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Hyères : 35e Festival Mode

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Reportée à l’automne pour cause de Covid, la  35e édition du Festival International de Mode et de Photographie de Hyères se tiendra du 15 au 18 octobre  à la villa Noailles. Le festival, dirigé par Jean-Pierre Blanc et présidé par Pascale Mussard,  promeut et soutient depuis 1986 la jeune création internationale de mode. Depuis 1997 un concours est ouvert aux photographes émergents et cette année, pour la quatrième fois, un concours distingue les nouveaux créateurs d’accessoires de mode. Il est reconnu comme le plus ancien concours du monde destiné aux jeunes professionnels. Le jury mode, présidé par  Jonathan Anderson a sélectionné les dix finalistes de la compétition qui présenteront leurs collections  lors des défilés ouverts au public et aux professionnels dans le strict respect des règles de sécurité sanitaire.  Le jury photographie, sera présidé, cette année, par Paolo Roversi et le jury accessoires de mode par Hubert Barrère.  Les collections seront exposées dans les showrooms du festival, puis dans une exposition collective à la villa Noailles. Au total, c’est une quinzaine d’expositions que propose le festival,  dans différents lieux emblématiques de  la cité des Palmiers. Une vraie Fashion Week azuréenne ! 

MotoGP : l’année Quartararo

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Pour sa deuxième année en championnat du monde MotoGP , tous les espoirs sont permis pour Fabio Quartararo, 20 ans, qui pilote cette année une Yamaha Petronas,  équivalente aux motos d’usine. Sacré “meilleur rookie” (débutant),  la saison dernière, plus jeune poleman de l’histoire de la MotoGP, le pilote Niçois figure parmi les favoris pour le titre mondial 2020. A tel point que sans attendre les premiers résultats, Yamaha l’a déjà confirmé dans son team officiel pour 2021, à la place du multi champion du monde Valentino Rossi.   El Diablo, comme on le surnomme sur le circuit,  a parfaitement réussi son début de saison,   le 19 juillet à Jerez, en remportant le Grand Prix d’Espagne au terme d’une course parfaite.  Premier pilote français à s’imposer en Grand Prix depuis 1999 (L’année de sa naissance) Fabio doublait la mise la semaine suivante ! De quoi faire la fierté de ses parents, commerçants à Nice, de ses copains d’école à Nice-Ouest et de toute la Côte d’Azur, que ses prouesses enflamment dimanche après dimanche. Après trois courses plus difficiles en Autriche et en Italie, le pilote Niçois a repris la tête du championnat du monde en remportant le Grand Prix de Catalogne à Barcelone. De bon augure avant le Grand Prix de France qui se dispute dimanche sur le circuit Bugatti au Mans. On surveillera aussi les progrès de l’autre azuréen de l’étape, le Cannois Johann Zarko qui a fait, lui aussi, un excellent début de saison sur sa Ducati.

 

Nice : Rencontres littéraires

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Rendez vous littéraire  incontournable du printemps, Le Festival du Livre de Nice  a dû être reporté puis annulé en raison de l’épidémie de coronavirus . Mais les amateurs de rencontres littéraires ne seront pas tout à fait orphelins puisqil a été remplacé par une série de “Grands entretiens” labellisés Festival du livre qui se dérouleront au Centre Universitaire Méditerranéen, à l’Artistique et au Mamac.

Le premier est proposé ce mercredi 14 octobre à 17 heures au Centre Universitaire Méditerranéen par Didier van Cauwelaert qui parlera  de son dernier ouvrage L’inconnue du 17 mars paru aux éditions Albin Michel.

Samedi 17 octobre à 15h à L’Artistique, c’est le bédéaste  Jacques Ferrandez qui intervendra autour de son adaptation BD du roman le Chant du monde de Jean Giono (Gallimard BD). La rencontre sera précédée de la projection du documentaire Le chant du monde : du roman à la BD  de Michel Viotte (2019). 

Vendredi 13 novembre à 17h à l’auditorium du MAMAC Yann Queffélec présentera  La mer et au-delà (Calmann-Lévy)

 Vendredi 27 novembre à 17h à l’auditorium du MAMAC  Daniel Picouly parlera de Longtemps je me suis couché de bonheur (Albin Michel)

 Samedi 28 novembre à 15h à l’auditorium du MAMAC avec Alexandre Jardin parlera de  Française (Albin Michel)

En attendant la 25ème édition du Festival du Livre de Nice, prévue  les 28, 29 & 30 mai 2021 au Jardin Albert 1er , le lien avec les auteurs ne sera donc pas rompu. L’accès à ces rencontres est gratuit avec réservation obligatoire dans la limite des places disponibles sur nice.f

 

Disquaires Days 2020

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La situation mondiale liée au Covid-19 a conduit les instances du Record Store Day à modifier structurellement l’événement tel que nous le connaissons. Ainsi, les vinyles des labels internationaux proposés pour le Disquaire Day 2020 seront mis en vente dans les magasins indépendants français participants, non plus sur un seul jour mais sur quatre dates : les 20 juin,  29 août,  26 septembre et 24 octobre. “Ce que nous voulons à travers cette journée, c’est souligner l’importance de ces disquaires indépendants, la diversité musicale qu’ils incarnent ainsi que le rôle culturel et social incontournable qu’ils occupent” expliquent les organisateurs. Localement, on déplore la défection de Mikrosillons, qui accompagnait chaque année le D Day, avec notamment une foire aux disques.  Le point positif, c’est l’abondance des sorties prévues pour ces 4 journées chez les disquaires participants de notre région. Pour le premier D Day, plus particulièrement consacré aux disques français, c’est évidemment  l’album Surf d’Etienne Daho qui retient le plus l’attention. Commencé en 2004 avec Ivan Beck, abandonné, puis repris en 2006 avec Nicolas Dubosc, seuls quelques titres de cet album de reprises avaient vu le jour sur le EP Be My Guest Tonight en 2007. Daho a depuis longtemps élevé l’exercice de la reprise au rang d’art, reprenant dans un même élan Gainsbourg, Syd Barrett, Françoise Hardy, le Velvet ou Ricky Nelson. Qu’un tel album vienne consacrer son talent d’interprète était écrit. Bien plus qu’un simple disque de reprises, Surf est un véritable album d’Étienne Daho. Qu’il s’attaque à des classiques éternels (“I Can’t Escape From You”, “My Girl Has Gone”, “Moon River”), qu’il se fasse accompagner par soixante musiciens et les cordes de David Whitaker à Abbey Road (“Glad To Be Unhappy“) ou qu’il reprenne des perles oubliées comme le sublime “You Choose” des Pet Shop Boys, il y met le même respect, la même envie, le même amour, la même sincérité. Daho partage avec Surf une playlist intime et nous offre un disque de chevet personnel à la beauté irradiante. Ambassadeur des Disquaires Days 2020, Daho en sera aussi le héros. 

Nellcote Forever

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Tous les fans connaissent l’histoire par coeur. Au printemps 1971, les Stones, quittent l’Angleterre pour échapper aux impôts. Les exilés fondent sur le sud de la France : Jagger s’installe à Mougins dans un immense domaine à moitié désaffecté, Charlie Watts s’achète une ferme en Arles, Bill Wyman se pose  à Grasse où il voisine avec Mick Taylor. Keith Richards, sa femme Anita Pallenberg et leur fils Marlon investissent la Villa Nellcote à Saint- Jean-Cap-Ferrat. Le groupe y enregistrera son chef d’oeuvre : Exile On Main Street. L’album est sorti en mai 1972, il y a tout juste 48 ans. Souvenirs de l’été le plus rock’n’roll qu’ait jamais connu la Côte d’Azur…

La maison, construite en 1899 sur les ruines d’une ancienne batterie militaire, avec ses grilles dignes de Versailles, sa façade ornée de colonnes ioniques en marbre, ses escaliers monumentaux et ses jardins à la française qui descendent jusqu’à la mer, est un véritable palais. Louée pour deux ans avec option d’achat, au prix de mille livres sterling par semaine, Nellcôte  servira, pendant huit mois, de squatt à toute la tribu gravitant autour des Rolling Stones. Femmes, enfants, musiciens, producteur, managers, roadies, visiteurs célèbres (John Lennon, Paul McCartney, Gram Parsons, Eric Clapton… ), dealers et gamins du village s’y incrustent, campent dans les salons, sur les terrasses, sur les pelouses et s’éclatent au soleil dans une atmosphère de fête dionysiaque ininterrompue, comme la Côte d’Azur n’en avait plus connu depuis l’époque héroïque où Scott Fitzgerald, Zelda et Hemingway hantaient le cap d’Antibes. La tribu ne s’en échappe que pour participer à d’autres fêtes, plus folles encore, comme celle donnée le 12 mai à Saint-Tropez pour le mariage de Mick Jagger. A partir du mois de juillet, grâce au studio mobile récemment acquis par les Stones (et à un câble d’alimentation tiré d’une villa voisine, si l’on en croit la légende), le groupe commence à enregistrer à Nellcote  le successeur de Sticky Fingers, leur dernier album. La villa est rebaptisée « Café Keith » et ne désemplit plus jusqu’à la fin des séances, en novembre. Du matin au soir, les échos des guitares électriques suramplifiées traversent la baie de Villefranche. Ceux des frasques de la tribu (cambriolages, bagarres, port d’armes, livraisons de drogue, accidents de voitures…) finissent également par parvenir jusqu’aux oreilles des autorités. Au point d’entraîner bientôt le départ précipité de toute la troupe vers une nouvelle terre d’exil

(Photo Dominique Tarlé)

Dans l’intervalle, le groupe aura eu le temps d’enregistrer, dans les caves de Nellcôte, ce que les amateurs considèrent comme son chef-d’œuvre : Exile on Main Street, un double album gorgé de soleil et de guitares. Un disque aux sonorités bluesy et country, que l’on croit inspiré des voyages des Stones aux Etats-Unis, alors qu’il fut écrit sur un bout de table immense, encombrée de chandeliers, de bouteilles vides et de cendriers remplis à ras bord ou sur un bord de terrasse surplombant la baie de Villefranche. Si cette histoire fait encore partie, presqu’un demi siècle après (l’album est sorti le 26 mai 1972), de la mythologie stonienne, c’est essentiellement à cause de quelques photos en noir et blanc prises sur place par un jeune photographe français, Dominique Tarlé. Publiées par quelques rares magazines de rock, elles collaient si parfaitement à l’atmosphère du disque qu’elles en sont devenues indissociables et, à leur tour, mythiques. Membre à part entière de la tribu, Tarlé a vécu plusieurs mois à Nellcote , photographiant sans relâche et dans l’indifférence générale tout ce qui s’y passait. Puis, comme emporté lui aussi par le maelström stonien, il avait disparu avec son trésor. Il n’est réapparu qu’en 2001 avec Exile, un luxueux livre de photos qui fait revivre cette étonnante épopée rock’n’rollienne, mi-album de famille, mi-making of, souvenir d’un temps où les demi-dieux du rock étaient encore humains et approchables. Un temps qui ne reviendra plus. Nellcote, par contre, est toujours là, solidement plantée avenue Louise-Bordes, aussi imposante et mystérieuse que la  Maison Usher, derrière ses immenses grilles dorées à l’or fin. Le jardin, tiré au cordeau, n’a plus rien de la jungle luxuriante où Keith avait échoué Mandrax, son Riva au moteur explosé et la bâtisse a subi ces dernières années des travaux de rénovations pharaoniques qui l’ont transformé en palazzo itialien.  Les quelques fans qui y viennent encore régulièrement en pèlerinage sont tenus à l’écart par un système de surveillance vidéo sophistiqué et se contentent de se prendre en photo devant la grille. Le régisseur, que l’on voit arriver du bout de l’allée à bord d’une voiturette Jaguar si l’on sonne à la porte, est très courtois, mais aussi muet qu’une tombe sur les actuels occupants de la maison, propriétaires d’un véritable « monument historique du rock » 

CanneSéries: Saison 3

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Déplacé au mois d’octobre et déconnecté du MipTV en raison de l’épidémie de coronavirus, CanneSéries 2020 existera malgré tout, en physique ET en digital. Pour sa troisième saison/édition, le festival se tiendra bien au Palais des Festivals du 9 au 14 octobre, mais une grande partie des événements sera accessible en ligne sur le site du festival. Il s’ouvrira avec la projection de la nouvelle série parodique de Jonathan Cohen La Flamme et s’achèvera sur celle de la quatrième et dernière saison de Dix pour cent avec un duplex vidéo de Sigourney Weaver, qui est l’une des stars invitées de la série (spoiler:  Camille Cottin est son agent). Entre les deux, un riche programme de projections et de rencontres,  que l’on pourra suivre en salle Lumière (limitée à 1000 spectateurs) et sur le Web en ayant au préalable réservé sa séance. Eric Rochant donnera notamment une master class très attendues sur Le Bureau des Légendes. Covid oblige, les stars étrangères ne viendront pas à Cannes mais seront tout de même présentes via des duplex vidéo. Ce sera le cas, notamment, de Kyle McLachlan (Twin Peaks), Jared Harris (Chernobyl), Erin Moriarthy (The Boys), Daisy Edgar Jones (Normal People), Judith Light (Madame est servie), Gale Anne Hurd (The Walking Dead), Darren Star (Melrose Place), Baran bo Odar et Jante Friese (Dark). De quoi faire une belle troisième édition malgré  les incertitudes liées à la situation sanitaire.

 

Le Tour de France à Nice

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Dans un contexte sanitaire marqué par une nouvelle flambée de l’épidémie de Covid-19, le maintien du départ et des premières étapes du Tour de France à Nice et dans l’arrière pays, alors que d’autres manifestations comme le festival de la plaisance à Cannes, l’Iron Man ou le marathon de Nice ont dû être annulées, était risqué. Les mesures prises pour éviter les rassemblements de population sur le parcours et les restrictions de circulation  ont fait grincer de dents. Mais le Tour reste un événement sportif d’envergure internationale et, même amputé de ses aspects les plus populaires,  sa présence à Nice a constitué pour la Ville une très belle promotion.

The Avener à Nice

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Excellente surprise de l’été du Covid, la ville de Nice et Panda Events proposait  un DJ set gratuit de The Avener  le  11  juillet à la tour Bellanda, sur la colline du château à Nice. Le show était visible depuis le  bout de la Promenade des Anglais, d’où 5000 personnes ont pu le suivre en direct (comptage et filtrage réalisés en direct par les services municipaux et la police),  dans un respect, hélas très relatif, de la distanciation sociale et du port du masque. Partie intégrante de la programmation estivale post-confinement de la Ville, destinée à faire de Nice “la ville la plus attractive et rassurante de France cet été” (selon les mots employés par Christian Estrosi lors de la présentation du programme), ce concert surprise était diffusé en live stream sur les réseaux sociaux, où plusieurs milliers d’ internautes ont pu le voir dans des conditions optimales et sans risque sanitaire. Le son était excellent et la réalisation vraiment superbe,  avec des images aériennes époustouflantes de la Prom’ au coucher du soleil . The Avener, que les clubbers Niçois connaissent sous le nom de Tristan Casara, du temps où il mixait au High Cluba joué son nouvel album (le bien nommé Heaven) et quelques revivals de derrière les fagots signés Queen ou Michael Jackson, dont un remix particulièrement électrique de “Thriller”. En conclusion de son set, qui a duré plus d’une heure, le DJ a donné rendez vous aux Niçois après la crise sanitaire. Pour un vrai concert, cette fois.

Air Sessions à Nice

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Décidément les surprise pleuvent en cet été du Covid. Avant le DJ set très attendu de The Avener à la Tour Bellanda , décalé au 11 juillet, Thomas Dutronc, Ayo et Plume  ont  donné du 5 au 7 juillet des live streams superbes depuis l’Observatoire de la Côte d’Azur à Nice à l’invitation du Nice Jazz Festival. Respect des consignes sanitaires oblige, le public n’était pas admis sur place mais il a pu suivre les prestations en direct sur le site  nicejazzfestival.fr, Filmés dans des conditions exceptionnelles, avec des images et une réalisation dignes des meilleures émissions télé,  les trois artistes ont joué au coucher de soleil, dans le cadre merveilleux de l’observatoire avec la baie des anges en fond de scène.  Celle de Thomas Dutronc, qui étrennait son nouvel album de reprises (Frenchy), a été un grand moment. Des prestations hélas trop peu suivies en live, en raison d’une organisation et d’une communication tardives.  Prochain rendez-vous au Théâtre de Verdure pour  les  Nice Jazz Summer Sessions (17 au 21 juillet) ,  mais en public cette fois.

Bébés dauphins à Marineland

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(Photo Mathias Debbaut)

Après trois mois de fermeture au public à cause de la crise sanitaire, Marineland Antibes a rouvert ses portes. L’occasion d’aller saluer la naissance de deux bébés dauphins, baptisés Lua et Ollie,  et de voir les progrès des trois oursons blancs, Indiana, Yuma et Tala,  nés fin 2019. Mais aussi de (re)découvrir les charmes du plus grand parc animalier marin d’Europe,  sans la cohue habituelle et dans de bonnes conditions de sécurité sanitaire puisque la quasi totalité de la visite se fait à ciel ouvert et que les horaires des représentations ont été aménagées pour que le public se dispatche entre les différentes aires du parc. Les masques chirurgicaux ne sont obligatoires que dans le tunnel aux requins, les boutiques et les espaces couverts. Dans les conditions particulières liées à la crise sanitaire,   Marineland sera, n’en doutons pas,  une des attractions phares de l’été azuréen.

Show Must Go Home in Nice

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Lancée à Lille pendant le confinement, la tournée  Show Must Go Home présentée par Mat Bastard,  le chanteur de Skip The Use, a fait étape à Nice le dimanche 7 juin avec Ayo, Ben l’Oncle Soul, Skip The Use, Dedhomiz, Boris Way et Jean-Marie Bigard. Mesures sanitaires obligent, leurs prestations ont été enregistrées auparavant depuis le rooftop de l’hôtel Marriott. Sans public donc,  mais avec l’intention de réunir une large audience sur internet et les réseaux sociaux et surtout de soutenir les professions du spectacle,  touchées de plein fouet par la crise sanitaire. « Avec notre émission qui va à la rencontre des talents musicaux de chaque région, en inventant de nouvelles formes de concerts live « autrement », nous souhaitons réfléchir « à ciel ouvert » avec toute la profession de la musique, pour inventer ensemble les nouvelles formes que pourront prendre les concerts demain, explique Cédric Pollet, fondateur Show Must Go Home. L’impact de la crise actuelle risque de durer, personne ne peut présager pour l’heure d’un « retour à la normale ». Nous misons sur l’intelligence collective, l’heure est à la coopération, l’hybridation des talents et des idées, pour prototyper et développer rapidement les nouvelles formes que peut prendre la musique live. ». Depuis son lancement, Show Must Go Home connaît un  succès grandissant. Les 4 premères émissions ont totalisé plus de 4 millions de vues et le “best of” plus de 700 000 vues. Celle de Nice devrait réunir une audience plus large encore, effet Côte d’Azur aidant. Rendez-vous donc sur le site de Show Must Go Home pour 80 minutes de show en replay. Une tombola solidaire au profit du secours populaire (1 euro le ticket) permet de gagner des places de concert en VIP.

Guy Bedos à Mouans-Sartoux

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En 2011,  nous avions rencontré Guy Bedos qui était, avec Stephane Hessel et Fred Vargas, la tête d’affiche du 24e Festival du livre de Mouans-Sartoux. Un festival pour lequel il n’avait pas hésité à interrompre les répétitions de son nouveau spectacle, Rideau ! qu’il devait créer à Paris en décembre et qui serait, on le sait aujourd’hui,  son dernier one man show. Quelques mois avant la présidentielle, dont François Hollande était le favori pour la gauche, la conversation avait naturellement tourné autour de cette échéance…

Votre choix est déjà fait?
En politique, il faut savoir choisir entre deux inconvénients, disait Françoise Giroux. Je crois que toute ma vie de citoyen aura été conditionnée par cet adage. Je suis toujours plus sûr de mes dégoûts que de mes goûts de toute façon.Et dans l’ambiance actuelle, je préfère voter pour des candidats qui ne m’emballent pas que pour cette droite qui a l’air de sortir d’un film de Costa Gavras…

Cela ne nous dit pas qui est votre favori?
Mon favori, c’est celui qui a le plus de chance de gagner…

François Hollande, donc?
On dit qu’il a beaucoup d’humour. En privé alors, parce que pour l’instant, je n’ai pas été spécialement fracassé par ses traits d’esprit. Quoiqu’en dise M. Sarkozy, je ne me sens pas en danger de concurrence. Le président aurait dit qu’on n’avait « pas besoin d’un Guy Bedos à la tête du PS ».Ce à quoi j’ai répondu que je n’avais pas besoin du PS pour n’en faire qu’à ma tête…

Ca promet pour la tournée qui va se dérouler pendant la campagne présidentielle…
Je commence en décembre au théâtre du Rond-point et je compte bien y revenir en mai pour commenter les résultats du scrutin. J’aurais peut-être, enfin, le droit de redire du mal de la gauche?

Le titre du spectacle « Rideau! » suggère que ce pourrait être votre tournée d’adieu…
Disons d’au revoir. Je ne voudrais pas faire le spectacle de trop. J’ai réalisé récemment que je pourrais être le père de Christine Lagarde et ça m’a filé un coup au moral (rires). Alors ce sera peut-être bien le dernier, oui. Mais je ne vais pas me tuer tout de suite non plus.Il va encore falloir me supporter un moment. Je compte bien continuer à écrire.

Parlez-nous justement de votre dernier livre, « Plans Rapprochés », que vous allez présenter à Mouans-Sartoux
C’est une galerie de portraits de gens que j’aime .. Ou que j’aime moins! J’ai d’abord eu envie de parler des morts qui me manquent, comme Simone Signoret ou Desproges… J’ai un véritable cimetière dans ma poitrine. Ce sont aussi des rencontres qui m’ont marqué. À la fin, c’était un peu trop gentil. J’ai été obligé de rajouter des vacheries sur Zemmour, Kouchner ou Charasse, pour ne pas trop ternir ma réputation …

Vous êtes un habitué du Festival de Mouans Sartoux… 
Oui, j’adore Mouans-Sartoux. Il y a un côté « vivre ensemble » comme dirait Martine Aubry. J’aime l’ambiance du festival, les gens qu’on y rencontre. Et si j’en juge par le programme, je ne suis pas le seul à succomber à son charme!

Guy Bedos : Rideau !

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Guy Bedos a tiré sa révérence le 28 mai. Retiré de la scène depuis plusieurs années, il avait présenté en 2011-2012 son dernier spectacle intitulé Rideau ! On avait eu la chance de le voir en février 2012 à Acropolis, Nice. Un dernier tour de piste en forme d’apothéose… 

A 77 ans, Guy Bedos tient une forme du tonnerre.Sur scène, tout de noir vêtu comme à son habitude, il trottine, boxe l’air, s’allonge comme sur un divan: «Vous êtes mes psys.Pourquoi j’irais payer pour voir un type qui ne rit même pas et n’applaudit jamais? ».Il s’assoit au bord de la scène pour remercier son public les yeux dans les yeux : « Il n’y a qu’ici que je suis bien.A la maison tout le monde me coupe la parole! ». La concurrence de son fils, Nicolas, ne le gène pas. Au contraire, elle le réjouit et le galvanise : « Ca me soulage bien qu’il ait du succès.Jusque-là, il vivait largement au-dessus de mes moyens ».
Séquence nostalgie quand l’humoriste refait le sketch des Salopes. Hot Vidéo a remplacé entre ses mains Lui.Pas sûr qu’on y trouve les grands reportages qui servaient d’alibi pour acheter « Le magazine de l’homme moderne »… Le final est un grand moment d’émotion partagée.Bedos y reprend son antienne : La vie est une comédie italienne. « Comediante! Tragediante! Tu ris, tu pleures! Tu pleures, tu ris! Tu vis, tu meurs… ».Parfois le souffle vient à manquer, la voix s’étreint d’émotion. Alors, il fait reprendre en chœur « Ce n’est qu’un au revoir ». La salle ne boude pas son plaisir. Ravis de ce dernier tour de piste en forme d’apothéose, ses fidèles lui font un triomphe. « Pas de standing ovation! supplie pourtant l’artiste.Généralement quand on en fait une, c’est que le type est très vieux ou que tout le monde sait qu’il est très malade ». Lui, se sent, au contraire, « biologiquement incontestable ». À croire que l’exercice de la scène conserve…

 

 

Stars Solidaires

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M, Benabar, Alain Chamfort, Ary Abittan, Alex Lutz, Bigflo et Oui, Booba, Charlotte Gainsbourg, Chimène Badi, Clovis Cornillac, David Guetta, Etienne Daho, Franck Dubosc, Gérard Lanvin, Gim’s, Guillaume Canet, IAM, Indochine , Jane Birkin, JJ Goldman, JP Belmondo, Julien Clerc, Kev Adams, Line Renaud, Omar Sy, Orelsan , Patricia Kaas, Patrick Bruel, Sandrine Kiberlain et des dizaines d’autres se mobilisent pour l’opération stars solidaires.  Tous ont choisi de partager une expérience unique ou de donner un objet collector qui a marqué leur vie lors d’une tombola au profit du personnel soignant.  Chaque ticket acheté (10 euros) est immédiatement employé pour commander et livrer des masques, blouses, échographes et autre matériel essentiel au personnel soignant. Dans l’hypothèse où il resterait de l’argent sur la cagnotte à la fin de la crise du Covid, l’équipe de Protège Ton soignant s’engage à investir la totalité des sommes restantes dans l’achat de matériel médical et de protection à destination des services de réanimation, afin d’être mieux préparé pour affronter toute crise sanitaire future. Les lots vont d’une journée avec la star de votre choix à un blouson de Johnny Hallyday, un disque d’or de David Guetta, une guitare de JJ Goldman ou un jean dédicacé de Charlotte Gainsbourg. Tirage au sort le 8 mai à 18h00. Participez !

RIP Christophe (1945-2020)

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Variété,  rock, chanson, techno, electro, il a habité tous les genres, leur a imprimé sa marque et les a souvent magnifiés. D’»Aline» à «Succès Fou», en passant par «Les Marionnettes» et «Les Mots Bleus», on ne retient souvent de lui qu’une poignée de chansons d’amour, classées au patrimoine national, alors que sa production, étalée sur près d’un demi-siècle («Aline» est sortie en 1965 ), est la plus importante/foisonnante/aventureuse de la scène française. Daniel Bevilacqua, alias Christophe, s’est éteint le 16 avril des suites d’un coronavirus à Brest ,  où il avait été transféré en urgence après avoir été placé en réanimation. Il avait 74 ans et souffrait depuis longtemps d’un emphysème pulmonaire. Habitué de la Côte d’Azur, il amarrait tous les étés son voilier à Port Grimaud (Var), où on pouvait exceptionnellement le rencontrer de jour lui qui ne vivait que la nuit. Christophe  a donné beaucoup de concerts dans notre région, notamment à Cannes. Mais on garde le souvenir d’une soirée particulièrement magique aux Nuits Guitare de Beaulieu, où, seul au piano, il avait revisité son répertoire, entrecoupant les chansons de longues confidences au public avant de le terrasser avec une version incroyable d’Aline mixée avec Creep de Radiohead (voir vidéo). On se souvient aussi d’une rencontre hallucinante, en 2008, dans son bunker de la rue du Montparnasse,  où on avait passé une partie de la  nuit à parler de musique et de cinéma, avant de descendre manger un morceau dans un chinois du quartier qu’il avait fait réouvrir à pas d’heure, juste pour nous…

 

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(Photos Lionel Bouffier/Nuits guitare)

On le trouve chez lui à la nuit tombée, quasiment en tenue de scène, les yeux cachés derrière des lunettes noires malgré la lumière tamisée, assis au piano, qui trône au milieu du salon. Ambiance Entretien avec un Vampire. La pièce est envahie d’instruments de musique, de meubles et d’objets chinés, de livres, de photos noir et blanc , de ses collections de postes de radio des années 30-40 et de disques vinyles (du blues essentiellement), d’un juke-box (en panne), de synthétiseurs vintage et de matériel électronique (également en panne, d’où, confesse-t-il, sa présence au piano). Une console d’enregistrement multipiste surplombée d’un antique micro de studio fait face à la fenêtre qui donne sur le boulevard. C’est là que Christophe pose ses voix en regardant les voitures glisser sur l’avenue : « Parfois on les entend un peu sur les bandes, ça ne me gêne pas ». On le conçoit, connaissant sa passion pour les bagnoles (de sport et italiennes de préférence) : « De l’histoire ancienne, jure-t-il. Cela fait dix ans que je n’ai plus de permis. Ils les font a points maintenant vous savez ? ». On sait.  « L’album Bevilacqua a marqué un tournant, raconte Christophe. Je venais de quitter Dreyfus et cela ne m’amusait plus d’enregistrer en studio. Je faisais déjà les faces B des 45 tours chez moi.Depuis, j’y enregistre pratiquement tout. Je ne vais en studio que pour les cordes, les chœurs et quelques instruments dont je ne joue pas. Pour «Aimer ce que nous sommes», on est allés à Londres et à Seville, faire les cordes avec Christophe Van Huffel. Carmine Appice nous a rejoint à Paris pour jouer de la batterie. Personne ne joue comme lui ». Comment l’inspiration vient-elle à Christophe ? « Je ne cherche pas, ce sont les chansons viennent à moi. Il y a bien longtemps que je n’ai pas composé à la guitare ou au piano avec un couplet et un refrain. Je cherche plutôt des choses qui n’existent pas. Ce qui me plaît, c’est le son. Ca part de là. Ma musique est instinctive purement émotionnelle. Ce n’est pas du rock, ni de la variété, c’est… varié ».  Variée, la conversation avec Christophe l’est également. On passe des courses de voitures («J’étais doué») au cinéma (qu’il adore), à ses dernières acquisitions sur internet (un original Sun de Little Richards, un 45 tours introuvable de Joe le Taxi), aux photos de spectateurs de ses concerts (qu’il prend et compile dans des albums), aux vidéos des derniers concerts parisiens de Jerry Lee Lewis ou de Little Richard qu’il a intégralement filmés malgré les remontrances des videurs, aux courts-métrages qu’il monte sur iMovie, à ses souvenirs de Nice où il a habité un an, près de la Place Massena, pour l’amour d’une fille… La nuit n’y suffirait pas. En prenant congé, on songe à cette phrase de Walter Pater (essayiste du XIXe siècle) citée en référence de l’album Beau Bizarre : «C’est l’étrangeté ajoutée à la beauté qui confère un caractère romantique à l’art ».