Cinéma

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Cannes 2022: cinéma de la plage

Cinéma|

«Gratuit et ouvert à tous, sans invitation ni accréditation, le cinéma de la plage est le lien idéal entre ce qui se passe dans le Palais, les Cannois et les visiteurs”, a coutume de dire Thierry Frémaux. Et il a bien raison : le Cinéma de la plage c’est «the place to be», le soir à Cannes quand on n’est pas accrédité… et parfois même quand on l’est ! Au programme de cette édition :

Mardi 17 mai : The Truman Show

Mercredi 18 mai : The Spinal Tap

Jeudi 19 mai : Le Pacte des loups

Vendredi 20 mai : Est-Ouest

Samedi 21 mai : Le Parrain

Dimanche 22 mai : Un Singe en hiver

Lundi 23 mai : La Cour des miracles

Mardi 24 mai : Ballroom Dancing

Mercredi 25 mai : Christophe… Définitivement

Jeudi 26 mai : E.T L’extra-terrestre

Vendredi 27 mai : Fanfan la tulipe

Samedi 28 mai : La Dernière séance

 

 

Cannes 2022: 75 e édition

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Par Philippe Dupuy

Etaient-ce le départ prochain de Pierre Lescure, celui de Canal + (remplacée par France TV ,  Brut et Tik Tok),  les incertitudes liées à la crise sanitaire, la conjoncture internationale, l’entre deux tours, la perspective d’une tutelle FN ? Toujours est-il que Thierry Frémaux avait la tête des mauvais jours, ce 14 avril pour présenter la sélection officielle du 75e Festival de Cannes. Une conférence de presse réduite à sa plus simple expression (pas de questions), sans cérémonial,  ni grandes annonces, tenue devant un auditoire dispersé dans l’immense salle du Normandie, désertée par les journalistes qui préfèrent désormais la suivre en ligne. Même le 75e anniversaire du Festival a été expédié comme une formalité : il sera fêté le 24 mai avec “de nombreux cinéastes”,  a annoncé en substance le délégué général. Okay ! Quid de la sélection ? Elle a été  “difficile à établir avoue Frémaux. 2200 films ont pourtant été présentés aux sélectionneurs,  qui n’en ont retenu qu’une petite cinquantaine (contre 80 l’an dernier). En compétition, on verra les nouveaux Bruni-Tedeschi, Cronenberg, Dardenne, Claire Denis, Desplechin, James Gray, Kore-eda, Cristian Mungiu, Ruben Oslund, Park Chan-wook, Kelly Richard, Kyrill Sebrennikov et Jerzy Skolimowski. Hors compétition,  Coupez ! de Michel Hazanavicius, un vrai faux film de zombies avec Romain Duris,  fera l’ouverture. Top Gun 2 permettra à Tom Cruise de recevoir une Palme d’honneur. Nicolas Bedos présentera son film tourné à Nice (Mascarade) et  Cédric Jimenez (Bac Nord) celui sur les attentats du 13 novembre. On verra aussi le nouveau George Miller (3000 ans à t’attendre) et Elvis de Baz Luhrmann fera rocker le building. En séance spéciale, David Bowie et Jerry Lee Lewis lui donneront la réplique dans un film de montage pour l’un et un biopic signé Ethan Coen pour l’autre. Côté géopolitique et diplomatie, il y aura un Russe dissident (Kirill Serebrennikov) en compétition et un Ukrainien (Serguei Loznitsa) en Séance Spéciale.  C’est Vincent Lindon qui présidera le jury et Virginie Efira qui fera la maîtresse de cérémonie. Ouverture le 17 mai, sans protocole sanitaire particulier puisque les dernières restrictions ont été levées. Les stars du monde entier seront de retour sur le tapis rouge après une édition annulée et une décalée au mois de juillet.

 

Les Folies Fermières

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Pour sauver son exploitation de la faillite, David (Alban Ivanov), jeune paysan du Cantal a une idée :  monter un cabaret à la ferme. Le spectacle sera sur scène et dans l’assiette, avec les bons produits du coin. Il en est sûr, ça ne peut que marcher ! Ses proches, sa mère et surtout son grand-père, sont plus sceptiques…

Ce qu’on en pense

Quelques mois après le drame Profession du père dans lequel  Benoît Poelvoorde essayait de convaincre son jeune fils de tuer le général de Gaulle, Jean-Pierre Améris change de registre  avec  Les Folies Fermières, comédie douce amère sur la crise qui frappe le monde paysan. Avec sa sensibilité habituelle,  le cinéaste évite de chausser les gros sabots pour raconter cette histoire vraie et s’attache à faire le portrait d’un héros fragile, qu’ Alban Ivanov incarne avec beaucoup de justesse et d’humanité.  Les autres personnages, joués par  Moussa Maasrki, Guy Marchand ou Sabrina Ouazani sont également attachants et contribuent à la réussite de ce feelgood movie paysan.

 

Nitram

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

En Australie dans le milieu des années 90, Nitram (Caleb Landry Jones) vit chez ses parents, où le temps s’écoule entre solitude et frustration. Alors qu’il propose ses services comme jardinier, il rencontre Helen (Essie Davis), une héritière marginale qui vit seule avec ses animaux. Ensemble, ils se construisent une vie à part. Quand Helen disparaît tragiquement, la colère et la solitude de Nitram ressurgissent

Ce qu’on en pense

Choc du dernier festival de Cannes, où il était présenté en compétition,  Nitram s’inspire du massacre de Port-Arthur en Tasmanie, au cours duquel 35 personnes ont été tuées et 23 ont été blessées en 1996. Après son adaptation d’Assassin’s Creed,  Justin Kurzel filme l’itinéraire meurtrier d’un jeune homme instable, en laissant la tuerie hors champs. Caleb Landry Jones n’a pas volé son prix d’interprétation cannois pour ce rôle: il est phénoménal. Le film, qui dénonce la violence de la société australienne, s’impose comme une sorte d’Elephant  (Gus Van Sant) australien. On en sort secoué.

 

On sourit pour la photo

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Par Ph.D

Le Pitch

Thierry (Jacques Gamblin) passe ses journées à classer ses photos de famille, persuadé que le meilleur est derrière lui. Lorsque Claire (Pascale Arbillot) , sa femme, lui annonce qu’elle le quitte, Thierry, dévasté, lui propose de refaire « Grèce 98 », leurs meilleures vacances en famille. Officiellement, il veut passer une dernière semaine avec leurs enfants avant de leur annoncer la séparation. Officieusement, il espère reconquérir sa femme ! En tentant de raviver la flamme de son couple, Thierry va mettre le feu à sa famille…

Notre avis

Scénariste pour Lupin, Family Business (Netflix) et Je te promets sur TF1,  François Uzan, qu’on ne risque pas de confondre avec François Ozon,  signe son premier long métrage avec cette comédie poussive dans laquelle Jacques Gamblin embarque sa famille en road trip nostalgique dans l’espoir de reconquérir sa femme, jouée par Pascale Arbillot. Deux bons comédiens, perdus dans cette fadaise même pas distrayante  qui a obtenu, on ne sait comment, un prix spécial du jury à l’Alpe D’Huez. 

 

Suis moi je te fuis

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

Entre ses deux collègues de bureau, le cœur de Tsuji (Win Morisaki)  balance. Jusqu’à cette nuit où il rencontre Ukiyo (Kaho Tsuchimura), à qui il sauve la vie sur un passage à niveau. Malgré les mises en garde de son entourage, il est irrémédiablement attiré par la jeune femme, qui n’a de cesse de disparaître…

Ce qu’on en pense

Un des derniers films labellisés Cannes 2020,  le nouveau long métrage du Japonais  Kôji Fukada (Harmonium, L’Infirmière) sort en deux parties. Dans Suis moi je te fuis, à l’affiche cette semaine,  le réalisateur installe l’intrigue amoureuse et les personnages de  Tsuji et  Ukiyo, dans un  Japon  contemporain, plein d’incertitudes. Win Morisaku et Kaho Tsuchimura forment un trés beau  couple de cinéma et donnent envie de voir la suite, intitulée Fuis moi je te suis qui sortira la semaine prochaine

 

The Duke

Cinéma|

Par J.V

Le Pitch

En 1961, Kempton Bunton (Jim Broadbent), un chauffeur de taxi sexagénaire, vole à la National Gallery de Londres le portrait du Duc de Wellington peint par Goya. Il envoie alors des notes de rançon, menaçant de ne restituer le tableau qu’à condition que le gouvernement rende l’accès à la télévision gratuit pour les personnes âgées…

Notre avis

Le réalisateur de Coup de foudre à Notting Hill , Roger Mitchell nous a quittés le 22 septembre 2021. Mais il avait, fort heureusement, eu le temps d’achever cette hilarante comédie policière, inspirée d’une histoire vraie, dans laquelle Jim Broadbent et Helen Mirren forment un couple provincial extravagant dans l’Angleterre des années 60. Situations ubuesques, quiproquos, rebondissements et humour british sont au programme de ce vrai-faux biopic au final surprenant. On passe un excellent moment. 

 

The Northman

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Par J.V

Le Pitch

A l’approche de l’adolescence, le prince Amleth (Alexander Skarsgard) voit son père être brutalement assassiné par son oncle, qui kidnappe ensuite sa mère. Vingt ans plus tard, Amleth est désormais un Viking qui attaque les villages slaves, dans l’espoir d’un jour se faire vengeance

Ce qu’on en pense

Après les épatants The Witch et The Lighthouse, Robert Eggers revient avec…  un film de Vikings ! Inspiré d’une légende scandinave mettant en scène un certain Amleth  (dont Shakespeare a sans doute eu vent),  The Northman  met en scène des combats sanguinaire, des esclaves en rébellion, un volcan qui gronde et le mythe d’Odin,  pour une tragédie sombre et haletante, à la fois épique et intime. Du grand cinéma avec un casting au diapason : Alexander Skarsgard,  Ethan Hawke, Bjork, Claes Bang, Nicole Kidman… A voir absolument.

 

Loin du périph

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Par Ph.D

Le Pitch

Dix ans après avoir fait équipe, Ousmane (Omar Sy) et François (Laurent Lafitte), deux flics que tout oppose, reforment à contrecœur leur tandem de choc. Pas franchement ravis de se retrouver, ils mettent le cap sur une petite ville des Alpes pour enquêter sur un meurtre particulièrement sordide. Mais, alors qu’ils pensent avoir élucidé l’affaire, Ousmane et François découvrent une réalité bien plus terrifiante encore ! De surprises en rebondissements, leur escapade loin du périph les pousserait même à s’apprécier …

Ce qu’on en pense

On n’avait pas gardé un mauvais souvenir de De l’autre côté du périph, tentative de buddy movie à la française signé David Charhon, dans lequel Omar Sy et Laurent Lafitte faisaient équipe pour jouer à good cop/bad cop. Dix ans plus tard, ils retrouvent leur personnage devant la caméra du tâcheron Louis Letellier (Le Transporteur, Danny the Dog…),  auquel le succès de la série Lupin a visiblement donné du galon chez Netflix. Le premier film jouait sur l’opposition Paris/Banlieue avec un flic issu de la capitale (Lafitte) et l’autre des cités (Omar Sy). Cette fois, les deux sont envoyés enquêter en province, mais le film joue plutôt sur les clichés racistes que sur l’opposition Paris/Province. Gags lourdingues et répétitifs, scènes de baston inutiles, dialogues surécrits, intrigue sans intérêt…  Loin du périph pas de salut pour cette comédie policière ultra formatée dans laquelle Omar Sy, Laurent Lafitte et Izia Higelin cachetonnent sans forcer leur talent.

Anatomy of Time

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Par Ph.D

Le Pitch

Deux fragments de la vie d’une femme. Maem est une jeune femme dans la Thaïlande rurale des années 1960. Son père horloger transmet sa passion à sa fille, tandis que les tensions entre la dictature militaire et les rebelles communistes s’exacerbent. Elle est courtisée par deux jeunes hommes très différents – un faible conducteur de pousse-pousse qui est littéralement mis de côté par un chef d’armée ambitieux et impitoyable. Cinquante ans plus tard, le chef de l’armée est devenu un général en disgrâce. Maem soigne son mari violent pendant ses derniers jours et se remémore son passé rempli de pertes, de souffrances et de joies…

Ce qu’on en pense

Ulrich Seidl meets Apichatpong Weerasethakul ? Le cinéaste Thaïlandais Jakrawal Nilthamrong (Vanishing Point) semble avoir mélangé plusieurs idées de films (un politique, un de guerre, un drame de la vieillesse et une romance tragique) qu’il a jetées en vrac dans ce nouvel opus à la narration décousue et un brin hermétique. Il vaut mieux avoir lu le synopsis et les notes d’intention si l’on veut comprendre quelque chose au film. Mais même comme cela, on reste perplexe. Dommage car le realisateur a un grand sens de l’image et les scènes de nature sont superbes. Le film réussit, malgré tout, à évoquer la dictature militaire, la fin de vie et esquisse un beau portrait de femme. Mais on sent passer le temps  et il faut aimer les scènes de toilette gériatrique. Tout est dans le titre !

Les Passagers de la nuit

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Par Ph.D

Le Pitch

Paris, années 80. Elisabeth (Charlotte Gainsbourg) vient d’être quittée par son mari et doit assurer le quotidien de ses deux adolescents, Matthias (Quito Rayon Richter)  et Judith (Megan Northam). Elle trouve un emploi dans une émission de radio de nuit, où elle fait la connaissance de Talulah (Noée Abita), jeune fille désœuvrée qu’elle prend sous son aile. Talulah découvre la chaleur d’un foyer et Matthias la possibilité d’un premier amour, tandis qu’Elisabeth invente son chemin, pour la première fois peut-être, dans l’ombre de la mystérieuse Vanda (Emmanuelle Béart), l’animatrice-vedette de l’émission…

Ce qu’on en pense

Après  Ce sentiment de l’été et  (surtout) Amanda, Mikhaël Hers poursuit un parcours sans faute avec ce beau film mélancolique,  dans lequel Charlotte Gainsbourg joue Elisabeth, une femme abandonnée par son mari qui élève ses déjà grands enfants avec difficulté à l’ombre des tours du quartier hautement cinégénique de la Maison de la radio à Paris. En désespoir de cause (elle n’a jamais travaillé),  elle va pousser la porte de l’émission qu’elle écoute la nuit quand les soucis l’empêchent de dormir. Embauchée comme standardiste,  Elisabeth va rapidement se rendre indispensable à l’animatrice-vedette des Passagers de la nuit (Emmanuelle Bérat) qui, sous ses airs de diva farouche, va être touchée par sa fragilité et la prendre sous son aile.  Jusqu’à ce qu’elle même recueille chez elle une jeune auditrice de l’émission en rupture de famille et de société. Sans avoir l’air d’y toucher, Mikhaël Hers reconstitue joliment l’ambiance à la fois déprimée et pleine d’espoirs des années 80 et traite chacun de ses personnages avec infiniment d’amour et de délicatesse. Au point que la lumière finit par jaillir au bout de la nuit.

Le Roi cerf

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Van était autrefois un valeureux guerrier du clan des Rameaux solitaires. Défait par l’empire de Zol, il est depuis leur prisonnier et vit en esclave dans une mine de sel. Une nuit, la mine est attaquée par une meute de loups enragés, porteurs d’une mystérieuse peste. Seuls rescapés du massacre, Van et une fillette, Yuna, parviennent à s’enfuir. Zol ne tardant pas à découvrir leurs existences, Il mandate Hohsalle, un prodige de la médecine pour les traquer afin de trouver un remède. Mais Hohsalle et Van, tous deux liés par le fléau qui sévit, vont découvrir une vérité bien plus terrible…

Ce qu’on en pense

Ancien des studio Ghibli, où il avait travaillé comme superviseur des effets visuels sur Le Voyage de Chihiro, Masashi Ando  signe son propre long métrage avec  ce Roi Cerf à l’intrigue touffue,  qui fait curieusement écho à l’actuelle pandémie. Visuellement trés mature , le film brasse beaucoup de thématiques, un peu trop sans doute. Il souffre, en effet, d’un trop plein de dialogues explicatifs et  de  longueurs inhérentes à la complexité de l’histoire. On le déconseille pour cela au plus jeune public.

L’Eté l’éternité

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Par J.V

Le Pitch

Vivre et aimer du haut de ses 18 ans, plonger dans l’insouciance de l’été, perdre brutalement sa meilleure amie, s’apercevoir que rien ne dure toujours, renaître…

Ce qu’on en pense

Un premier long métrage sensible signé Emilie Aussel, une réalisatrice marseillaise qui cite Naomi Kawase, Kelly Reichardt, Antonioni, Kechiche et Gus Van Sant comme références. Le début du film laisse présager une énième chronique adolescente sous le soleil de Marseille,  mais très vite un drame survient et le ton change du tout au tout. S’ensuit un film profond sur la résilence et la reconstruction, servi par de jeunes acteurs castés sur place et excellemment dirigés. Aux côtés de la révélation Agathe Talrich , on reconnaît tout de même Matthieu Lucci, vu dans L’Atelier de Laurent Cantet et Izir Azougli remarqué  aux côtés de Matt Damon dans Stillwater. A voir. 

Ténor

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Par J.V

Le Pitch

Antoine (MB 14), jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les battles de rap qu’il pratique avec talent et son job de livreur de sushis. Lors d’une course à l’Opéra Garnier, sa route croise celle d’une professeure de chant (Michèle Laroque) qui détecte chez lui un talent brut à faire éclore…

Ce qu’on en pense

Quatre ans après Les Déguns, qui ont marqué (et pas de la meilleure des manière) ses débuts à la réalisation, Claude Zidi Jr. réhausse un peu le niveau avec cette nouvelle comédie,  dans laquelle Michèle Laroque incarne une prof de chant lyrique qui prend sous on aile un apprenti rappeur dont elle a décelé le talent caché. Transfuge de The Voice, le dénommé MB14 joue ce garçon avec une conviction touchante. Le scénario, qu’on a l’impression d’avoir déjà vu adapté cent fois (avec un mathématicien ou un pianiste prodige en lieu et place du rappeur), ne réserve absolument aucune surprise et la réalisation est quelconque. Mais l’ensemble est plutôt bon esprit et vu son film précédent, on peut considérer que le fils Zidi  est en net progrès. Pas encore un ténor mais un bon exécutant. 

  • Los Fuertes

Los Fuertes

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Lucas (Samuel Gonzales) se rend chez sa sœur dans un village reculé du Sud du Chili avant de s’en aller vivre au Canada. Là, face à l’océan et au milieu de la brume, il rencontre Antonio (Antonio Altamirano), maître d’équipage sur un bateau de pêche local. Quand une relation amoureuse intense surgit entre eux, ils se retrouvent obligés d’affronter leur réalité et de briser leur solitude, en apprenant à faire confiance aux gens qui les entourent. Alors que les vagues frappent la baie, leur force et leur indépendance deviennent inébranlables face à la marée…

Ce qu’on en pense

Une romance homosexuelle mélancolique, baignée dans la lumière de bout du monde du Chili du sud. On y suit les amours contrariées de Lucas et Antonio. L’un vient d’une famille aisée et s’apprête à partir s’installer au Canada, l’autre est marin pêcheur sur un chalutier, trés attaché à sa grand-mère et à son bout de terre australe. Il participe aux reconstitutions en costume de la guerre d’indépendance, qui fonctionnent comme une allégorie de leur émancipation commune.  Car l’homosexualité est mal vue dans le village et il leur faut se cacher. Leurs proches sont heureusement plus ouverts et compréhensifs…  Parviendront-ils dans le temps qui leur est imparti à s’attacher suffisamment l’un à l’autre pour partir ou rester ensemble ? That is the question. Vue l’ambiance tristouille, on se doute de la réponse…