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Monaco : Collection Diane Venet

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Par la rédaction

Diane Venet a acquis son premier bijou d’artiste, une broche du peintre Roy Lichtenstein, à New York en 1967. Mais c’est sa rencontre avec le sculpteur Bernar VENET, en 1985 qui la décide à constituer, au gré de rencontres, de coups de cœur ou de commandes suscitées auprès d’artistes, une collection dédiée au bijou d’artiste. Diane Venet  a réuni, en 30 ans, une collection riche de plus 230 bijoux d’artistes. 180 d’entre eux, signés  Picasso ,  Jeff Koons,  Roy Lichtenstein, Frank Stella, Niki de Saint-Phalle, Keith Haring,  Louise Bourgeois, ORLAN ou Miguel Chevalier sont dévoilés au Grimaldi Forum Monaco. A voir en complément de l’exposition rétrospective Giacometti.

 

Nice : Charles Bébert

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Jean Paul Belmondo © Charles Bébert BD

Dans le magasin de Charles Bébert, au  15 rue Dalpozzo, à Nice, fermé depuis plus de 25 ans, rien n’a bougé. En 2019, son fils Stéphane décide de faire du rangement, de classer, de numériser et d’archiver les négatifs de son père.Plus de 50 ans d’archives se trouvent dans ce local familial. Enfin plutôt ceux que Charles Bébert a eu la bonne idée de conserver,  car la plupart de sa production originale a été perdue ou pire encore, détruite par les différentes agences avec lesquelles il travaillait à l’époque et qui ont malheureusement disparu pour une grande partie d’entre elles. Mais il s’avère que dans les milliers de documents conservés à Nice, certains sont de véritables trésors. Très vite, certaines images semblent offrir de possible thématique d’expos. A la Galerie du Musée de la photographie Charles Nègre, c’est donc une sélection de 90 photos regroupées par thématique que le public peut découvrir  cet été : tirages vintage, cinéma, musique, portraits de femmes, foot (grande passion de Charles Bébert), sport, famille princière de Monaco, stars arrivant à l’aéroport ou encore le Nice des années 60, 70…

Johnny Hallyday © Charles Bébert BD

Pour mieux comprendre le point de départ de cette expositions, il faut se plonger dans le parcours de Charles Bébert, mémoire photographique vivante de la Côte d’Azur. Pendant plus d’un demi-siècle dans la presse, Charles Bébert, aujourd’hui âgé de 85 ans,  a écrit sa vie sur pellicules. Ses photos racontent « l’âge d’or » de la French Riviera : époque où les photographes jouaient encore un rôle social majeur dans la diffusion de l’information, avant l’expansion de la télévision. Dans ces années-là, la proximité naturelle existante entre les artistes, comédiens, sportifs, politiques et gens de la presse, offrait aux photographes un réel confort de travail. Charles Bébert y a ajouté quelques ingrédients personnels : spontanéité, générosité, originalité et fidélité. Avec quelques figures marquantes du paysage musical français comme Claude François, (dont il fut pendant 10 ans l’attaché de presse dans le Sud-Est), Johnny Hallyday, Charles Aznavour et bien d’autres, il entretiendra de véritables liens d’amitié. Correspondant dans le Sud notamment pour l’agence Sipa Press et pour Flash Press en Espagne, tout au long de sa vie Charles Bébert va diffuser ses photos dans de nombreux journaux et magazines. De son expérience comme photographe de plateaux, lors de films tournés notamment aux Studios de la Victorine avec Jean Girault, Georges Lautner, ou Philippe Clair…, vont naître aussi d’authentiques complicités avec certains des plus grands acteurs français et plus particulièrement avec Jean-Paul Belmondo dont  une série de photos  prises entre 1964 et 1984, sur ses tournages azuréens, ont fait l’objet de tirages grand format exposés à l’extérieur de la Galerie, place Gautier.

Mougins: Isabel Munoz

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Par la rédaction

Après d’importants travaux de rénovation qui l’ont transformé en espace d’exposition ultra moderne,  le  Centre de la photographie de Mougins réouvre enfin ses portes au public avec une exposition de la photographe espagnole, Isabel Muñoz. Née à Barcelone en 1951, Isabel Muñoz vit et travaille à Madrid depuis 1970. Reconnue internationalement, elle se distingue par l’emploi de formats XXL et par ses tirages au platine. Sa première exposition, Toques (1986), à l’Institut français de Madrid lance sa carrière. Dès lors, elle s’exprimera dans le cadre d’expositions individuelles et collectives et recevra de  nombreuses récompenses et de multiples distinctions. L’exposition de Mougins rassemble 38 tirages et quatre vidéos, résultat de plusieurs voyages effectués au Japon entre 2017 et 2020. Inédites pour la plupart, les photographies d’Isabel Muñoz nous offrent de multiples portraits qui, tous, conservent la trace d’un enracinement dans une culture alternative japonaise, entre respect et dépassement de la tradition. Dans une galerie surprenante de personnages, on aperçoit les danseurs de butō, ce mouvement de transgression de la danse en réaction au militarisme et à Hiroshima. Plusieurs générations de danseurs convoqués par Isabel Muñoz expriment la proximité entre la souffrance, la beauté et la mort. On voit des nus troublants de yakuzas, on assiste à des scènes de shibari.  Isabel Muñoz parvient à guider le spectateur au plus près des danseurs du butō, au plus près des tatouages des yakuzas, dans la douleur et la jouissance du shibari. Là où l’on n’oserait se rendre, là où on ne peut se rendre. Confusion volontaire d’images fixes et de mouvements lents, les installations évoquent également le changement climatique et la permanence des éléments premiers, l’eau, la terre…

Vence : Les Giacometti

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Par la rédaction

L’exposition d’été de la Fondation Maeght à Vence  s’intitule « Les Giacometti : une famille de créateurs ». Son commissaire Peter Knapp propose de découvrir le talent et l’originalité des membres de la famille Giacometti : Alberto, mondialement connu ,  son père Giovanni, son cousin Augusto et ses deux frères Diego et Bruno. Qu’ils soient peintres, sculpteurs ou architecte, ils ont marqué l’art du XXᵉ siècle. Réunis pour la première fois en France, les Giacometti incarnent cinq artistes aux parcours différents mais entremêlés. Cette exposition originale permet de découvrir la famille culturelle qui fit Alberto Giacometti, le plus célèbre auprès du grand public. Elle témoigne de la place de cette famille dans l’art comme des liens qui unissaient ses cinq membres. L’exposition évoque leur relation intime à leur village natal, Stampa, dans le canton des Grisons en Suisse, devenu aujourd’hui un lieu incontournable de l’histoire de l’art moderne. Les sculptures et dessins majeurs d’Alberto Giacometti, appartenant à la collection de la Fondation Maeght, sont accompagnés par un ensemble de peintures, objets et meubles, films, lettres et photographies d’archives. Une exposition à voir en complément de la grande rétrospective que consacre le Grimaldi Forum de Monaco à Alberto Giacometti (lire ici). C’est décidément l’été des Giacometti sur la Côte d’Azur !

 

 

Monaco : Alberto Giacometti

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Par la rédaction

La Fondation Giacometti s’associe au Grimaldi Forum pour présenter, pour la première fois à Monaco, une exceptionnelle rétrospective de l’œuvre du sculpteur et peintre Alberto Giacometti, la plus importante de ces dernières années. Placé sous le commissariat d’Émilie Bouvard, directrice scientifique et des collections de la Fondation, ce voyage dans la création d’Alberto Giacometti se fait sous le signe de l’émerveillement. Celui de Giacometti, face au réel « merveilleux », comme il le dit souvent, lui qui s’est attaché à représenter ce qu’il voit autour de lui, sans hiérarchie : intimes aimés, objets de son atelier, choses du quotidien, paysages de son enfance suisse ou des faubourgs parisiens… La scénographie de l’exposition, la richesse des œuvres présentées viennent à leur tour émerveiller le spectateur placé au cœur de l’intimité de l’artiste. Le parcours de l’exposition fait la part belle à toutes les périodes, à tous les media, sculpture (plâtres, bronzes), peintures, dessins, estampes, auxquels Giacometti a eu recours. Il permet une vue complète de sa création, des œuvres de jeunesse à la période surréaliste, du retour à la figuration à son travail d’après modèle, et à l’invention des grandes icônes de l’après-guerre.

Rassemblant près de 230 œuvres accompagnées de photographies, cette exposition jalonnée de chefs-d’œuvre offre de merveilleuses découvertes autour de 14 séquences originales. Un espace immersif restitue notamment l’esprit de l’atelier en révélant les détours et les interrogations qui marquent le processus créatif d’Alberto Giacometti. Les thèmes privilégiés par l’artiste – la représentation de la tête, du visage, du corps féminin – ressortent particulièrement, mais on découvre aussi son rapport à la solitude, à la mélancolie, et son travail acharné avec ses modèles : sa femme Annette, son frère Diego, ses amis proches. Le visiteur rencontre ainsi un autre Giacometti, celui qui expérimente aux limites de la sculpture, et le formidable peintre qu’il était. Malgré les contraintes sanitaires qui ont pesé sur sa préparation,  le Grimaldi Forum peut s’enorgueillir d’accueillir, une fois de plus, LA grande exposition de l’été sur la Côte d’Azur.

Nice : Sebastiao Salgado

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Par Ph.D

Présentée au Musée de l’Homme en 2018-2019,  l’exposition Déclarations du photographe brésilien Sebastião Salgado illustre certains des articles de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme avec des images contemporaines, prises dans le monde entier. Le droit à la vie, à la liberté, à l’asile, à la liberté de pensée, de conscience et de religion, le droit à l’éducation, au travail et d’autres encore, des articles qui font particulièrement échos aux valeurs humanistes que le photographe illustre en portant un regard rétrospectif sur son œuvre. Grace au prêt du musée de l’Homme, le musée de la photographie Charles Nègre de Nice invite à voir ces 31 images en noir et blanc grand et moyen format réalisées dans 20 pays ( Afghanistan, Angola, Algérie, Bosnie, Brésil, Éthiopie, France, Hong Kong, Inde, Indonésie, Italie, Kenya, Mexique, Mozambique, Philippines, Rwanda, Somalie, Soudan et Tanzanie )  au cours des 40 ans de carrière d’un des plus grands photographe de reportage vivants. Des images comme autant de témoignages émouvants qui incarnent la nécessité de défendre au quotidien les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, quelle que soit la région du monde concernée, soulignant la portée universelle de ce texte. On peut également profiter de l’exposition pour voir le film que Wim Wenders a consacré au travail de Salgado, Le Sel de la Terre (Prix spécial du jury Cannes 2014),  qui est diffusé en permanence dans la dernière salle du musée.

Nice : Pierre Matisse à NYC

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Par la rédaction

En consacrant une grande exposition à Pierre Matisse, le Musée Matisse revient sur le parcours exceptionnel du plus jeune fils d’Henri Matisse, marchand d’art à New York et figure incontournable du monde de l’art modernePendant près de soixante années, la Pierre Matisse Gallery a joué un rôle considérable pour la défense de l’art moderne français et européen aux États-Unis, durant une période qui a façonné les grandes collections américaines privées et institutionnelles. À travers plus de trois cents expositions, c’est toute une génération d’artistes européens qui a ainsi pu exister sur la scène new-yorkaise et contribuer à son dynamisme. Pierre Matisse s’est employé à construire des notoriétés et à valoriser les carrières américaines des grandes figures de la galerie que furent Henri Matisse, Joan Miró, Alexander Calder, Balthus, Alberto Giacometti, Jean Dubuffet et Marc Chagall, pour ne citer que les principaux. Son action visait plus à défendre des singularités qu’à soutenir des courants, qu’ils portent le nom de fauvisme, de cubisme ou de surréalisme, ou encore d’École de Paris. Sans prétendre à l’exhaustivité, l’exposition Pierre Matisse, un marchand d’art à New York retrace cette odyssée à travers près de soixante-dix œuvres de vingt-trois artistes essentiels de la galerie. L’exposition a bénéficié de prêts majeurs de la Pierre and Tana Matisse Foundation (New York), de la collection Ezra et David Nahmad ainsi que de collections particulières. De la dation « Pierre Matisse » à l’État français dont le Musée national d’art moderne fut le bénéficiaire, sont présentés 15 chefs-d’œuvre que l’institution parisienne a généreusement prêtés au musée, ouvrant la voie à la signature d’un partenariat pluriannuel entre la Ville de Nice et le Centre Pompidou.

Marseille : Unzipped

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Par Ph.D

Trois ans presque jour pour jour après avoir donné leur dernier concert au Stade Vélodrome de Marseille, les Rolling Stones y sont de retour depuis le 10 juin par le biais de leur grande exposition itinérante, intitulée Unzipped. Créée (sous un autre titre) à Londres, l’exposition qui retrace leur phénoménale carrière avec plusieurs centaines d’objets (affiches, dessins, pochettes, costumes, instruments…) tirés de leurs archives personnelles, fait depuis escale dans les grandes capitales européennes. Et c’est Marseille qui a été choisie pour en être l’étape française. Il faut dire que, comme le disait Philippe Manoeuvre,  lors de la présentation de l’évènement à la presse: “Marseille et les Stones, ça remonte à la plus haute antiquité. C’est un peu le groupe national là-bas !” Les Stones y ont effectivement donné leur premier concert en 1966, à la salle Vallier,  et sont  régulièrement revenus, depuis,  jouer au stade Vélodrome.  Jusqu’au 5 septembre, les visiteurs pourront déambuler dans les 2000 M2 de salons du stade Vélodrome pour découvrir cette  exposition géante et ultra immersive. Parmi les pièces les plus intéressantes (hors costumes de scène et instruments) : les mini carnets de notes secrets de Keith Richards, les cahiers de chansons de Mick Jagger , les maquettes des scènes des dernières tournées et la reconstitution presque grandeur nature des studios Olympics (où Godard les filma en train d’enregistrer “Sympathy for the Devil”) et du squat de Mick, Keith et Brian Jones à Edith Grove (Londres). Là, selon Keith, ils ont appris à jouer ensemble… Mais pas à faire la vaisselle, ni le ménage visiblement, quel taudis !  L’expo se termine sur un concert filmé des Stones en multiécrans auquel on accède par le backstage. On peut aussi visionner, dans une autre salle, plusieurs de leurs films de concerts dont le fameux Ladies and Gentlemen de la tournée 72. A la sortie,  n’oubliez pas de passer par le stand de merchandising digne d’une tournée mondiale:  on y trouve diverses merveilles dont le magnifique catalogue de l’expo édité par  Flammarion  et le livre de Benoit Jarry sur Nellcote  . Règles sanitaires obligent, la visite ne se fait que sur inscription préalable, avec une jauge de 200 personnes maximum.  Il est donc conseillé de réserver ses places très à l’avance.

Nice : Dominique Tarlé

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Par Ph.D

A la fin du printemps 1971, alors jeune photographe, Dominique Tarlé débarquait sur la Côte d’Azur pour photographier les Rolling Stones qui enregistraient leur nouvel album, Exile on Main Street,  dans la maison louée par Keith Richards à Villefranche sur mer : la villa Nellcote. “J’avais prévu d’y passer un après midi, mais au moment de repartir Keith et sa femme Anita ont voulu que je reste“, raconte le photographe. Le séjour de Dominique Tarlé à Nellcote a finalement été presqu’aussi long que celui des Stones: près de 6 mois !  Un été de folie, où entre deux sorties en mer, une virée en Jaguar à Monaco ou à Cannes et le mariage de Mick Jagger à Saint Tropez, les Stones ont enregistré assez de musique pour remplir un double album et Dominique a fait assez de photos pour occuper le reste de sa vie à les classer, les tirer, les publier et enfin les exposer.  Un demi siècle plus tard, le photographe revient sur la Côte d’Azur à l’invitation de sa galeriste, Julia Gragnon, pour exposer tout l’été , rue Gioffredo à Nice, les photos de Nellcote. Des images devenues célèbres pour beaucoup (et dont la côte atteint 10 000 € pour les plus grands formats) et d’autres qui n’avaient encore jamais été montrées. Comme celles de  Keith Richards à bord de son bateau ou au volant de sa Jag, celle de Mick Jagger à la terrasse d’un café, celle de Keith et sa compagne Anita Pallenberg enlacés sur une chaise dans un salon de Nellcote, celle d’Anita remontant à pied de la plage de Passable dans une mini jupe en cuir trés rock’n’roll. Ou encore celle de Keith à table,  à la lueur d’une bougie, préfigurant de plusieurs décennies son personnage de Pirates des Caraïbes...  “Pour préparer cette expo, Dominique m’a pour la première fois  donné accès aux planches contact de Nellcote, confie Julia Gragnon. Nous avons tiré une sélection de 200 photos parmi lesquelles une bonne cinquantaine n’avaient encore jamais été tirées“. Elles seront exposées en avant première mondiale tout l’été à Nice et figureront dans le livre-catalogue de l’exposition, qui sera disponible à la galerie au mois de juin. Son titre : La Villa.

Nice : Cécile Bart

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La carte blanche de Cécile Bart au musée Chagall s’inscrit en résonnance avec l’exposition Marc Chagall, Le passeur de lumière, consacrée aux vitraux du peintre, qui se tiendra du 18 septembre 2021 au 10 janvier 2022. Peintre de la lumière, de la couleur et du mouvement, Cécile Bart expose jusqu’au 30 août une série de pièces dont la plupart ont été spécialement conçues pour l’occasion. Jouant avec les espaces du musée, elle y installe ses oeuvres, à la fois rigoureuses et délicates, pensées pour certaines en contrepoint des créations monumentales de Marc Chagall.  En particulier aux vitraux de La Création du Monde, qui baignent de leur lumière bleue la salle de concerts. Le titre de son exposition, Je suis bleue, est un emprunt, féminisé, à une phrase emblématique de Marc Chagall qui s’identifiait à cette couleur. Outre les bleus du grand coloriste, Cécile Bart a notamment porté son regard sur les subtilités infinies de la palette du peintre de Vitebsk, sur les riches transparences de ses vitraux mais également sur les nombreux personnages en apesanteur présents dans les peintures du maître. Projections croisées sur des écrans en voile de tergal (son support favorit), mobiles, dessins muraux, peintures monumentales sur voile, miniatures… Cécile Bart relève ici le défi de faire écho à certains aspects de l’oeuvre de Marc Chagall, sans quitter le terrain de l’abstraction.

Roquebrune : Cap Moderne

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Face à Monaco, à Roquebrune Cap Martin, un site culturel et naturel remarquable,  baptisé Cap Moderne, réunit désormais la villa E-1027 d’Eileen Gray, le Cabanon et les Unités de camping de Le Corbusier et le bar-restaurant l’Etoile de mer de Thomas Rebutato. Autant d’architectures classées,  témoins d’une époque (les annés 30-50) et inscrits dans un cadre naturel d’exception,  qui se visitent à partir du mois de juin. Le site, progressivement restauré , accueille près de dix mille visiteurs chaque année depuis 2015. Les importants travaux de rénovation qui  empêchaient l’été dernier  la visite de la villa sont enfin terminés. Le site sera de nouveau accessible au public (sur réservation) à partir du 4 juin 2021.

Cannes : Christine Boumeester

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Peintre française d’origine néerlandaise, épouse d’Henri Goetz, muse de Francis Picabia et amie de Picasso et d’Hartung, Christine Boumeester fréquente les surréalistes avant de plonger dans l’abstraction. Pour échapper à la Gestapo, elle se réfugie à Cannes pendant une partie de la Seconde Guerre mondiale. Au-delà de son propre travail et du caractère extraordinaire de sa vie, l’ exposition de la Malmaison aborde sa relation avec Picabia et tente de réparer le déficit de notoriété dont fait l’objet cette artiste majeure et engagée.

Biot : Le Transport des forces

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Au musée national Fernand Léger de Biot, l’été 2021 sera marqué par un événement exceptionnel : l’installation et la présentation dans ses collections d’un immense tableau d’environ 5 m de hauteur sur près de 9 m de long : Le Transport des forces. Peint par Fernand Léger en 1937, à l’occasion de l’Exposition internationale des arts et techniques de Paris, ce tableau monumental est le fruit d’une commande par l’État, destinée à l’origine à orner le Palais de la Découverte. Véritable exaltation de l’alliance harmonieuse de la créativité artistique et de l’innovation technologique, Le Transport des Forces fait l’apologie de l’énergie électrique issue d’un processus de transformation des forces naturelles. Réalisé en collaboration avec ses élèves dans le contexte du Front Populaire, ce tableau marque un tournant dans la démarche de Léger : il approfondit alors sa réflexion sur la place de la couleur dans l’architecture et devient le promoteur d’un art social, inscrit dans l’espace public. Avec cette œuvre monumentale , dont le transport et l’installation ont mobilisé des moyens hors norme (voir le reportage),  la beauté de la peinture murale moderne s’offre désormais au regard de tous. Le Transport des Forces est la propriété du Centre national des arts plastiques de Paris, qui l’a prêté pour une durée de 5 ans au musée national Fernand Léger. Le visiteur est invité à découvrir cette œuvre magistrale, exposée pour la première fois au musée Fernand Léger, en regard avec son dessin préparatoire qui fait partie de la collection du musée et avec la reconstitution d’un des 6 grands panneaux conçus par l’artiste pour l’exposition de 1937. Avec cette exposition, le musée Fernand Léger fait encore une fois l’événement. Sa visite sera, plus que jamais,  un des incontournables de l’été azuréen. 

Nice : La télé de Moya

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Par la rédaction

L’Artistique, à Nice,  invite à découvrir l’exposition LA TÉLÉ DE MOYA  en visite guidée virtuelle le 18 mai sur l’Artistique virtuel de Second Life. Dès que les conditions sanitaires le permettront, l’exposition sera ensuite visible à Dubouchage. Elle  présente des dessins, peintures et photographies rehaussées (souvent inspirés du chamanisme), qui sont les premières recherches de l’artiste dans son désir de devenir créature. Dans sa jeunesse Patrick Moya rêvait de devenir  un télé-artiste qui vivrait dans le petit écran. De 1974 à 1977étudiant à la Villa Arson, MOYA écrit, remplissant un gros cahier noir de pensées, d’idées ou de croquis, véritables fondations de son œuvre à venir. Privé de télévision quand il était en pension, MOYA se rattrape durant ses trois ans d’étude aux Arts-Déco de Nice. Ses réflexions sur le média télévision l’amènent à inventer une signalétique autour du thème des ondes hertziennes associées  à 4 couleurs (le jaune pour l’Art, le message ; le bleu pour la création ; le rouge pour l’énergie, la technique et le vert pour le spectateur) et un réseau hertzien qui préfigure le Web. Depuis 2007, Patrick MOYA a réalisé son rêve de jeunesse en investissant le monde virtuel de Second Life où il a créé  Moya Land, une « petite dictature de l’art » de 260 000 m2 dont il est le maitre absolu et qui lui permet enfin de vivre dans son œuvre. Après y avoir organisé le carnaval, il y a construit une réplique du centre d’arts l’Artistique et une reproduction virtuelle de l’exposition, en tout point identique à celle présentée dans les salons de l’Artistique. Dans la vidéo ci-dessous, Eric Léon, conservateur  de l’Artistique, nous fait découvrir  en avant première La Télé de Moya… 

Nice : Amazones du Pop

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Au début des années 1960, des héroïnes de papier sortent des cases pour explorer un monde interdit. Elles ont pour noms BB, Barbarella, Marilyn, Jodelle, Pravda la Survireuse… Elles sont libres, puissantes et sensuelles telles des amazones. Nées d’une culture adolescente, elles incarnent un nouvel idéal qui impulsera une révolution des mœurs sans précédent. La nouvelle exposition du Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice, intitulée She-Bam Pow POP Wizz ! en hommage à “Comic Strip“, la célèbre chanson de Serge Gainsbourg, retrace pour la première fois à cette échelle, l’histoire ouverte d’une génération de femmes européennes et nord-américaines qui ont contribué avec audace et flamboyance, à une autre facette, plus méconnue, du Pop international. Pour les 30 ans du MAMAC, l’exposition met en valeur un axe majeur de sa collection – le face à face entre le Nouveau-réalisme et le pop art – et une de ses figures charismatiques : la franco-américaine Niki de Saint Phalle. Dans son sillage, c’est la contribution essentielle des femmes à l’histoire du pop qui est ici déployée. Le formidable catalogue de l’exposition est disponible sur place ou à commander en ligne ici