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Vallauris : Mounira Al Sohl

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Artiste multidisciplinaire travaillant aussi bien la vidéo, la photographie, l’installation, le dessin ou la broderie, Mounira Al Solh, née en 1978 à Beyrouth,  aborde les enjeux de déplacements à l’échelle de l’Europe et de la Méditerranée, et notamment la crise des réfugiés syriens, à l’origine de plusieurs séries d’œuvres depuis 2012. Son œuvre se nourrit de récits collectés, mêlant histoires collectives et histoires personnelles, qui forment autant de manières d’évoquer la résilience face aux conflits contemporains. À l’occasion de son invitation au musée national Pablo Picasso de Vallauris, Mounira Al Solh expose l’œuvre récente Mina El Shourouk ila Al Fahmah – Lackadaisical sunset to sunset, une tente brodée des 24 noms arabes désignant les heures du jour et de la nuit, comme “Al Fahmah”, heure de la nuit se traduisant par le mot « charbon ». Dans l’espace intime et protégé formé par la tente, sont inscrits plusieurs récits qui traitent de l’émancipation féminine dans le monde arabe. Cette installation est complétée par une broderie spécialement conçue pour l’occasion, détournant le personnage du guerrier de la paix de Picasso d’un point de vue féministe, et mis en relation avec le mouvement de contestation actuel au Liban. Ce projet s’inscrit dans la série des invitations faites par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes à des artistes contemporains d’exposer dans la chapelle du musée national Pablo Picasso de Vallauris. Pensées en résonance avec le chef-d’œuvre de Picasso La Guerre et la Paix, ces expositions explorent chacune à leur façon la notion d’engagement.

Biot : Gilbert & George

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Dans le prolongement du Pop Art, Gilbert & George s’inscrivent aussi dans la continuité de l’œuvre de Fernand Léger. Leur émerveillement devant le spectacle quotidien de la ville, leur engagement politique qui les conduit à retranscrire les transformations de la société, leur évolution vers une monumentalité de plus en plus affirmée, et leur conviction de la nécessité d’un art pour tous sont autant de points communs qui unissent les trois artistes, par-delà les générations. Cet été, le musée national Fernand Léger a donc choisi de mettre en miroir, dans un écho contemporain visuellement saisissant, la puissance plastique du tableau Les Constructeurs, peint par Fernand Léger en 1950 et la complexité du triptyque monumental, CLASS WAR, MILITANT, GATEWAY, créé en 1986 par le couple d’artistes britanniques. La scénographe Maddalena Giovannini a conçu,  avec les deux commissaires de l’exposition Anne Dopfler et Julie Guttierez, une installation totalement originale pour la présentation du triptyque,  qui quitte pour la première fois les cimaises de la fondation Louis Vuitton à Paris pour être exposée dans un musée national. Composée de 300 panneaux, l’oeuvre a été montée dans uneboîte rouge” de 80 M2 et 5 mètres de haut,  spécialement conçue à son intention, avec un éclairage qui donne l’impression qu’il s’agit de projections sur écrans géants. L’effet a séduit les artistes eux-mêmes, qui n’acceptent d’habitude que des accrochages très classiques. Sécurité sanitaire oblige, les visites de la “boîte rouge” sont limitées à une vingtaine de personnes à la fois. En cas d’embouteillage devant le rideau d’entrée, on peut patienter agréablement en regardant le film que Julian Cole a consacré à Gilbert & George. Avec cette exposition, le musée Fernand Léger fait l’événement de l’après confinement. Sa visite sera, plus que jamais,  un des incontournables de l’été azuréen. 

Monaco: João Maria Gusmão

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Artiste oublié de l’histoire de l’art et de la scène, le peintre Eugène Frey (Bruxelles 1864 – Courbevoie 1942) inventa en 1900 la technique des « Décors lumineux à transformations » – un système complexe de projections lumineuses combinant techniques picturale, photographique et cinématographique, qui permettait de conférer aux décors de scène de multiples variations de couleurs, de lumières et de formes mais aussi d’y intégrer des images en mouvement. Il développa ce procédé unique sur la scène de l’Opéra de Monte-Carlo, entre 1904 et 1938. Dans la volonté de redécouvrir l’œuvre prolifique d’Eugène Frey, le Nouveau Musée National de Monaco a invité l’artiste portugais João Maria Gusmão (Lisbonne 1979) à réinterpréter la technique des Décors lumineux.  Assimilant sa recherche à une enquête métaphysique sur le terrain des médias analogiques expérimentaux, détournant au passage le vocabulaire de pionniers du cinéma (tels Eadweard Muybridge) ou de physiciens et philosophes des sciences (James Clerk Maxwell, Ernst Mach), João Maria Gusmão a élaboré une installation scénographique composée de multiples projecteurs de diapositives modifiés. Synchronisées dans les différents espaces de la Villa Paloma, ces projections réactivent les différentes techniques d’animation utilisées par Frey, sous la forme d’un « micro-cinéma en lumière continue ».Au fil de ce parcours pré-cinématographique, l’exposition confronte différents projets décoratifs d’Eugène Frey aux créations expérimentales de nombreux autres inventeurs, des premières années du XXe siècle jusqu’à nos jours, parmi lesquelles : les pièces d’ombres de Caran d’Ache; le théâtre mécanique de l’artisan-horloger Emmanuel Cottier ; le théâtre d’ombres de l’artiste Hans-Peter Feldmann et les performances de Lourdes Castro ; les films de silhouettes créés par Lotte Reiniger ou Michel Ocelot ; les expériences fantasmagoriques de Georges Méliès, Alexandre Alexeïeff et Claire Parker ou encore Jean Hugo ; les chorégraphies lumineuses de Loïe Fuller et les installations de Gusmão + Paiva.

Menton : Cocteau Design

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Cette nouvelle exposition du musée Jean Cocteau à Menton propose de découvrir une facette inattendue de Jean Cocteau, celle d’un remarquable designer qui a su mettre son talent au service du quotidien, transformant des objets usuels en véritables œuvres d’art. On le connaissait dessinateur, peintre, dramaturge, cinéaste, et avant tout poète ; on le découvre ou le redécouvre céramiste, créateur de bijoux, dessinateur de mode, affichiste, décorateur, appliquant cette poésie à enchanter des objets parfois très prosaïques. Le parcours du Bastionmusée-œuvre d’art décoré par Jean Cocteau lui-même – met en scène cette multiplicité de domaines, entre avant-gardisme et pop culture, considérés en leur temps comme en marge de la création artistique, et pourtant aujourd’hui largement reconnus. En parallèle de cet accrochage, le musée Jean Cocteau propose de découvrir un autre aspect du travail de designer de l’artiste au travers d’une exposition virtuelle consacrée aux affiches qu’il a conçues au cours de sa carrière.

 

 

Nice : Les Années joyeuses

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La nouvelle exposition du musée Massena à Nice met à l’honneur le parcours exceptionnel de Jean Ferrero, photographe instinctif, collectionneur atypique et marchant d’art avisé qui incarne, à sa manière directe et joviale, la mémoire d’une période glorieuse de l’art contemporain à Nice qui façonne encore aujourd’hui l’identité artistique de la ville. Témoin privilégié de l’aventure de ce courant artistique dans la région niçoise depuis la fin des années 50, Jean Ferrero l’a vécue au plus près des artistes qu’il a collectionnés et montrés, avec des affinités profondes notamment avec Arman et César, dont il fut non seulement un des marchands mais aussi un ami et un complice actif dans l’élaboration de leur œuvre. Cette exposition colorée et ludique présente ainsi les nombreuses facettes d’un homme et d’une époque, surprenantes, iconoclastes, riches d’une liberté sans frein. Elle compose, à la façon des impressionnistes, le tableau des liens de Jean Ferrero aux événements et aux hommes, autant qu’à l’art.

Saint Raphaël : Louis de Funès

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Ouvert à l’été 2019, le musée Louis de Funès de Saint Raphaël, tout proche de la gare, est le seul musée entièrement dédié à Louis de Funès : l’artiste et l’homme. On peut y  découvrir la vie et l’oeuvre du comédien préféré des Français à l’aide de centaines d’objets,  affiches, décors et récompenses qui dessinent sa carrière hors norme. Tout a été pensé pour que la visite soit un agréable moment en famille, une visite faite de divertissements et de découvertes. Plus de 350 documents sont présentés : des photographies personnelles, de tournage et de films, des dessins, des lettres, mais aussi des extraits de films. La Grande Vadrouille, Le Corniaud, La Folie des Grandeurs, Le Grand Restaurant, L’Aile ou la Cuisse sont projetés dans des télévisions d’époque mais aussi sur grand écran, pour retrouver, par exemple,  les fameuses chorégraphies des Aventures de Rabbi Jacob, du Grand Restaurant et de L’Homme orchestre. Louis de Funès est aussi présent grâce à des téléphones disséminés un peu partout, dans lesquels il raconte des anecdotes, des récits et des confidences sur sa vie et son travail. Le visiteur est  en immersion dans ce temple dévolu à l’acteur, où il peut rejouer quelques scènes, retrouver les gags de certains films et s’exercer à des jeux inventés autour des films de l’acteur,  à partir de dessins de Stephan Zimmerli, artiste, architecte, scénographe et musicien, membre fondateur et directeur artistique du groupe Moriarty.

Nice : SAB

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Sabine Géraudie , alias SABaime les objets qui ont une biographie, qui racontent une histoire et qui nous emportent dans leurs récits. Elle sait leurs donner une modernité, et nous dire qu’ils ont encore beaucoup de choses à nous conter. Son premier coup de génie:  faire de la fameuse chaise bleue de la Promenade des Anglais une œuvre d’Art urbaine. Normal pour une artiste niçoise ! “La chaise de SAB“,  à qui la Ville de Nice a naturellement donné sa place sur la Promenade des Anglais, au 107 Quai des Etats-Unis (au niveau du Jardin Albert 1er), fait désormais partie intégrante du paysage urbain niçois. Entre la statue de la Liberté de Bartholdi et la sculpture monumentale de Bernard Venet, elle trône, désormais indissociable de la Prom. Quel que soit l’angle sous lequel vous l’observez, il semble que vous puissiez vous y installer. La chaise de SAB  offre une perspective, mais elle est “perchée” : comme quelque chose qui se mérite ! Il y a  de la magie dans son dessin. Décoratrice d’intérieur, SAB a conçu toute une gamme de produits dérivés qui s’en inspirent, et constituent des objets de décoration très tendances : tableaux, sculptures et même bijoux de séries ou pièces uniques, chacun peut emporter un petit morceau de la Riviera. A l’heure du déconfinement, l’artiste solidaire et engagée (auprès de l’association d’aide à l’enfance ADE, de la Prom du coeur  et de SOS cancer du sein,  notamment)  a logiquement pensé à apposer son logo sur les masques chirurgicaux qu’elle distribue au personnel soignant (on peut aussi en acheter -5 € pièce- au profit des soignants). Pour mettre un peu de ce bleu qui nous émerveille dans leur quotidien…  et dans le nôtre.

Nice : Villa Arson

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La Villa Arson propose pas moins de 4 nouvelles expositions à découvrir  en entrée libre à Nice Nord jusqu’au 3 mai. Dans la grande salle d’expositions de la villa,  l’artiste indien Shailesh BR, qui se considère comme le dernier brahmane de sa famille,  invite à une incursion dans l’univers ancestral des castes en prise avec le monde contemporain et à une immersion dans un espace vivant avec ses traditions. Présent durant toute l’exposition  l’artiste va vivre une « exploration spirituelle », en restituant l’espace d’une maison brahmane, avec ses objets et ses rituels réinterprétés, de manière à ponctuer le temps, avec un début et une fin.

A partir de son héritage sud-Américain, la jeune vénézuelienne Sol Calero, qui vit à Berlin,  construit des œuvres colorées, mêlant peinture et sculpture qui forment un syncrétisme issu de sa propre migration. Toujours inscrites dans l’espace et en lien avec l’architecture, ses peintures de fruits et végétaux exotiques, motifs de cadres peints sur la toile, sculptures reprenant les formes des ex-voto d’Amérique latine et peintures murales, sont une façon de réfléchir aux regards que l’on porte sur le monde en fonction de ses origines.

Zora Mann, née en 1979 à Amersham (Royaume-Uni) – vit et travaille à Berlin – est une ancienne élève de la Villa Arson, diplômée en 2009. Son travail, avant tout basé sur la peinture, explore ses origines et son identité tout en analysant ce que produisent les cultures sur notre vie. Ses œuvres souvent colorées apparaissent culturellement codés par leur symbolisme folklorique, mais surmontent les modèles établis et les attributions d’identification. L’ornementation provient plutôt de son imagination, de ses souvenirs d’enfance en Afrique et de ses rêves, et mélange des éléments de l’art tribal, de la science-fiction et de la pop.

Lors d’une résidence à L’INRIA  (Sophia-Antipolis), Kristof Everart a travaillé durant un an sur les flux de déplacements associés aux ondes électromagnétiques sur une zone de Nice à Marseille. Des études et des expérimentations ont permis l’émergence d’un travail artistique qui retranscrit visuellement les impacts humains sur ce territoire.

Nice : Jacques Borgetto

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Le voyage est souvent à l’origine du travail photographique de Jacques Borgetto, photographe et voyageur « de long cours », dont la manière de procéder s’apparente à celle des explorateurs. Motivé d’abord par le désir de retracer le parcours de ses grands oncles italiens émigrés en Amérique latine, Borgetto n’a plus arrêté, depuis, de partir à la découverte de régions dont il s’est attaché à rendre compte de l’évolution au fil des années. Cela, en Argentine, au Chili, au Japon, au Tibet, en Afrique…, en allant au delà du voyage intérieur pour focaliser son attention sur les autres,  dont il cherche à comprendre et à intégrer la culture. Jacques Borgetto, avec son travail qui se construit pays par pays, crée son propre Atlas. Tout en s’appuyant sur les genres classiques du portrait et du paysage, il pose un regard nouveau sur des contrées et des civilisations méconnues et il arrive à en livrer une vision intime. Les images, résultantes de ses rencontres, magnifient les lieux visités, leurs paysages, leur patrimoine et leur culture, sans pour autant vouloir occulter les tensions du contexte économique et politique. Ainsi au Tibet, dont Borgetto montre la sérénité, le quotidien et le spirituel, les traditions persistantes et la modernité approchante, mais où l’immensité du ciel, si présente dans ses images, semble évoquer la question du territoire nié, telle une forme de résistance céleste. Depuis 2007, il a parcouru le Tibet de nombreuses fois, au printemps, en hiver et à l’automne, à l’occasion de sept voyages d’une durée de cinq à six semaines, pendant les quels il partageait le quotidien des nomades des hauts plateaux et des moines. Si ces voyages ont toujours été pour lui une expérience spirituelle, ils lui ont permis également de découvrir un peuple exceptionnel, aujourd’hui menacé dans son identité.

Nice : Soulages

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Pierre Soulages est le plus célèbre des artistes français vivants. L’exposition  présentée à la Galerie Lympia, sur le port de Nice, s’inscrit dans la célébration de son centième anniversaire,  après l’ouverture des manifestations du Centre Pompidou et du Louvre. Pour cet hommage, plus de cent œuvres originales ont été réunies : peintures, œuvres gravées, bronze, livres illustrés. Pour mieux comprendre et connaître l’univers et les références de ce peintre d’exception, ont été rassemblés les témoignages et les œuvres d’artistes faisant partie du monde Soulages et de ses dialogues avec les cultures. Le titre de cet événement, “Soulages, la puissance créatrice”  est dû à un citoyen d’honneur de la ville de Nice, Léopold Sédar Senghor, poète et chef d’État sénégalais,  qui fut aussi ami de Pierre Soulages et participa personnellement à la conception d’expositions  tant à Dakar qu’à Lisbonne. Le parcours  de l’exposition niçoise présente soixante-douze œuvres originales peintes et gravées de l’artiste en un itinéraire chronologique de 1946 à 2008.

Vence : wall [&] drawings

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Pour sa deuxième saison consacrée au dessin contemporain, le Musée de Vence a invité Philippe Piguet, critique d’art et commissaire d’exposition indépendant, à concevoir un projet y faisant écho. Celui-ci a proposé de réunir trois artistes pratiquant entre autres le dessin mural, autour du magistral wall drawing de Sol LeWitt (1928-2007) que l’artiste avait spécialement réalisé en 2002 lors de son exposition personnelle à Vence – dont il a fait notamment cadeau à la ville. Intitulée Le dessin, autrement – wall [&] drawings, cette exposition rassemble, aux côtés de Sol LeWitt, Chourouk Hriech, Christian Lhopital et Emmanuel Régent, trois figures marquantes de la scène artistique française qui, au cours des dix dernières années, ont contribué chacun à leur manière à penser le dessin contemporain autrement. Outre la réalisation in situ d’un wall drawing, chacun dans une salle propre, Philippe Piguet présente  une sélection mêlée de leurs dessins dans deux autres salles du musée. Dans l’espace vidéo, la projection d’un making off des wall drawings réalisés sur place permet aux visiteurs de prendre toute la mesure du travail de chacun des artistes.

 

 

 

Nice: Palace Paradis

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En parallèle avec l’événement Baie des lumières dans le parc Phoenix, le musée des arts asiatiques de Nice propose Palace Paradis,  consacrée aux offrandes funeraires en papier traditionnelles de Taïwan.   Qui n’a jamais rêvé de retrouver les plaisirs terrestres après la mort ? Telle est la fonction des objets funéraires en papier de Taiwan, brûlés pour assurer le confort des défunts dans l’au-delà. À la suite d’un décès, les familles achètent des substituts d’objets réels en papier, montés sur une structure de bambou, qu’ils envoient au disparu en les brûlant, accompagnés de monnaies funéraires – billets et pièces de papier en usage dans le monde des morts. De la maison miniature aux copies d’articles de luxe, ces créations hyperréalistes ne négligent aucun détail. Rien n’est laissé au hasard : programmes du lave-linge, smartphone équipé d’applications spéciales « paradis » ou berline avec chauffeur… Détruits par les flammes, les objets funéraires de papier n’ont pas laissé de traces matérielles, mais des textes chinois les mentionnent dès le VIIIe siècle. Leur fonction rappelle celle des simulacres en terre cuite (mingqi) déposés de manière généralisée dans les tombes à partir de la dynastie des Han (206 avant notre ère à 220 de notre ère) pour recréer l’environnement familier du défunt. Conçue en partenariat avec le Centre Culturel de Taiwan à Paris, l’exposition présente un ensemble de créations des ateliers Hsin Hsin et Skea réalisées exceptionnellement pour le musée du quai Branly – Jacques Chirac. 

 

 

Monaco: Stasha Lewis

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Après deux expositions -évènements consacrées à David Bailey et aux créations picturales de Boy George , GM Design Gallery  à Monaco expose les toiles de Stasha Lewis. Intitulée A Study in Color, l’exposition permet de découvrir le travail de cette artiste, fille de la designer Tina Green et du batteur de jazz Bobby Palos. Connue pour ses peintures aux couleurs vibrantes, l’artiste dévoile ses derniers travaux de la série Blackline : des dessins en en noir et blanc au trait extrêmement fin,  qui contrastent avec ses travaux précédents et émeuvent par leur simplicité.

 

 

 

Toulon : Picasso Méditerranée

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Après  13 millions d’euros de travaux de rénovation, le musée d’art de Toulon rouvre ses portes avec l’exposition « Picasso et le paysage méditerranéen » . Dans le cadre du projet Picasso Méditerranée, le musée a choisi de mettre en lumière les liens qui existent entre l’artiste,  son oeuvre et le paysage. Des paysages d’Espagne à ceux d’Aix-en-Provence, l’oeuvre de Picasso est ponctuée de paysages qui témoignent des différents lieux de villégiature qu’occupe l’artiste et des paysages qu’il eut le temps d’apprécier à l’occasion de ses déplacements ou séjours sur la Côte d’Azur. A la fin de sa vie, il découvre d’autres paysages, plus arides au pied de la montagne Sainte-Victoire, dans le château de Vauvenargues. Du 16 novembre au 23 février, 62 oeuvres sont  exposées dont 33 de Pablo Picasso ainsi que des photographies et toiles de Raoul Dufy, Georges Braque ou encore Juan Gris. Le propos de l’exposition est, en effet, d’associer une vingtaine de paysages méditerranéens de Picasso à des paysages peints par des contemporains de l’artiste tels que  Dufy, Braque, Matisse, Derain, Kisling ou Marchand…

 

Nice : Bruit originaire

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L’exposition Bruit originaire  du Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice est une invitation à un voyage dans le temps, des premières traces d’occupation humaine à Nice il y a 400 000 ans et du témoignage des pierres taillées laissées par cette communauté, aux expériences menées aujourd’hui par l’artiste Charlotte Pringuey-Cessac pour convoquer la mémoire vibrante de ces vies passées. La préhistoire, les outils et méthodologies de l’archéologie constituent une source pour son travail, une matière à partir de laquelle elle tisse des expériences et des récits, s’autorisant des vagabondages entre la science et la licence poétique, la trace laissée par l’histoire et sa réinvention contemporaine. Pensée comme un parcours, son exposition à Nice se déploie du musée de Préhistoire de Terra Amata, épicentre de l’activité de ces premiers hommes, au MAMAC, en passant par la colline du château où, en 2013, fut découverte une sépulture peuplée de restes funéraires datant des XIIe et XIIIe siècles. Cette promenade à travers les siècles s’articule autour de l’idée d’un Bruit originaire, expression empruntée au poète Rainer Maria Rilke. Après qu’il ait découvert avec émerveillement le potentiel des premiers phonographes, il rêve à « une chose inouïe » : « mettre en sons les signatures innombrables de la création qui durent dans le squelette, dans la pierre, (…), la fissure dans le bois, la démarche d’un insecte », et entendre la mémoire d’un être disparu en parcourant les sillons du crâne avec l’appareil… Entre pensée romantique et fantasme démiurgique, cette aspiration de Rilke à ré-animer l’absence, est un fil conducteur de la proposition de Charlotte Pringuey-Cessac qui a fait reconstituer en laboratoire des sons  traversant une boite crânienne (on peut les entendre dans l’exposition) et a effectué des moulures d’objets lithiques en faïence. La convocation d’un monde révolu, le dialogue intime avec les témoins du passé et la pensée magique dont elle investit ce qui semble inerte, dessinent une ode sensible à la mémoire et aux bruissements de ce qui n’est plus : nos origines.