Événement

/Événement

Charlotte Cardin à Anthea

Événement|

Par Ph.D

Sorti en France au printemps 2021, le premier album de Charlotte CardinPhoenix,  avait fait naître de grands espoirs autour de la jeune quebecquoise, mix avantageux d’Adèle (pour la voix) et d’Alanis Morissette (pour le look,  les compos et la rock’n’roll attitude). On l’espérait en festival l’été dernier, mais c’est finalement Anthea qui a décroché la timbale de son premier concert dans le sud de la France. A peine débarquée du Canada, la jeune chanteuse était sur la scène du théâtre antibois le 29 novembre, seulement accompagnée de deux musiciens (batterie et basse/claviers) pour un set construit autour des titres de son premier album.  On aurait pu craindre que le répertoire soit un peu étriqué et la scène trop grande pour cette jolie brunette de 28 ans,  mais il n’en fut rien. Ses chansons (en français et en anglais), sa voix soul, son charisme de rockeuse et sa gestuelle de danseuse hip hop sont tout ce qu’il faut à Charlotte Cardin pour captiver une audience et la faire chavirer.  On a pu le vérifier à Anthéa,  où elle a soulevé la salle, trés convenablement remplie pour une première visite. Encore largement méconnue du grand public français, Charlotte Cardin a déjà suffisamment de tubes potentiels en magasin et d’expérience de la scène pour ne pas le rester trés longtemps. On la reverra bientôt en grandes salles ou en festival , c’est certain.

MotoGP : Y’a bon Bagnaia !

Événement|

Par Phil Inout

Il lui suffisait pratiquement de rester sur ses roues et de finir la course pour être sacré champion du monde MotoGP: Francesco Bagnaia a fait mieux que ça à Valence.  Il s’est battu comme un beau diable en début de course, avec Fabio Quartararo, jusqu’à arracher un bout du carénage contre la Yamaha du Niçois. Et puis la raison a repris le dessus et l’italien s’est contenté de gérer son avance de 23 points. Il finit 8e ET champion du monde au terme d’une saison magnifique. Pour Fabio, il n’y avait pas d’autre choix que de gagner. Il a tenté l’impossible,   mais n’a pas réussi à faire mieux que P5 au terme d’une course et d’une saison héroïques. Le champion français perd sa couronne,  mais comment pouvait-il en être autrement avec une moto qui rend 10 km/h à ses rivales et que lui seul a réussi à maintenir au sommet de la hiérarchie MotoGP depuis deux ans ?  Il n’a plus qu’à croiser les doigts pour que les ingénieurs japonais réussissent à rattraper leur retard sur la concurrence pour la saison prochaine. L’histoire de la MotoGP retiendra que c’est Alex Rins qui a gagné la dernière course de la saison de superbe manière, offrant sa dernière victoire à Suzuki qui quitte la catégorie. Pour le Cannois Johann Zarco, la déception est grande : non seulement il n’a toujours pas gagné de course en catégorie reine, mais il n’a pas terminé la dernière, victime d’une nouvelle chute alors qu’il naviguait dans le peloton.

 

Rencontre avec Jean-Pierre Dick

Événement|

Au port de Nice avec sa casquette de vainqueur de la mythique Club 55 Cup  (Photo Inout-CotedAzur)

« Redonner un peu aux autres ce que ce sport m’a donné« , transmettre son expérience de courses au grand large aux passionnés et agir pour la préservation des océans auprès des jeunes générations:  tel est le souhait de Jean-Pierre Dick, lorsqu’il revient à Nice.  Skipper des plus grandes courses autour du monde, fervent défenseur du patrimoine vital que sont les mers et les océans, ce vétérinaire de formation a embrassé la carrière de navigateur professionnel à 36 ans. Son parcours est aussi atypique que spectaculaire et à plusieurs égards, exemplaire pour les jeunes générations. C’est dans cet esprit de partage que Jean Pierre Dick, ambassadeur de sa ville natale depuis 2020 avec son célèbre monocoque JP 54 « Notre Méditerranée-Ville de Nice », conçu par Guillaume Verdier et designé par la Niçoise Stéphanie Marin, revient chaque année à la rencontre des élèves d’écoles de Nice, du Club Nautique et de ses partenaires pour partager son savoir, ses expériences, et son amour pour la navigation. Un moment privilégié dans le calendrier sportif de cet infatigable marin qui a remporté la Route du Rhum 2022 dans la catégorie Rhum Mono, établissant le nouveau record pour la catégorie à 16 jours 13 heures 57 minutes et 51 secondes. Engagé dans la protection de la biodiversité, Jean-Pierre Dick a dédié son bateau et sa victoire à la Méditerranée dont « les enjeux de survie sont supérieurs aux autres mers de notre littoral« .

Dutronc & Dutronc à Nice

Événement|

Par Ph.D

Dans la vie, il y a des cactus, mais pas sur scène avec Jacques et Thomas Dutronc. Pour leur première (et probablement dernière) tournée en duo,  les deux hommes affichent une complicité et une décontraction à toute épreuve. A Nikaia le 4 novembre 2022, les Dutronc & Dutronc, comme ils se présentent avec humour,  ont donné un concert qui a ravi les spectateurs. Entourés d’excellents musiciens (dont le guitariste Fred Chapelier) , dans un décor entre bistrot et studio d’enregistrement , ils ont déroulé une setlist essentiellement composée de tubes de Jacques entrecoupés de quelques chansons de Thomas, pendant lesquelles le daron rejoint le bar (sans abuser visiblement, même s’il promet que cette tournée ne sera la dernière « que derrière un micro »). De loin et sans écran, difficile de dire parfois lequel chante tant leurs voix se ressemblent : seul le phrasé particulier de Jacques permet de faire la différence. Centré sur les chansons sixties de Jacques Dutronc, le spectacle est l’occasion pour les deux hommes de partager avec le public quelques souvenirs familiaux et de rendre un émouvant hommage à Françoise Hardy, dont le portrait géant apparaît en fond de scène pendant que Fred Chapelier exécute « Le Temps de l’amour » à la guitare. Musical, stylé et bon esprit le show des Dutronc-Dutronc est, comme on s’y attendait,  un des musts de l’année. On s’en serait voulu de rater ça !

Neal Black à Nice

Événement|

Par la rédaction

Pour sa   23e édition, le festival de Guitare de Nice avait invité,  le 27 octobre à l’Espace Magnan, Neal Black & the Healers.  Le guitariste texan et son groupe ont offert une ouverture électrique au festival qui réunit, chaque année, la crème des artistes de la six cordes. Moins célèbre que ses compatriotes, Johnny Winter et Stevie Ray Vaughan, Neal Black n’en est pas moins un des meilleurs représentants du blues rock texan, avec un toucher et une dexterité qui n’appartiennent qu’à lui. Il l’a prouvé à l’Espace Magnan avec un set généreux qui l’a vu revisiter quelques classiques comme « Who Do You Love » ou « Move it on Over » avec un étonnant mélange de classe et de décontraction. S’exprimant en français entre les morceaux, d’une voix rapeuse et avec un délicieux accent texan, Neal a mis le public du festival de guitare dans sa poche. On espère le revoir très vite sur une plus grande scène.

 

 

MotoGP 2022: Part 5

Événement|

Par Phil Inout

Grand Prix de Malaisie : Fabio is back. Quelle course ! Après des qualifications difficiles (une chute, un doigt cassé), Fabio Quartararo partait en 12e position à Sepang et on ne donnait pas cher de ses chances de conserver son titre. D’autant que Bagnaia a fait un départ canon,  se propulsant directement de la 9e à la 3e place, derrière Bastianini et le poleman Jorge Martin. Ultra rapide sur ce circuit, le pilote espagnol s’envolait en début de course mais chutait alors qu’il disposait d’une bonne avance.  La voie était libre pour Bagnaia, suivi comme son ombre par Bastianini. Revenu à la quatrième place après un excellent départ et avoir effacé Marquez, Fabio a réussi à résister à la remontée de Bezzechi (Ducati), pour finir 3e sur le podium et garder ses chances au championnat. Avec 23 points d’avance Bagnaia arrivera évidemment grand favori à Valence pour la dernière course de la saison mais sur le papier Fabio peut encore être sacré champion du monde pour la deuxième année consécutive. C’était ce qu’il fallait assurer à Sepang et il l’a fait avec beaucoup d’autorité.  Parti dernier,  Johann Zarco a encore fait une trés belle remontée jusqu’à la 9e place. Il lui reste aussi une chance de remporter son premier Grand Prix en MotoGP cette saison.

 

 

 

MotoGP : Faites-nous rêver

Événement|

Par Phil Inout

Après une saison 2021 qui a vu le sacre du Niçois Fabio Quartararo, le championnat du monde MotoGP 2022 s’annonçait serré. Il l’a été !  Fabio Quartararo, associé cette saison à l’Italien Franco Morbidelli sur les Yamaha d’usine,  avait fort à faire pour défendre son titre de champion du monde face à une véritable armada de Ducati (8 machines) et aux ambitions de Francesco Bagnaia, quasi intouchable en fin de saison dernièreA deux courses de la fin, Fabio Quartararo a perdu la tête du championnat au profit de son grand rival auquel le titre ne peut quasiment plus échapper, même si Fabio et Aleix Espargaro,  dont l’Aprilia est en passe de devenir la meilleure machine du plateau, sont toujours en embuscade. Le Cannois Johann Zarco évolue dans le Top 5 , avec un palmarès en dents de scie et il manque toujours une victoire à son palmarès. Alors que Suzuki a annoncé son retrait de la compétition en 2023, que l’octuple champion du monde  Marc Marquez (Honda) est revenu en force après une longue convalescence, que Johann Zarco et Jorge Martin ont été reconduits chez Pramac et que Fabio Quartararo s’est engagé pour une nouvelle saison chez Yamaha,  malgré le manque de puissance chronique de sa M1, le MotoGP circus a rendez-vous ce week-end sur le circuit Tormo à Valence (Espagne)  pour le dernier Grand Prix de la saison. Bagnaia est à deux points du titre et Quartararo n’a plus rien à perdre. Le spectacle devrait être total. 

 

Le Grand Bleu live à Nice

Événement|

Par Philippe Dupuy

Le 11 mai 1988, Le Grand Bleu de Luc Besson sortait au cinéma après une présentation houleuse au Festival de Cannes. Pour célébrer les 30 ans du film, devenu culte depuis,  deux projections avec la célèbre BO d’Eric Serra jouée en live  ont eu lieu à guichets fermés à La Seine Musicale en 2018. Fort de ce succès, mais retardé par la pandémie de Covid, le ciné-concert du Grand Bleu a enfin pu entamer sa tournée en France, Belgique et Suisse. Prévue en 2020,  mais décalée à trois reprises,  la représentation du Palais Nikaia à Nice a finalement eu lieu le lundi 17 octobre. On y a assisté avec un mélange de curiosité et de nostalgie,  au milieu d’un public qui avait 20 ans à la fin des années 80 et qui connaissait par coeur les répliques cultes du film  (« Roberto, mio palma ! ») . Pour cette tournée, Eric Serra est sur scène, à la basse ou aux percus,  entouré de 6 musiciens multi-instrumentistes (claviers, percus,  guitare, synthés). Le groupe joue le plus souvent dans le noir ou faiblement éclairé,  sous l’écran géant,  où le film est projeté en intégralité mais en deux parrties, avec un entracte de 20 minutes. La  Bande originale de tous les superlatifs (Victoire et César de la meilleure musique de film, disques d’or et platine avec plus de trois millions d’exemplaires vendus…) est jouée à l’identique, note pour note, pendant que  les images défilent à l’écran. Sur les scènes dialoguées, l’orchestre fait silence ou joue en sourdine. Le son et la balance sont parfaits,  au point qu’on oublie presque qu’il y a un groupe sur scène !  Le film n’a pas vieilli. On réalise pendant la projection que les scènes purement musicales sont particulièrement nombreuses et que la BO tient une place énorme. Elle a évidemment contribué au succès phénoménal du Grand Bleu et à en faire un film-culte pour plusieurs générations. On n’avait pas revu le film de Luc Besson depuis longtemps et on a pris un grand plaisir à la projection dans ces conditions particulières. Une expérience immersive pour le concert de l’apnée…  

Marie Flore au Stockfish

Événement|

Par Ph.D

Marie-Flore, est la pépite montante de la pop féminine française,  aux côtés de Clara Luciani et Juliette Armanet, dont elle n’a pas encore, tout à fait, la notoriété. Mais ça vient ! Son nouvel album (Je sais pas si ça va), publié en juin 2022,  a été trés bien reçu,  ses clips dépassent les 2 Millions de vues sur Youtube et ses chansons 2 Millions d’écoutes sur Spotify. Après un succès incontesté aux Francofolies cet été et un concert sold-out à la Cigale à la rentrée, Marie Flore était au Stockfish le 21 octobre pour son premier live Niçois. Avec ses 3 musiciens, on y a découvert  une artiste capable de passer d’un piano-voix intimiste à une pop urbaine et sexy,  pour finir sur de la transe electro. Il ne lui manque plus qu’un grand tube pour rejoindre ses aînées dans la classe supérieure. Mais on ne se fait pas de soucis : son sens de la formule, sa personnalité attachante et son énergie sur scène devraient valoir à cette petite brindille à frange courte une belle et grande carrière.

MotoGP 2022: Part 4

Événement|

Par Phil Inout

Grand Prix du Japon : Quartararo fait de la résistance. Week-end « nippon, ni mauvais » pour nos pilotes à Motegi où se courrait le premier Grand Prix du Japon post Covid. Mal qualifié sous la pluie (P9),  Fabio Quartararo  a fait une course courageuse,  défendant bec et ongles sa huitième place face au tandem  Francesco Bagnaia  – Ennea Bastianini (Ducati) encore plus mal qualifiés, mais menaçants dans les derniers tours. Tellement menaçants même que Bagnaia a failli emporter son rival français dans sa chute au dernier tour. Grace à ce nouvel abandon de son principal rival, le Niçois reprend quelques précieux points d’avance sur lui et Aleix Espargaro (P16) parti en fond de grille suite à un problème ménanique. Johann Zarco (P11), par contre, continue de rétrograder après avoir pourtant bien failli décrocher la Pole position. A quatre Grand Prix de la fin du championnat il pointe en septième position. Ses départs ratés et son rythme de course insuffisant ne laissent plus beaucoup de chances au Cannois pour le podium final. La course a été menée de bout en bout par un Jack Miller impérial qui a mis un boulevard dans la vue à ses poursuivants Brad Binder (KTM) et Jorge Martin (Ducati Pramac). Le Poleman Marc Marquez (Honda),  quatrième sur un de ses circuits favoris,  continue d’impressionner pour son retour à la compétition.

Grand Prix de Thaïlande : Z comme Zarco. Scénario catastrophe en Thaïlande pour Fabio Quartataro : qualifié en 4e position sur le sec, le Niçois a manqué son départ après que la course ait été retardée d’une heure à cause de la pluie. Sur le séchant, le champion du monde en titre n’a jamais trouvé de rythme et a fait toute la course en queue de peloton pour finir 17e. Cela fait évidemment les affaires de Franscesco Bagnaia qui , en terminant 3e revient à 2 points du leader au championnat du monde. l’Italien peut remercier Johann Zarco. Mal parti (de la 5e place) mais auteur d’une remontée fantastique, le Cannois aurait pu briguer le podium, voire la victoire,  vu son rythme en fin de course. Après avoir facilement doublé Marc Marquez, il a pourtant choisi de rester derrière Bagnaia pour finir 4e, ne voulant pas risquer d’entrainer le top pilote Ducati à la faute, a-t-il expliqué après la course. Roi du mouillé,  Miguel Oliveira (KTM)  remporte la course comme il l’avait fait en Indonésie,  devant un Jack Miller toujours présent dans les conditions difficiles. Le prochain Grand Prix, le 16 octobre à Philip Island (Australie) sera décisif pour la course au titre. D’ici là, Fabio Quartararo aura eu le temps de digérer son humiliation. Rentré à son motor home sans debriefer avec son équipe,  le pilote Niçois a refusé de s’expliquer devant les journalistes, confiant seulement sur son fil Instagram avoir vécu « un véritable cauchemar » et avoir connu  d' »énormes difficultés » avec un « terrible feeling » sur sa moto. Le problème venait, a-t-on appris depuis,  d’une mauvaise pression des pneus. 

Grand Prix d’Australie : Bagnaia passe en tête. Fabio Quartararo n’avait pas droit à l’erreur sur le circuit de Phillip Island s’il voulait conserver la tête du championnat du monde. Il l’a, hélas,  commise en début de course en ratant un freinage. Rétrogradé d’un coup de la cinquième à la dix-neuvième plaee,  le pilote Niçois chutait dans sa tentative de remontée et devait abandonner. Son principal rival éliminé, Francesco Bagnaia a fait la course en tête avant de se faire passer par un Alex Rins déchainé. Le pilote espagnol, qui sera sur Honda l’an prochain, offre sa première victoire de la saison (et probablement la dernière) à Suzuki à l’issue d’une course formidable. Marc Marquez,  en bagarre avec les deux leaders depuis le début de course,  en a profité pour prendre la deuxième place et monter pour la 100e fois sur le podium en catégorie reine. Cela fait les affaires de Fabio Quartararo puisque Bagnaia n’engrange finalement « que » les points du troisième. Le pilote italien arrivera tout de même en Malaisie avec 14 points d’avance sur le champion du monde en titre. A deux courses de l’arrivée, aucun des deux hommes ne pourra se permettre la moindre faute avec Aleix Espargaro (Aprilia) toujours en embuscade. Trés mal parti, une fois de plus (19e),  Johann Zarco termine dans les points à la 8e place.

 

 

 

Hyères : 37e Festival Mode

Événement|

Par la rédaction

La  37e édition du Festival International de Mode et de Photographie de Hyères s’est tenu du 13 au 16 octobre  à la villa Noailles. Le festival, dirigé par Jean-Pierre Blanc et présidé par Pascale Mussard,  promeut et soutient depuis 1986 la jeune création internationale de mode. Depuis 1997 un concours est ouvert aux photographes émergents et cette année, pour la cinquième fois, un concours distingue les nouveaux créateurs d’accessoires de mode. Il est reconnu comme le plus ancien concours du monde destiné aux jeunes professionnels. Glenn Martens, le directeur artistique de la marque Y/Project,  présidait cette année le jury mode du festival,  assisté de Christa Bösh et Cosima Gadient, les deux créatrices de la griffe Ottolinger, du musicien Max Colombie, de la styliste Ursina Gysi, de l’artiste Frederik Heyman, de la vice-présidente des achats Mytheresa Tiffany Hsu, de la musicienne Sevdaliza, de la directrice du contenu éditorial de Vogue France Eugénie Trochu, du journaliste Mark Holgate et du créateur lauréat de l’édition 2021 du festival de Hyères Ifeanyi Okwuadi. Le jury photographie était présidé par le photographe et réalisateur Pierre Debusschere, accompagné de Matthieu Blazy, le directeur artistique de Bottega Veneta, Lucy Chadwick, la directrice de la galerie Champ Lacombe,  Rebecca Cuglieta, la studio manager de 254 Forest, Carlijn Jacobs, photographe,  Pauline de Montferrand, directrice de création digitale, Pieter Mulier, directeur artistique de la maison Alaïa, Evelyn Simons curatrice pour Horst Arts & Music ,  Emma Charrin et Olivier Muller, lauréats de l’édition 2021. Le festival s’est ouvert le 13 octobre par un concert d’Axelle Red dans les jardins de la Villa de Noailles.

 

Starmania Forever

Événement|

Par Philippe Dupuy

Plus de 40 ans après sa création à Paris (en avril 1979), Starmania, l’opéra rock de Michel Berger et Luc Plamondon renaît de ses cendres dans une toute nouvelle et fastueuse production. Le spectacle a été rodé à Nice, Palais Nikaia, les 7 et 8 octobre 2022, après plusieurs semaines de répétitions. L’aboutissement de trois années de travail pour une équipe de 150 personnes formée par Raphaël Hamburger, le fils de France Gall et Michel Berger,  autour du metteur en scène Thomas Jolly (directeur artistique des JO de Paris) et du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui. Raphael Hamburger voulait « retrouver l’intention première de Starmania. Le geste initial à l’oçrigine de la création et de la dramaturgie avec toute sa profondeur tragique. Mais aussi l’intention du son et l’énergie du rock« . C’est réussi ! La première représentation test,  à laquelle nous avons assisté le 7 octobre dans un palais Nikaïa quasi complet,  s’est déroulée sans anicroche,  malgré le gigantisme de la production et ses complications technologiques (la régie son et lumière, derrière laquelle nous étions placés, est une usine à gaz). D’un point de vue artistique, c’est aussi une réussite.  Malgré l’absence de vedettes au casting, on retrouve avec plaisir les différents personnages et les chansons qu’ils interprêtent dans les arrangements originaux, accompagnés par un orchestre dont les musiciens sont répartis des deux côtés de la scène, dans la fosse.

On pouvait craindre que les chanteurs soient perdus sur l’immense scène, dont les décors monumentaux apparaissent et disparaissent comme par magie. Ce n’est pas le cas. Une débauche de lights et de lasers habille l’ensemble et balaie la salle entière sur le « Blues du Businessman« , un des clous du spectacle. Le livret de Luc Plamondon n’a pas pris une ride : la critique de la politique et du show business et l’univers futuriste de Starmania, sont toujours d’actualité. La mise en scène, les costumes et les chorégraphies lui donnent une nouvelle jeunesse, alternant ambiances dark et lumineuses. C’est certainement la production la plus ambitieuse et la plus aboutie de la comédie musicale,  qui a déjà connu trois versions. Le budget du spectacle n’a pas été communiqué, mais on imagine que ça a dû coûter bonbon. A Paris à partir du 4 novembre et en tournée en 2023, il faudra des salles pleines pour rentabiliser un show pareil. Le public sera-t-il au rendez-vous de Starmania 2022? Au vu des réactions du public niçois, qui a fait un triomphe à la troupe, il n’y a pas de raison d’en douter.

The Analogues à Nice

Événement|

Par Ph.D

Depuis une dizaine d’années, le groupe hollandais The Analogues rend hommage aux Beatles,  en reprenant l’intégralité des albums que les Fab Four n’ont jamais joués sur scène. Plus qu’un tribute band,  c’est un orchestre qui joue du Beatles comme une formation classique interprêterait Bach ou Beethoven. Ni costumes sans col,  ni perruques,  ni vidéos rétro : juste la musique,  jouée à la note prés dans les arrangements originaux,  avec le son de l’époque. Ca pourrait être lisse, froid et sans âme,  mais non  : on sent, dans leur interprétation, l’amour véritable de ces chansons et le plaisir de les jouer telles qu’elles ont été enregistrées. Pour leur première venue  à Nice Acropolis, le 25 septembre, les Analogues ont joué Abbey Road dans son intégralité et dans l’ordre, d’un « Come Together » retentissant » à un « Her Majesty » de circonstance,  chanté en solo par l’un des musiciens multi instrumentistes qui composent le groupe. Jusqu’à 13 sur scène, quatuor à cordes et section cuivres compris, avec un matériel impressionnant, les musiciens se relaient au chant et produisent des harmonies vocales dignes des Fab Four.  En deuxième partie de concert, place aux tubes qui défilent de « Let it Be » à « Revolution » en passant par « Sgt Pepper’s »,  « Penny Lane » et « While My Guitar Gently Weeps » avec un solo de guitare parfaitement exécuté. Le public d’Acropolis, composé de fans des Beatles, a fait un triomphe mérité aux Analogues. On guêtera les dates de  leurs prochaines tournées en espérant les voir jouer « Revolver », le « White Album » ou  « Sgt Pepper’s ».

 

 

 

 

Mouans-Sartoux : Festival du Livre

Événement|

Par la rédaction

Depuis 35 ans, le Festival du livre de Mouans Sartoux donne envie de lire, envie de partager, envie d’apprendre et de comprendre. Il est surtout l’occasion  de rencontrer des auteur(e)s, des cinéastes, des artistes, des femmes et des hommes qui pensent et qui imaginent le monde de demain. C’est un bouillonnement, un foisonnement continu pendant 3 jours : rencontres, débats, films, concerts, lectures, théâtre, danse, spectacles jeunesse… Parmi les auteurs attendus pour cette 35e édition en entrée libre  : François Hollande, François Morel, Muriel Barbery, René Fregni, Guillaume Musso, Alain Damasio, Tonino Benacquista, Camille Étienne, Olivier Weber, Ernest Pignon-Ernest, Pablo Servigne, Cyril Dion, David Foenkinos, Valentine Goby, Anthony Passeron, Pinar Selek, Tatiana de Rosnay, Emilie Frèche, Yasmina Khadra, Daniel Picouly, Christelle Dabos, Benjamin Stora, Jean Viard, Didier Van Cauwelaert, Philippe Faucon, Adeline Dieudonné, Abdennour Bidar, Pascale Robert-Diard, Bernard Werber, Georges‑Marc Benamou, Valentin Musso… Côté cinéma plusieurs avant premières  (Novembre , Le Petit Nicolas et Simone)  et au rayon spectacles un concert de François Morel. 

MotoGP 2022: Part 3

Événement|

Par Phil Inout

Grand Prix d’Angleterre : Comme on finit la saison, on la recommence. En déroute à Assen avant la coupure les pilotes Français ont encore vécu un week-end de reprise frustrant  à Silverstone pour le Grand Prix d’Angleterre. Malgré de bons essais qui ont permis à Johann Zarco de décrocher la Pole Position et un départ canon de Fabio Quartararo qui s’éjectait de la 4e àla 2e place, les deux azuréens ont vu leur ambitions contrariées :  par une chute au 4e tour pour Zarco alors qu’il menait la course, par  une pénalité et un mauvais choix de pneu pour Fabio. A l’arrivée, le Cannois voyait une fois de plus sa première victoire s’envoler et le Niçois devait se contenter de la huitième place. Le podium était constitué de Bagnaia (Ducati), Vinales (Aprilia) et Miller (Ducati). Quartararo conserve tout de même la tête du championnat avec 20 points d’avance sur Aleix Espargaro (Aprilia) victime d’une lourde chute aux essais et 49 sur Bagnaia.

Grand Prix d’Autriche : remontée fantastique.  Sur le circuit de Spielberg , les pilotes français ont encore brillé aux essais avant de s’effacer aux qualifs derrière Enia Bastianini le poleman et l’armada Ducati. Parti à la cinquième position, Fabio Quartararo avait beaucoup à perdre mais il a fait une course fantastique , remontant inexorablement toutes les Ducati pour finir sur un dépassement acrobatique de Jack Miller et décrocher la deuxième place , dans les pots d’échappement de Francesco Bagnaia en tête depuis le premier tour. Le Niçois consolide ainsi son avance au championnat,  mais Bagnia continue de grignoter des points et redevient son principal rival pour le titre alors qu’Aleix Espagaro et les Aprilia ont eu beaucoup de mal à rester compétitivfs en Autriche. Mal parti, Johann Zarco finit à la 5e place après une course difficile.

Grand Prix de San Marin : Y’a bon Bagnaia. Avec 4 victoires consécutives, Francesco Bagnaia (Ducati) s’impose désormais comme le plus sérieux aspirant au titre mondial. A Misano, pour le Grand Prix de San Marin, il a été une nouvelle fois irrésistible. Parti en tête (de la cinquième place !),  il l’a gardée toute la course, épuisant tour à tour à sa poursuite Vinales (Aprilia) et son futur coéquipier Ennea  Bastianini (Ducati), sans  jamais leur laisser la moindre chance de le passer.  Mal qualifié (en 8e position), Fabio Quartararo a tout donné, réussissant même à passer Aleix Espargaro et son Aprilia, mais le Niçois n’ a jamais été en position de se battre pour le podium. Cinquième à l’arrivée, le champion du monde en titre n’a plus désormais qu’un GP d’avance sur son principal rival et il va encore devoir vendre chèrement sa peau lors des prochaines courses. Mais la plus mauvaise opération du jour,  c’est le Cannois  Johann Zarco (Ducati) qui la fait. Qualifié en 6e position mais mal parti (encore !), le Cannois a été pris dans une collision au premier virage et a dû abandonner. La fin de saison s’annonce difficile pour les pilotes azuréens.

Grand Prix d’Aragon : Ducati déjà champion.   Le Grand Prix d’Aragon a vu la quatrième victoire d’Enea Bastianini (Ducati),   auteur d’un dépassement d’anthologie dans l’avant dernier tour sur le leader de la course Francesco Bagnaia. Mais c’est surtout l’abandon de Fabio Quartararo qui change la donne. Après des essais et une qualification difficiles (P6) à cause du manque de puissance moteur chronique de sa Yamaha, le Niçois avait fait un bon départ lorsqu’il a percuté la Honda de Marc Marquez et a lourdement chuté dans le premier tour. Parti en 13e position Marquez, dont c’était le grand retour,  est arrivé  dans le groupe de tête comme un chien dans un jeu de quilles  et s’est mis en travers devant Fabio,  qui n’a rien pu faire pour l’éviter. Le pilote espagnol a ensuite fait chuter Nakagami avant d’abandonner à son tour…  Bonjour le retour ! Qualifié en 5e position Johann Zarco termine  8e et continue de dégringoler au classement général,  où Fabio Quartararo est désormais talonné par Bagnaia, Aleix Espargaro (P3 à Aragon) et Enia Bastinanini . Il aura fort à faire au Grand Prix du Japon pour conserver son avance face aux Ducati qui ont déjà remporté le titre constructeur.