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MotoGP 2022: Round 12

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Par Phil Inout

Comme on finit la saison, on la recommence : en déroute à Assen avant la coupure les pilotes Français ont encore vécu un week end de reprise frustrant  à Silverstone pour le Grand Prix d’Angleterre. Malgré de bons essais qui ont permis à Johann Zarco de décrocher la Pole Position et un départ canon de Fabio Quartararo qui s’éjectait de la 4e àla 2e place, les deux azuréens ont vu leur ambitions contrariées :  par une chute au 4e tour pour Zarco alors qu’il menait la course, par  une pénalité et un mauvais choix de pneu pour Fabio. A l’arrivée, le Cannois voyait une fois de plus sa première victoire s’envoler et le Niçois devait se contenter de la huitième place. Le podium était constitué de Bagnaia (Ducati), Vinales (Aprilia) et Miller (Ducati). Quartararo conserve tout de même la tête du championnat avec 20 points d’avance sur Aleix Espargaro (Aprilia) victime d’une lourde chute aux essais et 49 sur Bagnaia. Prochain rendez-vous le 21 août à Spielberg pour le Grand Prix d’Autriche. 

 

 

 

 

 

 

 

MotoGP 2022: Rounds 10-11

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Par Phil Inout

Bis repetita… Aux fraises vendredi, nettement mieux samedi, intouchable dimanche : en Allemagne,  Fabio Quartararo a refait le coup du Grand Prix d’Espagne à ses rivaux du MotoGP Circus. P2 sur la grille,  El Diablo est parti comme une fusée pour enrhumer Bagnaia au premier virage et faire toute la course en tête. L’Italien médusé a eu beau cravacher comme un malade et tenter un extérieur acrobatique, il s’est aussitôt fait reprendre à l’intérieur et a dû regarder les pots d’échappements de la Yamaha s’éloigner petit à petit de son champ de vision. Au point de se déconcentrer une milliseconde au quatrième tour et de finir dans le gravier.  Aubaine pour Johann Zarco qui suivait les deux hommes à quelques longueurs. Le Cannois s’est calé dans la roue du Niçois et ne l’a plus lâché, sans tenter l’impossible. Bonne résolution qui permet aux français de finir sur les deux premières marches du podium (complété par un  Jack Miller piqué au vif par son éviction du team officiel  Ducati). Premier et troisième au championnat du monde, les frenchies dominent le plateau,  grâce à leur rythme de course et à leur régularité. Pourvu que ça dure !

 

Week-end difficile pour les pilotes azuréens à Assen. Après des essais prometteurs dans des conditions météos changeantes (Quartararo P2, Zarco P7), la course a été marquée par une double chute et l’abandon du champion du monde en titre, tandis que Johann Zarco (P13) n’a jamais pu suivre le rythme des leaders. Parti en Pole, Francesco Bagnaia a fait une course impériale suivi du rookie Marco Bezzecchi (Ducati VR46) et de Maverick Vinales (Aprilia) revenu des enfers. Mais l’homme du jour a été son coéquipier Aleix Espargaro. Sorti de la piste par la chute de Fabio Quartararo alors qu’ils luttaient pour la deuxième place (« Une erreur de débutant » s’est excusé le Niçois qui a écopé d’une pénalité absolument injustifiée pour ce fait de course) le pilote Apilia est revenu de la 15e à la 4e place avec une incroyable maestria. L’Espagnol  demeure le plus sérieux challenger de Fabio pour le titre avec désormais un seul GP de retard. Vacances studieuses en perspective pour les pilotes français avant la reprise à Silverstone le 7 août. 

 

 

 

Juliette Armanet à Nice

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Par Ph.D

Avec le tube « Les derniers jours du Disco« , Juliette Armanet a cassé l’été 2022 :  c’est la reine du live. Après avoir enflammé la scène du théâtre Anthea à Antibes (et toutes celles où elle s’est produite cet été), la chanteuse était de retour sur le Côte d’Azur pour deux concerts exceptionnels : le premier, pour happy fews,  à la Fondation Maeght, le second sur la  plage de l’hôtel Amour,  dont la programmation de lives est décidément incontournable (après Papooz et La Femme, on y verra bientôt Feu! Chatterton). Sur une plage bondée et sous les yeux des passants de la Promenade des Anglais ravis de l’aubaine, Juliette Armanet a mis le feu avec sa générosité et son engagement habituels, en donnant un set complet au lieu d’un simple show case. Mélange (réussi) de Véronique Sanson, de Zazie et de Christine and the Queens, la chanteuse kiffe sa nouvelle poularité et ne ménage pas sa peine pour faire danser un public (très féminin) qui reprend désormais les paroles en choeur. Et pas seulement celles de son tube, qu’elle étire en live sur une bonne dizaine de minutes avec des boucles techno du plus bel effet. Malgré la chaleur et le fait qu’il n’y ait plus un centimètre carré de libre dans la fosse, elle est même descendue dans le public pour danser avec un spectateur,  tout en continuant de chanter ! Résultat : un concert mémorable devant une audience en transes. On retournera  la voir en octobre au Grimaldi Forum de Monaco,  où elle est programmée dans une configuration « grandes salles ».

MotoGP : Faites nous rêver

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Par Phil Inout

Après une saison 2021 qui a vu le sacre du Niçois Fabio Quartararo, le championnat du monde MotoGP 2022 s’annonce serré.  Fabio Quartararo,  associé cette saison à l’Italien Franco Morbidelli sur les Yamaha d’usine,  aura fort à faire pour défendre son titre de champion du monde face à une véritable armada de Ducati (8 machines) et aux ambitions de Suzuki, Aprilia et Honda,  avec deux champions du monde, Joan Mir et Marc Marquez,  avides de récupérer leur couronne. Meilleur pilote indépendant l’an passé, le Cannois Johan Zarco  pourrait jouer les trouble fête sur sa Ducati Pramac mais il devra d’abord contenir  son coéquipier Jorge Martin (meilleur rookie 2021)  et celles, démesurées, du top pilote Ducati, l’italien Francesco Bagnaia, quasi intouchable en fin de saison dernièreA la mi-saison, Fabio Quartararo caracole toujours en tête du championnat grâce à sa grande régularité,  mais il  est talonné par Aleix Espargaro,  dont l’Aprilia est en passe de devenir la meilleure machine du plateau. Johann Zarco, troisième, est le meilleur pilote Ducati , mais il manque toujours une victoire à son palmarès. Le championnat reste totalement ouvert à la reprise de Silverstone (GB) le 7 août où Fabio Quartararo devra effectuer un long lap de pénalité pour un « dépassement dangereux » au Grand Prix  des Pays Bas.

 

NJF 2022 : Iggy en clôture

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Par Ph. D

Avec 42 500 spectateurs répartis sur cinq jours, Le Nice Jazz Festival 2022 a retrouvé sa fréquentation d’avant Covid. Après une soirée presque totalement féminine,  d’où émergea la révélation R’n’B H.E.R,   l’affiche de clôture avait attiré la grande foule avec deux grosses pointures sur la scène Massena : Marcus Miller et Iggy Pop. Le premier avait considérablement musclé son jeu pour chauffer l’audience et il a bien fait car l’Iguane n’avait visiblement pas l’intention de mettre un mouchoir sur la partie la plus hard de son répertoire sous prétexte qu’il se produisait dans un festival de Jazz…  La setlist a  tout de même été adaptée par rapport à son concert du mois de mai à Monaco avec plus de titres du dernier album ( le bien nommé Free) et la section cuivres plus en avant. Résultat : un concert énergique mais un peu bancal (Iggy claudique d’ailleurs de plus en plus), où  alternaient déflagrations punk et envolées jazzy.  Trop brouillon pour convaincre pleinement. La vraie audace aurait sans doute été de programmer Iggy sur la scène du théâtre de verdure,  avec un groupe de jazz,  pour explorer son répertoire de crooner. La prochaine fois, peut-être ? Après tout, l’Iguane n’a que 75 ans…

Le Castellet : Grand Prix de France

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Par la rédaction

Après deux années perturbées par le Covid,  le  Grand Prix de France de Formule 1 s’est déroulé dans sa configuration normale du 22 au 24 juillet sur  le Circuit Paul Ricard au Castellet (Var).   200 000 spectateurs étaient présents pour cet évènement national,  dont la tenue en 2023 est, à nouveau, remise en cause. Max Verstappen (Redbull Honda)  l’a emporté pour la deuxième année consécutive devant les Mercedes d’Hamilton et George Russel. Favorites de cette édition, les Ferrari ont joué de malchance. Pénalisé pour avoir changé de moteur, Carlos Sainz a dû partir de la dernière ligne et a effectué une superbe remontée jusqu’à la 5e place.  Son coéquipier Charles Leclerc, auteur de la pole position a mené la course pendant une vingtaine de tours avant de partir à la faute dans le virage du Beausset et d’être éliminé. Un résultat qui risque de coûter cher au pilote monégasque, auquel le titre mondial semblait promis cette saison.

NJF 2022 : Day 3

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Par Ph. D

Après le gros show de Clara Luciani,  dont on n’attendait pas tant en day 2 sur la scène Massena, la troisième soirée du NJF 2022 devait être celle de Parcels,  groupe australien en vogue qui semble avoir bloqué sur l’album RAM (Random Access Memory) des Daft Punk. Le duo français a d’ailleurs produit leur premier single « Overnight« , sorti en 2017. Depuis,  le quintet a sorti trois albums d’excellente facture qui ont séduit le public français et européen. N’empêche, au NJF,   c’est Deluxe  qui a cassé la baraque avec son show hyper festif qui se prête mieux, il est vrai, aux grandes scènes de festival que celui de Parcels. Un bon tiers du public avait quitté la place (et une autre partie faisait la queue devant le stand de merchandizng où le groupe français signait ses albums et T-shirts) quand les Australiens ont pris la scène. Malgré les balances faites dans l’après-midi, le son était trop fort,  trop brouillon et la température trop caniculaire,  même à cette heure tardive (23h00) pour qu’on apprécie à leur juste mérite les chouettes mélodies electro pop et les splendides harmonies vocales de Parcels. On les reverra avec plaisir dans une salle mieux adaptée à leur style de musique. A suivre… 

NJF 2022 : Day 1

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Par Ph. D

On attendait Curtis Harding, petit prince soul auquel il ne manque rien…sauf des chansons !  Et c’est Ibrahim Maalouf qui a enflammé le premier soir du NJF 2022 avec son nouveau projet Capacity to Love. Un groupe surpuissant avec lequel le trompettiste libanais a enregistré un nouvel album à paraitre en novembre,  dans lequel il pousse encore ses expérimentations musicales vers le hip hop. Maalouf et ses musiciens en ont donné un large aperçu à Nice,  dernière date d’une tournée qui a tout défoncé sur son passage. Déjà festifs, les concerts d’Ibrahim Maalouf sont devenus apocalyptiques avec ce nouvel ensemble au centre duquel trône un DJ et qui repose presqu’autant sur la guitare de François Delporte que sur sa trompette.  Capacity to Love, c’est Rage Against the Maalouf ! Des riffs de guitare en plomb, des beats qui défoncent, des feats hip hop en pagaille et toujours cette capacité à glisser des sonorités orientales jusque dans un remix de Sugarhill Gang. Son à onze et public en transes : l’Ibrahim Maalouf Project a tué le game. Même Iggy Pop, en clôture, aura du mal à faire oublier la claque phénoménale qu’il a mise au Nice Jazz Festival.

Van Morrison à Jazz à Juan

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Par Ph.D

Pas de photos, pas d’interview, pas question de passer après Stacey Kent (qui devait ouvrir la soirée), pas de bonjour, pas d’au revoir, pas de rappel et un seul « Thank you » pour toute adresse au public…  Van Morrison, 76 ans,  a fait honneur à sa réputation de mauvais coucheur (et de couche tôt) le 13 juillet à Jazz à Juan. Monté sur scène à 20h30 pétantes, complet bleu pétrole, panama assorti et Ray Ban miroirs vissées sur le nez, le crooner irlandais a égréné sa formidable discographie, riche d’une cinquantaine d’albums, alternant chant, harmonica et sax, planté raide devant son micro,  sans risquer de mouiller outre mesure la chemise. On gardera pourtant un excellent souvenir de ce concert,  grâce à la magie du lieu (vue des tribunes , la Pinède Gould est décidément la plus belle scène du monde), à celle des chansons immortelles de l’ex-leader des Them, à sa voix sur laquelle les ans ne semblent pas avoir de prise et au talent des 8 musiicens de jazz qui l’accompagnent. Mais on comprend mieux pourquoi Van Morrison n’a pas, dans le panthéon musical du 20e siècle, la place qu’il devrait avoir, aux côtés de Bob Dylan et de Leonard Cohen : pour cela il aurait fallu plus de générosité et de don de soi que n’en a prodigués l’Irlandais dans toute sa longue carrière.

J.Depp +J.Beck à Monaco

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Par Ph.D 

C’était le golden ticket de l’été : Jeff Bek et Johnny Depp réunis sur scène, à l’opéra de Monte Carlo,  pour une date unique autour de leur premier album commun à venir.  On ne présente plus Jeff Beck, légende de la guitare électrique qui a fait ses débuts avec les Yardbirds avant de former avec Rod Stewart et Ron Wood le Jeff Beck Group, puis le trio hard rock BBA (Beck Bogert et Appice) et  de se convertir au jazz rock à la fin des années 70 pour deux albums légendaires (Blow by Blow et Wired). Capable de jouer dans tous les styles, du rockabilly au jazz et à l’electro en passant par le hard et la pop, Beck est aujourd’hui le plus capé des guitar-héros issus du blues boom anglais.  Johnny Depp qui,  depuis ses déboires cinématographico-conjugaux,  a entamé une carrière de chanteur-guitariste avec le super groupe Hollywood Vampires,  l’a rejoint cet été en « special guest » pour quelques dates de sa tournée européènne, dont celle de Monaco. Et pas juste pour faire jde la figuration : les deux hommes ont , en effet, enregistré ensemble un album de reprises (+ 1 inédit), dont les premiers extraits,  disponibles sur les plateformes de streaming  (« Isolation », « This is a song for Miss Hedy Lamarr« , « Venus in Furs » « The Death and Resurrection Show »),  confirment la viabilité artistique du duo.  Le public monégasque aura donc eu la primeur des versions live,  le 9 juillet salle Garnier.

Entouré de ses musicien(ne)s (2 femmes à la basse et à la batterie), Ray Ban sur le nez et cheveux corbeau, Jeff Beck  ouvre le show sans sommations,  avec plusieurs titres de ses deux albums les plus célèbres (Blow by Blow et Wired),  multipliant les solos de haute voltige et les riffs ravageurs. Le guitariste, que l’on a déjà vu jouer plusieurs fois,  à Jazz à Juan et au Sporting, est en grande forme malgré ses 78 printemps  et le public, composé de connaisseurs,  apprécie. Sa technique, son inventivité et son toucher sont toujours époustouflants. A mi-concert, Johnny Depp débarque, tatoué comme un rockeur et looké comme un pistolero. C’est le moment pour les spectatrices de dégainer leurs smartphones et de pousser quelques cris d’excitation. Le duo joue les 4 titres de son futur album et une poignée d’autres  reprises du répertoire Beckien  (« Little Wing »,  « A Day in the Life »). L’acteur de Pirates des Caraïbes chante en s’accompagnant à la guitare, sans faire d’étincelles : voix sans relief, jeu de guitare basique et charisme minimal. Les reprises sont plutôt bonnes (notamment  « Venus in Furs » du Velvet),  mais si  ce n’était pas Johnny Depp au micro, cette partie du show n’aurait pas grand intérêt. On pourrait même considérer qu’elle prive les fans de Beck de quelques acrobaties guitaristiques. Surtout que le concert, conclu par un unique rappel, est assez court. Mais l’acteur est l’attraction de la tournée, le piment qui en fait la nouveauté… et le prix !   On pourra dire qu’on l’a vu jouer et chanter avec Jeff Beck. Et qu’on a passé une excellente soirée.

Alt-J à Nice

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Par Ph.D

On n’avait plus connu pareille « hype » autour d’un concert au théâtre de Verdure depuis la venue des Strokes à Nice. Résultat : les spectateurs continuaient à faire la queue à l’entrée,  alors qu’Ait-J avait déjà entamé son concert dans une enceinte bondée. Un set intense,  mais assez court assorti d’un seul rappel.  Fondé en 2007, le groupe de Leeds qui a publié en février dernier son quatrième album (The Dream) pratique un étonnant  mélange d’electro-rock et de psyché qui, en live, se révèle plus tonique et puissant que sur les albums. Les tubes du premier (« Fitzpleasure », « Breezeblocks », « Something Good », « Dissolve Me ») , repris en choeur par la foule,  sont encore ceux qui fonctionnent le mieux dans un show dépouillé (quelques projections, peu de lumières),  mais solide. Gus Unger-Hamilton, aux claviers et à la basse, est le seul des trois musiciens à s’adresser à la foule, mais il le fait en français, alors que Joe Newman se concentre sur le chant et les parties de guitare et que Thom Green pilonne sa batterie de frappes sèches et puissantes. Au rappel, le public, trés international,  est en transes. Compte tenu de la rareté du trio en live et de l’engouement que suscite sa musique (chez les nostalgiques de Radiohead première époque, notamment), le concert a de bonnes chances d’enrer dans la légende du Théâtre de verdure. Il y aura ceux qui pourront dire « J’y étais »… Et les autres !

Scorpions à Nice

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Par Ph.D

Dernier grand concert de la saison à Nikaïa, celui de Scorpions a fait le plein,  le 28 juin 2022, malgré le violent orage qui a rendu l’accès à la salle difficile en fin d’après midi. Nanti d’un  nouvel album studio ( le bien nommé Rock Believer) sorti au printemps  le groupe Allemand a entamé une  tournée française  de 7 dates qui passait par le Hellfest et par Nice le 28 juin. Après trois ans d’absence forcée, pour cause de pandémie de Covid, les Scorpions, qui ne s’étaient plus produits en France depuis 2019, n’ont pas paru rouillés le moins du monde. Taillé pour les arènes, le show est superbe (avec lights, projections , lasers, fumigènes et  écrans géants)  et met en valeur tous les membres du groupe sur une setlist qui remonte toute leur carrière ou presque. Les extraits du nouvel album ont été bien accueillis,  mais les moments forts restent « Wind of Change » (repris en choeur par le public niçois en hommage à la résistance ukrainienne), « Big City Lights » ,  « Still Loving You » et « Rock You Like a Hurricane », joué en rappel. Relativement court, le concert est surtout animé par les joutes de guitare de Rudolph Shenker et Mathias Jabs,  alors que Klauss Meine (74 ans) nous a paru un peu en retrait et peu en voix, faisant visiblement des efforts pour ménager ses cordes vocales. Le public n’a néanmoins pas boudé son plaisir et a fait un triomphe au groupe de Hanovre qui célèbre cette année ses 53 ans d’existence sous sa forme classique .   

MotoGP 2022: Rounds 10-11

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Par Phil Inout

Bis repetita… Aux fraises vendredi, nettement mieux samedi, intouchable dimanche : en Allemagne,  Fabio Quartararo a refait le coup du Grand Prix d’Espagne à ses rivaux du MotoGP Circus. P2 sur la grille,  El Diablo est parti comme une fusée pour enrhumer Bagnaia au premier virage et faire toute la course en tête. L’Italien médusé a eu beau cravacher comme un malade et tenter un extérieur acrobatique, il s’est aussitôt fait reprendre à l’intérieur et a dû regarder les pots d’échappements de la Yamaha s’éloigner petit à petit de son champ de vision. Au point de se déconcentrer une milliseconde au quatrième tour et de finir dans le gravier.  Aubaine pour Johann Zarco qui suivait les deux hommes à quelques longueurs. Le Cannois s’est calé dans la roue du Niçois et ne l’a plus lâché, sans tenter l’impossible. Bonne résolution qui permet aux français de finir sur les deux premières marches du podium (complété par un  Jack Miller piqué au vif par son éviction du team officiel  Ducati). Premier et troisième au championnat du monde, les frenchies dominent le plateau,  grâce à leur rythme de course et à leur régularité. Pourvu que ça dure !

 

Week-end difficile pour les pilotes azuréens à Assen. Après des essais prometteurs dans des conditions météos changeantes (Quartararo P2, Zarco P7), la course a été marquée par une double chute et l’abandon du champion du monde en titre, tandis que Johann Zarco (P13) n’a jamais pu suivre le rythme des leaders. Parti en Pole, Francesco Bagnaia a fait une course impériale suivi du rookie Marco Bezzecchi (Ducati VR46) et de Maverick Vinales (Aprilia) revenu des enfers. Mais l’homme du jour a été son coéquipier Aleix Espargaro. Sorti de la piste par la chute de Fabio Quartararo alors qu’ils luttaient pour la deuxième place (« Une erreur de débutant » s’est excusé le Niçois qui a écopé d’une pénalité absolument injustifiée pour ce fait de course) le pilote Apilia est revenu de la 15e à la 4e place avec une incroyable maestria. L’Espagnol  demeure le plus sérieux challenger de Fabio pour le titre avec désormais un seul GP de retard. Vacances studieuses en perspective pour les pilotes français avant la reprise à Silverstone le 7 août. 

 

 

 

Nice : Festival du livre

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Par la rédaction

Rendez vous littéraire incontournable du printemps, Le Festival du Livre de Nice, retrouve ses dates originelles après deux années perturbées par le Covid. Les grands lecteurs et les petits bouquineurs, les passionnés de romans, les dévoreurs de BD, les amateurs d’essais, de biographies historiques , de people, de litterature de voyage et trés particulièrement cette année de récits d’aventure, vont pourvoir se retrouver ce week end pour une 26e édition qui promet. Plus de 200 écrivains, dont  Irène Frain, Didier Van Cauwelaert, Sylvain Tesson, Douglas Kennedy, Olivia Ruiz, Jean Christophe Rufin , Tonino Benacquista, Romain Sardou, Boris Cyrulnik, Daniel Picouly, David Foenkinos, Vanessa Schneider, Diane Ducret et Jean Marc Quaranta  sont attendus pour célébrer  le livre et la littérature, trois jours durant au jardin Albert 1er Cliquez ici pour voir le programme des rencontres publiques

 

MotoGP 2022: Rounds 8-9

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Par Phil Inout

Qualifié en 6e position après des séances d’essais compliquées par la pluie, Fabio Quartararo a encore effectué une course splendide sur le circuit de Mugello en Italie. Un tracé qu’il affectionne particulièrement, mais où sa Yamaha d’usine peut difficilement concurrencer les Ducati. Témoins les autres pilotes Yamaha, relégués aux tréfonds du classement. Le pilote Niçois, lui, a réussi à effacer toutes les motos rouges qui le précédaient sur la ligne de départ pour finir par buter dans le pare-choc arrière de Bagnaia, leader incontesté de la course après quelques tours. Quelques boucles de plus et le Niçois volant aurait pu porter l’estocade. Il se contente d’une deuxième place qui lui permet d’accentuer son avance au championnat, notamment sur Aleix Espargaro qui complète le podium du Grand Prix d’Italie. Parti en quatrième position , Johann Zarco, qui étrennait les couleurs du nouveau sponsor de l’écurie Pramac ,  s’est maintenu à ce poste sans trop de difficulté et reste dans la course au titre. Bon week-end donc pour les pilotes azuréens.

Fabio Quartararo confirmé chez Yamaha pour deux ans de plus. Johann Zarco reconduit « à 99% » chez Ducati Pramac.  Troisième et quatrième places aux qualifs, les pilotes azuréens pouvaient espérer beaucoup du Grand Prix de Catalogne, le 5 juin à Barcelone. Le sort leur a sourit,  au delà même des espérances. Auteur d’un excellent départ,  Quartararo prenait la tête dès le premier virage après un intérieur  décisif sur le poleman,  Aleix Espargaro. Juste derrière eux, Bagnaia se faisait faucher par Takagami et perdait toute chance de remonter au championnat.  Fabio s’envolait alors vers une victoire irrésistible. A l’arrivée,  le Niçois avait presque 6 secondes d’avance sur Jorge Martin et Johann Zarco, heureux troisième. En effet, alors qu’Aleix Espargaro filait vers une belle deuxième place sur son Aprilia, le pilote espagnol coupait soudainement son effort. On crut à une panne,  mais non :  Esparagaro  croyait que c’était fini, un tour avant la fin, et commençait à saluer la foule avant de se raviser quelques longues secondes plus tard. Inconsolable,  le pilote Aprilia devait se contenter de la 5e place à l’ arrivée. Sur son lit de douleurs, Marc Marquez, à nouveau réopéré du bras et probablement indisponible jusqu’en fin de saison, a dû se dire que, décidément, ces fichus  Français avaient bien de la chance… Le 19 juin sur le circuit du Sachsenring,  Fabio Quartararo et Johann Zarco auront une nouvelle chance de lui succéder au palmarès du Grand Prix d’Allemagne.