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Dominique Tarlé: retour à La Villa

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Par Ph.D

A la fin du printemps 1971, alors jeune photographe, Dominique Tarlé débarquait sur la Côte d’Azur pour photographier les Rolling Stones qui enregistraient leur nouvel album, Exile on Main Street,  dans la maison louée par Keith Richards à Villefranche sur mer : la villa Nellcote. « J’avais prévu d’y passer un après midi, mais au moment de repartir Keith et sa femme Anita ont voulu que je reste« , raconte le photographe. Le séjour de Dominique Tarlé à Nellcote a finalement été presqu’aussi long que celui des Stones: près de 6 mois !  Un été de folie, où entre deux sorties en mer, une virée en Jaguar à Monaco ou à Cannes et le mariage de Mick Jagger à Saint Tropez, les Stones ont enregistré assez de musique pour remplir un double album et Dominique a fait assez de photos pour occuper le reste de sa vie à les classer, les tirer, les publier et enfin les exposer.  Un demi siècle plus tard, le photographe revient sur la Côte d’Azur à l’invitation de sa galeriste, Julia Gragnon, pour exposer  rue Gioffredo à Nice, les photos de Nellcote. Des images devenues célèbres pour beaucoup (et dont la côte atteint 10 000 € pour les plus grands formats) et d’autres qui n’avaient encore jamais été montrées. Comme celles de  Keith Richards à bord de son bateau ou au volant de sa Jag, celle de Mick Jagger à la terrasse d’un café, celle de Keith et sa compagne Anita Pallenberg enlacés sur une chaise dans un salon de Nellcote, celle d’Anita remontant à pied de la plage de Passable dans une mini jupe en cuir trés rock’n’roll. Ou encore celle de Keith à table,  à la lueur d’une bougie, préfigurant de plusieurs décennies son personnage de Pirates des Caraïbes...  « Pour préparer cette expo, Dominique m’a pour la première fois  donné accès aux planches contact de Nellcote, confie Julia Gragnon. Nous avons tiré une sélection de 200 photos parmi lesquelles une bonne cinquantaine n’avaient encore jamais été tirées« . Elles  figurent dans le livre-catalogue de l’exposition qu’on peut encore acheter à la galerie. Son titre : La Villa.

Cannes : Agnès Varda

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Par la rédaction

Agnès Varda était une réalisatrice majeure et reconnue pour ses films et documentaires. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle a également créé des œuvres d’art contemporain : installations, maquettes, photographies et œuvres vidéo. Le Pôle d’Art Contemporain de Cannes propose ainsi d’explorer son univers de vieille cinéaste, jeune plasticienne comme elle le disait elle-même. À la Malmaison, l’exposition s’articule autour du thème de la mer, qui a souvent inspiré la réalisatrice. L’exposition de la Villa Domergue permet de découvrir les Cabanes, installations, images et maquettes autours de ses films. Comme dans son cinéma, Agnès Varda abordait avec ses œuvres plastiques les thèmes du quotidien, du souvenir, de l’intime et de l’universel.

Cannes : De Funès

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Par la rédaction

L’exposition d’été du musée éphémère du cinéma au Palais des Festivals de Cannes revient sur la centaine de rôles incarnés par Louis de Funès, dont les succès sont régulièrement vus et revus en France et dans le monde, et qui est désormais célébré par cinq générations de spectateurs.Elle montre et décrypte les sources d’inspiration et les ressorts comiques de Louis de Funès, notamment à travers son génie burlesque de l’observation qui l’a conduit au sommet du box-office à 50 ans. Cette exposition est une invitation à découvrir l’acteur sous toutes ses facettes à travers la réunion de près de 300 œuvres. Parmi celles-ci, on retrouve la 2CV du Corniaud, la DS de Fantômas, la robe de la Reine d’Espagne dans la Folie des Grandeurs, le costume de Rabbi Jacob… mais aussi des photographies, des peintures, des dessins, des sculptures, des documents d’époque et des extraits de films qui donnent envie de revoir tous ces grands classiques.
Une production de la Cinémathèque française,  à prolonger en visitant le musée Louis de Funès de St Raphaël et celui de la Gendarmerie de Saint Tropez

Saint-Tropez: Paul Signac

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Par la rédaction

i le nom de Paul Signac est indéfectiblement lié à Saint-Tropez, certains méconnaissent néanmoins en quoi il fut intrinsèquement à l’origine de la richesse artistique et patrimoniale de la cité varoise. Mai 2022, correspond aux 130 ans de l’arrivée de ce peintre à bord de l’Olympia, dans le port de Saint-Tropez. Le musée de Saint-Tropez, dont sa première configuration de Museon Tropelen constitué à partir de 1922 lui doit tant, ne peut qu’honorer sa mémoire avec l’exposition temporaire Signac et Saint-Tropez.  Ce navigateur chevronné, accompagné de celle qui deviendra son épouse, laisse une impression fort honorable un certain jour de mai 1892, peu avant la Bravade, par sa manière de manœuvrer et d’accoster. Les habitants, témoins de la scène constatent qu’ils n’ont pas affaire à un débutant. Cette arrivée remarquée scellera plus de 20 ans de villégiature secondaire et d’inspiration sans cesse renouvelée donnant à voir des œuvres qui firent entrer Saint-Tropez dans la légende. La présence de Signac dès 1892 ; atteste incontestablement le début d’un véritable vivier artistique, sorte de laboratoire de l’avant-garde, conférant ainsi à Saint-Tropez une notoriété artistique d’abord, puis littéraire, cinématographique, festive, puis de plus en plus touristique…

Fondation Maeght: Abstraction

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Par la rédaction

Abritant une collection de plus de 13 000 œuvres, la Fondation Maeght est toujours soucieuse et honorée de mettre en valeur d’autres collections, dont certaines sont rarement accessibles au public, comme elle l’a toujours fait par le passé. Cet été, du 2 juillet au 20 novembre, elle dévoile quelque 120 œuvres de la Fondation Gandur pour l’Art (Genève) et propose une immersion fascinante dans l’abstraction des années 1950 aux années 1980. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors que de nombreux artistes européens exilés aux États-Unis retournaient en France, Paris retrouvait son statut de haut lieu de la créativité et de capitale culturelle mondiale. Poussés par une soif de liberté et une envie de repenser la peinture dans les années d’après-guerre, des artistes du monde entier retournent dans leurs ateliers, abandonnés pendant l’occupation allemande, et s’engagent dans une ère d’effervescence créative, que ce soit dans les arts , la littérature ou le cinéma. Alors que les percées des avant-gardes de la première moitié du XXe siècle ont été un inestimable stimulant d’après-guerre, l’art abstrait s’est renouvelé de l’expression la plus gestuelle à l’interrogation des matériaux, des médiums et des techniques. L’exceptionnelle collection de la Fondation Gandur pour l’Art présentée à la Fondation Maeght révèle la variété des formes embrassées par l’abstraction au cours de ces années de création. Des œuvres de Hans Hartung, Martin Barré, Simon Hantaï ou Pierre Soulages retracent l’évolution de l’art non figuratif sur quatre décennies. Dans un agencement thématique et chronologique, l’exposition invite le spectateur à découvrir l’abstraction lyrique et gestuelle de Georges Mathieu, l’expressionnisme abstrait de Sam Francis et Joan Mitchell, l’abstraction géométrique de Victor Vasarely, les œuvres cinétiques d’Alexander Calder et Jean Tinguely, jusqu’à repenser de la peinture par le groupe Supports/Surfaces. Les années 1980 ont inauguré une ère d’art abstrait revitalisé, s’appuyant sur l’expérimentation mouvementée des années précédentes. Un parcours « historique » d’une centaine de toiles majeures à effectuer jusqu’au 20 novembre dans le cadre enchanteur de la Fondation

 

 

Monaco : Louboutin

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Par la rédaction

L’exposition d’été 2022 du Grimaldi Forum Monaco est consacré à l’œuvre et à l’imaginaire de Christian Louboutin, créateur de souliers et figure incontournable du monde de la mode, qui a puisé de nombreuses inspirations en Principauté… Et une partie de son succès ! La légende veut, en effe,t que ce soit la princesse Caroline de Hanovre qui ait lancé la marque en allant acheter une paire à la boutique parisienne alors que s’y trouvait une des plus grandes chroniqueuses de mode américaine. Créee au Palais de la Porte Dorée à Paris en 2020Christian Louboutin, L’Exhibition[niste], a été entièrement repensée par son commissaire Olivier Gabet, Directeur du musée des Arts Décoratifs, pour sa présentation à Monaco, sur une surface doublée et enrichie de pièces d’art issues des collections du Nouveau Musée de Monaco. La formidable scénographie s’étend sur 2000 m² et immerge le spectateur dans l’univers baroque et flamboyant de Louboutin. L’exposition dévoile des inédits liés aux inspirations monégasques du créateur ainsi que de nouvelles collaborations, dont un projet exceptionnel avec le plasticien britannique Allen Jones, auquel un espace entier est dédié. Loin d’une rétrospective classique et d’un simple alignement de vitrines, le parcours de l’exposition a été conçu comme une odyssée joyeuse à travers trois décennies d’une créativité foisonnante. Cœur de la visite, la salle du « Musée Imaginaire » fait dialoguer des objets du panthéon personnel de Christian Louboutin et des œuvres patrimoniales et artistiques empruntées dans des collections publiques et privées. Elle explore des thématiques variées qui traversent l’œuvre du créateur telles que son amour de la danse et l’héritage des Ballets russes, sa passion pour l’art africain et le Bouthan, l’influence Pop de Warhol, le génie photographique d’Helmut Newton et sa fascination pour l’univers océanographique. Si les souliers sont à l’honneur, avec une vaste sélection de pièces exceptionnelles dont certains modèles uniques (comme celui doté de la première semelle rouge… peinte au vernis à ongle juste avant un défilé ! ), le créateur a surtout souhaité rendre hommage à ceux qui l’inspirent et le font rêver. L’exposition présente ainsi  des collaborations exclusives de Christian Louboutin telles que les vitraux réalisés par la Maison du Vitrail, un palanquin d’argent sévillan ou encore un théâtre sculpté au Bhoutan, grandeur nature où est projeté un show coquin de Dita von Teese.  Les visiteurs peuvent également découvrir les photographies de modèles érotiques signées David Lynch, une œuvre vidéo de Lisa Reihana, les sculptures de nudes en cuir des designers anglais Whitaker Malem, les chorégraphies de Blanca Li et l’œuvre du plasticien Imran Qureshi… En résulte une des plus belles expositions que l’on ait vues au Grimaldi Forum (qui pourtant nous épate chaque été), immersive et fun,  où l’on peut passer des heures et des heures en ayant toujours quelque chose de nouveau à découvrir. Ne la manquez surtout pas ! 

Mougins: Tom Wood

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Par la rédaction

L’Irlandais Tom Wood (né en 1951) prend des photographies presque tous les jours. Après avoir étudié les beaux-arts à l’école polytechnique de Leicester de 1973 à 1976, il s’installe avec sa famille dans le Merseyside en 1978. Fasciné par le cinéma expérimental, il prend alors le parti de la photographie qu’il découvre seul. Un autodidacte donc qui restera fidèle à la chimie, au papier et à la chambre noire, un expérimentateur forcené de la technique, de la plus simple à la plus élaborée (du film périmé au panoramique). C’est muni d’un Leica 35 qu’il arpente Liverpool et les rives de la Mersey entre 1978 et 2001 et prend le parti de dresser un portrait de la ville et de ses habitants : rues, pubs, clubs, marchés, chantiers, parcs ou encore stades de football. Ce portrait sans arrière-pensées des couches populaires au milieu des grandes friches industrielles et des terrains vagues configure une œuvre sans égal dans la photographie contemporaine.Grâce à Tom Wood, on échappe aux stéréotypes auxquels une certaine photographie documentaire britannique nous a habitués. L’œuvre forte de plusieurs séries, désormais « historiques », nous plonge dans l’atmosphère de l’Angleterre thatchérienne et post-thatchérienne. Depuis longtemps déjà, un vent mauvais avait commencé à souffler sur Liverpool. Et, au moment où Tom Wood intervient, il souffle encore, brutal. Une suite d’événements, comme la fermeture des chantiers navals, qui en s’ajoutant et se répétant, dresse un tableau cohérent d’un univers particulier, d’une époque, une guerre de classe, dont il ne restera bientôt plus que quelques traces et des portraits d’une rare noblesse, des portraits débarrassés du pathos héroïque. Il n’a jamais été facile pour la photographie de sortir de l’héroïsation. À trop vouloir ériger en attitudes allégoriques, donc irréelles, la condition humaine, la photographie a parfois instrumentalisé le malheur et les peines. Elle a, de fait, sous-évalué les singularités, souvent plus porteuses de sens. Dans la volonté d’affirmer des principes photographiques, vouloir contracter une alliance « morale » avec une communauté de « petites gens », avec « le petit peuple », relève encore du défi et même de la provocation. Ce défi, Tom Wood l’a relevé sans discontinuité libérant l’empathie photographique du purgatoire où elle végétait.

Nice : Nick Knight

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Par la rédaction

Nick Knight est l’un des plus influents et plus visionnaires créateurs d’images au monde. Il est le fondateur et le directeur de SHOWstudio.com, un site de films de mode primés.Défiant constamment les notions conventionnelles de beauté, il est célèbre pour ses collaborations créatives révolutionnaires avec des designers de premier plan tels que Yohji Yamamoto, John Galliano et Alexander McQueen. Nick Knight a produit des campagnes publicitaires pour des clients comme Burberry, Chanel, Fendi, Christian Dior, Lancôme, Swarovski, Tom Ford, Calvin Klein et Yves Saint Laurent. Consacrée à la rose, qu’il photographie depuis 1993, la série Roses From My Garden commencée il y a 7 ans, est le fruit d’un long et intime processus de création d’images. Englobant la brève vie et la décomposition de la fleur, les roses de Nick Knight sont imprégnées d’une beauté mélancolique qui fait référence à la tradition de la peinture de nature morte hollandaise et flamande des XVIIe et XVIIIe siècles d’une manière fondamentalement moderne. Pour chaque image, Nick Knight cueille et agence des roses de son jardin, puis les photographie en lumière naturelle à l’aide de son iPhone. En plus de les éditer et de les publier via Instagram, Knight travaille les images via un logiciel utilisant l’intelligence artificielle. En remplissant l’espace entre les pixels, les images sont manipulées pour souligner les qualités picturales des fleurs elles-mêmes et devenir des représentations numériques des photographies originales. Agrandi et imprimé à une échelle comprise entre 6 et 8 pieds, Knight retouche les tirages avec un crayon Chinagraph pour apporter d’autres modifications, en travaillant sur la netteté des bords de l’image. Les œuvres finales se situent dans une nouvelle dimension entre peinture et photographie, présentant un nouveau langage innovant de création d’images. L’exposition du musée de la photo est présentée dans le cadre de la Biennale des Arts de Nice. 

Monaco : Helmut Newton

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Par la rédaction

L’exposition dété de la Villa Sauber est prétexte à explorer différemment l’œuvre d’un photographe majeur du XXème siècle, à travers des images célèbres et  d’autres rarement présentées au public, dont certaines issues de collections privées monégasques«J’aime le soleil ; il n’y en a plus à Paris », aurait déclaré Helmut Newton à l’officier monégasque en charge d’instruire son dossier. Nous sommes en 1981, Newton a soixante et un an et il s’est imposé au fil de séries audacieuses, repoussant sans cesse les limites de l’acceptable, comme un des plus grands photographes de mode de sa génération. Son installation à Monaco n’a rien d’une retraite, bien au contraire. Cette période est une des plus prolifiques et, sans conteste, la plus libre de sa carrière. Monaco offre à Newton un cadre original à ses photographies de mode. Il a utilisé les chantiers de construction de la ville comme décors pour des campagnes de maisons de haute couture et le garage de son immeuble pour plusieurs séries mode. C’est là aussi qu’il réalise de très nombreux portraits de beautiful people, que ceux-ci aient élu domicile à Monaco ou qu’ils y soient de passage. Il portraiture également les étoiles du Ballet de Monte-Carlo et la famille princière. À Monaco, Newton s’essaye enfin au paysage – un genre photographique qu’il n’avait pas abordé jusqu’alors – et développe une de ses séries les plus personnelles, « Yellow Press », images étranges, d’un glamour inquiétant, inspirées de scènes de crime. Si l’exposition Newton, Riviera s’intéresse particulièrement à cette période, elle rappelle aussi les liens anciens de Newton avec la Riviera et avec le surréalisme. Se devine ainsi, au fil de 280 photographies, un Newton solaire portant un regard à la fois ironique et fasciné sur un mode de vie élégant et facile, un monde d’apparences et de faux-semblants, dont il était à la fois l’acteur et le témoin privilégié. 

 

Antibes : Jaume Plensa

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(Photo Robert Yvon @Culturebob) 

A l’occasion du dixième anniversaire de l’installation de son fameux et trés instagrammé « Nomade » sur le port, le musée Picasso d’Antibes a invité Jaume Plensa à exposer ses dessins cet été,  au chateau Grimaldi.   Connu dans le monde entier pour ses sculptures,  l’artiste Catalan expose pour la première fois ses créations graphiques au musée Picasso. 90 oeuvres créées entre 1982 et 2022, essentiellement des dessins, mais aussi quelques sculptures,  sont présentées dans cette première rétrospective jamais organisée pour l’artiste dans un musée. A voir jusqu’au 25 septembre. 

Biot : Léger et le cinéma

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Par la rédaction

Amateur de films, créateur de décors, d’affiches, théoricien, réalisateur, producteur ou même acteur, toutes les facettes de l’implication de Fernand Léger dans le monde cinématographique sont évoquées dans  la nouvelle exposition du musée Fernand Léger à Biot. C’est au cours de la Première Guerre mondiale, lors d’une permission en 1916 en compagnie de son ami Guillaume Apollinaire, que Fernand Léger découvre Charlie Chaplin, véritable révélation pour le peintre. Dès 1919, les œuvres de Léger reflètent l’influence de l’image cinématographique sur sa démarche artistique. En 1924, Léger réalise son premier film Ballet mécanique, fruit d’un travail artistique collectif avec Man Ray, Dudley Murphy et le compositeur Georges Antheil. Ce film d’avant-garde, qui anime et alterne, dans un montage rapide et saccadé, objets de la vie quotidienne, personnages et figures géométriques, compte aujourd’hui encore parmi les chefs-d’œuvre incontestés du cinéma expérimental. La genèse du film, ses influences, les différentes versions réalisées par l’artiste, ainsi que sa réception critique, sa postérité en France et à l’étranger, sont présentées dans l’’exposition qui évoque aussi les premières contributions de Léger au cinéma : les projets d’affiche et l’animation du générique pour le film La Roue d’Abel Gance, ou encore le projet d’affiche et de décor pour le laboratoire futuriste de l’InhumaineFilms, tableaux, archives, photographies permettent de cerner ce sujet passionnant dans toute sa richesse et sa modernité et de mettre en lumière la dimension totalement pluridisciplinaire de l’œuvre de Fernand Léger.

Nice : Hockney-Matisse

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Par la rédaction

Dans le cadre de la Biennale des Arts de Nice, le musée Matisse présente un dialogue inédit entre David Hockney et Henri Matisse. Après Matisse et Picasso, la comédie du modèle (2018), Cinématisse. Dialogues d’un peintre avec le cinéma (2019), ce nouveau face-à-face s’inscrit dans une programmation dont l’ambition est de regarder Matisse à travers ses contemporains ou son héritage. L’exposition Hockney – Matisse. Un Paradis retrouvé s’ouvre sur une série récente de Fresh Flowers, peintures d’iPad réalisées en Normandie, dont l’artiste anglais a réservé la primeur au musée Matisse. Au-delà de cette entrée en matière, Claudine Grammont a imaginé un parcours des collections du musée Matisse guidé par l’œuvre de David Hockney. Plus que des face-à-face, se créent des résonances surprenantes qui évoquent des univers communs aux deux artistes, notamment cette continuité sensible entre l’espace de l’atelier et de ses objets, cadre mental de la création, et l’en dehors, paysages de Nice, de Tahiti ou de Los Angeles. La Côte d’Azur rejoint ainsi la Californie à travers les thèmes de la piscine, de la fenêtre et du jardin luxuriant. De salle en salle, on comprend que l’œuvre de David Hockney n’est jamais loin de celle de Matisse, dans ses dessins au trait à la ligne épurée, dans ses paysages habités par le mouvement et le corps de l’artiste, dans son rapport au modèle, et plus généralement, dans cette volonté commune d’embrasser le réel. Partout, cette même exigence du regard du peintre qui pense l’acte de la perception, l’explore dans ses multiples possibles, partout aussi ce même désir pour la couleur qui nous ravit : un paradis retrouvé. Sont ainsi réunies soixante-dix œuvres de David Hockney, des années 1960 jusqu’à aujourd’hui, en dialogue avec une sélection d’œuvres d’Henri Matisse de la collection du musée Matisse, à laquelle s’ajoutent les prêts exceptionnels de la Fondation Beyeler et du Musée national Picasso, Paris. Les œuvres de David Hockney sont issues de la collection de l’artiste et de celle de la David Hockney Foundation, Los Angeles.

Antibes : Fondation Hartung

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Par la rédaction

C’est l’évènement muséal de l’été 2022 sur la Côte d’Azur : après deux ans de travaux d’aménagement et de restauration, la Fondation Hartung-Bergman à Antibes s’ouvre enfin au grand public !   Jusqu’ici visitable sur rendez-vous seulement et avec parcimonie,  l’ancienne villa-atelier d’Hans Hartung et Anna-Eva Bergman sera désormais accessible au public de mai à septembre,  sans restriction et avec un nouvel accrochage chaque été. Ce changement majeur de destination  a nécessité des travaux pharaonique,  mais le résultat est à la hauteur de l’attente :  inscrite au patrimoine architectural du 20e siècle, la villa  s’est enrichie d’un bâtiment d’accueil avec boutique (signé Cristiano Isnardi ), d’une salle de projection et de grandes et lumineuses salles d’expositions ouvertes dans les ateliers d’Hans et Eva, qui occupaient chacun une aile du bâtiment principal.  Le parc d’oliviers centenaires, les terrasses et le patio-piscine font partie intégrantede la visite. Pour sa première exposition in situ, la Fondation a choisi d’ouvrir « Les archives de la création » d’Anna-Eva Bergman et de Hans Hartung. Une plongée dans les coulisses de leur production, des croquis préparatoire, à  l’atelier et à l’accrochage. Celui-ci rend particulièrement hommage au travail de la compagne d’Hartung, moins connu que le sien mais pas moins spectaculaire, avec des formats monumentaux et une riche rétrospective de son travail d’illustratrice.  La visite se termine  par un cabinet de curiosités dans lequel on peut trouver divers objets chers aux Hartung-Bergman, la prothèse de jambe d’Hans (blessé durant la deuxième guerre mondiale alors qu’il combattait dans la Legion étrangère contre les nazis) et les urnes funéraires du couple,  dont les cendres ont été dispersées dans la mer. La visite est un enchantement et constituera à n’en pas douter un des musts de l’été 2022. 

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Saint Tropez: musée de la gendarmerie

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(Photos Philippe Arnassan)

Le musée de la Gendarmerie et du Cinéma a  ouvert ses portes en 2016 à Saint-Tropez. Pensés pour toutes les générations avec leurs multiples dispositifs interactifs (écrans tactiles, astuces de mises en scène, maquettes ludiques, dispositifs cachés dans des objets, jeux, vitres sans teint…), les trois niveaux ont de quoi séduire toute la famille. La visite débute par l’exposition temporaire, évidemment liée à l’histoire de Saint Tropez. À l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance (1922 – 2022), le musée de la Gendarmerie et du cinéma, rend cette année hommage à Michel Galabru,  qui a laissé une empreinte indélébile dans la ville et dans le bâtiment de l’ancienne brigade de Gendarmerie de Saint-Tropez. Il reste dans le cœur des fans des Gendarmes, LE chef de la brigade de Saint-Tropez.  Il est aussi l’un comédiens français ayant la plus grande longévité artistique avec pas moins de 250 films à son actif et plus d’une soixantaine de pièces de théâtre, ainsi que de nombreux téléfilms et émissions de radios. Bienvenu ensuite dans la réplique version années 60 du bureau des gendarmes tropéziens – les vrais! -avec uniformes de 1838 à 2003 et foultitude d’astuces interactives pour butiner les informations.  Reconstitution d’un hall de cinéma des années 50. A l’accueil, un Cruchot en bronze grandeur nature . Au mur, les dédicaces d’artistes -de Gréco à Galabru- qui souhaitent bon vent au musée. Arrivée dans une salle de cinéma rétro entièrement dédiée à la saga du Gendarme. Extraits de films, interviews et objets insolites comme le casque de plongée du Gendarme se marie, la cantine de Cruchot dans Le Gendarme à New York ou… ce bras en silicone tombé de Galabru dans Le Gendarme et les extra-terrestres. Place au Saint-Tropez des vacances en roue libre sur la RN 7 avec habitacles de 2 CV et de Simca Aronde transformés en mini-salle de projection et pompes à essence devenues bornes animées.  La fête, les boîtes de nuit, la plage, le nudisme, la mode… Diverses ambiances à travers les époques pour revivre le Saint-Tropez échevelé qui bouge et rayonne sur la planète. Clap de fin avec BB et Romy Schneider dans leur loge de Et Dieu Créa la Femme et La PiscineEntre l’intime et le glamour pour conclure la visite en beauté…

Nice : Lucia Marcucci

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Par Ph.D

En parallèle avec l’exposition Vita Nueva, consacrée à la création italienne des années 60-70, la galerie contemporaine du Mamac expose les oeuvres de Lucia Marcucci. Intitulé Les secrets du langage, l’accrochage comporte une soixantaine d’oeuvres de l’artiste florentine , dont c’est la première exposition personnelle en France. On s’en étonne tant l’oeuvre de Lucia Marcucci est importante et colle à l’époque. Figure majeure du Gruppo 70, l’Italienne aujourd’hui agée de 89 ans a commencé, dés 1963,  à s’interesser à la poésie visuelle et aux collages mélant langage dramaturge, slogans et jargon populaire. Construites à partir de coupures de magazines et de publicités, assorties de messages à la manière de bulles de Bandes Dessinées, les premières oeuvres de Lucia Marcucci réinterprêtent avec provocation et ironie les enjeux politiques et sociaux de son époque , mettant l’accent sur la condition de la femme et la marchandisation de son image. A partir des années 70, l’artiste expérimente l’utilisation de la toile émulsionnée et le report photographique, s’appropriant dans de nombreux cas des images de l’histoire de l’art et de la publicité. Ses travaux les plus récents, portant sur la période 2000-2012, offrent une recherche hybride (reports photographiques peints et anotés de sa main, célèbrent l’extraordinaire puissance de l’image : « L’incitation à la consommation par le smédias de masse, avec leurs formes envahissantes et aliénantes auront permis à Lucia Marcucci de créer un nouveau langage critique à travers la poésie visuelle » conclut Olivier Bergesi, commissaire de l’exposition qui a choisi d’exposer ses toiles sur des étendoirs, comme si elles sêchaient dans l’ atelier de l’artiste. Une scénographie originale, qui permet au visiteur de s’immerger totalement dans cette oeuvre colorée au contenu à la fois pop, politique, féministe et revendicatif et offre un parfait complément à l’exposition Vita Nueva