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Nice : Devenir fleur

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Par la rédaction

Dernier acte de la Biennale de Nice 2022, la nouvelle exposition du Mamac, Devenir fleur  fait état des formes d’écoute que les artistes, depuis les années 1960, entretiennent avec le végétal. Ainsi, est semé un nouveau langage. Et, l’agapanthe, la pivoine, le lin et le jasmin, le pissenlit, le rosier de Damas, la fleur de paon et de banane, égrènent un élan de résistance, de solidarité et de communion : un devenir fleur. À travers le regard d’artistes, femmes et hommes de vingt nationalités différentes, au travers d’accrochages, d’installations et des projections,   Devenir fleur  tente d’apporter un éclairage nouveau et sensible sur les sujets écologiques, anthropologiques, géopolitiques contemporains. L’exposition fait surgir une botanique de l’histoire mondiale, ainsi que de nouvelles formes d’attentions, de sensibilités, de pensées. La visite se fait accompagné du chant des oiseaux et en odorama, comme dans un jardin extraordinaire.

Mougins: Les Vodous

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Par la rédaction

Dans la culture occidentale, la religion vodou a longtemps été considérée comme un tissu de superstitions sanguinaires et maléfiques. On s’est autorisé à catégoriser le vodou au même titre que la magie ou la sorcellerie, reléguant les cultes vodous au rang de pratiques primitives, ancestrales, figées. Or, les vodous nous sont contemporains. Implantés depuis des temps immémoriaux, ils cohabitent aux côtés du christianisme et de l’islam. Aujourd’hui, des manifestations aux caractéristiques politiques et culturelles autour du vodou contribuent à faire évoluer son image. Les images de Catherine De Clippel exposées au Centre de la photographie de Mougins sont le reflet de cette évolution. Née en 1940 à Aalst, en Belgique, Catherine De Clippel est photographe, réalisatrice et productrice de films documentaires. Fondatrice de la société Acmé film, elle accompagne les anthropologues Marc Augé et Jean-Paul Colleyn et coproduit avec Arte, l’INA et la RTBF, une série de films depuis le début des années 1980 sur les pratiques animistes en Afrique, au Brésil, au Venezuela, au Pakistan et en Inde. La série documentaire Vivre avec les dieux la fait voyager notamment au Togo et au Bénin à la découverte des vodous qu’elle photographie dès 1988.

Nice : Vincent Munier

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Par la rédaction

Amoureux des grands espaces sauvages et voyageur de l’extrême, Vincent Munier est un des plus grands photographes animaliers de sa génération. Depuis plus de 20 ans, il parcourt les paysages les plus sauvages pour en rapporter des images incroyables de la vie au cœur des déserts de glace et de roche les plus rudes. Inspiré par les estampes des peintres japonais et l’art minimaliste, son travail met en scène l’animal au cœur de son environnement. Avec « Les 3 Pôles », Vincent Munier offre une saisissante immersion au cœur de ces régions du bout du monde aux conditions extrêmes avec près d’une cinquantaine de photographies prises au cours d’expéditions engagées, en solitaire et en autonomie. A découvrir au Musée de la photographie de Nice,  où le film que le photographe a réalisé avec Sylvain Tesson, La Panthère des neiges, sera diffusé deux fois par jour pendant toute la durée de l’exposition.

Monaco : On Stage

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Par la rédaction 

Depuis près d’un siècle, Monaco entretient avec les musiciens et les stars du rock et de la chanson une relation privilégiée. Joséphine Baker, Franck Sinatra, Ella Fittzgerald, Nina Simone, Charles Aznavour, Lady Gaga, Rihanna, Prince, James Brown, Chuck Berry, Deep Purple, Johnny Hallyday… tous se sont produits sur les scènes mythiques de la Salle des Etoiles du Sporting Monte-Carlo ou celle de l’Opéra Garnier. Certains avec une fidélité étonnante,  comme Julio Iglesias, Tom Jones,  Paolo Conte ou Johnny Hallyday,  pour qui Monaco était ce que Las Vegas fut à Elvis.  Initiée par la Direction des Affaires Culturelles de Monaco, en partenariat avec Monte-Carlo Société des Bains de Mer, l’exposition Monaco On Stage – propose aux visiteurs une expérience immersive de 100 ans de concerts à Monaco. Un projet mené sous le commissariat d’Alex Jaffray, compositeur, producteur et chroniqueur musicalet scénographié par Rudy Sabounghi.Dans l’espace d’exposition du quai Antoine 1er une dizaine de salles reconstituent les loges d’artistes, les backstages du Moods ou du Sporting et même  la scène de la Salle aux Etoiles sur laquelle on pénètre accueillis par les hurlements du public comme si on allait y chanter. Issues des archives de la SBM, des centaines de photos d’artistes qui se sont produits à Monaco et des guitares de la collection du regretté ex-directeur artistique de la SBM  Jean René Palacio,   tapissent les murs des salles que l’on parcourt au son d’une playlist  compilée spécialement pour l’exposition (avec une version unique et trés spéciale de la célèbre chanson « My Way »). Une superbe exposition à découvrir en entrée libre jusqu’au 31 décembre. 

Saint Raphaël : Louis de Funès

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Ouvert à l’été 2019, le musée Louis de Funès de Saint Raphaël, tout proche de la gare, est le seul musée entièrement dédié à Louis de Funès : l’artiste et l’homme. On peut y  découvrir la vie et l’oeuvre du comédien préféré des Français à l’aide de centaines d’objets,  affiches, décors et récompenses qui dessinent sa carrière hors norme. Tout a été pensé pour que la visite soit un agréable moment en famille, une visite faite de divertissements et de découvertes. Plus de 350 documents sont présentés : des photographies personnelles, de tournage et de films, des dessins, des lettres, mais aussi des extraits de films. La Grande Vadrouille, Le Corniaud, La Folie des Grandeurs, Le Grand Restaurant, L’Aile ou la Cuisse sont projetés dans des télévisions d’époque mais aussi sur grand écran, pour retrouver, par exemple,  les fameuses chorégraphies des Aventures de Rabbi Jacob, du Grand Restaurant et de L’Homme orchestre. Louis de Funès est aussi présent grâce à des téléphones disséminés un peu partout, dans lesquels il raconte des anecdotes, des récits et des confidences sur sa vie et son travail. Le visiteur est  en immersion dans ce temple dévolu à l’acteur, où il peut rejouer quelques scènes, retrouver les gags de certains films et s’exercer à des jeux inventés autour des films de l’acteur,  à partir de dessins de Stephan Zimmerli, artiste, architecte, scénographe et musicien, membre fondateur et directeur artistique du groupe Moriarty.

La Seyne: Peter Lindbergh

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Par la rédaction

« Untold Stories » est la dernière exposition organisée par Peter Lindbergh lui-même peu de temps avant sa disparition en septembre 2019. Né en 1944 et élevé à Duisburg, le photographe allemand a passé deux ans à travailler sur la constitution de cet ensemble de 140 photographies qui offrent une vue générale sur son œuvre, du début des années 1980 à nos jours. Cette exposition, réalisée à l’origine pour le Kunstpalast de Düsseldorf et présentée fidèlement pour la première fois en France à la Villa Tamaris, met en valeur l’approche très personnelle de ce maître envers son travail. Elle propose un regard inédit et approfondi sur des images qui étaient principalement commandées et publiées par des magazines mensuels tels que Vogue, Harper’s Bazaar, Interview, Rolling Stone, W Magazine ou le Wall Street Journal L’exposition se termine sur l’installation cinématographique Testament (2013) qui dévoile une facette jusque-là inconnue de la pratique et de la personnalité du photographe allemand. Tourné à travers un miroir sans tain, le film montre l’échange silencieux entre la caméra de Lindbergh et Elmer Carroll, condamné à mort en Floride. Celui-ci a passé 30 minutes à regarder attentivement son reflet – pensif, introspectif et dénué d’expression. Montrée pour la première fois en France, l’installation Testament ajoute un niveau de lecture supplémentaire à l’exposition et permet d’aborder les sujets fondamentaux pour Peter Lindbergh : l’introspection, l’empathie et la liberté.

Nice : Jacques Cordier

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Par la rédaction

Né en 1937, Jacques Cordier s’est rapidement pris de passion pour la peinture. Il s’est formé à l’école Manin avec comme professeur de dessin Lucien Martial et a participé notamment aux Salons des Indépendants, de la Nationale, des Grands et les Jeunes d’aujourd’hui et au Salon d’Asnières. Ses premières œuvres sont inspirées de l’architecture du Vieux Paris des années 50,  avec des traits noirs et puissants. C’est après avoir découvert les couleurs chaleureuses du Midi lors de ses vacances et plus durablement après son mariage avec Simone Duckstein en 1966, que Jacques Cordier a peint des lieux emblématiques de la Côte d’Azur comme Nice, Antibes et Saint-Tropez. Un jeu subtil de couleurs avec des alternances de tons chauds et froids avant de découvrir l’aquarelle au cours des années 70. Des tableaux qui marqueront une époque, mais aussi des personnalités telles que Françoise Sagan, proche de Jacques Cordier et grande admiratrice de ses œuvres. L’exposition du musée Masséna à Nice rend hommage à l’artiste qui a sublimé la Côte d’Azur dans ses oeuvres.

Nice: Hokusai

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Par la rédaction 

Qui ne connaît pas Hokusai et sa Vague ? Tout un chacun a vu au moins une fois dans sa vie, sous une forme ou une autre, la célèbre création du « Vieil Homme fou de peinture ». Symbole japonais par excellence, Sous la vague au large de Kanagawa est pourtant le fruit d’une rencontre entre l’Asie et l’Occident. Elle transcende les frontières, les transgresse presque, tant l’époque de sa création était peu propice aux échanges du fait de la fermeture du Japon. Elle crée un lien qui est au cœur du projet du musée départemental des arts asiatiques dont la vocation est de partager avec son public les arts de l’Asie en les intégrant dans une histoire globale de l’humanité.  À travers cent-vingt-six estampes de Katsushika Hokusai (1760-1849) issues de l’exceptionnelle collection de Georges Leskowicz, l’exposition s’intéresse à un pan connu de la production du maître. Le paysage, omniprésent dans l’estampe japonaise, prend une nouvelle dimension dans son œuvre : Hokusai en renouvelle les codes dès les premières années de sa carrière, puis il révolutionne le genre dans les séries des années 1830 auxquelles appartiennent les très célèbres Trente-six vues du mont Fuji, les Cascades et les Ponts.  Les estampes sélectionnées permettent également d’évoquer la manière dont les Japonais apprécient et parcourent leur pays à l’époque d’Edo (1603-1868), notamment en empruntant la route du Tôkaidô, dont l’importance en a fait un motif artistique à part entière. En raison du développement du tourisme intérieur que connaît alors l’archipel, le voyage occupe une place de choix dans l’imagerie de l’ukiyo-e, ces « images du monde flottant », des plaisirs fugitifs d’ici-bas.  Dans son œuvre, Hokusai se montre sensible à la nature et à la variété des formes qu’elle peut revêtir, mais aussi à l’activité quotidienne des hommes qui l’habitent, la contemplent et la traversent. L’exposition présente en outre huit carnets de la Manga et dix objets, supports de paysages ou conçus pour le voyage. Le visiteur est ainsi convié à (re)découvrir les œuvres de Hokusai et à se confronter aux plus iconiques d’entre elles.

 

 

Monaco : Mission Polaire

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Par la rédaction 

Intitulée « Mission Polaire », la nouvelle exposition immersive du musée océanographique de Monaco nous emmène aux confins du globe terrestreCinq espaces thématiques, répartis sur deux niveaux, rythment ce nouveau parcours de visite. De la découverte des pôles à la vie sauvage qu’ils abritent, en passant par les hommes qui les peuplent et les explorent. Objets et documents, contenus numériques et dispositifs immersifs se côtoient et se complètent pour une expérience à 360°. Dans la salle « IMMERSION », la beauté sauvage et grandiose de ces contrées glacées prend vie dans un dispositif immersif et interactif inédit. Avec 650 m2 de surface de projection, vous voilà propulsé au cœur de paysages polaires. « L’avenir des pôles est aussi le nôtre » nous rappelle ainsi Mélanie Laurent, la marraine de l’exposition dans un message adressé aux visiteurs pour qu’ils adoptent eux mêmes les bons gestes au quotidien, afin de contribuer à la préservation de ces territoires lointains mais essentiels.

Dominique Tarlé: retour à La Villa

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Par Ph.D

A la fin du printemps 1971, alors jeune photographe, Dominique Tarlé débarquait sur la Côte d’Azur pour photographier les Rolling Stones qui enregistraient leur nouvel album, Exile on Main Street,  dans la maison louée par Keith Richards à Villefranche sur mer : la villa Nellcote. « J’avais prévu d’y passer un après midi, mais au moment de repartir Keith et sa femme Anita ont voulu que je reste« , raconte le photographe. Le séjour de Dominique Tarlé à Nellcote a finalement été presqu’aussi long que celui des Stones: près de 6 mois !  Un été de folie, où entre deux sorties en mer, une virée en Jaguar à Monaco ou à Cannes et le mariage de Mick Jagger à Saint Tropez, les Stones ont enregistré assez de musique pour remplir un double album et Dominique a fait assez de photos pour occuper le reste de sa vie à les classer, les tirer, les publier et enfin les exposer.  Un demi siècle plus tard, le photographe revient sur la Côte d’Azur à l’invitation de sa galeriste, Julia Gragnon, pour exposer  rue Gioffredo à Nice, les photos de Nellcote. Des images devenues célèbres pour beaucoup (et dont la côte atteint 10 000 € pour les plus grands formats) et d’autres qui n’avaient encore jamais été montrées. Comme celles de  Keith Richards à bord de son bateau ou au volant de sa Jag, celle de Mick Jagger à la terrasse d’un café, celle de Keith et sa compagne Anita Pallenberg enlacés sur une chaise dans un salon de Nellcote, celle d’Anita remontant à pied de la plage de Passable dans une mini jupe en cuir trés rock’n’roll. Ou encore celle de Keith à table,  à la lueur d’une bougie, préfigurant de plusieurs décennies son personnage de Pirates des Caraïbes...  « Pour préparer cette expo, Dominique m’a pour la première fois  donné accès aux planches contact de Nellcote, confie Julia Gragnon. Nous avons tiré une sélection de 200 photos parmi lesquelles une bonne cinquantaine n’avaient encore jamais été tirées« . Elles  figurent dans le livre-catalogue de l’exposition qu’on peut encore acheter à la galerie. Son titre : La Villa.

Cannes : Agnès Varda

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Par la rédaction

Agnès Varda était une réalisatrice majeure et reconnue pour ses films et documentaires. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle a également créé des œuvres d’art contemporain : installations, maquettes, photographies et œuvres vidéo. Le Pôle d’Art Contemporain de Cannes propose ainsi d’explorer son univers de vieille cinéaste, jeune plasticienne comme elle le disait elle-même. À la Malmaison, l’exposition s’articule autour du thème de la mer, qui a souvent inspiré la réalisatrice. L’exposition de la Villa Domergue permet de découvrir les Cabanes, installations, images et maquettes autours de ses films. Comme dans son cinéma, Agnès Varda abordait avec ses œuvres plastiques les thèmes du quotidien, du souvenir, de l’intime et de l’universel.

Saint-Tropez: Museon Tropelen

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Par la rédaction

Après avoir mis en lumière les carrières et vies des peintres André Dunoyer et Paul Signac, le Musée de l’Annonciade – Saint-Tropez poursuit sa programmation visant à mettre à l’honneur des personnalités majeures ou des événements marquants qui ont façonné et jalonné sa constitution et son développement. C’est au tour du Museon Tropelen, tout premier musée d’art de la ville, de briller à l’occasion de ses 100 ans de création. Pour cette exposition, les œuvres rassemblées ont toutes été réalisées entre 1903 et 1920.

Fondation Maeght: Abstraction

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Par la rédaction

Abritant une collection de plus de 13 000 œuvres, la Fondation Maeght est toujours soucieuse et honorée de mettre en valeur d’autres collections, dont certaines sont rarement accessibles au public, comme elle l’a toujours fait par le passé. Cet été, du 2 juillet au 20 novembre, elle dévoile quelque 120 œuvres de la Fondation Gandur pour l’Art (Genève) et propose une immersion fascinante dans l’abstraction des années 1950 aux années 1980. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors que de nombreux artistes européens exilés aux États-Unis retournaient en France, Paris retrouvait son statut de haut lieu de la créativité et de capitale culturelle mondiale. Poussés par une soif de liberté et une envie de repenser la peinture dans les années d’après-guerre, des artistes du monde entier retournent dans leurs ateliers, abandonnés pendant l’occupation allemande, et s’engagent dans une ère d’effervescence créative, que ce soit dans les arts , la littérature ou le cinéma. Alors que les percées des avant-gardes de la première moitié du XXe siècle ont été un inestimable stimulant d’après-guerre, l’art abstrait s’est renouvelé de l’expression la plus gestuelle à l’interrogation des matériaux, des médiums et des techniques. L’exceptionnelle collection de la Fondation Gandur pour l’Art présentée à la Fondation Maeght révèle la variété des formes embrassées par l’abstraction au cours de ces années de création. Des œuvres de Hans Hartung, Martin Barré, Simon Hantaï ou Pierre Soulages retracent l’évolution de l’art non figuratif sur quatre décennies. Dans un agencement thématique et chronologique, l’exposition invite le spectateur à découvrir l’abstraction lyrique et gestuelle de Georges Mathieu, l’expressionnisme abstrait de Sam Francis et Joan Mitchell, l’abstraction géométrique de Victor Vasarely, les œuvres cinétiques d’Alexander Calder et Jean Tinguely, jusqu’à repenser de la peinture par le groupe Supports/Surfaces. Les années 1980 ont inauguré une ère d’art abstrait revitalisé, s’appuyant sur l’expérimentation mouvementée des années précédentes. Un parcours « historique » d’une centaine de toiles majeures à effectuer jusqu’au 20 novembre dans le cadre enchanteur de la Fondation.

 

 

Monaco : Helmut Newton

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Par la rédaction

L’exposition dété de la Villa Sauber est prétexte à explorer différemment l’œuvre d’un photographe majeur du XXème siècle, à travers des images célèbres et  d’autres rarement présentées au public, dont certaines issues de collections privées monégasques«J’aime le soleil ; il n’y en a plus à Paris », aurait déclaré Helmut Newton à l’officier monégasque en charge d’instruire son dossier. Nous sommes en 1981, Newton a soixante et un an et il s’est imposé au fil de séries audacieuses, repoussant sans cesse les limites de l’acceptable, comme un des plus grands photographes de mode de sa génération. Son installation à Monaco n’a rien d’une retraite, bien au contraire. Cette période est une des plus prolifiques et, sans conteste, la plus libre de sa carrière. Monaco offre à Newton un cadre original à ses photographies de mode. Il a utilisé les chantiers de construction de la ville comme décors pour des campagnes de maisons de haute couture et le garage de son immeuble pour plusieurs séries mode. C’est là aussi qu’il réalise de très nombreux portraits de beautiful people, que ceux-ci aient élu domicile à Monaco ou qu’ils y soient de passage. Il portraiture également les étoiles du Ballet de Monte-Carlo et la famille princière. À Monaco, Newton s’essaye enfin au paysage – un genre photographique qu’il n’avait pas abordé jusqu’alors – et développe une de ses séries les plus personnelles, « Yellow Press », images étranges, d’un glamour inquiétant, inspirées de scènes de crime. Si l’exposition Newton, Riviera s’intéresse particulièrement à cette période, elle rappelle aussi les liens anciens de Newton avec la Riviera et avec le surréalisme. Se devine ainsi, au fil de 280 photographies, un Newton solaire portant un regard à la fois ironique et fasciné sur un mode de vie élégant et facile, un monde d’apparences et de faux-semblants, dont il était à la fois l’acteur et le témoin privilégié. 

 

Antibes : Fondation Hartung

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Par la rédaction

C’est l’évènement muséal de l’été 2022 sur la Côte d’Azur : après deux ans de travaux d’aménagement et de restauration, la Fondation Hartung-Bergman à Antibes s’ouvre enfin au grand public !   Jusqu’ici visitable sur rendez-vous seulement et avec parcimonie,  l’ancienne villa-atelier d’Hans Hartung et Anna-Eva Bergman sera désormais accessible au public de mai à septembre,  sans restriction et avec un nouvel accrochage chaque été. Ce changement majeur de destination  a nécessité des travaux pharaonique,  mais le résultat est à la hauteur de l’attente :  inscrite au patrimoine architectural du 20e siècle, la villa  s’est enrichie d’un bâtiment d’accueil avec boutique (signé Cristiano Isnardi ), d’une salle de projection et de grandes et lumineuses salles d’expositions ouvertes dans les ateliers d’Hans et Eva, qui occupaient chacun une aile du bâtiment principal.  Le parc d’oliviers centenaires, les terrasses et le patio-piscine font partie intégrantede la visite. Pour sa première exposition in situ, la Fondation a choisi d’ouvrir « Les archives de la création » d’Anna-Eva Bergman et de Hans Hartung. Une plongée dans les coulisses de leur production, des croquis préparatoire, à  l’atelier et à l’accrochage. Celui-ci rend particulièrement hommage au travail de la compagne d’Hartung, moins connu que le sien mais pas moins spectaculaire, avec des formats monumentaux et une riche rétrospective de son travail d’illustratrice.  La visite se termine  par un cabinet de curiosités dans lequel on peut trouver divers objets chers aux Hartung-Bergman, la prothèse de jambe d’Hans (blessé durant la deuxième guerre mondiale alors qu’il combattait dans la Legion étrangère contre les nazis) et les urnes funéraires du couple,  dont les cendres ont été dispersées dans la mer. La visite est un enchantement et constituera à n’en pas douter un des musts de l’été 2022.