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Light Of My Life

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Le pitch

Dans un futur proche où la population féminine a été éradiquée, un père (Casey Affleck) tâche de protéger  sa fille unique (Anna Pniowsky) , miraculeusement épargnée. Dans ce monde brutal dominé par les instincts primaires, la survie passe par une stricte discipline, faite de fuite permanente et de subterfuges. Mais il le sait, son plus grand défi est ailleurs: alors que tout s’effondre, comment maintenir l’illusion d’un quotidien insouciant et préserver la complicité avec sa fille ?

Ce qu’on en pense

Amateurs de films d’action et de SF à effets spéciaux, passez votre chemin. Light of my Life n’a rien d’un blockbuster. Casey Affleck (I’m Still Here, Far Bright Star) a choisi une approche minimaliste, contemplative et intimiste pour raconter cette histoire de survie dans un monde post-apocalyptique. A son meilleur, la  réalisation  peut s’avérer hypnotique,  mais l’ennui guette le spectateur au fil de tête à tête père-fille répétitifs  et de scènes de poursuites peu convaincantes. Le film vaut surtout pour l’interprétation de Casey Affleck (qu’on n’avait plus vu aussi bien depuis Manchester by the Sea) et de la jeune Anna Pniowsky qui joue sa fille. Elisabeth Moss fait quelques apparitions en flash back.

Lil’Buck Real Swan

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Le pitch

Lil’ Buck, jeune prodige de la street dance de Memphis baptisée « jookin’ » est rapidement devenu l’un des meilleurs danseurs de la ville avant de décider de prendre des cours de ballet. De cette alchimie va naître un mythe, celui d’un virtuose défiant la gravité, réconciliant deux styles et s’imposant comme une référence pour des artistes comme Yo-Yo Ma, Benjamin Millepied, Spike Jonze ou encore Madonna.

Ce qu’on en pense

Vous avez forcement vu sur Internet des images de Charles Riley, alias Lil’ Buck, exécutant un moonwalk mieux que  Michael Jackson ou dansant une version hip hop du  Lac des Cygnes dans une rue,  sur un parking ou sur une scène d’opéra, accompagné ou non du violoncelliste Yo-Yo Ma. Prodige de la street danse,  Lil’ Buck est devenu un danseur étoile aussi reconnu que Benjamin Millepied. C’est une véritable légende dans la ville de Memphis où il a grandi et où il cherche aujourd’hui à installer une école pour transmettre son art particulier, qui combine hip hop et danse classique. Le documentariste français Louis Wallecan retrace son parcours dans ce film foisonnant et passionnant. 

The Perfect Candidate

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Le pitch

Maryam (Mila Alzahrani) est médecin dans la clinique d’une petite ville d’Arabie saoudite.  Alors qu’elle veut se rendre à Riyad pour candidater à un poste de chirurgien dans un grand hôpital, elle se voit refuser le droit de prendre l’avion. Célibataire, il lui faut une autorisation à jour signée de son père, malheureusement absent.  Révoltée par cette interdiction de voyager, elle décide de se présenter aux élections municipales de sa ville. Mais comment une femme peut-elle faire campagne dans ce pays ?

Ce qu’on en pense

Découverte en 2012 avec Wadja, Haifaa Al Mansour est une des rares femmes réalisatrices saoudiennes. Après une parenthèse anglo-saxonne consacrée à  Mary Shelley (2018),  elle est revenue dans son pays filmer cette comédie dramatique inspirée de sa propre expérience de femme active. Bien que l’Arabie Saoudite ait récemment fait quelques concessions aux droits des femmes , qui peuvent désormais passer le permis de conduire par exemple,  rien n’est vraiment simple pour elles,  dès lors qu’elles veulent s’affirmer dans la société. Ainsi,  pour pouvoir seulement prendre l’avion sans autorisation paternelle,  son héroïne ( très convaincante Mila Alzahrani) n’a d’autre choix que de se faire élire au Conseil municipal. De meetings où seuls les hommes sont admis, en mariages (seules circonstances où les femmes peuvent se réunir),  sa campagne prend des airs de tragi-comédie.  La réalisatrice filme son voyage en absurdie avec humour mais détermination à dénoncer la condition des femmes dans son pays. A voir.

Voir le jour

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Le Pitch

Jeanne (Sandrine Bonnaire) travaille comme auxiliaire dans une maternité de Marseille. Nuit et jour, elle se bat avec ses collègues pour défendre les mères et leurs bébés face au manque d’effectif et à la pression permanente de leur direction. Lorsque Zoé (Lucie Fagedet) , sa fille de 18 ans, qu’elle élève seule, part étudier à Paris, Jeanne voit sa vie bouleversée…

Ce qu’on en pense 

Après  A cœur ouvert, avec Juliette Binoche, Marion Laine retrouve Sandrine Bonnaire qu’elle  avait mis en scène en 2008 dans Un Coeur simple. Cheveux coupés courts, à la garçonne,  l’actrice est parfaite en sage-femme. Elle l’est un peu moins en ex-rockeuse,  cachant  sa première vie à sa fille comme si elle avait fait de la prison. Mais ses talents d’actrice ne sont pas en cause:  c’est le scénario qui est bancal. Le film est plus convaincant dans son approche documentaire sur le difficile métier de sage femme que dans sa partie purement fictionnelle.  Adaptant  le livre de Julie Bonnie, Chambre 2 , Marion Laine réussit son immersion dans une maternité marseillaise (avec un excellent casting et de vraies patientes),  mais a la main moins heureuse lorsqu’il lui faut mettre en scène le passé “trouble” de son héroïne. Dans sa partie sociale, la plus réussie, le  film peut se voir comme un complément au poignant Pupille de Jeanne Herry, qui mettait en scène les travailleurs sociaux dans le domaine de l’adoption.

Toulon : Courts métrages

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Malgré la crise sanitaire, la neuvième édition du festival international de courts-métrages Cinéma en Liberté est maintenue à Toulon. Le festival aura lieu le vendredi 21 Aout et samedi 22 Aout  à la Tour Royale  de 20h à 1h du matin. Durant ces deux soirées vingt-neuf courts métrages internationaux retenus parmi plus de 350 candidatures venues des quatre coins du monde seront projetés. “Par les circonstances exceptionnelles que nous traversons cette année, l’enthousiasme partagé de nos partenaires ont décuplé notre volonté de vous faire vivre un tourbillon cinématographique au bouillon de culture vivifiant” assure l’équipe organisatrice de l’association Au Coeur des Arts. Un Jury de professionnels départagera les courts métrages en compétition. La projection des films primés, du film de clôture ainsi que la remise des prix se dérouleront le dimanche 23 Aout au cinéma le Royal partenaire du festival. Voici le programme de l’édition

Vendredi 21 Aout (Tour Royale)
20h – ouverture des portes et exposition “les reliques de l’image” de l’Association Kesako
20h – 20h40- Dj set Reiza
21h – Discours d’ouverture et lancement des projections
Samedi 22 Aout (Tour Royale)
20h – ouverture des portes et exposition “les reliques de l’image” de l’Association Kesako
20h – 20h40- Dj set de Perrine
21h – Discours d’ouverture et lancement des projections

Dimanche 23 août (Le Royal)

18h30 remise des prix

 

Greenland -Le dernier refuge

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Le pitch

Une comète est sur le point de s’écraser sur la Terre et de provoquer un cataclysme sans précédent. John Garrity (Gerard Butler) décide de se lancer dans un périlleux voyage avec son ex-épouse Allison (Morena Baccarin) et leur fils Nathan pour rejoindre le dernier refuge sur Terre à l’abri du désastre. Alors que l’urgence devient absolue et que les catastrophes s’enchaînent de façon effrénée, les Garrity vont être témoin du meilleur comme du pire de la part d’une humanité paniquée au milieu de ce chaos…

Ce qu’on en pense

Rien de tel qu’un bon cataclysme pour ressouder un couple.  Celui des Garrity (Gerard Butler-Morena Baccarin) battait de l’aile: la fin du monde va lui donner un nouvel élan…  La crise sanitaire, aussi, a de curieux effets. Alors que les blockbusters les plus attendus de l’été sont repoussés à la rentrée (Tenet) ou redirigés vers sur les plateformes de streaming (Mulan), un film comme Greenland-Le dernier refuge, qui paraissait promis au direct VOD,  se retrouve en tête de gondole des multiplexes avec la lourde tâche de faire revenir le public dans les salles. Il y a peu de chance, hélas, que ce film catastrophe lambda, parvienne à sauver l’été des exploitants.  Le casting n’a rien d’attractif, le scénario sent le réchauffé, le budget effets spéciaux est réduit au minimum vital pour ce genre de productions et la réalisation (signée Ric Roman Waugh) est appliquée sans plus. Pas une catastrophe, mais pas de quoi transformer le salles de cinéma en “dernier refuge” non plus.

Bigfoot Family

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Le pitch

Depuis son retour en ville, Bigfoot est devenu la star des médias. Au grand dam de son fils Adam qui rêvait d’une vie de famille paisible. L’adolescent essaye de dompter les incroyables pouvoirs hérités de son père et trouve réconfort auprès de la folle ménagerie abritée sous son toit. Lorsque Bigfoot est alerté par des militants écolos, il s’envole pour l’Alaska, bien décidé à combattre les méfaits de la société pétrolière X-Trakt. Quelques jours plus tard, le monde entier est sous le choc : l’aventurier velu a disparu. Le sang d’Adam ne fait qu’un tour. Cap sur le Grand Nord avec sa mère Shelly, Trapper un raton-laveur intrépide et Wilbur l’ours maladroit, pour retrouver son super-papa…

Ce qu’on en pense

On avait découvert le gentil héros velu du studio d’animation Belge nWave avec Bigfoot Junior en 2017. Pour cette suite de ses aventures, la thématique écologique, déjà au cœur du Voyage extraordinaire de Sammy et de  Sammy 2 (co-réalisés par Ben Stassen et produits pas nWave Pictures), est omniprésente. C’est dans l’air du temps et cela donne une profondeur supplémentaire à ce dessin animé familial et bon enfant. Les adultes peuvent y accompagner les enfants sans crainte de trop s’ennuyer.

L’Infirmière

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Le pitch

Ichiko (Mariko Tutsui) est infirmière à domicile. Elle travaille au sein d’une riche famille qui la considère depuis toujours comme un membre à part entière. Mais lorsque la cadette de la famille disparaît, Ichiko se trouve suspectée de complicité d’enlèvement. En retraçant la chaîne des événements, un trouble grandit : est-elle coupable ? Qui est-elle vraiment ?

Ce qu’on en pense

Aurait-on trouvé le Hitchcock japonais ? Après Harmonium (2017) , dans lequel un ex-détenu faisait son nid dans une famille ordinaire jusqu’à la détruire,  Kôji Fukada  récidive dans le thriller vénéneux avec le même art consommé pour installer la tension et le malaise.  Ici, une infirmière à domicile apparemment irréprochable va être confrontée à la rumeur et devoir refaire sa vie,  après que le fils de sa sœur ait été impliqué dans la séquestration d’une jeune fille. Avec un récit en double temporalité, qui fait s’entremêler présent et passé proche avec des échappées surréalistes, Fukuda décortique au scalpel chirurgical les mécanisme de la rumeur, de la culpabilité et de la honte, dans une société où on est présumé coupable tant qu’on n’a pas totalement prouvé son innocence (Ce qui s’avère presque impossible, tant les codes moraux sont stricts et obligent à cacher le moindre écart de conduite)…  Habilement mené,  le récit de la descente aux enfers de la malheureuse Ichiko est parfaitement glaçant. Mais, comme celui d’Harmoniumle final laisse le spectateur sur sa faim. Une autre marque de fabrique du réalisateur japonais ?

Eva en août

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Par Philippe DUPUY

Le Pitch

Eva (Itsaso Arana), jeune comédienne de 33 ans,  a décidé de changer de vie. Alors que ses amis partent en vacances, elle reste à Madrid dans l’appartement prêté par un ami journaliste. Les jours s’écoulent dans une torpeur madrilène festive et joyeuse. Autant d’opportunités de rencontres pour la jeune femme qui se sent libre comme l’air

Ce qu’on en pense

L’été c’est parfait” estime l’héroïne de cette dramédie intimiste espagnole,  qui lorgne très fort vers un cinéma rohmérien au pays d’Almodovar. Parfait pour les vacances. C’est dans cet état que se sent Eva (Itsaso Arana, jolie brunette au faux air de Valérie Donzelli) au début du film : vacante. Elle a refusé de fuir la canicule, préférant jouer les touristes dans sa  ville natale. Madrid au mois d’août : il y a pire endroit pour confiner. Des fêtes partout, profanes et sacrées. Un pur mélange du monde d’avant, à la mode espagnole (les jours commencent la nuit). Eva vient de se séparer (on l’apprendra au détour d’une rencontre devant un  cinéma) et a aussi largué son boulot de “comédienne pudique”  (assure-t-elle après plusieurs tournées) . Pudique, comme ce film, où il n’est presque pas question de sexe. Pourtant Eva rencontre beaucoup de beaux  jeunes hommes et de jolies jeunes femmes dans ses virées nocturnes madrilènes. On voudrait être à sa place ! Deux heures,  c’est trop court pour un été comme celui-là. Un Kechiche espagnol en aurait tiré  trois films de 5 heures. Jonas Trueba ( 5 films au compteur, un seul distribué en France : que font les distributeurs ?) a le sens de la mesure. Son film est une fugue. Mais pas en mode mineur. On en sort avec envie d’y retourner. Spoiler : à la fin, on comprend pourquoi l’héroïne se sentait vacante. Elle est désormais pleine…  d’avenir.

 

Le Défi du champion

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Le pitch

Christian Ferro (Andrea Carpenzano), jeune star du football de l’AS Roma, est un joueur inculte, rebelle, indiscipliné… et riche.  Suite à de nouvelles frasques, le président du club décide de remettre son champion dans le rang : s’il veut continuer à jouer, il doit s’éduquer, étudier et passer son bac.  Valerio (Stefano Accorsi), un universitaire brillant mais solitaire et fauché, est embauché comme professeur particulier. Malgré leurs préjugés et leurs différences, ils  vont beaucoup apprendre l’un de l’autre . Au point qu’ entre les deux, va naître une amitié inattendue…

Notre avis

Le synopsis  rappellera peut-être aux cinéphiles celui de Will Hunting (Gus Van Sant 1988). C’est normal, c’est le même ! Avec un footballeur à la place du mathématicien prodige mais asocial incarné par Matt Damon et la star italienne Stefano Accorsi  dans le rôle du mentor tenu à l’époque par Robin Williams. Pourtant, Le Défi du champion n’est pas le remake italien de Will Hunting. Le ton est nettement plus léger et humoristique. Même si la transformation (en deux mois !) du simili-Ronaldo (trés bien campé par Andrea Carpenzano) en  jeune bachelier raisonnable et romantique,  paraît assez improbable, on a envie d’y croire. La description du monde dans lequel vit le jeune garçon (entre télé réalité, jeux vidéo, voitures de sport et bande de potes qui squattent sa luxueuse villa)  est assez juste.  Et le face à face, entre l’intello fauché (Stefano Accorsi, plus Woody Allenien que jamais) et le jeune (pas si) crétin plein aux as, fonctionne parfaitement.  Le  feelgood movie de l’été. 

Tijuana Bible

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Le pitch

Nick (Paul Anderson), un vétéran américain blessé en Irak, vit dans la Zona Norte, le quartier chaud de Tijuana. Il y fait la connaissance d’Ana (Adriana Paz), une jeune mexicaine à la recherche de son frère disparu depuis quelques semaines. Ensemble, ils vont plonger dans les bas-fonds de cette ville aux mains des narcos-trafiquants.

Ce qu’on en pense

Plongée en apnée dans les quartiers les plus miséreux de la ville-frontière mexicaine avec le Peaky Blinder , Paul Anderson en ex-GI défoncé et des habitants filmés à l’arrache  par l’auteur de l’excellent Mange tes morts (2014), Jean Charles Hue. Un film christique qui pique un peu les yeux (tout est filmé en surexposition) ,  mais qui, comme ses personnages, mérite sa rédemption. Ne serait-ce que pour le courage qu’il a fallu à l’équipe pour tourner sans protection policière dans la Zona Norte.

 

The Climb

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Par Philippe DUPUY

Le pitch

Kyle (Kyle Marvin) et Mike (Michael Angelo Covino) sont deux meilleurs amis aux tempéraments très différents mais dont l’amitié a toujours résisté aux épreuves de la vie. Jusqu’au jour où Mike couche avec la fiancée de Kyle. Alors que l’amitié qui les lie aurait dû être irrémédiablement rompue, un événement dramatique va les réunir à nouveau…

Ce qu’on en pense

C’est une histoire d’amitié. Celle, apparemment idéale, des deux acteurs  Michael Angelo Covino et Kyle Marvin,  qui ont écrit et joué le film (réalisé par Covino), pour se donner un emploi. Et celle, nettement plus toxique des deux héros Kyle et Mike, amis d’enfance qui,  malgré leurs différents (et pas des petits ! )  n’arrivent pas à se détester suffisamment pour se séparer à jamais. Ce que ferait n’importe quel esprit un peu sensé si son copain se débrouillait pour saborder systématiquement ses histoires d’amour et presque toutes les virées “entre amis”. Le film commence dans le col de Vence (Michael Angelo Covino a des attaches en France),  où les deux potes font du vélo avant le mariage de Kyle. C’est le moment que choisit Mike pour avouer à l’autre qu’il a couché avec sa fiancée. Fin du premier plan séquence (le film en comporte une demi douzaine, tous plus épatants les uns que les autres).  On retrouve Mike quelques années plus tard à l’enterrement de la dite fiancée (jouée par Judith Godrèche),  qu’il a fini par épouser à la place de son copain. Kyle débarque au cimetière et, dans la peine commune, tout est oublié. Jusqu’à ce que rebelote : Kyle va se marier avec une copine de fac (Gayle Rankin), que toute sa famille déteste, et Mike va tout faire, plus ou moins consciemment,  pour faire échouer l’entreprise…  Une comédie burlesque dont l’humour désespéré rappelle énormément Thunder Road, le film de Jim Cummins sorti en 2018. Même sens du tempo, mêmes soucis formels, même ton tragicomique. Une réussite !   Prix coup de coeur du Certain regard à Cannes et Prix du jury à Deauville l’an dernier.

T’as pécho ?

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Le pitch

Arthur (Paul Kircher), 15 ans, a un coup de foudre pour Ouassima (Inès d’Assomption) , qui ne le regarde même pas… Alors que lui n’a jamais pécho, elle sort avec Matt (Abdel Bendhaer) , le beau gosse du collège. Pour s’approcher d’elle, Arthur rassemble une bande de losers célibataires et lui propose de leur donner des cours de péchotage, à 10 euros la leçon. Dans les vestiaires de la piscine, débute alors un long apprentissage intime et collectif sur « les filles et l’amour : mode d’emploi ».

Ce qu’on en pense

L’avantage avec les films dont le titre et le pitch font craindre le pire , c’est qu’on en sort le plus souvent en se disant que,  finalement, ce n’était pas si atroce que ça. Entre Les Beaux Gosses et Sex Education, ce premier long métrage signé Adeline Picault réserve effectivement quelques bons moments,  même s’il a du mal à tenir la distance. Sous employés,  Ramzy Bedia et Vincent Macaigne laissent le champ (trop) libre aux jeunes acteurs qui ont du mal à rendre leurs personnages de crétins boutonneux un tant soit peu sympathiques et attachants.

Terrible jungle

Cinéma|

Par Philippe DUPUY

Le Pitch

Eliott (Vincent Dedienne) , jeune chercheur naïf, part étudier les Otopis, un peuple mystérieux d’Amazonie. C’est aussi l’occasion pour lui de s’éloigner de l’emprise de sa mère, la possessive Chantal de Bellabre (Catherine Deneuve). Mais celle-ci, inquiète pour lui, décide de partir à sa recherche en s’aventurant dans l’étrange forêt amazonienne avec une équipe de gendarmes commandés par le chef Raspaillès (Jonathan Cohen).

Ce qu’on en pense

Les comédies françaises voyagent mal, c’est un fait acquis. Même Alain Chabat s’y est fourvoyé avec son Marsupilami. Terrible Jungle ne fait pas exception à la règle malgré son casting étoilé. Vincent Dedienne joue les Tintin explorateur sans aucun charisme et Alice Belaïdi ne sait pas sur quel pied faire danser son personnage (elle se l’est d’ailleurs cassé pendant le tournage). Heureusement, Catherine Deneuve (toujours parfaite en femme à poigne)  et Jonathan Cohen (hilarant en gendarme crétin) sauvent un peu l’expédition. Mais la réalisation manque de rythme, le scénario n’a pas été assez travaillé pour que les situations et les personnages soient vraiment drôles et le comique se cantonne sagement à ce qu’on peut attendre d’un film du dimanche soir sur TF1. Dommage,  car on sent bien qu’avec un peu d’audace et de travail supplémentaires, Terrible Jungle aurait pu mériter son titre. Alors que franchement, c’est plutôt pas terrible.

Hotel by the River

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Le pitch

Un vieux poète, qui loge dans un hôtel au bord d’une rivière, fait venir ses deux fils, pensant que sa fin est proche. Lieu de retrouvailles familiales, l’hôtel est aussi celui d’un désespoir amoureux : une jeune femme trahie par l’homme avec qui elle vivait vient y trouver refuge et demande à une amie de la rejoindre…

Ce qu’on en pense

Toujours aussi prolixe, Hong Sang-soo a deux films dans sa besace cette année : La Femme qui s’est enfuie qui sortira le 30 septembre et celui-ci, qu’il a tourné en noir et blanc avec sa compagne et muse la délicieuse Kim Min-hee. Comme d’habitude chez le cinéaste Sud-Coréen,  ça bavasse interminablement autour d’une table et il ne se passe quasiment rien