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Patrick Dempsey à Cannes

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Il n’a pas eu besoin d’exhiber sa « Grey’s Anatomie » pour faire Evènement,  à l’ouverture du Mipcom 2019 : le séduisant docteur Shepherd de la série américaine bénéficie dans notre pays d’une cote de popularité élevée depuis sa participation à la série de Canal + La Vérité sur l’affaire Harry Quebert et (surtout) son rôle de père putatif du Bridget Jones’ Baby. Venu présenter la nouvelle série de Sky Studios, Devils, dans laquelle il joue le rôle d’un patron de banque sans scrupule (diffusion prévue sur OCS), Patrick Dempsey a joué les « bons petits diables » sur le tapis rouge du Mipcom, en répondant avec le sourire aux questions des journalistes et des blogueurs.« Honoré et ravi » de recevoir le prix d’Excellence de CanneSeries , où il avait dévoilé l’an dernier La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, l’acteur américain confie avoir vécu une de ses plus grandes émotions en montant les marches du palais des festivals « Être ici avec une série réalisée par un grand cinéaste comme Jean-Jacques Annaud, c’était comme un rêve devenu réalité pour moi qui n’ai jamais été sélectionné au Festival de Cannes.Cela montre l’importance qu’ont prise les séries.Désormais les meilleures histoires se racontent sur le format long que permet la série plutôt qu’au cinéma ».

Très francophile (« À cause des 24 heures du Mans ! »), Patrick Dempsey affirme être prêt à tourner à nouveau en France : « J’adore votre pays et il me le rend bien.Grey’s Anatomy a eu beaucoup de succès ici et, maintenant que j’ai levé le pied sur les courses automobiles, je vais avoir le temps de tourner en Europe ».Le pilote émérite qu’il est aura-t-il aussi le temps d’aller faire quelques tours de circuit au Castellet ?« Pas cette fois hélas.Mais je suis venu faire des essais,  il y a deux ans avec les séries Le Mans et j’ai adoré le tracé du circuit Paul Ricard ».Après une saison complète de course en endurance, Patrick Dempsey affirme avoir « atteint (ses) objectifs » et souhaite se consacrer désormais à son métier d’acteur et à sa famille. Aurait-il finalement obtenu la garde alternée du bébé de Bridget Jones ? « Ah non ! assure-t-il en rigolant.Je ne sais pas ce qu’il devient d’ailleurs, les producteurs doivent parler avec Renée Zellwegger pour une suite, mais je n’ai pas de nouvelles pour l’instant.Ça viendra peut-être, qui sait ? En tout cas, c’était un tournage génial. Quand je vous dis que j’adore travailler en Europe ! »

Jeanne Added à Monaco

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Un tour de force que ce Both Sides Tour entamé en solo par Jeanne Added. Seule sur une scène centrale, semblable à un ring de boxe, la chanteuse peroxydée et tout de noir vétue, chante et danse sur une bande son de ses principaux titres remixés techno. La performance est autant chorégraphique que vocale et devient de plus en plus minimale au fil du show,  jusqu’à finir a cappela au milieu du public. Le rapport des spectateurs à l’artiste et à ses chansons est alors on ne peut plus direct et frontal. L’expérience,  étrange mix de Camille,  de Christine and the Queens et de Merce Cunningham,  est étonnante et ne peut laisser indifférent. Avec ce show ovniesque (dont, à la demande de l’artiste, on ne donnera pas trop de détails ni d’images,  histoire d’en laisser la surprise aux futurs spectateurs),  Jeanne Added confirme l’originalité et le talent  qui lui ont déjà valu plusieurs Victoires. Coup de chapeau au  Grimaldi Forum de Monaco  pour avoir  repéré et programmé ce spectacle étonnant avant tout le monde.

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Interview : Jacqueline Bisset

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(Photo Christophe Brachet) 

Le visage de La Victorine, c’est définitivement le sien. En 1973, Jacqueline Bisset faisait ses débuts au cinéma dans La Nuit américaine de François Truffaut. Ses yeux de chat et sa plastique de rêve resteront à jamais gravés dans la mémoire des cinéphiles et le film recevra l’année suivante l’Oscar du meilleur film étranger. C’est, avec Les Enfants du Paradis, Mon Oncle et une poignée d’autres,  l’un des chefs d’oeuvre du cinéma tournés aux studios de la Victorine. Curieusement oubliée des cérémonies anniversaires du centenaire des mythiques studios de la French Riviera, l’actrice rencontrée à Angoulême, où elle présidait le jury festival du film francophone nous a parlé du tournage,  alors qu’une projection du film, des expositions, des conférences et des rencontres célèbreront les 28 et 29 septembre les grandes heures de La Victorine... 

Comment se fait-il qu’on ne vous ait pas vue aux cérémonies anniversaires de La Victorine ? 

Je n‘ai pas été invitée, sinon je serai venue volontiers. Je garde un grand souvenir du tournage de La Nuit américaine avec François Truffaut. C’était un de mes premiers films français. Il a lancé ma carrière et c’est souvent celui qu’on cite en premier dans ma filmographie, alors que je n’y ai pas un grand rôle. Truffaut n’arrêtait d’ailleurs pas de s’excuser qu’il ne soit pas plus étoffé. Pour moi, c’était bien suffisant : à l’époque, je ne parlais presque pas le français et j’avais dû apprendre mon texte par cœur en phonétique. Chaque fois qu’on changeait une ligne de dialogue, c’était un cauchemar.En plus, la production m’avait logée sur les hauteurs de Vence et j’étais malade en voiture tous les matins quand on venait me chercher pour le tournage. Bref, je ne faisais pas la maline…

Vous étiez plus à l’aise pour Le Magnifique ?

C’est sûr !   (rires) Ce n’est certainement pas un grand film, mais il a marqué ceux qui l’ont vu. J’admirais beaucoup Belmondo qui était drôlement balancé. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi à l’aise avec son corps. Il était incroyablement coordonné. Hélas, on n’a pas eu beaucoup de contacts en dehors du plateau car il était fiancé à une actrice italienne extrêmement jalouse. Même pendant le tournage, elle ne le lâchait pas des yeux une seconde. Elle se plantait derrière la caméra chaque fois qu’on avait une scène ensemble et observait tout. C’était très déstabilisant pour moi. Elle aurait dû le savoir puisque c’était aussi une actrice mais elle s’en foutait. Elle avait pourtant suffisamment d’atouts physiques par rapport à moi pour ne pas se faire de souci…

Après Angoulême, cela vous plairait de présider le jury de Cannes ?

On ne me l’a jamais proposé. C’est une grande responsabilité…Et beaucoup de tracas ! La principale difficulté, c’est le vestiaire (rires). Il faut se changer sans arrêt, ça me rappelle toujours mon premier métier (mannequin N.D.L.R.). J’ai d’excellents souvenirs de Cannes, où je suis venue présenter Au-dessous du Volcan, Napoléon et Joséphine et Welcome to New York.Mais c’est trop de travail. C’est mieux quand on n’a pas de films en sélection, on peut boire du champagne toute la journée (rires).

Quelle cinéphile êtes-vous ?

J’ai découvert le cinéma assez tard. On n’avait pas la télé à la maison et mes parents ne m’y emmenaient pas. J’ai rattrapé le temps perdu quand je suis rentrée au lycée français de Londres.J’avais un petit ami avec lequel on faisait le mur pour aller voir des films français. J’ai découvert Godard, Rivette, Truffaut Rohmer… C’était d’autant plus délicieux qu’il y avait le frisson de l’interdit.Ça m’a donné envie de faire ce métier, bien sûr, mais je n’ai pas retrouvé cette agréable sensation lorsque j’ai commencé à faire l’actrice.C’était beaucoup de travail, de concentration et de difficultés. Aujourd’hui, je ne vais plus tellement au cinéma. Je vois peu de films, en fait. Sauf pendant la période des Oscars, où je les vois tous pour pouvoir voter en connaissance de cause. Un de mes films récents préférés est Amour de Michael Haneke. Je l’ai vu plusieurs fois et je le trouve toujours parfait.J’étais très fâchée qu’Emmanuelle Riva n’ait pas eu l’Oscar pour ce rôle magnifique. J’ai  aussi beaucoup aimé Capharnaüm de Nadine Labakhi sur ces enfants des rues au Liban…  

Vous avez été une des premières actrices à devenir coproductrice d’un de vos films (Rich & Famous). Pourquoi n’avoir pas continué ?

J’avais bien compris que si je voulais avoir des rôles plus intéressants que ceux qu’on me proposait, il fallait aller les chercher. À l’époque, il n’y avait pas beaucoup de rôles de femmes puissantes ou profondes.J ’ai saisi l’opportunité avec Riches et célèbres,  dont le scénario offrait deux rôles principaux à des actrices.Je suis heureuse que le film existe, mais je n’en garde pas un très bon souvenir.Je n’étais pas d’accord avec ce qu’en a fait Cukor. J’aurais aimé plus de profondeur, alors que lui privilégiait les scènes de comédie.La production et le tournage ont été si pénibles, que je n’ai plus eu le courage ensuite de recommencer un tel parcours du combattant. Aujourd’hui, si je trouvais une bonne histoire peut-être que je pourrais le refaire. Mais à l’époque c’était une confrontation permanente dans un système dirigé par des hommes où les femmes n’avaient pas leur place.

Le palmarès de votre jury à Angoulême (Les Hirondelles de Kaboul, Papicha, Tu mérites un amour) est très féminin, voire féministe… Une revanche ?

Même pas ! Je ne regarde pas un film en me demandant si c’est une femme ou un homme qui l’a réalisé. Et l’histoire ne me touche pas forcément si c’est celle d’une femme, plutôt que d’un homme. Le choix s’est fait à la majorité, le jury était partagé et je n’ai pas forcé le vote. Je peux même vous dire qu’un de mes films préférés de la sélection n’a pas eu le prix que j’espérais. Je ne me considère pas particulièrement féministe, ni engagée et ça m’arrive de le déplorer .Quand on voit dans quel monde on vit, avec ce fou de Trump et tous ces extrémistes, il y a de quoi être en rage. Je voudrais faire plus pour que les choses changent, mais je ne sais pas comment faire. J’admire beaucoup Angelina Jolie, dont je suis la marraine, pour son activisme. Je ne sais pas comment elle fait. Moi, je me contente d’essayer d’agir en accord avec mes idées et de bien me tenir pour donner l’exemple.On me dit souvent que je suis un bon modèle. Je ne sais pas exactement ce que ça veut dire mais ça me convient qu’on le pense.

Quelle est votre vie aujourd’hui ?

Je suis toujours très active, car j’ai peur de m’ennuyer. J’ai une maison à Los Angeles que j’aime beaucoup et un pied-à-terre à Londres lorsque je travaille en Europe. Je viens de terminer un film dont je suis très contente aux États-Unis (Lauren & Rose de Russel Brown) et j’étudie plusieurs propositions en Europe, notamment pour des séries. J’ai l’impression que je vais encore avoir pas mal de travail dans les prochaines années… 

Little Steven à Monaco

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Les absents ont toujours tort, mais parfois plus qu’à d’autres. La meilleure tournée rock de l’année passait le 31 août par Monaco et, malgré le prix modique des places (35 euros),   il y avait des rangs vides dans la minuscule salle Garnier pour voir Little Steven et les Disciples of Soul. Pour appuyer la sortie de son excellent nouvel album solo Summer of Sorcery (le premier depuis 20 ans !), le guitariste et bras droit de Bruce Springsteen dans le E Street Band a concocté avec ses Disciples une énorme revue soul et rhythm’n’blues,  qui célèbre le son du « Jersey Shore » et la musique américaine des années 50-60. Malgré l’assistance réduite (300 spectateurs) et, au début,  légèrement amorphe, Steve Van Zandt et son groupe (10 musiciens et 3 choristes spectaculaires) ont donné 2 heures et demi d’un show d’une générosité Springsteenienne (quand tu crois que c’est fini, ça fait que commencer)  dans le cadre somptueux de l’opéra de Monaco. Tout l’album y est passé presque dans l’ordre (“Communion” en ouverture, “Summer of Sorcery” en clôture),  avec un medley de titres écrits pour Southside Johnny, un autre en hommage au girls group des années 60 etSun City” au rappel. Le tout avec un son nickel chrome (bravo à l’ingénieur du son: 14 musicos à balancer ça ne doit pas du gâteau),  une bonne humeur communicative et une énorme générositéLe plus formidable concert qu’on ait vu dans cette salle mythique  depuis ceux de Prince en 2009. Difficile de rêver meilleure clôture pour le Sporting Summer Festival 2019. 

Crossover 2019 à Nice

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Pour sa onzième édition, le Festival Crossover Nice investissait pour la première fois cette année la Place Massenaavec  une programmation assez fabuleuse, où brillaient les talents locaux comme  The Avener, NekfeuHyphen Hyphen, Kaotik 747 et The Kichies, mais aussi Roméo Elvis, Taxi Therapie et Hoshi.  Neuf mille spectateurs ont assisté  à ces concerts qui se déroulaient  alternativement sur la grande scène  du Nice Jazz Festival et au théâtre de Verdure, sans temps mort entre les sets,  ni chevauchements, comme c’est souvent le cas au festival de jazz sur la même implantation.  Organisé par Panda Events, comme les Plages Electro de Cannes, le Festival  a pris pour cette édition  une autre dimension,  tant par son fond que par sa forme,  avec pas moins de 6 artistes par soirée sur les deux scènes,  un Djbooth, un village festival, des food trucks et un dancefloor en plein cœur de la Promenade du Paillon. La fréquentation a été à la hauteur de la programmation,  avec un public trés jeune (16-20 ans) et très cool. L’organisation avait pris la sage décision de limiter les entrées à 9000 personnes par soirée, ce qui , malgré la chaleur caniculaire, a rendu les concerts beaucoup plus agréable et conviviaux. Seul souci : il sera difficile de faire mieux l’année prochaine !

 

JP Mocky (1929-2019)

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Jean-Pierre Mocky s’est éteint le 8 août 2019,  à l’âge de 86 ans (90 selon sa famille). Né à Nice, le vieil anar y était revenu en avril dernier, dans le cadre du festival Victorine , pour donner une master class à la Cinémathèque. Pour le plus grand bonheur d’un nombreux public, le réalisateur d’Un Drôle de paroissien, du Miraculé et d’une soixantaine d’autres films représentant un cinéma et une France un peu surannés,  avait égrené ses souvenirs avec la malice qu’on lui connaissait, avant de lancer la projection de  l’unique film qu’il a entièrement tourné à Nice : La Machine à découdre. Ce fut une de ses dernières interventions publiques.  En voici un court verbatim

« J’ai fait mes classes au lycée Fénelon, à Nice, où un prêtre m’a tripoté. Ça a influencé mes premiers films, notamment Le Miraculé… »

« Après Fénelon, j’ai fréquenté le Parc Impérial, où je me suis retrouvé avec Pasqua, qui était un cancre, et Chirac. Le jeudi, on vendrait des esquimaux sur la Prom’ pour se faire un peu d’argent de poche »

« J’ai joué dans mon premier film à 9 ans : Les Visiteurs du soir de Marcel Carné. Antonioni était son assistant. Je l’ai retrouvé plus tard en Italie, où j’ai fait une belle carrière d’acteur. J’étais le James Dean italien »

« Acteur, c’est un métier de bonne femme. Il faut aimer se pomponner, faire attention à son physique…J’ai préféré passer derrière la caméra ».

« Ma règle N° 1, c’est de tourner 6 minutes utiles par jour. En 15 jours vous avez fini le film »

« Sylvester Stallone a été une grande influence pour moi.Personne ne voulait de lui comme acteur, alors il a fait son propre film Rocky. J’ai suivi ses traces »

« C’est moi qui ai présenté Clint Eastwood à Sergio Leone. Clint était mon meilleur ami.Je suis très copain aussi avec De Niro, Robert Redford et Dustin Hoffman ».

« La Nouvelle vague, c’étaient que des intellos.On n’avait pas la même approche. Je me sens plus proche de Gus Van Sant ou de Tarantino ».

« Mon prochain film, je vais le tourner avec Depardieu »

« Mon conseil aux jeunes qui veulent faire du cinéma ? Faites comme Stallone et comme moi : écrivez-vous des rôles. Le Cours Florent, le Conservatoire, ça ne sert à rien ».

« J’ai passé une nuit avec les gilets jaunes. C’était très intéressant. À défaut de déboucher sur des solutions, ce mouvement est devenu un chouette club de rencontres ».

Sanseverino à Vence

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Pour son huitième album, intitulé Montreuil/Memphis, Sanseverino change encore de registre et opte pour un blues rock puissant, qui colle bien avec les textes de ses chansons humoristiques et poétiquesProgrammé aux Nuits du Sud de Vence, il nous a parlé de son amour pour toute la musique qui vient de là… Et d’ailleurs!

Dites-donc, c’est du brutal ce nouvel album: les guitares et l’harmonica sonnent de ouf !
Ah ouais, c’est pas de la guitare de fayot. On a enregistré dans les conditions du live avec le groupe.Je joue sur ma vieille James Trussard Jazz Master, branchée sur deux amplis à lampe. Ça dépote. À l’harmonica, c’est Marco Balland, un Marseillais vraiment balèze. Je voulais que ça sonne brut de décoffrage.

On ne vous savait pas guitariste de blues…
J’ai toujours aimé le blues électrique. Comme tous les guitaristes, j’ai commencé par là. En tournée ou en répètes, j’en faisais toujours quelques-uns, mais c’est la première fois que je me lance dans un album. Je change de style tous les deux albums. Là j’avais envie d’explorer des trucs que je n’avais pas utilisés jusqu’à maintenant. J’ai fouillé dans les musiques que j’aime pour voir si ça collait à mes textes. Le Chicago Blues, le Mississipi blues et le cajun collaient assez bien. Les rythmiques à la John Lee Hooker, c’est parfait pour raconter des histoires. Après, il faut jouer beaucoup pour se remettre ça dans les doigts, mais le blues, c’est comme le vélo: ça ne s’oublie pas. Sauf que le vélo, quand on a laissé tomber on a du mal à rouler alors que les solos de blues ça descend tout seul.

Quels sont vos bluesmen préférés?
Hound Dog Taylor, Scott Walker, les Allman Brothers… A la base, je voulais être Rory Gallagher!

Le titre est un clin d’œil à «Nashville ou Belleville» d’Eddy Mitchell ?
Oui, je venais d’enregistrer la chanson avec lui pour son disque de duos (La même tribu), Montreuil/Memphis, c’était logique. J’ai toujours été très fan de ses textes.

Les vôtres ne sont pas mal non plus. Comment écrivez-vous?
Quand je commence un album, j’ouvre un cahier, je regarde des vidéos sur internet, je lis, je réfléchis.Après, je fais un peu d’écriture automatique et je bosse dessus. Quand c’est fini, je referme le cahier et je vais jouer. Je n’écris jamais en tournée. Je commence toujours l’album avec une page blanche.

Quelle est la première chanson qui est venue ?
“Mon enterrement”. Sans blague ! J’ai trouvé que ça partait bien (rires)

Pourquoi cette reprise du «Mitard» de Trust, avec le fameux texte de Mesrine?
Après mon disque sur Papillon, c’était logique aussi. Un clin d’œil aux taulards. J’ai toujours aimé Trust, c’est un salut à leur reformation. La chanson leur dit: bon retour!

On retrouve André, votre personnage récurrent qui apparaît sur presque tous vos disques. Un peu comme la coccinelle de Gotlib?
Oui, je n’arrive pas toujours à le placer, mais là ça marchait bien. J’ai signé pour mon premier album avec sa première chanson, c’est un peu mon porte-bonheur. Il n’est pas très glorieux comme personnage, mais je l’aime bien..

Vous écoutez quoi à la maison ? 
Du tango, François Beranger, Gérard Watkins, pas mal de techno parce qu’il y a plein d’ados à la maison. Il y a des trucs super créatifs. J’aime toutes les musiques pourvu qu’elles soient sincères.

Si ça n’avait pas marché pour vous dans la musique, vous auriez fait quoi? 
Je me serais bien vu préposé aux guitares dans un groupe de world africain.

 

 

Nice Jazz Festival 2019

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Avec près de 43 000 spectateurs sur cinq soirées, l’édition 2019 du Nice Jazz Festival, a été un grand succès de fréquentation. Artistiquement, on peut émettre quelques réserves dues à une programmation qui flirte de plus en plus avec la variété (Angèle, Bigflo et Oli…) et à la  surfréquentation de certaine soirées. Dix mille personnes devant la scène Massena, c’est clairement trop pour apprécier un concert. Heureusement, il y avait le Théâtre de verdure pour se replier et les jardins pour chiller (bonne idée d’y avoir installé des écrans). Les food trucks nous ont paru mieux achalandés, plus sympas et pas plus chers que lors des éditions précédentes. A l’heure du premier bilan, on retient  le grand juke-box planétaire de Nile Rodgers et Chic avec ses deux chanteuses extraordinaires et sa setlist “all hits” , la prestation cafouilleuse mais énergique de  Neneh Cherry, le show dansant des Black Eyed Peas,  la grand messe du concert d’Ibrahim Maalouf  (le moment fort de l’édition)le  retour de Jean Luc Ponty , le show electro planant de  The Blaze, la confirmation du talent vocal  de Kimberose, la générosité d’Omara Portuondo  et  la révélation Christian Sands.  A l’année prochaine !

 

Vanessa Paradis à Monaco

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Vanessa Paradis achevait la tournée  de son nouvel albumLes Sources”, à l’Opéra de Monaco dans le cadre du Sporting Summer Festival. En grande forme, entourée de 6 musiciens,  elle a emballé le public de la salle Garnier  (qui affichait complet pour l’occasion),  avec  un set débuté par ses nouvelles chansons, poursuivi par  un long  medley  de tous ses albums  et  terminé sur ses plus grands succès, dont l’inaltérable “Joe le Taxi“, chanté en chœur avec la salle. Après un concert soporifique,  il y a quelques années au Sporting, on a retrouvé la grande Vanessa des années Gainsbourg/Kravitz : elle n’a pas arrêté de danser, silhouette adolescente et gracile sur laquelle les années ne semblent pas avoir de prise. Dommage que le son ait été aussi mauvais : sans doute pré-réglé pour les grandes salles,  à un volume beaucoup trop important pour Garnier, il a gâché  les passages les plus musicaux et rendu presqu’inaudibles les paroles des chansons.  Heureusement, la générosité de la chanteuse, son talent et sa grâce folle ont fait oublier ce désagrément.

Charlie Winston à Monaco

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(Photo @Darrasse) 

Toujours beau le hobo ! Charlie Winston, qui s’était mis en retrait de la scène ces dernières années, est de retour avec un nouvel album (Square 1) et une tournée européenne qui l’amenait à se produire à la salle Garnier en ouverture du Sporting Summer Festival 2019Fringant, élégant, chaleureux et souriant, épaulé par deux excellents musiciens (un clavier et un batteur), le chanteur anglais a livré dans l’écrin de Garnier une prestation très appréciée. Alternant guitare, piano et basse, Winston a conquis le public monégasque avec un set composé de nouvelles chansons et de succès comme l’inaltérable « Like a hobo » (introduit par un long prélude sifflé), « Smile » (un des meilleurs moments du show) ou « In Your hands » (au rappel). Rejoint sur scène par David Zincke, qui assurait la première partie, le Hobo a conclu par une reprise des Beatles, « With a Little Help From My Friends », parfaitement de circonstance

 

 

Jeff Goldblum à Cannes Lions

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Venu en France pour l’avant-première de son dernier film, The Mountain, au festival des Champs Elysées, Jeff Goldblum a fait  un passage remarqué à Cannes Lions, où il devait intervenir sur « Le futur du divertissement ».Affublé d’un petit chapeau et d’une chemise bariolée, l’acteur de Jurassic Park et de La Mouche, toujours aussi décontracté et excentrique, a fait le show pour les participants du festival mondial de la créativité (lire : publicité). Avouant sans détour qu’il n’avait pas la moindre idée de ce que serait « le futur du divertissement », ce jeune papa de 67 ans s’est borné à espérer que la créativité des artistes pourrait “influencer pour le meilleur la marche du monde, en insistant sur les sujets importants comme la préservation des ressources et le respect des différences“. Il a aussi parlé de sa carrière parallèle de pianiste de jazz, qui le ramènera bientôt en France puisqu’il tourne cet été avec son Big Band. Le concert prévu le 2 juillet à Monaco en ouverture du Sporting Summer Festival a, hélas, été annulé. C’est donc au cinéma qu’on retrouvera Jeff Goldblum : le 26 juin dans The Mountain, de Rick Alverson,  où il incarne un psychiatre spécialiste de la lobotomie (!) et, semble-t-il, prochainement dans un nouveau Jurassic World. Il devrait y retrouver sa partenaire préférée, Laura Dern, qui l’a précédé à Cannes Lions. Simple hasard ou conjonction astrale ? Seul Ian Malcolm (son personnage de Jurassic Park) pourrait le dire.

Grand Prix de France 2019

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Pour la deuxième année consécutive depuis le retour de la F1 dans notre pays, le  Grand Prix de France s’est couru  le 23 juin 2019 sur le Circuit du CastelletLewis Hamilton  (Mercedes) vainqueur l’an dernier sur le tracé varois, s’est succédé à lui même, devançant son coéquipier Valteri Bottas et le Monégasque Charles Leclerc  (Ferrari).  Les trois hommes ont fini dans l’ordre où ils étaient partis.  Durant les trois jours de l’événement, 135 000 spectateurs ont pu suivre  les courses de F3, F2 et de Formule 1. Les 20 pilotes des 10 écuries de Formule 1  se sont disputé la piste pendant les trois jours de l’événement,  lors des essais libres, des qualifications, et enfin du Grand Prix, la course la plus attendue du week-end, dimanche 23 juin. Pour sa 60 e édition,  le Grand Prix de France était plus bleu-blanc-rouge que jamais avec deux pilotes français, Pierre Gasly (Red Bull) et Romain Grosjean (Haas), un pilote francophone, Charles Leclerc chez Ferrari, et une écurie française, Renault.  De nombreuses animations et concerts ont  rythmé le week-end des spectateurs : une fan zone, deux villages d’animations, la reconstitution d’un village provençal, des concerts chaque soir et un show sur piste époustouflant.

Fête de la musique à Nice

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La Fête de la musique version France 2  était de retour vendredi  21 juin  à Nice. ­Organisé par France Télévisions et la Ville de Nice, l’événement a été  diffusé en direct  depuis les 3  scènes installées sur la place Masséna.  La soirée, animée par Garou et Laury Thilleman ,  a vu   défiler  sur scène pendant près de quatre heures, dans une ambiance survoltée une quarantaine d’artistes de premier plan dont  : Patrick Bruel, Zazie, Pascal Obispo, Kassav’, M. Pokora, Garou, Angèle, Mika, Aya Nakamura, Bigflo & Oli, Black M, Jenifer, Soprano, Claudio Capéo, Jérémy Frerot, Gims, Bilal Hassani, Jain, Zaz, Clara Luciani, Mabel, Eddy de Pretto, Slimane et Vitaa, Boulevard des airs, The Avener, Silvàn Areg et Trois Cafés Gourmands. 30 000 spectateurs ont assisté depuis la place à ce concert géant et gratuit superbement mis en scène.

 

 

59e Festival de télévision à Monaco

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(Photo Monaco Matin)

 Le  Festival de  télévision de Monte Carlo s’est tenu  du 14 au 18 juin au  Grimaldi Forum. Cette 59e édition  accueillait notamment l’acteur américain Michael Douglas qui est venu recevoir une Nymphe de Cristal pour l’ensemble de sa carrière à la télévision.  Le spin-off de Bad Boys, LA’s Finest était présenté en avant-première française lors de la Cérémonie d’Ouverture du Festival, le vendredi 14 juin, en présence des actrices Jessica Alba et Gabrielle Union. Et Bob l’éponge y a fêté ses 20 ans avec, le 16 juin,  un  « Kids & Family Day » au cours duquel le public a pu  profiter de la projection de deux épisodes de Bob L’Éponge  (le premier et  le dernier réalisés ) et de diverses animations en présence de Tom Kenny et Bill Fagerbakke qui prêtent leur voix, dans la version originale de la série, à Bob l’Éponge et à son meilleur ami, Patrick l’Étoile de Mer. Grand ouvert au public, avec de nombreuses séances de dédicaces et possibilités de rencontres, le festival de télévision de Monte Carlo  permet chaque année aux spectateurs de voir de près les stars US et françaises du petit écran.

 

Festival du livre à Nice

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Rendez vous littéraire  incontournable du printemps, Le Festival du Livre de Nice  s’est tenu du 31 mai au 2 juin avec, cette année encore,  plus de 50 000 visiteurs .  Plus de 200 écrivains  (romanciers, essayistes, poêtes, polémistes, historiens, célébrités) étaient présents  au jardin Albert 1er, à l’opéra et à la cinémathèque pour des séances de dédicaces et des rencontres. Parmi eux  Agnès Abécassis, Christine Angot, Jean Jacques Annaud, Eric Antoine, Pierre Assouline, Josiane Balasko, Philippe Besson, Jeannette Bougrab, Jean Liis Debré, Michel Drucker , Annie Duperey,  David Foenkinos, Marek Halter, Alexandre Jardin, Serge Joncour, Axel Kahn, Camille Lacour, Marc Levy, Andreï Makine, Mathias Malzieu,    Macha Meryl , Michel Onfray, Pierre Palmade, Daniel Picouly, Vanessa Schneider,  Philippe Val et Didier Van Cauwelaert…