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Saint Raphaël : Louis de Funès

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Ouvert à l’été 2019, le musée Louis de Funès de Saint Raphaël, tout proche de la gare, est le seul musée entièrement dédié à Louis de Funès : l’artiste et l’homme. On peut y  découvrir la vie et l’oeuvre du comédien préféré des Français à l’aide de centaines d’objets,  affiches, décors et récompenses qui dessinent sa carrière hors norme. Tout a été pensé pour que la visite soit un agréable moment en famille, une visite faite de divertissements et de découvertes. Plus de 350 documents sont présentés : des photographies personnelles, de tournage et de films, des dessins, des lettres, mais aussi des extraits de films. La Grande Vadrouille, Le Corniaud, La Folie des Grandeurs, Le Grand Restaurant, L’Aile ou la Cuisse sont projetés dans des télévisions d’époque mais aussi sur grand écran, pour retrouver, par exemple,  les fameuses chorégraphies des Aventures de Rabbi Jacob, du Grand Restaurant et de L’Homme orchestre. Louis de Funès est aussi présent grâce à des téléphones disséminés un peu partout, dans lesquels il raconte des anecdotes, des récits et des confidences sur sa vie et son travail. Le visiteur est  en immersion dans ce temple dévolu à l’acteur, où il peut rejouer quelques scènes, retrouver les gags de certains films et s’exercer à des jeux inventés autour des films de l’acteur,  à partir de dessins de Stephan Zimmerli, artiste, architecte, scénographe et musicien, membre fondateur et directeur artistique du groupe Moriarty.

Nice : SAB

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Sabine Géraudie , alias SABaime les objets qui ont une biographie, qui racontent une histoire et qui nous emportent dans leurs récits. Elle sait leurs donner une modernité, et nous dire qu’ils ont encore beaucoup de choses à nous conter. Son premier coup de génie:  faire de la fameuse chaise bleue de la Promenade des Anglais une œuvre d’Art urbaine. Normal pour une artiste niçoise ! “La chaise de SAB“,  à qui la Ville de Nice a naturellement donné sa place sur la Promenade des Anglais, au 107 Quai des Etats-Unis (au niveau du Jardin Albert 1er), fait désormais partie intégrante du paysage urbain niçois. Entre la statue de la Liberté de Bartholdi et la sculpture monumentale de Bernard Venet, elle trône, désormais indissociable de la Prom. Quel que soit l’angle sous lequel vous l’observez, il semble que vous puissiez vous y installer. La chaise de SAB  offre une perspective, mais elle est “perchée” : comme quelque chose qui se mérite ! Il y a  de la magie dans son dessin. Décoratrice d’intérieur, SAB a conçu toute une gamme de produits dérivés qui s’en inspirent, et constituent des objets de décoration très tendances : tableaux, sculptures et même bijoux de séries ou pièces uniques, chacun peut emporter un petit morceau de la Riviera. A l’heure du déconfinement, l’artiste solidaire et engagée (auprès de l’association d’aide à l’enfance ADE, de la Prom du coeur  et de SOS cancer du sein,  notamment)  a logiquement pensé à apposer son logo sur les masques chirurgicaux qu’elle distribue au personnel soignant (on peut aussi en acheter -5 € pièce- au profit des soignants). Pour mettre un peu de ce bleu qui nous émerveille dans leur quotidien…  et dans le nôtre.

Nice : Villa Arson

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La Villa Arson propose pas moins de 4 nouvelles expositions à découvrir  en entrée libre à Nice Nord jusqu’au 3 mai. Dans la grande salle d’expositions de la villa,  l’artiste indien Shailesh BR, qui se considère comme le dernier brahmane de sa famille,  invite à une incursion dans l’univers ancestral des castes en prise avec le monde contemporain et à une immersion dans un espace vivant avec ses traditions. Présent durant toute l’exposition  l’artiste va vivre une « exploration spirituelle », en restituant l’espace d’une maison brahmane, avec ses objets et ses rituels réinterprétés, de manière à ponctuer le temps, avec un début et une fin.

A partir de son héritage sud-Américain, la jeune vénézuelienne Sol Calero, qui vit à Berlin,  construit des œuvres colorées, mêlant peinture et sculpture qui forment un syncrétisme issu de sa propre migration. Toujours inscrites dans l’espace et en lien avec l’architecture, ses peintures de fruits et végétaux exotiques, motifs de cadres peints sur la toile, sculptures reprenant les formes des ex-voto d’Amérique latine et peintures murales, sont une façon de réfléchir aux regards que l’on porte sur le monde en fonction de ses origines.

Zora Mann, née en 1979 à Amersham (Royaume-Uni) – vit et travaille à Berlin – est une ancienne élève de la Villa Arson, diplômée en 2009. Son travail, avant tout basé sur la peinture, explore ses origines et son identité tout en analysant ce que produisent les cultures sur notre vie. Ses œuvres souvent colorées apparaissent culturellement codés par leur symbolisme folklorique, mais surmontent les modèles établis et les attributions d’identification. L’ornementation provient plutôt de son imagination, de ses souvenirs d’enfance en Afrique et de ses rêves, et mélange des éléments de l’art tribal, de la science-fiction et de la pop.

Lors d’une résidence à L’INRIA  (Sophia-Antipolis), Kristof Everart a travaillé durant un an sur les flux de déplacements associés aux ondes électromagnétiques sur une zone de Nice à Marseille. Des études et des expérimentations ont permis l’émergence d’un travail artistique qui retranscrit visuellement les impacts humains sur ce territoire.

Nice : Jacques Borgetto

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Le voyage est souvent à l’origine du travail photographique de Jacques Borgetto, photographe et voyageur « de long cours », dont la manière de procéder s’apparente à celle des explorateurs. Motivé d’abord par le désir de retracer le parcours de ses grands oncles italiens émigrés en Amérique latine, Borgetto n’a plus arrêté, depuis, de partir à la découverte de régions dont il s’est attaché à rendre compte de l’évolution au fil des années. Cela, en Argentine, au Chili, au Japon, au Tibet, en Afrique…, en allant au delà du voyage intérieur pour focaliser son attention sur les autres,  dont il cherche à comprendre et à intégrer la culture. Jacques Borgetto, avec son travail qui se construit pays par pays, crée son propre Atlas. Tout en s’appuyant sur les genres classiques du portrait et du paysage, il pose un regard nouveau sur des contrées et des civilisations méconnues et il arrive à en livrer une vision intime. Les images, résultantes de ses rencontres, magnifient les lieux visités, leurs paysages, leur patrimoine et leur culture, sans pour autant vouloir occulter les tensions du contexte économique et politique. Ainsi au Tibet, dont Borgetto montre la sérénité, le quotidien et le spirituel, les traditions persistantes et la modernité approchante, mais où l’immensité du ciel, si présente dans ses images, semble évoquer la question du territoire nié, telle une forme de résistance céleste. Depuis 2007, il a parcouru le Tibet de nombreuses fois, au printemps, en hiver et à l’automne, à l’occasion de sept voyages d’une durée de cinq à six semaines, pendant les quels il partageait le quotidien des nomades des hauts plateaux et des moines. Si ces voyages ont toujours été pour lui une expérience spirituelle, ils lui ont permis également de découvrir un peuple exceptionnel, aujourd’hui menacé dans son identité.

Nice : Soulages

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Pierre Soulages est le plus célèbre des artistes français vivants. L’exposition  présentée à la Galerie Lympia, sur le port de Nice, s’inscrit dans la célébration de son centième anniversaire,  après l’ouverture des manifestations du Centre Pompidou et du Louvre. Pour cet hommage, plus de cent œuvres originales ont été réunies : peintures, œuvres gravées, bronze, livres illustrés. Pour mieux comprendre et connaître l’univers et les références de ce peintre d’exception, ont été rassemblés les témoignages et les œuvres d’artistes faisant partie du monde Soulages et de ses dialogues avec les cultures. Le titre de cet événement, “Soulages, la puissance créatrice”  est dû à un citoyen d’honneur de la ville de Nice, Léopold Sédar Senghor, poète et chef d’État sénégalais,  qui fut aussi ami de Pierre Soulages et participa personnellement à la conception d’expositions  tant à Dakar qu’à Lisbonne. Le parcours  de l’exposition niçoise présente soixante-douze œuvres originales peintes et gravées de l’artiste en un itinéraire chronologique de 1946 à 2008.

Vence : wall [&] drawings

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Pour sa deuxième saison consacrée au dessin contemporain, le Musée de Vence a invité Philippe Piguet, critique d’art et commissaire d’exposition indépendant, à concevoir un projet y faisant écho. Celui-ci a proposé de réunir trois artistes pratiquant entre autres le dessin mural, autour du magistral wall drawing de Sol LeWitt (1928-2007) que l’artiste avait spécialement réalisé en 2002 lors de son exposition personnelle à Vence – dont il a fait notamment cadeau à la ville. Intitulée Le dessin, autrement – wall [&] drawings, cette exposition rassemble, aux côtés de Sol LeWitt, Chourouk Hriech, Christian Lhopital et Emmanuel Régent, trois figures marquantes de la scène artistique française qui, au cours des dix dernières années, ont contribué chacun à leur manière à penser le dessin contemporain autrement. Outre la réalisation in situ d’un wall drawing, chacun dans une salle propre, Philippe Piguet présente  une sélection mêlée de leurs dessins dans deux autres salles du musée. Dans l’espace vidéo, la projection d’un making off des wall drawings réalisés sur place permet aux visiteurs de prendre toute la mesure du travail de chacun des artistes.

 

 

 

Nice: Palace Paradis

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En parallèle avec l’événement Baie des lumières dans le parc Phoenix, le musée des arts asiatiques de Nice propose Palace Paradis,  consacrée aux offrandes funeraires en papier traditionnelles de Taïwan.   Qui n’a jamais rêvé de retrouver les plaisirs terrestres après la mort ? Telle est la fonction des objets funéraires en papier de Taiwan, brûlés pour assurer le confort des défunts dans l’au-delà. À la suite d’un décès, les familles achètent des substituts d’objets réels en papier, montés sur une structure de bambou, qu’ils envoient au disparu en les brûlant, accompagnés de monnaies funéraires – billets et pièces de papier en usage dans le monde des morts. De la maison miniature aux copies d’articles de luxe, ces créations hyperréalistes ne négligent aucun détail. Rien n’est laissé au hasard : programmes du lave-linge, smartphone équipé d’applications spéciales « paradis » ou berline avec chauffeur… Détruits par les flammes, les objets funéraires de papier n’ont pas laissé de traces matérielles, mais des textes chinois les mentionnent dès le VIIIe siècle. Leur fonction rappelle celle des simulacres en terre cuite (mingqi) déposés de manière généralisée dans les tombes à partir de la dynastie des Han (206 avant notre ère à 220 de notre ère) pour recréer l’environnement familier du défunt. Conçue en partenariat avec le Centre Culturel de Taiwan à Paris, l’exposition présente un ensemble de créations des ateliers Hsin Hsin et Skea réalisées exceptionnellement pour le musée du quai Branly – Jacques Chirac. Après Paris, elle s’installe à Nice jusqu’au 29 mars. 

 

 

Nice : Lars Fredrikson

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En collaboration avec le Nouveau Musée National de Monaco, le MAMAC organise la première grande rétrospective de Lars Fredrikson. Le travail de cet artiste pionnier, disparu quasi-anonymement en 1997, jouit depuis quelques années d’une redécouverte et d’une relecture. D’origine suédoise, Lars Fredrikson s’installe à Antibes en 1960. Artiste inventeur, chercheur inlassable et bricoleur de haut vol, il est passionné tout autant par l’univers sensible de la poésie que par les expérimentations plastiques ; fasciné tant par la philosophie extrême orientale que par les possibles offerts par les technologies de son temps. S’entremêlent et se succèdent ainsi au fil des années, une pratique artistique de facture classique – en témoigne l’abstraction gestuelle de ses aquarelles qui le rattache à un courant formaliste – et des expérimentations techniques sur téléviseur, fax, produisant des lignes serpentines d’une épure égale. Ses recherches sont pleinement ancrées dans l’esprit de son temps : à l’instar de Nam June Paik, Fredrikson va très tôt travailler avec les potentialités de la télévision et les détourner dans son œuvre plastique, tandis que ses recherches sur les structures de l’invisible et l’aléatoire frappent par leur proximité avec la démarche de John Cage. Le parcours proposé s’ouvre sur les dimensions cosmiques des œuvres luminocinétiques, gravures, aquarelles et peintures. Ces relations conduisent vers les reliefs en Inox et leurs infinis jeux de reflets. Martelés, pliés, striés, ces feuilles d’inox créent un espace englobant à la frontière entre le réel et le virtuel. L’exposition invite ensuite à l’appréhension des interférences, des collages et des dessins par fax jusqu’aux œuvres et expérimentations sonores avec la présentation exceptionnelle du studio son de l’artiste.

Toulon : Picasso Méditerranée

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Après  13 millions d’euros de travaux de rénovation, le musée d’art de Toulon rouvre ses portes avec l’exposition « Picasso et le paysage méditerranéen » . Dans le cadre du projet Picasso Méditerranée, le musée a choisi de mettre en lumière les liens qui existent entre l’artiste,  son oeuvre et le paysage. Des paysages d’Espagne à ceux d’Aix-en-Provence, l’oeuvre de Picasso est ponctuée de paysages qui témoignent des différents lieux de villégiature qu’occupe l’artiste et des paysages qu’il eut le temps d’apprécier à l’occasion de ses déplacements ou séjours sur la Côte d’Azur. A la fin de sa vie, il découvre d’autres paysages, plus arides au pied de la montagne Sainte-Victoire, dans le château de Vauvenargues. Du 16 novembre au 23 février, 62 oeuvres sont  exposées dont 33 de Pablo Picasso ainsi que des photographies et toiles de Raoul Dufy, Georges Braque ou encore Juan Gris. Le propos de l’exposition est, en effet, d’associer une vingtaine de paysages méditerranéens de Picasso à des paysages peints par des contemporains de l’artiste tels que  Dufy, Braque, Matisse, Derain, Kisling ou Marchand…

 

Nice : Bruit originaire

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L’exposition Bruit originaire  du Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice est une invitation à un voyage dans le temps, des premières traces d’occupation humaine à Nice il y a 400 000 ans et du témoignage des pierres taillées laissées par cette communauté, aux expériences menées aujourd’hui par l’artiste Charlotte Pringuey-Cessac pour convoquer la mémoire vibrante de ces vies passées. La préhistoire, les outils et méthodologies de l’archéologie constituent une source pour son travail, une matière à partir de laquelle elle tisse des expériences et des récits, s’autorisant des vagabondages entre la science et la licence poétique, la trace laissée par l’histoire et sa réinvention contemporaine. Pensée comme un parcours, son exposition à Nice se déploie du musée de Préhistoire de Terra Amata, épicentre de l’activité de ces premiers hommes, au MAMAC, en passant par la colline du château où, en 2013, fut découverte une sépulture peuplée de restes funéraires datant des XIIe et XIIIe siècles. Cette promenade à travers les siècles s’articule autour de l’idée d’un Bruit originaire, expression empruntée au poète Rainer Maria Rilke. Après qu’il ait découvert avec émerveillement le potentiel des premiers phonographes, il rêve à « une chose inouïe » : « mettre en sons les signatures innombrables de la création qui durent dans le squelette, dans la pierre, (…), la fissure dans le bois, la démarche d’un insecte », et entendre la mémoire d’un être disparu en parcourant les sillons du crâne avec l’appareil… Entre pensée romantique et fantasme démiurgique, cette aspiration de Rilke à ré-animer l’absence, est un fil conducteur de la proposition de Charlotte Pringuey-Cessac qui a fait reconstituer en laboratoire des sons  traversant une boite crânienne (on peut les entendre dans l’exposition) et a effectué des moulures d’objets lithiques en faïence. La convocation d’un monde révolu, le dialogue intime avec les témoins du passé et la pensée magique dont elle investit ce qui semble inerte, dessinent une ode sensible à la mémoire et aux bruissements de ce qui n’est plus : nos origines.

Fondation Maeght : Jacques Monory

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Initialement prévue au printemps 2020, la Fondation Maeght présentera du 1er juillet au 22 novembre la première grande exposition monographique de Jacques Monory depuis sa disparition en octobre 2018.  Intitulée simplement « Jacques Monory », l’exposition présente soixante ans de carrière et revisite l’œuvre de cette figure majeure de la Figuration narrative, constamment tendu par la modernité et par la singularité de ce bleu qui l’a rendu célèbre. Organisée par Laurence d’Ist, commissaire de l’exposition, cette traversée se fait le long d’un parcours non chronologique, mais qui tente de faire jouer à plein, d’une salle à une autre, les échos et les écarts de cette œuvre singulière qu’il est temps de revisiter. De tous les peintres dits de la Figuration narrative, Monory aura sans doute été le seul à être pleinement narratif. Parfois hyperréalistes, les scènes énigmatiques qu’il peint et qu’il juxtapose forment comme le journal de bord hanté d’un peintre qui chaque jour s’interroge sur la réalité du monde. Le bleu qui l’a rendu célèbre, qu’il soit monochrome, ou qu’il accueille d’autres couleurs du spectre, est la couleur de ce doute. Il agit comme un voile onirique et comme une mise à distance. Empruntant au cinéma – et notamment aux thrillers des années cinquante – comme à la photographie et à l’imagerie, les peintures de Monory, fréquemment de grand format et qui incluent aussi souvent des objets, forment comme une sorte de manège accéléré, avec parfois des stases presque extatiques : y alternent ou s’y combinent des paysages urbains et de grandes étendues de nature, des visions romantiques et des images dramatiques venant de l’actualité ou de l’Histoire contemporaine. Un pessimisme fondamental, teinté d’humour grinçant, y coexiste avec une fascination pour le vide. Monory ne donne pas de leçon, il s’interroge et nous interroge : comment vivre dans un monde violent, déraisonnable, illogique, surprenant et souvent faux ? Sa peinture, qui se fait l’écho d’une modernité dont il conjure la violence en lui donnant libre cours nous revient aujourd’hui en pleine face, comme un très long métrage dont on aimerait pouvoir isoler chaque plan tout en se laissant emporter par la puissance d’un montage impitoyable.

 

 

Nice : Chagall et le monde Grec

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Au début des années 1950, Marc Chagall accepte la proposition de son ami l’éditeur Tériade d’illustrer Daphnis et Chloé, pastorale du IIe siècle dont l’action se situe sur l’île grecque de Lesbos. Pour s’imprégner de l’environnement du récit antique, Marc Chagall entreprend deux voyages en Grèce, en 1952 et 1954. Il visite Athènes, Delphes, Olympie, Nauplie et l’île de Poros. La découverte de ces sites agit comme une révélation : un nouvel univers s’ouvre à lui. L’artiste trouve en Grèce le berceau d’une civilisation qui irrigua tout le monde méditerranéen, une « terre des dieux » qui fait écho à la douceur de vivre de la Côte d’Azur où il s’est installé après-guerre. Fasciné par les mythes et les textes antiques associés à la contrée hellénique – Daphnis et Chloé de Longus, l’Odyssée d’Homère – Marc Chagall produit par la suite livres illustrés, peintures, gouaches, céramiques, décors et costumes pour l’Opéra, mais aussi œuvres monumentales en mosaïque. D’une Grèce vécue à une Grèce rêvée, il s’approprie cet univers qui nourrira son œuvre jusqu’à la fin de sa vie. La nouvelle exposition du musée Chagall retrace ce parcours.

Saint Tropez : Johnny Hallyday

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(Photo Franz Chavaroche)

Après Edward Quinn, c’est Johnny Hallyday qui est à l’honneur pour l’exposition temporaire annuelle du Musée de la Gendarmerie de Saint Tropez. Johnny découvre Saint-Tropez dans les années 1960 où il vient passer des vacances festives avec ses amis Eddie Barclay, Eddy Mitchell… Dès son arrivée dans le golfe, il est fasciné par les sublimes villas et rêve d’en avoir une lui aussi. En 1989, le rocker réalise son rêve et fait construire à Ramatuelle la mythique Lorada, magnifique villa sertie dans un parc de deux hectares (voir vidéo)… Tout au long de son parcours, l’exposition invite le visiteur à découvrir ou redécouvrir l’histoire qui lie Johnny Hallyday à Saint-Tropez à travers des souvenirs de Tropéziens, des photographies, des objets, une moto ayant appartenu à l’artiste, des extraits d’émissions de radio tournées sur la place des Lices et même une sculpture à taille réelle de « l’idole des jeunes ».

Monaco : Musée de l’auto

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A la fin des années 1950 le Prince Rainier III de Monaco, passionné d’automobiles, débute sa collection de voitures anciennes. Au fil des années et des acquisitions la collection s’agrandit et très vite, le garage du Palais Princier se révèle trop étroit pour contenir une centaine d’automobiles superbes aux silhouettes monumentales ou sportives, aux carrosseries majestueuses, aux capots rutilants, aux calandres royales. En 1993 le Prince  décide donc de dévoiler au public ses trésors en créant un musée de l’auto. Située sur les Terrasses de Fontvieille, cette exposition de 5 000 m2 unique au monde, regroupe près d’une centaine d’automobiles : de la DE DION BOUTON de 1903 à la LOTUS F1 de 2013 en passant par les HISPANO SUIZA, ROLLS ROYCE, LINCOLN, FACEL VEGA, DELAGE, DELAHAYE, PACKARD, HUMBER, NAPIER, FERRARI, MASERATI, LAMBORGHINI, ALFA ROMEO, LEXUS du mariage Princier de 2011, ainsi que les voitures de courses qui ont marqué le Rallye de Monte-Carlo et les F1 du Grand-Prix de Monaco. Le musée accueille de temps à autres des expositions temporaires  comme ce fut le cas du 3 décembre 2018 au 15 mars 2019 avec une collection unique de Ferrari.

Nice: Médias & Sports

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Pour sa nouvelle exposition temporaire, le Musée National du Sport a choisi de raconter l’histoire de ceux qui transmettent le sport et qui, depuis plus de 150 ans, le transforment pour le rendre toujours plus populaire : les médias. Dès sa naissance, la presse sportive exalte les vertus du sport et des sportifs pour mieux s’en nourrir et assurer son développement. En magnifiant ses valeurs, en créant des héros, elle fait naître l’amour du sport. Cette passion profonde et sincère qui fera du jeune lecteur un client pour toujours. Se servir du sport… pour mieux le servir. Durant la seconde partie du XIXe siècle, la presse sportive devient le principal créateur d’évènements et mise d’abord sur les courses cyclistes pour soutenir les ventes : le Paris-Rouen (1869), le Paris-Roubaix (1896) et bien-sûr le Tour de France (1903) sont par exemple créés par « Le Vélocipède illustré », « Le Vélo » et « L’Auto ». Ce soutien au sport s’amplifie plus encore au XXe siècle avec l’émergence de nouveaux médias, poussés par le progrès technologique. Après la presse vient la radio, qui retransmet pour la première fois des évènements sportifs en direct. Puis, très rapidement, la télévision apparaît et tout change. Car au-delà même de permettre la diffusion mondiale de toutes les épreuves sportives, c’est aussi ce média qui finance depuis de nombreuses années les plus grandes compétitions, en s’acquittant de droits de retransmission toujours plus importants. Enfin, aujourd’hui, le numérique est partout et livre une information immédiate mais parfois sans filtre ni analyse journalistique. Qu’il soit écrit, parlé ou filmé, le média tend avant tout à raconter le sport, et à en sublimer ses champions. Les grandes voix, les répliques mythiques, les images d’anthologie, les dessins facétieux, les sons qui ont accompagnés les grands moments de sport, font à présent partie de la mémoire collective, d’un patrimoine à conserver et à diffuser. Les médias évoluent, parfois profondément, mais les émotions qu’ils véhiculent sont toujours aussi intenses. C’est cette passion du sport et de ses légendes qui sera (re)transmise sur plus de 500 m2, au sein de l’exposition Médias & Sport. Par des objets inédits d’abord, mais aussi et surtout par de nombreux dispositifs immersifs et interactifs permettant de découvrir ou de redécouvrir cette fabuleuse histoire commune, construite depuis plus de 150 ans, à la fois par les exploits des champions et par ceux qui les ont racontés. Prévue pour le mois d’avril, cette exposition a dû être reportée en raison de la crise sanitaire.