapper l’adversaire, lui faire mal, le réduire à néant. Pourtant, le combattant se bat avant tout contre lui-même, à la rencontre de la vérité brute : être ou ne pas être le plus fort, le meilleur, au terme d’une épreuve souvent incertaine. Le succès l’érige parfois au rang de héros ; l’échec est parfois insurmontable. Loin d’être une rétrospective historique de la boxe, cette exposition raconte avant tout, sur plus de 500m2, des histoires d’Hommes, qui à l’appel du ring, offrent à travers des exploits physiques et des destins parfois tragiques, un sujet de société tellement riche qu’il est devenu au fil des ans, l’une des thématiques de prédilection d’Hollywood.