Cinéma

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True Mothers

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Satoko et son mari sont liés pour toujours à Hikari, la jeune fille de 14 ans qui a donné naissance à Asato, leur fils adoptif. Aujourd’hui, Asato a 6 ans et la famille vit heureuse à Tokyo. Mais Hikari souhaite reprendre le contact avec la famille, elle va alors provoquer une rencontre…

Ce qu’on  en pense

Cinéaste de  la délicatesse et du sensoriel, révélée à Cannes avec Suzaku en 1997 et confirmée dix ans plus tard avec le Grand Prix attribué à La Forêt de Mogari, Naomi Kawase  revient avec un drame familial d’un étonnant classicisme dans la forme comme sur le fond.  True Mothers,  illustre les deux versants de la maternité moderne, avec les destin croisés de deux mères du même enfant, la biologique et l’adoptive.  Un mélodrame calibré mais sensible,  qui permettra peut-être à la réalisatrice japonaise d’atteindre un public plus large. Au risque de décevoir la frange dure de ses fans.

La Loi de Téhéran

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

En Iran, la sanction pour possession de drogue est la même que l’on ait 30 g ou 50 kg sur soi : la peine de mort. Dans ces conditions, les narcotrafiquants n’ont aucun scrupule à jouer gros et la vente de crack a explosé. Bilan : 6,5 millions de personnes ont plongé. Au terme d’une traque de plusieurs années, Samad (Payman Maadi), flic obstiné aux méthodes expéditives, met enfin la main sur le parrain de la drogue Nasser K (Navid Mohammadzadeh). Alors qu’il pensait l’affaire classée, la confrontation avec le cerveau du réseau va prendre une dangereuse tournure

Ce qu’on  en pense

Retenez ce nom : Saeed Roustayi. C’est celui d’un réalisateur iranien de 31 ans  qui, pour son deuxième long métrage,  signe un grand film policier,  en totale immersion dans la capitale iranienne. Justement récompensé  par le Grand Prix du festival du film policier de Reims, La Loi de Téhéran est une totale réussite, doublée d’un  véritable tour de force : le film immerge le spectateurs dans les bidonvilles, les commissariats et les prisons iraniennes avec un réalisme stupéfiant (c’est le cas de le dire !). Comment un tel film a-t-il pu échapper à la censure des mollahs ? Cela relève du miracle. Vu dans Police d’Anne Fontaine, Payman Maadi, dans le rôle du flic manipulé par celui qu’il poursuit, est  formidable d’intensité. A voir absolument. 

The Suicide Squad

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Des super-vilains triés sur le volet sont envoyés par une mystérieuse organisation sur l’île de Corto Maltese. Leur objectif : détruire un bâtiment secret et mettre fin à la prise de pouvoir d’un dictateur qui en plus de terroriser la population locale, mène dans sa base certaines expériences douteuses

Ce qu’on en pense

Oubliez le premier Suicide Squad qui,  malgré un lancement français en fanfare à Cannes (hors festival) et la mise en avant de Margot Robbie en Harley Quinn,  n’a pas connu le succès escompté dans notre pays (tandis qu’ailleurs oui avec 750 millions de dollars de recettes) et s’est fait laminer, à juste titre, par la critique. Comme son titre l’indique The Suicide Squad n’est pas une suite mais un reboot. Warner a fait appel à James Gunn (Les Gardiens de la galaxie) pour le réaliser et le choix s’avère payant. Résolument inscrit dans l’esprit DC Comics, le dixième film de la franchise est un blockbuster violent mais plein d’ humour.  La réalisation dépote et le casting s’en donne à cœur joie. Clin d’oeil à Hugo Pratt, l’île Corto Maltese où se déroule l’action donnera peut-être envie aux jeunes fans d’Harley Quinn & Co d’aller chercher la référence au rayon BD et de découvrir un tout autre monde…  

Profession du père

Cinéma|

Le pitch

Emile (Jules Lefebvre), 12 ans, vit dans une ville de province dans les années 1960, aux côtés de sa mère (Audrey Dana) et de son père, André (Benoît Poelvoorde). Ce dernier est un héros pour le garçon. Il a tour à tour exercé les professions de chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle… Et  André va confier à son fils différentes missions pour sauver l’Algérie, à commencer par la nécessité de tuer l’auteur de l’appel du 18 juin…

Ce qu’on en pense

Depuis Les Aveux de l’Innocent en 1996, en passant par Les Émotifs anonymes en 2010 et Marie Heurtin en 2014,  Jean-Pierre Améris s’attache à mettre en scène des personnages borderline,  dont il tire le portrait avec la délicatesse et l’humanité qui le caractérisent. Il retrouve ici  Benoît Poelvoorde (des Émotifs anonymes) pour un rôle taillé à ses mesures de père atteint de troubles obsessionnels au point de persuader son fils d’assassiner le Général de Gaulle.  Le comédien Belge est à son affaire dans cette adaptation un peu trop sage et scolaire du roman éponyme de Sorj Chalendon. 

Milla

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Milla (Eliza Scanlen) n’est pas une adolescente comme les autres et quand elle tombe amoureuse pour la première fois, c’est toute sa vie et celle de son entourage qui s’en retrouvent bouleversées.

Ce qu’on  en pense

A l’affiche de Old de M. Night Shyamalan, Eliza Scanlen porte cette comédie dramatique  qui aborde avec humour et intelligence, le thème des amours adolescentes et des maladies incurables.  La réalisatrice australienne Shannon Murphy évite le pathos et les clichés dans un film acidulé,  qui célèbre avant tout  la vie. Le scénario n’oublie pas de s’intéresser aussi  aux parents de Milla, confrontés à la mort programmée de leur enfant, pour un résultat émouvant mais jamais plombant. 

A l’abordage

Cinéma|

Par Philippe DUPUY

Le pitch

Paris, un soir au mois d’août. Un garçon rencontre une fille. Ils ont le même âge, mais n’appartiennent pas au même monde. Félix (Eric Nantchouang) travaille, Alma (Ana Balgojevic) part en vacances le lendemain. Qu’à cela ne tienne. Félix décide de rejoindre Alma dans le Sud. Par surprise. Il embarque son ami Chérif (Salif Cissé), parce qu’à deux c’est plus drôle. Et comme ils n’ont pas de voiture, ils font le voyage en Blablacar avec Edouard (Edouard Sulpice). Evidemment, rien ne se passe comme prévu. Peut-il en être autrement quand on prend ses rêves pour la réalité ?

Ce qu’on  en pense

Dix ans après Un Hommes sans femme, qui avait révélé un certain Vincent Macaigne, Guillaume Brac revient au film de vacances. A l’abordage est une comédie sentimentale puisqu’il est essentiellement question d’amours de vacances,  mais aussi sociale car les protagonistes sont , comme on dit, issus de la diversité et les questions de classes se posent très vite, même au camping et en maillot de bain. Félix (Eric Nantchouang) est black et bien dans sa peau, son pote de cité,  Chérif (Salif Cissé)  est moins à l’aise avec son corps en surpoids,  mais il a la tête bien faite. Les deux commencent par se prendre la tête avec Edouard (Edouard Sulpice) étudiant de bonne famille un peu coincé qui accepte un peu contraint de les prendre en Blablacar. Mais les  affinités vont bouger au cours du voyage et du séjour au camping où ils échouent tous les trois,  dans le Diois. Après deux scènes d’ouverture parisienne, le film prend un  tour ensoleillé et vacancier trés agréable. Des couples se font, d’autres se défont. De nouvelles amitiés naissent, peut-être des vocations. Le jeu des jeunes comédiens– tous élèves du Conservatoire– est parfois limite,  mais il ne faut pas se laisser décourager: ils s’améliorent au fil des scènes et tous sont attachants. Guillaume Brac filme l’été comme un espace de liberté et d’expérimentations, où tout est permis. Avec le Covid, on avait failli l’oublier. Merci de cette piqûre de rappel !

Space Jam : Nouvelle ère

Cinéma|

Par L.V

Le pitch

Alors que le basketteur LeBron James visite les studios Warner avec son fils Dom, tous deux se retrouvent accidentellement piégés dans une dimension parallèle où tout l’univers Warner Bros est contrôlé par le tout puissant AI G, une intelligence artificielle. Avec l’aide des Looney Tunes, la star de la NBA va tout tenter pour battre l’équipe de Goons de l’IA, composée des meilleurs basketteurs du monde et de Dom, qui se fait manipuler par Al G…

Ce qu’on en pense 

25 ans après, la star de la NBA Lebron James, remplace Michael Jordan dans cette improbable suite de Space Jam. Modernité oblige, les héros de dessins animés Warner (Bugs, Daffy et cie) sont propulsés dans un jeu vidéo aux couleurs flashy,  où les personnages animés enfilent le short pour aider Lebron James à se sortir d’affaire. Ils jouent mieux au basket que lui la comédie,  mais on prend tout de même plaisir à cette réalisation qui évite de jouer la carte nostalgique. 

 

 

Kaamelott

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Le tyrannique Lancelot-du-Lac (Thomas Cousseau) et ses mercenaires saxons font régner la terreur sur le royaume de Logres. Les Dieux, insultés par cette cruelle dictature, provoquent le retour d’Arthur Pendragon (Alexandre Astier) et l’avènement de la résistance. Arthur parviendra-t-il à fédérer les clans rebelles, renverser son rival, reprendre Kaamelott et restaurer la paix sur l’île de Bretagne ?

Ce qu’on  en pense

Attendu comme le blockbuster français de l’été, Kaamelott d’Alexandre Astier risque de décevoir les fans, avides de retrouver de nouvelles aventures du Roi Arthur et de ses piteux chevaliers, douze ans après l’arrêt de la série. Malgré de  bonnes intentions, des dialogues audiardesques, des guest-stars à foison (Alain Chabat, Christian Clavier, Clovis Cornillac, Guillaume Gallienne, Antoine de Caunes…) et un  budget pharaonique,  ce premier volet (sur trois de prévus) ne  tient pas toutes ses promesses. Pourtant, le passage au cinéma offre des décors somptueux et il y a un vrai scénario (le résistible retour d’Arthur à Kaamelott).  Hélas,  passé un démarrage prometteur,  le film peine à retrouver la force comique des pastilles de la série et s’englue dans des développements qui auraient largement pu attendre le deuxième volet (toutes les séquences de flash-back sur la jeunesse d’Arthur tombent à plat). La mise en scène et le découpage laissent grandement à désirer et les multiples personnages ont du mal à exister (on en perd beaucoup en cours de route). Il manque clairement un grain de folie Monthy Pythonienne à l’entreprise.  Espérons que les prochains épisodes seront plus délirants puisqu’une trilogie est annoncée. 

Old

Cinéma|

Par L.V

Le pitch

En vacances dans les tropiques, plusieurs familles sont invitées par le personnel hôtelier à rejoindre une plage isolée soi-disant paradisiaque. Sur place,  ils découvrent avec effroi que leur vieillissement y est drastiquement accéléré et que leur vie entière va se retrouver réduite à cette ultime journée…

Ce qu’on en pense

Adapté du roman graphique  Le Château de sable de Pierre-Oscar Lévy et Frederik Peeters,  le nouveau film de M. Night Shyamalan nous entraîne sur une plage paradisiaque, où une journée équivaut, hélas,  à un demi siècle d’existence. Un huis clos original en forme de slasher (les personnages meurent les uns après les autres), qui permet au  réalisateur de Sixième sens, Incassable ou Split d’installer, comme il sait si bien le faire, un climat d’angoisse et de porter une réflexion sur le sens de la vie, avec une réalisation toujours inspirée. Pourtant,  Old  peine à dépasser le cadre du film-concept, avec des personnages creux et un twist final décevant. Un “petit” Night Shyamalan de plage…

Bonne mère

Cinéma|

Par L.V

Le pitch

Nora (Halima Benhamed) , la cinquantaine, femme de ménage de son état, veille sur sa petite famille dans une cité des quartiers nord de Marseille. Après une longue période de chômage, un soir de mauvaise inspiration, son fils aîné Ellyes (Mourad Tahar Moussata) s’est fourvoyé dans le braquage d’une station-service. Incarcéré depuis plusieurs mois, il attend son procès avec un mélange d’espoir et d’inquiétude. Nora fait tout pour lui rendre cette attente la moins insupportable possible

Ce qu’on  en pense

Deux ans après Tu mérites un amour, jolie chronique sentimentale bien ancrée dans l’époque , Hafsia Herzi  change de registre pour son deuxième long métrage,   Bonne mère, tourné  à Marseille  (comme son titre l’indique) . Présenté et aussitôt  récompensé dans la section Un Certain Regard,  il y a quelques jours au Festival de Cannes, ce drame familial solaire offre un regard juste et tendre sur la famille. En dépit des drames et des difficultés économiques, ses héros font bloc pour vaincre les injustices et la misère sociale. Dans la lignée de Fatima du Toulonnais Philippe Faucon, le film est essentiellement porté par des comédiens amateurs, excellemment dirigés. La comédienne révélée par Abdelatif Kechiche dans La Graine et le Mulet confirme un beau talent de réalisatrice naturaliste.

Louxor

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Quand Hana (Andrea Riseborough) , britannique qui travaille dans l’humanitaire, revient à Louxor, elle croise Sultan (Karim Saleh), archéologue de talent et ancien amant. Alors qu’elle erre dans cette vieille ville, hantée par les souvenirs familiers, elle s’efforce de concilier choix du passé et incertitude du présent…

Ce qu’on  en pense

Antonionien en diable et tout entier porté par la délicate Andrea Riseborough (We Want Sex EqualityNever Let Me GoBrighton Rock)   le film de Zeina Durra séduira les cinéphiles qui aiment les déambulations amoureuses et littéraires, ici en Egypte où le personnage d’Hana retrouve un ancien amour et s’interroge sur ses choix de vie. Beau et envoûtant comme un voyage sur le Nil… 

Bloody Milkshake

Cinéma|

Par L.V

Le pitch

Sam (Karen Gillan) n’est encore qu’une petite fille lorsque sa mère Scarlet (Lena Headley), tueuse à gages, est contrainte de l’abandonner pour la protéger. Bien des années plus tard, Sam a suivi la même voie et travaille pour la Firme. Un soir, lors d’une mission à haut risque, elle se retrouve face à un dilemme : rester loyale à cette organisation, ou sauver la vie d’une petite fille de huit ans. Une cavale commence…

Ce qu’on en pense

Une série B divertissante et rythmée, dans la lignée d’ Atomic Blonde, avec un zeste de #MeToo. Les scènes d’action sont efficaces et le scénario  ne manque pas d’humour. Coté casting, l’affaire est (rondement) menée par   Karen Gillan, vue dans le reboot de Jumanji et Lena Heady, connue pour son rôle dans la série Game of Thrones. Pour une séance estivale sans prise de tête. 

Mystère à Saint Tropez

Cinéma|

Le pitch

Dans les années 70, l’inspecteur Jean Boulin (Christian Clavier) est envoyé à Saint Tropez pour enquêter sur des menaces de mort proférées à l’encontre d’un grand industriel (Benoit Poelvoorde) ami de Jacques Chirac qui reçoit de nombreuses personnalités dans sa villa. L’arrivée de Boulin va bouleverser leurs vacances…

Ce qu’on en pense

Sortie en catimini, sans avant première ni projection de presse, cette comédie estivale de Nicolas Benamou laissait  présager le pire. On s’y préparait et on n’a pas été déçus. Si la bande annonce pouvait laisser espérer un hommage aux nanars de Max Pecas et Philippe Clair (On se calme et on boit frais à Saint Tropez, Rodriguez au pays des merguez… ) ou une parodie du Gendarme  façon Pétillon (L’Enquête Corse) , il n’en est rien,  hélas. Malgré son casting avantageux (Christian Clavier, Benoit Poelvoorde, Gérard Depardieu, Rossy de Palma, Thierry Lhermitte, Jerôme Commandeur,  Vincent Desagnat...) et la présence au générique de Jean François Halin et Jean Marie Poiré (crédités au scénario), le film ne dépasse jamais le niveau de ses modèles (les nanars des années 60-70), l’innocence et la fraîcheur en moins.  Les gags sont pitoyables et à part Clavier, qui s’est fait la tête d’Hercule Poirot et a coproduit le film, tous les acteurs ont l’air de n’être là que pour cachetonner sans vergogne. Le plus voyant étant sans doute Thierry Lhermitte, planqué sous une moumoute de vieux beau,  qui semble se forcer à jouer le plus faux possible pour être dans le ton. Saint Tropez n’est présent que dans le titre,  puisque tout ou presque a été tourné en studio et colorié en bleu à la palette graphique pour qu’on croit voir la mer par les fenêtres. Une vraie arnaque ! 

La Conspiration des belettes

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Quatre vieux amis : un réalisateur, un scénariste, une actrice et son mari partagent la grande maison acquise par l’ex moie star du temps de sa splendeur. Ils mènent une vie fauchée mais paisible,  jusqu’à l’arrivée d’un jeune couple d’agents immobiliers sans scrupules prêt à tout pour racheter la propriété…

Ce qu’on  en pense

Remake d’un film argentin des années 70, La Conspiration des belettes est une comédie noire pleine d’humour,  à laquelle Juan José Campanella, oscarisé pour Dans ses yeux, apporte ses références cinématographiques,  entre Lubitsch, Hitchcock, le Billy Wilder de Sunset Boulevard et … Louis de Funès (Jo) !  Porté par un casting de vieux acteurs qui savourent leur partition (Graciela BorgesOscar MartinezLuis Brandoni…),  un divertissement de qualité. 

The Tomorrow War

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

En 2022, le  monde est stupéfait lorsqu’un groupe de voyageurs arrive du futur – précisément de l’année 2051 – pour délivrer un message urgent : dans 30 ans, l’Humanité va perdre une guerre d’envergure mondiale contre une espèce d’aliens meurtrière venue détruire notre civilisation. Le seul moyen de survivre à cette attaque extraterrestre est de faire transporter des soldats et civils du monde d’aujourd’hui trente ans plus tard pour lutter contre cette invasion alien. Parmi les recrues, Dan Forester (Chris Pratt), père de famille et professeur au lycée, est déterminé à sauver le monde pour l’avenir de sa fille…

Ce qu’on en pense

Excellente surprise que ce film de Science Fiction signé Chris McKay, initialement prévu pour une sortie en salles et racheté par Amazon pour une somme record de 200 millions de dollars. Un bon investissement pour les abonnés de la plateforme Prime Vidéo.  Le scénario mixe très habilement Alien, Terminator, Interstellar, La Guerre des Mondes  et Voyage au centre de la Terre et joue sur les thématiques en vogue des rapports filiaux et du réchauffement climatique, avec un louable souci d’ancrage réaliste (le film commence pendant la Coupe du monde de football de 2022). La  réalisation est hyper dynamique   avec des effets spéciaux très réussis, notamment pour l’animation des envahisseurs monstrueux,  qu’on attend de découvrir avec d’autant plus d’impatience que le réalisateur fait durer le suspense. Le final est un peu too much  et aurait gagné à être allégé d’un quart d’heure au moins, mais on ne boude pas son plaisir,  d’autant que le casting est top autour de Chris Pratt (JK Simmons, Yvonne Strahovski, Betty Gilpin).