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Nice : Pentti Sammallahti

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Des vastes déserts de la mer blanche de Solovski en Russie, aux forêts denses d’Europe Centrale peuplées d’animaux improbables, et jusqu’aux confins du Monde, chaque photo de Pentti Sammallahti est une petite histoire, une fable, une légende qui dit en quelques mots qu’il suffit de voir pour que la beauté existe. Né à Helsinki en 1950, Sammallahti sait accorder à chaque détail, aussi ténu soit-il, un rôle prépondérant. Son regard creuse le visible de l’intérieur et fait remonter ces petites particules natives à la surface du monde, comme de la poussière de charbon, plus légère que l’air. Arpentant d’immenses territoires, souvent reculés, et de vastes espaces vierges ou peu peuplés, il laisse libre cours à sa quête d’une lumière particulière ou d’un horizon insoupçonné, usant du format panoramique dont il est un des maîtres incontestés, de sa science des contrastes subtils et d’une palette exceptionnelle des tonalités du noir et blanc. Parfois qualifié de « Bruegel de l’art argentique », Pentti Sammallahti parvient, par son génie du paysage, à « substantialiser » l’hiver qui, sous son regard, semble plus matière que saison. L’exposition Miniatures du musée de la photo Charles Nègre à Nice rend hommage au talent méconnu de ce photographe Finlandais, égal des plus grands. L’artiste, qui a photographié Nice, n’a, hélas,pas pu se déplacer pour le vernissage,  à cause de la situation sanitaire.

Monaco: Wandré Guitars

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Après deux expositions -évènements consacrées à David Bailey et aux créations picturales de Boy George , GM Design Gallery  à Monaco expose la collection de guitares Wandré du collectionneur Suisse, Maurice Suissa. Producteur de spectacles, spécialisé dans les groupes des années 60-70, Maurice Suissa a accumulé au cours de sa carrière quelques 150 modèles du luthier italien Antonio Pioli. Des modèles aux formes et aux couleurs psychédéliques,  construits à partir de 1957 dans des matériaux composites sous le nom commercial de Wandré Guitars. Une marque devenue culte après que Bob Dylan ait craqué pour un de ses modèles. Le guitariste d’Aerosmith Joe Perry en possède également une, qui lui a été donnée par Johnny Depp. Un joli cadeau quand on sait que les modèles les plus rares se négocient aujourd’hui autour de 60 000 euros.  L’exposition présente aussi une Fender Stratocaster customisée par le street artiste Alec Monopoly en hommage à Antonio Pioli. L’exposition sera visible à Monaco jusqu’au 10 octobre avant de partir pour d’autres capitales.

 

 

 

 

Nice : Ursula Biemann

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Depuis plus de vingt ans, l’artiste et auteure Suisse Ursula Biemann, entremêle étroitement dans ses essais vidéo, les défis écologiques contemporains, l’extraction et la distribution inégale des ressources de la Terre et les flux migratoires, conséquences de la pression exercée sur l’environnement et tous les êtres vivants.  Pour la première fois en France, l’exposition que lui consacre le MAMAC rassemble plusieurs œuvres vidéo de l’artiste avec une sélection focalisée sur les questions environnementales. Ursula Biemann nous emmène des plaines désormais bitumeuses du Nord du Canada, aux terres inondées du Bengladesh ; des luxuriantes forêts d’Equateur où des peuples indigènes luttent juridiquement pour préserver leur écosystème et leur cosmovision, aux interactions et drames invisibles qui se jouent au cœur des océans ou dans les territoires Sami, en Norvège. Très informée des recherches scientifiques en cours et des débats philosophiques et anthropologiques autour des enjeux écologiques, l’artiste instille dans son œuvre filmée des visions éco-féministes.  L’exposition montre également l’évolution de sa pratique depuis des essais vidéo donnant voix à d’autres géographies, jusqu’à des récits fictionnels, voire de science-fiction. Le territoire de l’imaginaire et l’invention de récits apparaissent comme de possibles voies aujourd’hui pour envisager de nouvelles relations au monde et une éthique des relations avec d’autres espèces. Loin de céder au catastrophisme ambiant, Ursula Biemann invite ainsi à réapprendre notre appartenance originelle à l’ordre naturel et à entendre la voix de peuples qui vivent dans des interactions riches et respectueuses avec le non-humain.

Nice: Enfer et fantômes

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Plongée dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques au musée des Arts Asiatiques de Nice avec l’exposition « Enfers et Fantômes d’Asie ». Présentée en 2018 au musée du quai Branly à Paris , l’exposition  propose un parcours aux frontières du réel, où se croisent principalement le cinéma, l’art religieux, le théâtre, la création contemporaine, le manga ou le jeu vidéo. Des estampes d’Hokusai à Pac-Man, des peintures bouddhiques au J-Horror  (cinéma d’horreur japonais des années 1990-2000) avec le film  Ring , du culte des esprits en Thaïlande au manga d’horreur, la figure du fantôme hante l’imaginaire asiatique depuis des siècles. En Chine, en Thaïlande ou au Japon – terrains d’étude de l’exposition – l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles. Esprits errants de la forêt, femmes-chats vengeresses, revenants des enfers affamés (« walking dead »), vampires sauteurs ou yokaïs (créatures fantastiques du folklore japonais), leurs apparitions sont multiples et se jouent des époques et des supports artistiques. Une chasse aux fantômes en réalité augmentée dans la rotonde du musée complète l’exposition d’une manière très ludique.

 

 

Monaco : Immersion

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Inaugurée le 18 juillet au musée océanographique de Monaco, l’exposition interactive IMMERSION dévoile aux visiteurs l’une des 7 merveilles naturelles du monde : la Grande Barrière de corail.  Avec plus de 2300 km de longueur, la grande barrière de Corail australienne couvre 348 000 km2 de superficie. C’est la plus vaste construction d’origine animale de la planète, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Les récifs coralliens, qui abritent 30 % de la biodiversité marine, sont pourtant menacés à large échelle. C’est pourquoi le Musée océanographique a choisi de sensibiliser petits et grands à la beauté et  à la fragilité des récifs coralliens, avec cette exposition accompagnée de nombreuses animations ludiques et pédagogiques. Grace à un dispositif technologique impressionnant (40 vidéos projecteurs) ,  qui occupe la quasi-totalité du volume de la Salle de la Baleine, le visiteur est propulsé au cœur d’un récif., comme s’il plongeait lui-même sur la grande barrière. Par la  projection d’images sur 10 mètres de haut  (250 m2 au sol !),    IMMERSION reproduit la vie d’un récif, au large de la côte australienne. Une expérience centrée sur le réalisme des sensations de plongée, dans un milieu vivant en perpétuel mouvement, où toutes les rencontres sont possibles. A couper le souffle ! 

Nice: Le meilleur du sport

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(Photo Stephane Mantey) 

Sur plus de 500 m2, le Musée National du Sport met en lumière une centaine de chefs-d’œuvre photographiques, réalisés par les meilleurs reporters spécialisés dans la photo de sport. Les images sélectionnées pour cette exposition illustrent l’excellence de leur travail, leur talent particulier à saisir l’instant décisif, à la fois riche en intensité et en émotion. Cette exposition est réalisée en partenariat avec le festival Paris SportPhoto, dont la première édition organisée au Carreau du Temple à Paris, en novembre 2019, a été un franc succès. Elle remplace l’exposition Médias & Sport, initialement programmée cet été, mais reportée au 10 décembre 2020, en raison de l’épidémie de COVID-19. Les photos présentées ont été réalisées par des photographes de 30 pays différents, qui ont participé au concours professionnel lancé par Paris SportPhoto en 2019, à travers 6 catégories différentes. La photo d’action : une action à son apogée, l’intensité d’un moment de sport. La photo de reportage : un travail au long cours sur des sujets tels que sport et société, économie, dopage, place de la femme, de l’enfant, traditions culturelles. La photo insolite : illustre un aspect incongru, décalé, surprenant ou drôle de la prise de vue. Le portrait : gros plans de visages saisis pendant une épreuve sportive, en plein effort, ou portraits dans l’intimité. L’aspect expressif du visage est privilégié. La photo de sports extrêmes : sports à haut risque et de plein air. La photo hors stade : sports pratiqués en dehors des lieux habituels (cours de récréation, plages, etc). A voir jusqu’au 8 novembre en plus de l’exposition permanente du musée qui s’est enrichie en juillet de la combinaison d’Aurélie Muller, triple championne du monde de natation en eau libre.

Cannes : Kehinde Wiley

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Né à Los Angeles en 1977, Kehinde Wiley porte un regard critique sur l’histoire de l’art en réinterprétant les représentations traditionnelles du pouvoir. Son style se caractérise par la volonté de replacer l’homme noir au cœur de l’Histoire. Ainsi, tel un DJ qui remixerait et samplerait des grands classiques de la musique, Kehinde Wiley reprend de grands classiques de l’Histoire de l’art qu’il recompose avec des personnages afro-américains imprégnés de culture hip-hop. L’accrochage présenté à La Malmaison propose une sélection d’une trentaine de toiles et de vitraux présentant le travail de l’artiste, pour sa première exposition personnelle dans une institution française.

Nice : L’été au 109

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Du 10 juillet au 29 août, plus de 200 artistes de toutes disciplines occupent Le 109 dans le cadre de l’événement « Voilà l’été. Un éclairage public pas comme les autres ». Du mercredi au samedi (à l’exception du 15 août), résidents et productions invitées déroulent en 7 grands week-ends un vaste programme destiné à accueillir tous les publics. Art contemporain, musiques, arts numériques, danse, théâtre, marionnette, cinéma en plein air, arts urbains, réflexions plus globales sur l’art et la création… Il y en aura pour tous les goûts.  En guise d’ouverture de l’événement, le 10 juillet, le  vernissage des deux expositions dans la Grande Halle du 109 et à La Station, a été animé par un DJ set de Dimitri from Panisse, accompagné de petites formes dansées par la Compagnies Antipodes, un concert de l’Orchestre Philharmonique de Nice dédié aux musiques de films et d’une séance de cinéma en plein air… Après la grande expo Ben de l’an dernier et en dépit des mesures sanitaires,  le 109 sera cet année encore  un spot incontournable de l’été Niçois.

Vallauris : Mounira Al Sohl

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Artiste multidisciplinaire travaillant aussi bien la vidéo, la photographie, l’installation, le dessin ou la broderie, Mounira Al Solh, née en 1978 à Beyrouth,  aborde les enjeux de déplacements à l’échelle de l’Europe et de la Méditerranée, et notamment la crise des réfugiés syriens, à l’origine de plusieurs séries d’œuvres depuis 2012. Son œuvre se nourrit de récits collectés, mêlant histoires collectives et histoires personnelles, qui forment autant de manières d’évoquer la résilience face aux conflits contemporains. À l’occasion de son invitation au musée national Pablo Picasso de Vallauris, Mounira Al Solh expose l’œuvre récente Mina El Shourouk ila Al Fahmah – Lackadaisical sunset to sunset, une tente brodée des 24 noms arabes désignant les heures du jour et de la nuit, comme “Al Fahmah”, heure de la nuit se traduisant par le mot « charbon ». Dans l’espace intime et protégé formé par la tente, sont inscrits plusieurs récits qui traitent de l’émancipation féminine dans le monde arabe. Cette installation est complétée par une broderie spécialement conçue pour l’occasion, détournant le personnage du guerrier de la paix de Picasso d’un point de vue féministe, et mis en relation avec le mouvement de contestation actuel au Liban. Ce projet s’inscrit dans la série des invitations faites par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes à des artistes contemporains d’exposer dans la chapelle du musée national Pablo Picasso de Vallauris. Pensées en résonance avec le chef-d’œuvre de Picasso La Guerre et la Paix, ces expositions explorent chacune à leur façon la notion d’engagement.

Nice : Matisse Métamorphoses

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Henri Matisse sculpteur reste encore à découvrir. Riche de quatre-vingt-quatre pièces réalisées entre 1900 et 1950, cette partie de l’œuvre couvre toutes les périodes de son parcours artistique et accompagne ses réalisations picturales, dont elle est indissociable. Même si la peinture demeure son principal mode d’expression, Henri Matisse est de ces artistes complets dont la pratique multiple explore des médiums variés. La sculpture de Matisse constitue une œuvre à part entière à mettre en regard de celle des grands sculpteurs du XXe siècle venus après Auguste Rodin. L’exposition “Métamorphoses” du musée Matisse, à Nice, prend pour point de départ la méthode de création de l’artiste et son travail de transformation de la figure selon des déclinaisons sérielles. Elle montre également un important ensemble de sculptures extra-occidentales issu de la collection de l’artiste, source d’inspiration, en dialogue avec l’œuvre de Matisse. Durant l’été, en marge de cette exposition, la Compagnie Voix Public propose une déambulation théâtrale sur les traces de l’artiste Henri Matisse. Cette balade, qui commence devant les Arènes de Cimiez, s’aventure dans les allées du jardin, des ses oliviers, et se conclut dans le jardin du Monastère. Tout au long de cette promenade artistique, un comédien, campant le rôle de Matisse, s’empare de ses mots et de ses œuvres, évoquant tour à tour les moments qu’il a passé à Nice. Pour toute la famille, amateur d’art ou simplement curieux de découvrir un site et un artiste d’exception qui a vécu à deux pas du musée Matisse, au Régina, cette visite ravira les petits (à partir de 10 ans) et les grands. Cette déambulation théâtrale peut se savourer seule, ou constituer une très belle introduction ou conclusion à l’exposition ” Matisse Métamorphoses” prolongée jusqu’au 15 septembre après la fermeture du musée durant le confinement.

Biot : Gilbert & George

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Dans le prolongement du Pop Art, Gilbert & George s’inscrivent aussi dans la continuité de l’œuvre de Fernand Léger. Leur émerveillement devant le spectacle quotidien de la ville, leur engagement politique qui les conduit à retranscrire les transformations de la société, leur évolution vers une monumentalité de plus en plus affirmée, et leur conviction de la nécessité d’un art pour tous sont autant de points communs qui unissent les trois artistes, par-delà les générations. Cet été, le musée national Fernand Léger a donc choisi de mettre en miroir, dans un écho contemporain visuellement saisissant, la puissance plastique du tableau Les Constructeurs, peint par Fernand Léger en 1950 et la complexité du triptyque monumental, CLASS WAR, MILITANT, GATEWAY, créé en 1986 par le couple d’artistes britanniques. La scénographe Maddalena Giovannini a conçu,  avec les deux commissaires de l’exposition Anne Dopfler et Julie Guttierez, une installation totalement originale pour la présentation du triptyque,  qui quitte pour la première fois les cimaises de la fondation Louis Vuitton à Paris pour être exposée dans un musée national. Composée de 300 panneaux, l’oeuvre a été montée dans uneboîte rouge” de 80 M2 et 5 mètres de haut,  spécialement conçue à son intention, avec un éclairage qui donne l’impression qu’il s’agit de projections sur écrans géants. L’effet a séduit les artistes eux-mêmes, qui n’acceptent d’habitude que des accrochages très classiques. Sécurité sanitaire oblige, les visites de la “boîte rouge” sont limitées à une vingtaine de personnes à la fois. En cas d’embouteillage devant le rideau d’entrée, on peut patienter agréablement en regardant le film que Julian Cole a consacré à Gilbert & George. Avec cette exposition, le musée Fernand Léger fait l’événement de l’après confinement. Sa visite sera, plus que jamais,  un des incontournables de l’été azuréen. 

Monaco: João Maria Gusmão

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Artiste oublié de l’histoire de l’art et de la scène, le peintre Eugène Frey (Bruxelles 1864 – Courbevoie 1942) inventa en 1900 la technique des « Décors lumineux à transformations » – un système complexe de projections lumineuses combinant techniques picturale, photographique et cinématographique, qui permettait de conférer aux décors de scène de multiples variations de couleurs, de lumières et de formes mais aussi d’y intégrer des images en mouvement. Il développa ce procédé unique sur la scène de l’Opéra de Monte-Carlo, entre 1904 et 1938. Dans la volonté de redécouvrir l’œuvre prolifique d’Eugène Frey, le Nouveau Musée National de Monaco a invité l’artiste portugais João Maria Gusmão (Lisbonne 1979) à réinterpréter la technique des Décors lumineux.  Assimilant sa recherche à une enquête métaphysique sur le terrain des médias analogiques expérimentaux, détournant au passage le vocabulaire de pionniers du cinéma (tels Eadweard Muybridge) ou de physiciens et philosophes des sciences (James Clerk Maxwell, Ernst Mach), João Maria Gusmão a élaboré une installation scénographique composée de multiples projecteurs de diapositives modifiés. Synchronisées dans les différents espaces de la Villa Paloma, ces projections réactivent les différentes techniques d’animation utilisées par Frey, sous la forme d’un « micro-cinéma en lumière continue ».Au fil de ce parcours pré-cinématographique, l’exposition confronte différents projets décoratifs d’Eugène Frey aux créations expérimentales de nombreux autres inventeurs, des premières années du XXe siècle jusqu’à nos jours, parmi lesquelles : les pièces d’ombres de Caran d’Ache; le théâtre mécanique de l’artisan-horloger Emmanuel Cottier ; le théâtre d’ombres de l’artiste Hans-Peter Feldmann et les performances de Lourdes Castro ; les films de silhouettes créés par Lotte Reiniger ou Michel Ocelot ; les expériences fantasmagoriques de Georges Méliès, Alexandre Alexeïeff et Claire Parker ou encore Jean Hugo ; les chorégraphies lumineuses de Loïe Fuller et les installations de Gusmão + Paiva.

Menton : Cocteau Design

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Cette nouvelle exposition du musée Jean Cocteau à Menton propose de découvrir une facette inattendue de Jean Cocteau, celle d’un remarquable designer qui a su mettre son talent au service du quotidien, transformant des objets usuels en véritables œuvres d’art. On le connaissait dessinateur, peintre, dramaturge, cinéaste, et avant tout poète ; on le découvre ou le redécouvre céramiste, créateur de bijoux, dessinateur de mode, affichiste, décorateur, appliquant cette poésie à enchanter des objets parfois très prosaïques. Le parcours du Bastionmusée-œuvre d’art décoré par Jean Cocteau lui-même – met en scène cette multiplicité de domaines, entre avant-gardisme et pop culture, considérés en leur temps comme en marge de la création artistique, et pourtant aujourd’hui largement reconnus. En parallèle de cet accrochage, le musée Jean Cocteau propose de découvrir un autre aspect du travail de designer de l’artiste au travers d’une exposition virtuelle consacrée aux affiches qu’il a conçues au cours de sa carrière.

 

 

Nice : Les Années joyeuses

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La nouvelle exposition du musée Massena à Nice met à l’honneur le parcours exceptionnel de Jean Ferrero, photographe instinctif, collectionneur atypique et marchant d’art avisé qui incarne, à sa manière directe et joviale, la mémoire d’une période glorieuse de l’art contemporain à Nice qui façonne encore aujourd’hui l’identité artistique de la ville. Témoin privilégié de l’aventure de ce courant artistique dans la région niçoise depuis la fin des années 50, Jean Ferrero l’a vécue au plus près des artistes qu’il a collectionnés et montrés, avec des affinités profondes notamment avec Arman et César, dont il fut non seulement un des marchands mais aussi un ami et un complice actif dans l’élaboration de leur œuvre. Cette exposition colorée et ludique présente ainsi les nombreuses facettes d’un homme et d’une époque, surprenantes, iconoclastes, riches d’une liberté sans frein. Elle compose, à la façon des impressionnistes, le tableau des liens de Jean Ferrero aux événements et aux hommes, autant qu’à l’art.

Saint Raphaël : Louis de Funès

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Ouvert à l’été 2019, le musée Louis de Funès de Saint Raphaël, tout proche de la gare, est le seul musée entièrement dédié à Louis de Funès : l’artiste et l’homme. On peut y  découvrir la vie et l’oeuvre du comédien préféré des Français à l’aide de centaines d’objets,  affiches, décors et récompenses qui dessinent sa carrière hors norme. Tout a été pensé pour que la visite soit un agréable moment en famille, une visite faite de divertissements et de découvertes. Plus de 350 documents sont présentés : des photographies personnelles, de tournage et de films, des dessins, des lettres, mais aussi des extraits de films. La Grande Vadrouille, Le Corniaud, La Folie des Grandeurs, Le Grand Restaurant, L’Aile ou la Cuisse sont projetés dans des télévisions d’époque mais aussi sur grand écran, pour retrouver, par exemple,  les fameuses chorégraphies des Aventures de Rabbi Jacob, du Grand Restaurant et de L’Homme orchestre. Louis de Funès est aussi présent grâce à des téléphones disséminés un peu partout, dans lesquels il raconte des anecdotes, des récits et des confidences sur sa vie et son travail. Le visiteur est  en immersion dans ce temple dévolu à l’acteur, où il peut rejouer quelques scènes, retrouver les gags de certains films et s’exercer à des jeux inventés autour des films de l’acteur,  à partir de dessins de Stephan Zimmerli, artiste, architecte, scénographe et musicien, membre fondateur et directeur artistique du groupe Moriarty.