Cinéma

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U-235

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 Le pitch

En pleine Seconde Guerre mondiale, une équipe de résistants belges sans foi ni loi est engagée pour s’emparer d’un sous-marin allemand. Leur mission : apporter l’uranium nécessaire au projet Manhattan,  du Congo belge à New York. Mais quand l’ennemi allemand se dresse sur leur route, c’est l’avenir de l’humanité entière qui se joue…

Ce qu’on en pense 

Ça commence comme un Inglourious Basterds belge : un  officier allié est chargé de recruter des mercenaires pour une mission-suicide. Il retrouve dans les Ardennes un groupe de résistants hors la loi,  qui cassent du nazi pour le plaisir (on apprendra que leur chef  a vu toute sa famille massacrée devant lui par les allemands). Les voilà expédiés au Congo pour prendre possession d’un U Boat,  dans lequel le commandement allié a prévu  d’embarquer une cargaison d’uranium 235 dont les Etats-Unis ont besoin pour finir leur Bombe A avant les allemands. Tout cela n’est pas super crédible,  mais bon : on a eu droit à quelques scènes bien saignantes et on se dit que ça va continuer gentiment comme ça. Mais non.  A partir du moment où le groupe embarque dans le vaisseau, le film vire au survival de guerre. Attaques à la torpille et avaries se multiplient. Heureusement, le  sous-marinier allemand qui a été tiré de sa prison pour apprendre au groupe à piloter l’ U Boat (Thure Riefenstein, sosie de Bono) prend fait et cause pour la résistance. Il ne veut pas qu’Hitler ait la bombe. Heureusement aussi, il y a, dans le groupe, une meuf très décorative (Ella-June Henrard) : on tremble de peur qu’elle ne se noie. Enfin, pas tellement vu qu’on connaît déjà la fin (remember Hiroshima ?)… Distrayant en vidéo à la demande.   

 

 

Play

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Le pitch

En 1993, Max (Max Boublil) a 13 ans quand on lui offre sa première caméra. Pendant 25 ans il ne s’arrêtera pas de filmer. La bande de potes, les amours, les succès, les échecs. Des années 90 aux années 2010, c’est le portrait de toute une génération qui se dessine à travers son objectif

Ce qu’on en pense

Voilà un film qui risque de donner des idées à tous ceux qui partagent les instants privilégiés de leur vie privée en vidéo sur les réseaux sociaux. Pourquoi ne pas faire, avec toutes ces images,  un long montage qui raconterait leur vie, jour après jour ? Avec les outils numériques actuels, ce serait moins long et compliqué que pour le héros du film qui commence à filmer sa vie en VHS dans les années 90 et a dû stocker toutes les cassettes pendant 20 ans… Le résultat serait-il aussi drôle et émouvant que le film d’Anthony Marciano (Les Gamins)? Pas sûr, mais ça vaudrait le coup d’essayer. Entièrement réalisé comme un « found footage » (images retrouvées), Play raconte l’adolescence et les débuts dans la vie du héros (Max Boublil et ses jeunes doublures) et de sa bande de potes, dont Emma (Alice Isaaz), sa meilleure amie et son amour de jeunesse. Grace au procédé du faux film amateur et à une bande-son composée de tubes des années 90-2000 , ce sont deux décennies qui revivent à l’écran, avec leurs  moments d’euphorie (la coupe du monde de football) et leurs grandes peines (les attentats). Une réussite plutôt inattendue de la part du réalisateur des Gamins. L’année commence bien pour les comédies françaises. Pourvu que ça dure !

Papi Sitter

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Le pitch

Embauchés sur un bateau de croisière, Franck et Karine sont obligés de confier leur fille Camille (Camille Aguilar), censée réviser son bac, à son grand-père André (Gérard Lanvin), gendarme retraité et psychorigide à souhait. La situation se gâte quand l’autre grand-père, Teddy (Olivier Marchal), ancien gérant de boîtes de nuit peu fréquentables, débarque à l’improviste. La cohabitation entre les papis s’avère plus que compliquée et Camille va profiter de leurs querelles pour vivre sa vie comme elle l’a décidé…

Ce qu’on en pense

Après Le fils à Jo (2011), Philippe Guillard retrouve Gérard Lanvin et Olivier Marchal pour cette nouvelle grosse comédie familiale sur les joies de la grand-paternité. Le premier joue un ex-gendarme psycho rigide, le second un vieux soixante huitard bambocheur et fauché. Le scénario a dû être écrit lors d’une troisième mi-temps particulièrement arrosée et les deux compères en rajoutent à la louche dans le comique troupier. Heureusement,  la jeune Camille Aguilar parvient à apporter un peu de fraîcheur  au film

Brooklyn Affairs

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Le Pitch

New York dans les années 1950. Lionel Essrog (Edward Norton), détective privé souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette, enquête sur le meurtre de son mentor et unique ami Frank Minna (Bruce Willis). Grâce aux rares indices en sa possession et à son esprit obsessionnel, il découvre des secrets dont la révélation pourrait avoir des conséquences sur la ville de New York… Des clubs de jazz de Harlem aux taudis de Brooklyn, jusqu’aux quartiers chics de Manhattan, Lionel devra affronter l’homme le plus redoutable de la ville pour sauver l’honneur de son ami disparu. Et peut-être aussi la femme qui lui assurera son salut…

Ce qu’on en pense

Déjà, un détective privé souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette, ça intrigue !  Si, en plus, c’est Edward Norton  qui l’incarne… Seul capable de voler la vedette à Brad Pitt (Fight Club), Norton a mis sa carrière d’acteur en stand-by pour réaliser ce film qui lui tenait vraiment à coeur.  Sur  un scénario inspiré du roman de Jonathan Lethem (Motherless Brooklyn),  au son d’une BO qui mixe Miles Davis et Radiohead, dans une reconstitution du New York des années 50 aux petits oignons et avec un casting en or (Edward Norton, Willem Dafoe, Bruce Willis , Alec Baldwin), Brooklyn Affairs résonne comme un  Chinatown New-Yorkais.  Les amateurs de polars à l’ancienne ne doivent surtout pas le manquer.

 

#Jesuislà

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Le Pitch

Stéphane (Alain Chabat) mène une vie paisible au Pays Basque entre ses deux fils, aujourd’hui adultes, son ex-femme et son métier de chef cuisinier. Le petit frisson dont chacun rêve, il le trouve sur les réseaux sociauxil échange au quotidien avec Soo, une jeune sud-coréenne. Sur un coup de tête, il décide de s’envoler pour la Corée dans l’espoir de la rencontrer. Dès son arrivée à l’aéroport de Séoul, un nouveau monde s’ouvre à lui…

Ce qu’on en pense

Cinq ans après le succès surprise de La Famille Bélier (7,5 millions d’entrées), Eric Lartigau retrouve,  non pas Louane (ouf!),  mais Alain Chabat  pour une comédie romantique plus dans la veine de Prête moi ta main (2006). Tel Bill Murray dans  Lost in translation  (Sofia Coppola 2003), Chabat se retrouve immergé dans un monde inconnu (la Corée), à la recherche de l’âme sœur qu’il croit avoir trouvée sur Internet. Mais Chabat n’est pas Murray et Lartigau encore moins Coppola. Quant-à Blanche Gardin, on lui déconseillera à l’avenir les rôles avec accent… Comme on la bande annonce le laissait présager,  #Jesuislà est  une comédie romantique gentillette portée par la présence empathique d’Alain Chabat.

Un Divan à Tunis

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Le pitch

Après avoir exercé en France, Selma (Golshifteh Farahani), 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s’avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec « prestations tarifées », les débuts du cabinet sont mouvementés…

Ce qu’on en pense

On jurerait qu’il y a du vécu autobiographique dans cette histoire de psy qui retourne exercer au pays et se confronte à une culture où « tout le monde parle mais personne n’écoute ». Le rêve pour une psychanalyste ! La merveilleuse Golshifteh Farahani (ça fait longtemps qu’on en est amoureux, mais là c’est définitif), pieds nus dans ses sandales, cheveux dans les yeux et clope au bec, prête son air de petite chèvre butée à l’héroïne de cette fable sociale, sucrée comme un thé à la menthe. Contre toute attente, la thérapie qu’elle propose à ses patients (quelle galerie !) est bonne. Et même excellente : on en sort le sourire aux lèvres et le cœur plus léger. Cette psychanalyse collective de la Tunisie post-Ben Ali fait un bien fou.

Why Don’t You Just Die

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Le Pitch

Marteau en main, Matvey  (Aleksandr Kuznetsov) est déterminé à aller venger sa petite amie (Evgenya Kregzhde)  des mauvais traitements infligés par son père (Vitalyi Khaev) . Celui-ci, un flic plutôt costaud, ne va pas se laisser faire. Les deux hommes s’écharpent dans l’appartement familial, et sont bientôt rejoints par d’autres protagonistes prêts à en découdre…

Ce qu’on en sait

Un premier film Russe, signé Kirill Sokolov qui a visiblement beaucoup (trop?) regardé les films de Quentin Tarantino, Guy Ritchie, Danny Boyle et Nicolas Winding Refn quand il était petit. Bien que très référencée (à la limite du plagiat),   la réalisation est soignée et le casting est impeccable. Mention spéciale au papa flic adepte des interrogatoires à la perçeuse…  Amateurs de thrillers délirants et gores ne pas s’abstenir : c’est du brutal !  Sortie en VOD.

The Aeronauts

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Le pitch

Au 19e siècle, une pilote de montgolfière et un scientifique s’embarquent dans les airs pour découvrir les secrets de l’atmosphère. Alors qu’ils vont plus haut dans que n’importe quel ballon auparavant et font d’incroyables découvertes, le froid et le manque d’oxygène commence à se faire sentir. Sauront-ils s’arrêter à temps pour survivre à leur folle ascension ? 

Ce qu’on en pense

Un grand film d’aventures historiques  pour toute la famille avec de superbes images aériennes et une reconstitution d’époque numérique aux petits oignons qui aurait eu toute sa place sur les écrans géants des multiplexes. C’est pourtant sur Amazon Prime Vidéo qu’on peut le voir en exclusivité. Un crêve-coeur qui se transforme en  aubaine en ces temps de confinement. Felicity Jones et Eddie Redmayne forment un couple très attachant dans ce “Gravity de la Belle époque” ,  joliment mis en scène par Tom Harper, réalisateur de séries  anglaises (Peaky Blinders , The Son , Guerre et Paix),  qui avait signé son premier film de cinéma l’an dernier avec le musical Wild Rose.

The Report

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Le pitch
Immédiatement après les attentats du 11 septembre, la CIA se lance dans la guerre contre le terrorisme et dans des pratiques extrêmes d’interrogatoire sur les détenus. Un jeune attaché parlementaire, Daniel J Jones (Adam Driver),  est chargé d’enquêter sur ces pratiques par une commission sénatoriale dirigée par la sénatrice Dianne Feinstein (Annette Bening) . Il lui faudra éplucher des millions de documents classés Secret Défense pour parvenir à boucler un rapport accablant de plus de 500 pages…

Ce qu’on en pense
Le nom de Daniel Jones est moins connu que celui d’Edward Snowden. C’est pourtant grâce à lui que les pratiques de tortures de la CIA dans les prisons secrètes de l’après 11 septembre ont été révélées. La différence, c’est que Dan Jones n’a jamais renoncé à utiliser les voies légales pour faire éclater la vérité. Il lui a fallu cinq ans pour parvenir à prouver que non seulement la CIA avait pratiqué la torture pendant des années sur les suspects de terrorisme mais que cela n’avait servi à rien. Sur la centaine de détenus soumis à ces pratiques avant que Barack Obama n’y mette fin, aucun n’a fourni de renseignements “exclusif”. Et surtout pas la planque de Ben Laden, comme la CIA a essayé de le faire croire pour  justifier l’utilisation des Techniques d’Interrogation Renforcées,  nom politiquement correct recouvrant des méthodes de torture dignes de l’inquisition.  Adam Driver joue cet attaché parlementaire acharné que ni la somme de travail herculéenne, ni les obstructions,  ni les menaces ne feront renoncer. A la fois didactique et passionnant, le film de Scott Z. Burn, scénariste passé à la réalisation,  réunit un casting éblouissant (Annette Bening, Michal C Hall, John Ham, Ted Levine, Sarah Goldberg) et se regarde comme un thriller d’espionnage. A voir sur Amazon Prime Vidéo.

Juliet Naked

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Le Pitch

En couple avec Duncan (Chris O’Dowd), fan ultime de l’ex-rock star Tucker Crowe (Ethan Hawke), Annie (Rose Byrne) entame une liaison épistolaire avec ce dernier, à l’insu de son petit ami. Bientôt, Tucker lui annonce qu’il vient à Londres voir sa fille et demande à la rencontrer…    

Ce qu’on en pense 

Adapté du roman éponyme de Nick Hornby (High Fidelity, About a Boy, Carton Jaune), par le réalisateur de séries TV Jesse Peretz (Nurse Jackie, Girls, Glow… ),  Juliet Naked  est une comédie romantique pop, drôle et colorée,  dans laquelle  Rose Byrne et Ethan Hawke forment un couple très attachant. Un Coup de foudre à Notting Hill  inversé,  dans lequel l’héroïne est une anglaise anonyme qui tient un petit musée dans une petite ville côtière et la star un chanteur de rock rangé des voitures depuis des lustres,  qui vit en ermite aux Etats-Unis avec son plus jeune fils. Bien dialogué, bien dirigé,  rythmé , avec des seconds rôles hauts en couleurs  (la copine lesbienne, le fan transi,  le maire…), le film est un pur plaisir pour les amateurs de comédies romantiques. A découvrir sur Amazon Prime.

Dolemite Is My Name

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Le pitch

Dans les années 70,  Rudy Ray Moore (Eddie Murphy, méconnaissable) comédien et chanteur qui n’a vraiment percé, travaille comme manager d’un magasin de disques pour payer les factures. Continuant à fréquenter les  cabarets, il connaît un regain de popularité inattendu en se créant un personnage de stand-upper  haut en couleurs au vocabulaire classé X : Mr Dolemite. Saisissant sa chance, Rudy Ray réinvestit tous ses gains dans le tournage d’un film dont Dolemite sera le héros. Problème : il ne connaît rien au cinéma. Réussira-t-il à doubler la mise ?

Ce qu’on en pense
Version black de The Disaster Artist, Dolemite Is My Name marque le come-back  d’Eddie Murphy dans un rôle qui lui va comme un gant. Vieilli et enrobé,  il est à la fois drôle et émouvant en loser qui veut encore croire à sa chance. L’histoire vraie de Rudy Ray Moore, située dans le Los Angeles des années 70,  fournit  à Craig Brewer, dont c’est le premier long métrage,  la matière à un bel hommage aux films de blaxploitation. Musique, costumes, décors… Tout y est. Une nouvelle réussite signée Netflix.  Les abonnés de la plateforme sont décidément gâtés ces derniers temps…

 

Le Roi

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Le pitch

Hal (Timothée Chalamet), jeune prince rebelle, tourne le dos à la royauté pour vivre auprès du peuple. Mais à la mort de son père, le tyrannique Henri IV d’Angleterre, Hal ne peut plus échapper au destin qu’il tentait de fuir et est couronné roi à son tour. Le jeune Henri V doit désormais affronter le désordre politique et la guerre que son père a laissés derrière lui, mais aussi le passé qui resurgit, notamment sa relation avec son ami et mentor John Falstaff (Joel Edgerton), un chevalier alcoolique.

Ce qu’on en pense

Après Roma d’Alfonso Cuaron, cette nouvelle  superproduction Netflix pourrait concourir aux Oscars après avoir eu les honneurs de la Mostra de Venise. Ce qui justifie qu’on en parle ici,  même si le film est réservé aux abonnés de la plateforme et ne sortira pas en salles en France. Le réalisateur australien David Michôd , révélé en 2010 avec Animal Kingdom,  signe cette superbe adaptation d’Henry V , dans laquelle le nouveau wonder boy d’Hollywood, Timothée Chalamet (Call Me By Your Name) , incarne un Henry V  très sexy même avec la coupe au bol, face à Robert Pattinson en inquiétant dauphin de France et Lily Rose Depp,  dont l’apparition est tardive mais décisive. L’adaptation bouscule hardiment le texte de Shakespeare,  mais en respecte l’esprit sinon la lettre. On se laisse emporter dans ce maelstrom de haines familiales et de vengeances guerrières,  jusqu’à une reconstitution à grand spectacle de la bataille d’Hazincourt qui vaut son pesant d’armures et de gadoue. Les fans de Game of Thrones devraient adorer

Marriage Story

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Le Pitch 

Charlie (Adam Driver) metteur en scène de théâtre et sa femme Nicole  (Scarlett Johansson) actrice mènent une vie heureuse à New York avec leur jeune fils Henry (Azhy Robertson). Mais Nicole souffre secrètement d’avoir quitté Los Angeles et abandonné sa carrière au cinéma et à la télé pour suivre Charlie sur la Cote Est. Lorsqu’on lui propose un rôle dans une série, elle décide de s’installer à LA avec Henry

Ce qu’on en pense

Noah Baumbach a été parmi les premiers réalisateurs américains à se faire produire par Netflix avec The Meyerhowitz Story, dont la sélection en compétition à Cannes fit polémique. Il récidive avec Marriage Story, un long métrage autobiographique de plus de deux heures  qui raconte son divorce avec l’actrice Jenifer Jason Leigh. Et c’est encore une fois un des meilleurs films de l’année qui échappe au circuit des salles de cinéma. Ne le verront que les abonnés de Netflix. C’est bien dommage car Scarlett Johansson y trouve un de ses plus grands rôles et Adam Driver y est une fois de plus très convaincant. Comme The Irishman de Scorsese, Marriage Story s’étire un peu en longueur et pourrait être découpé en deux ou trois parties comme une mini série. C’est peut-être la marque des films Netflix,  qui brouillent les frontières entre cinéma et séries… Mais qu’on le voit en une ou plusieurs fois, le résultat est le même: cette chronique d’un divorce annoncé est superbe.  Mieux encore que Fances Ha qui restait jusqu’ici le meilleur film de Noah Baumbach. Si Netflix maintient ce niveau de productions, les cinéphiles vont vraiment devoir se résoudre à s’y abonner.

6 Underground

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Le pitch

Quel est le meilleur avantage d’être mort ? Ce n’est pas d’échapper à votre patron, à votre ex, ou même d’effacer votre casier judiciaire. Ce qu’il y a de mieux avec la mort … c’est la liberté. La liberté de lutter contre l’injustice et le mal qui rôdent dans notre monde, sans que rien ni quiconque ne vous arrête. Six individus, issus des quatre coins du monde, tous, les meilleurs dans leur domaine, ont été choisis non seulement pour leurs compétences, mais aussi pour leur désir unique d’effacer leur passé afin de changer l’avenir.  La bande est réunie par un leader énigmatique, dont le seul objectif est de s’assurer que tous tomberont dans l’oubli mais que leurs actions, pour sûr, leur survivront…

Ce qu’on en pense

Il est dit qu’aucun genre de cinéma n’échappera à l’ogre Netflix. Après les films d’auteurs (The Irish Man, Roma, Marriage Story…),  le premier blockbuster débarque sur la plateforme de streaming américaine.  Il est signé d’un maître du genre : Michael Bay (Transformers) et, si vous voulez de l’action et des effets spéciaux, c’est là que ça se passe. Les séquences de poursuite et de bastons sont époustouflantes et comme il n’y a presque que ça, les amateurs seront ravis. Les radins  qui rechignent à payer une place de cinéma pour voir des cascades,  aussi.  Au casting, Mélanie Laurent fait équipe avec Ryan Reynolds, dans le rôle de la mercenaire frenchie et elle s’en sort plutôt bien. Le scénario, genre Mission Impossible 15,  vaut ce qu’il vaut,  mais n’est pas pire que celui de 90% des blockbusters hollywoodiens. Du grand huit à domicile. Avec un grand écran et le son a donf’,  ça marche aussi bien qu’en salle.

Un Fils

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Le pitch

Farès et Meriem (Sami Bouajila et Najla Ben Abdallah) forment avec Aziz, leur fils de 9 ans, une famille tunisienne moderne issue d’un milieu privilégié. Lors d’une virée dans le sud de la Tunisie, leur voiture est prise pour cible par un groupe terroriste et le jeune garçon est grièvement blessé..

Ce qu’on en pense

Sélectionné à la Mostra de Venise, ce premier film Tunisien, signé Mehdi M.Barsaoui (un nom à retenir) épate par l’habileté de son scénario, autant que par la modestie de sa mise en scène, dépouillée de tout artifice sans pour autant verser dans le naturalisme. A partir d’un point de départ qui rappelle celui de Babel (une famille dans une voiture, une balle perdue… ), le scénario réserve beaucoup de surprises. Difficile d’en dire plus sans divulgâcher l’intrigue. Sami Bouajila, qui a reçu un prix d’interprétation à Venise pour ce rôle de père prêt à tout pour sauver son fils, est comme d’habitude impeccable. Mais Najla Ben Abdallah qui joue sa femme est parfaite elle aussi. On vit intensément le drame qui frappe leur couple.