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JP Mocky (1929-2019)

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Jean-Pierre Mocky s’est éteint le 8 août 2019,  à l’âge de 86 ans (90 selon sa famille). Né à Nice, le vieil anar y était revenu en avril dernier, dans le cadre du festival Victorine , pour donner une master class à la Cinémathèque. Pour le plus grand bonheur d’un nombreux public, le réalisateur d’Un Drôle de paroissien, du Miraculé et d’une soixantaine d’autres films représentant un cinéma et une France un peu surannés,  avait égrené ses souvenirs avec la malice qu’on lui connaissait, avant de lancer la projection de  l’unique film qu’il a entièrement tourné à Nice : La Machine à découdre. Ce fut une de ses dernières interventions publiques.  En voici un court verbatim

« J’ai fait mes classes au lycée Fénelon, à Nice, où un prêtre m’a tripoté. Ça a influencé mes premiers films, notamment Le Miraculé… »

« Après Fénelon, j’ai fréquenté le Parc Impérial, où je me suis retrouvé avec Pasqua, qui était un cancre, et Chirac. Le jeudi, on vendrait des esquimaux sur la Prom’ pour se faire un peu d’argent de poche »

« J’ai joué dans mon premier film à 9 ans : Les Visiteurs du soir de Marcel Carné. Antonioni était son assistant. Je l’ai retrouvé plus tard en Italie, où j’ai fait une belle carrière d’acteur. J’étais le James Dean italien »

« Acteur, c’est un métier de bonne femme. Il faut aimer se pomponner, faire attention à son physique…J’ai préféré passer derrière la caméra ».

« Ma règle N° 1, c’est de tourner 6 minutes utiles par jour. En 15 jours vous avez fini le film »

« Sylvester Stallone a été une grande influence pour moi.Personne ne voulait de lui comme acteur, alors il a fait son propre film Rocky. J’ai suivi ses traces »

« C’est moi qui ai présenté Clint Eastwood à Sergio Leone. Clint était mon meilleur ami.Je suis très copain aussi avec De Niro, Robert Redford et Dustin Hoffman ».

« La Nouvelle vague, c’étaient que des intellos.On n’avait pas la même approche. Je me sens plus proche de Gus Van Sant ou de Tarantino ».

« Mon prochain film, je vais le tourner avec Depardieu »

« Mon conseil aux jeunes qui veulent faire du cinéma ? Faites comme Stallone et comme moi : écrivez-vous des rôles. Le Cours Florent, le Conservatoire, ça ne sert à rien ».

« J’ai passé une nuit avec les gilets jaunes. C’était très intéressant. À défaut de déboucher sur des solutions, ce mouvement est devenu un chouette club de rencontres ».

Sanseverino à Vence

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Pour son huitième album, intitulé Montreuil/Memphis, Sanseverino change encore de registre et opte pour un blues rock puissant, qui colle bien avec les textes de ses chansons humoristiques et poétiquesProgrammé aux Nuits du Sud de Vence, il nous a parlé de son amour pour toute la musique qui vient de là… Et d’ailleurs!

Dites-donc, c’est du brutal ce nouvel album: les guitares et l’harmonica sonnent de ouf !
Ah ouais, c’est pas de la guitare de fayot. On a enregistré dans les conditions du live avec le groupe.Je joue sur ma vieille James Trussard Jazz Master, branchée sur deux amplis à lampe. Ça dépote. À l’harmonica, c’est Marco Balland, un Marseillais vraiment balèze. Je voulais que ça sonne brut de décoffrage.

On ne vous savait pas guitariste de blues…
J’ai toujours aimé le blues électrique. Comme tous les guitaristes, j’ai commencé par là. En tournée ou en répètes, j’en faisais toujours quelques-uns, mais c’est la première fois que je me lance dans un album. Je change de style tous les deux albums. Là j’avais envie d’explorer des trucs que je n’avais pas utilisés jusqu’à maintenant. J’ai fouillé dans les musiques que j’aime pour voir si ça collait à mes textes. Le Chicago Blues, le Mississipi blues et le cajun collaient assez bien. Les rythmiques à la John Lee Hooker, c’est parfait pour raconter des histoires. Après, il faut jouer beaucoup pour se remettre ça dans les doigts, mais le blues, c’est comme le vélo: ça ne s’oublie pas. Sauf que le vélo, quand on a laissé tomber on a du mal à rouler alors que les solos de blues ça descend tout seul.

Quels sont vos bluesmen préférés?
Hound Dog Taylor, Scott Walker, les Allman Brothers… A la base, je voulais être Rory Gallagher!

Le titre est un clin d’œil à «Nashville ou Belleville» d’Eddy Mitchell ?
Oui, je venais d’enregistrer la chanson avec lui pour son disque de duos (La même tribu), Montreuil/Memphis, c’était logique. J’ai toujours été très fan de ses textes.

Les vôtres ne sont pas mal non plus. Comment écrivez-vous?
Quand je commence un album, j’ouvre un cahier, je regarde des vidéos sur internet, je lis, je réfléchis.Après, je fais un peu d’écriture automatique et je bosse dessus. Quand c’est fini, je referme le cahier et je vais jouer. Je n’écris jamais en tournée. Je commence toujours l’album avec une page blanche.

Quelle est la première chanson qui est venue ?
“Mon enterrement”. Sans blague ! J’ai trouvé que ça partait bien (rires)

Pourquoi cette reprise du «Mitard» de Trust, avec le fameux texte de Mesrine?
Après mon disque sur Papillon, c’était logique aussi. Un clin d’œil aux taulards. J’ai toujours aimé Trust, c’est un salut à leur reformation. La chanson leur dit: bon retour!

On retrouve André, votre personnage récurrent qui apparaît sur presque tous vos disques. Un peu comme la coccinelle de Gotlib?
Oui, je n’arrive pas toujours à le placer, mais là ça marchait bien. J’ai signé pour mon premier album avec sa première chanson, c’est un peu mon porte-bonheur. Il n’est pas très glorieux comme personnage, mais je l’aime bien..

Vous écoutez quoi à la maison ? 
Du tango, François Beranger, Gérard Watkins, pas mal de techno parce qu’il y a plein d’ados à la maison. Il y a des trucs super créatifs. J’aime toutes les musiques pourvu qu’elles soient sincères.

Si ça n’avait pas marché pour vous dans la musique, vous auriez fait quoi? 
Je me serais bien vu préposé aux guitares dans un groupe de world africain.

 

 

Nice Jazz Festival 2019

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Avec près de 43 000 spectateurs sur cinq soirées, l’édition 2019 du Nice Jazz Festival, a été un grand succès de fréquentation. Artistiquement, on peut émettre quelques réserves dues à une programmation qui flirte de plus en plus avec la variété (Angèle, Bigflo et Oli…) et à la  surfréquentation de certaine soirées. Dix mille personnes devant la scène Massena, c’est clairement trop pour apprécier un concert. Heureusement, il y avait le Théâtre de verdure pour se replier et les jardins pour chiller (bonne idée d’y avoir installé des écrans). Les food trucks nous ont paru mieux achalandés, plus sympas et pas plus chers que lors des éditions précédentes. A l’heure du premier bilan, on retient  le grand juke-box planétaire de Nile Rodgers et Chic avec ses deux chanteuses extraordinaires et sa setlist “all hits” , la prestation cafouilleuse mais énergique de  Neneh Cherry, le show dansant des Black Eyed Peas,  la grand messe du concert d’Ibrahim Maalouf  (le moment fort de l’édition)le  retour de Jean Luc Ponty , le show electro planant de  The Blaze, la confirmation du talent vocal  de Kimberose, la générosité d’Omara Portuondo  et  la révélation Christian Sands.  A l’année prochaine !

 

Vanessa Paradis à Monaco

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Vanessa Paradis achevait la tournée  de son nouvel albumLes Sources”, à l’Opéra de Monaco dans le cadre du Sporting Summer Festival. En grande forme, entourée de 6 musiciens,  elle a emballé le public de la salle Garnier  (qui affichait complet pour l’occasion),  avec  un set débuté par ses nouvelles chansons, poursuivi par  un long  medley  de tous ses albums  et  terminé sur ses plus grands succès, dont l’inaltérable “Joe le Taxi“, chanté en chœur avec la salle. Après un concert soporifique,  il y a quelques années au Sporting, on a retrouvé la grande Vanessa des années Gainsbourg/Kravitz : elle n’a pas arrêté de danser, silhouette adolescente et gracile sur laquelle les années ne semblent pas avoir de prise. Dommage que le son ait été aussi mauvais : sans doute pré-réglé pour les grandes salles,  à un volume beaucoup trop important pour Garnier, il a gâché  les passages les plus musicaux et rendu presqu’inaudibles les paroles des chansons.  Heureusement, la générosité de la chanteuse, son talent et sa grâce folle ont fait oublier ce désagrément.

Charlie Winston à Monaco

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(Photo @Darrasse) 

Toujours beau le hobo ! Charlie Winston, qui s’était mis en retrait de la scène ces dernières années, est de retour avec un nouvel album (Square 1) et une tournée européenne qui l’amenait à se produire à la salle Garnier en ouverture du Sporting Summer Festival 2019Fringant, élégant, chaleureux et souriant, épaulé par deux excellents musiciens (un clavier et un batteur), le chanteur anglais a livré dans l’écrin de Garnier une prestation très appréciée. Alternant guitare, piano et basse, Winston a conquis le public monégasque avec un set composé de nouvelles chansons et de succès comme l’inaltérable « Like a hobo » (introduit par un long prélude sifflé), « Smile » (un des meilleurs moments du show) ou « In Your hands » (au rappel). Rejoint sur scène par David Zincke, qui assurait la première partie, le Hobo a conclu par une reprise des Beatles, « With a Little Help From My Friends », parfaitement de circonstance

 

 

Jeff Goldblum à Cannes Lions

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Venu en France pour l’avant-première de son dernier film, The Mountain, au festival des Champs Elysées, Jeff Goldblum a fait  un passage remarqué à Cannes Lions, où il devait intervenir sur « Le futur du divertissement ».Affublé d’un petit chapeau et d’une chemise bariolée, l’acteur de Jurassic Park et de La Mouche, toujours aussi décontracté et excentrique, a fait le show pour les participants du festival mondial de la créativité (lire : publicité). Avouant sans détour qu’il n’avait pas la moindre idée de ce que serait « le futur du divertissement », ce jeune papa de 67 ans s’est borné à espérer que la créativité des artistes pourrait “influencer pour le meilleur la marche du monde, en insistant sur les sujets importants comme la préservation des ressources et le respect des différences“. Il a aussi parlé de sa carrière parallèle de pianiste de jazz, qui le ramènera bientôt en France puisqu’il tourne cet été avec son Big Band. Le concert prévu le 2 juillet à Monaco en ouverture du Sporting Summer Festival a, hélas, été annulé. C’est donc au cinéma qu’on retrouvera Jeff Goldblum : le 26 juin dans The Mountain, de Rick Alverson,  où il incarne un psychiatre spécialiste de la lobotomie (!) et, semble-t-il, prochainement dans un nouveau Jurassic World. Il devrait y retrouver sa partenaire préférée, Laura Dern, qui l’a précédé à Cannes Lions. Simple hasard ou conjonction astrale ? Seul Ian Malcolm (son personnage de Jurassic Park) pourrait le dire.

Grand Prix de France 2019

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Pour la deuxième année consécutive depuis le retour de la F1 dans notre pays, le  Grand Prix de France s’est couru  le 23 juin 2019 sur le Circuit du CastelletLewis Hamilton  (Mercedes) vainqueur l’an dernier sur le tracé varois, s’est succédé à lui même, devançant son coéquipier Valteri Bottas et le Monégasque Charles Leclerc  (Ferrari).  Les trois hommes ont fini dans l’ordre où ils étaient partis.  Durant les trois jours de l’événement, 135 000 spectateurs ont pu suivre  les courses de F3, F2 et de Formule 1. Les 20 pilotes des 10 écuries de Formule 1  se sont disputé la piste pendant les trois jours de l’événement,  lors des essais libres, des qualifications, et enfin du Grand Prix, la course la plus attendue du week-end, dimanche 23 juin. Pour sa 60 e édition,  le Grand Prix de France était plus bleu-blanc-rouge que jamais avec deux pilotes français, Pierre Gasly (Red Bull) et Romain Grosjean (Haas), un pilote francophone, Charles Leclerc chez Ferrari, et une écurie française, Renault.  De nombreuses animations et concerts ont  rythmé le week-end des spectateurs : une fan zone, deux villages d’animations, la reconstitution d’un village provençal, des concerts chaque soir et un show sur piste époustouflant.

Fête de la musique à Nice

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La Fête de la musique version France 2  était de retour vendredi  21 juin  à Nice. ­Organisé par France Télévisions et la Ville de Nice, l’événement a été  diffusé en direct  depuis les 3  scènes installées sur la place Masséna.  La soirée, animée par Garou et Laury Thilleman ,  a vu   défiler  sur scène pendant près de quatre heures, dans une ambiance survoltée une quarantaine d’artistes de premier plan dont  : Patrick Bruel, Zazie, Pascal Obispo, Kassav’, M. Pokora, Garou, Angèle, Mika, Aya Nakamura, Bigflo & Oli, Black M, Jenifer, Soprano, Claudio Capéo, Jérémy Frerot, Gims, Bilal Hassani, Jain, Zaz, Clara Luciani, Mabel, Eddy de Pretto, Slimane et Vitaa, Boulevard des airs, The Avener, Silvàn Areg et Trois Cafés Gourmands. 30 000 spectateurs ont assisté depuis la place à ce concert géant et gratuit superbement mis en scène.

 

 

59e Festival de télévision à Monaco

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(Photo Monaco Matin)

 Le  Festival de  télévision de Monte Carlo s’est tenu  du 14 au 18 juin au  Grimaldi Forum. Cette 59e édition  accueillait notamment l’acteur américain Michael Douglas qui est venu recevoir une Nymphe de Cristal pour l’ensemble de sa carrière à la télévision.  Le spin-off de Bad Boys, LA’s Finest était présenté en avant-première française lors de la Cérémonie d’Ouverture du Festival, le vendredi 14 juin, en présence des actrices Jessica Alba et Gabrielle Union. Et Bob l’éponge y a fêté ses 20 ans avec, le 16 juin,  un  « Kids & Family Day » au cours duquel le public a pu  profiter de la projection de deux épisodes de Bob L’Éponge  (le premier et  le dernier réalisés ) et de diverses animations en présence de Tom Kenny et Bill Fagerbakke qui prêtent leur voix, dans la version originale de la série, à Bob l’Éponge et à son meilleur ami, Patrick l’Étoile de Mer. Grand ouvert au public, avec de nombreuses séances de dédicaces et possibilités de rencontres, le festival de télévision de Monte Carlo  permet chaque année aux spectateurs de voir de près les stars US et françaises du petit écran.

 

Festival du livre à Nice

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Rendez vous littéraire  incontournable du printemps, Le Festival du Livre de Nice  s’est tenu du 31 mai au 2 juin avec, cette année encore,  plus de 50 000 visiteurs .  Plus de 200 écrivains  (romanciers, essayistes, poêtes, polémistes, historiens, célébrités) étaient présents  au jardin Albert 1er, à l’opéra et à la cinémathèque pour des séances de dédicaces et des rencontres. Parmi eux  Agnès Abécassis, Christine Angot, Jean Jacques Annaud, Eric Antoine, Pierre Assouline, Josiane Balasko, Philippe Besson, Jeannette Bougrab, Jean Liis Debré, Michel Drucker , Annie Duperey,  David Foenkinos, Marek Halter, Alexandre Jardin, Serge Joncour, Axel Kahn, Camille Lacour, Marc Levy, Andreï Makine, Mathias Malzieu,    Macha Meryl , Michel Onfray, Pierre Palmade, Daniel Picouly, Vanessa Schneider,  Philippe Val et Didier Van Cauwelaert… 

 

 

77e Grand Prix F1 à Monaco

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La 77e édition du Grand Prix Automobile de Monaco s’est déroulée du jeudi 23 au dimanche 26 mai 2018 sur le légendaire circuit urbain de la Principauté. 983e Grand Prix de l’Histoire, le rendez-vous Monégasque comptait pour le  Championnat du Monde FIA de Formule 1 2019.  Plébiscité par tout le microcosme de la catégorie reine pour son ambiance sans commune mesure et son fabuleux écrin, le Grand Prix de Monaco met chaque année à dur épreuve les nerfs des pilotes prêts à tout pour inscrire leurs noms au palmarès de l’épreuve la plus prestigieuse du calendrier. C’est l’Anglais Lewis Hamilton (Mercedes),  qui l’a emporté   devant  Sébastien Vettel (Ferrari) et Valtteri Bottas (Mercedes).  Victime d’une crevaison, le monégasque Charles Leclerc  (Ferrari) à dû abandonner. 

 

Les Voiles d’Antibes

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Photo Patrick Hanez

Depuis 1996, Les Voiles d’Antibes, organisées chaque année autour de la première semaine du mois de juin, marquent l’ouverture du circuit méditerranéen pour les Yachts de Tradition et les Classes Métriques ainsi que la première étape du Panerai Classic Yachts Challenge. Organisées en tout début de saison, Les Voiles d’Antibes – Trophée Panerai accueillent chaque année, une sélection des plus beaux Yachts d’Epoque (construit avant 1950), Yachts Classiques (construit avant 1976) et Yachts Esprit de Tradition ainsi que les Classes Métriques (6 MJI, 8MJI et les 12 MJI concurrents de la Coupe America de 1958 à 1987), qui ont façonnés depuis la fin du XIXème siècle, la grande histoire du Yachting International. Les participants se renouvellent chaque année autour d’un noyau dur de bateaux mythiques tels que Ikra, Sovereign, Thendara, Lelantina, Outlaw, Adria, Cambria ou Tuiga qui sont, depuis longtemps, présents à toutes les régates. Chaque année, entre cinq et quinze nouveaux bateaux, apparaissent sur le circuit.  Appréciées pour la qualité de ses régates  et pour la grande convivialité qui règne de retour à terre, Les Voiles d’Antibes – Trophée Panerai sont une des épreuves phares du circuit méditerranéen. Mais Les Voiles d’Antibes – Trophée Panerai, c’est aussi dans la plus pure tradition du Yachting, 5 jours d’animations et de convivialité de retour à quai. L’accueil à terre est certainement le plus chaleureux du circuit. Organisé autour d’un village conçu sur le thème de la fête et de la convivialité. Antibes, célèbre dans le monde entier pour son festival de Jazz, se devait d’associer la musique à la voile. Avec tous les jours de 9h00 à 22h00 de nombreuses expositions et animations sur les thèmes de la Mer et de l’Environnement mais aussi des cocktails, concerts, défilés et bien d’autres surprises et défis qui tous les soirs animent dans la joie et la bonne humeur le Village des Voiles et le Port Vauban, 1er Port de Plaisance d’Europe.

Formule E à Monaco

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Neuvième étape (sur 13) au calendrier de  la Formule E, le troisième E-Prix de Monaco s’est couru le samedi 11 mai en principauté.  Capable de dépasser les 225 km/h, 11 monoplaces se sont affrontées sur une partie du circuit du Grand Prix F1.   Cette année, trois « anciens » pilotes de Formule 1 débarquaient à leur tour dans les baquets de Formule E : Pascal Wehrlein , Felipe Massa  pour l’écurie Monégasque Venturi et Stoffel Vandoorne. Double tenant du titre en terre Monégasque et lui aussi ancien de la catégorie reine, Sebastien Buemi  défendait  sa couronne sur un tracé identique aux éditions 2015 et 2017 sur la partie basse du circuit. Pour cette 3édition du Monaco E-Prix, l’Allianz E-Village était installé sur le Quai Antoine 1er. En plus de ses nombreux stands d’animations, l’Allianz E-Village proposait aux visiteurs de se familiariser avec les dernières nouveautés et innovations des constructeurs automobiles. La « Gaming Zone » permettait de s’exercer au pilotage sur simulateur. C’est là, enfin, qu’a eu lieu la traditionnelle séance d’autographes avec les pilotes. Mais la grande nouveauté de 2019 c’était  le Jaguar I-PACE eTROPHY. Première compétition de véhicules électriques de production, il mettait en piste la première voiture de série électrique à batterie de Jaguar, le SUV I-PACE, modifié pour la compétition. 20 concurrents s’affrontaient à bord dans une course de 30 minutes, organisée en clôture du E-Prix.

Midem by Night à Cannes

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Dans le cadre du  Midem, qui s’est tenu à Cannes du 4 au 7 juin, les concerts se sont  succédés cette année encore  sur la Midem Beach,  devenue  lieu unique des lives et des rencontres pro. Destinés en priorité aux 4400 participants du marché international  de la musique,  les concerts  du Midem By Night sont ouverts au public sur invitation. Après Hyphen Hyphen, le collectif jamaïcain  Inna de Yard y a lancé sa tournée européenne après la projection, en avant première mondiale du documentaire de Peter Webber qui leur est  consacré. Les 11 finalistes du programme Midem Artist Accelerator , ouvert aux artistes en développement du monde entier, ont occupé pendant ces trois jours la scène de la plage du Palais. On a ainsi pu y découvrir :  Acido Pantera (Colombie), Alexander Oscar (Danemark), Anya (Danemark), Blanche (Belgique), Bo Ningen (Japon/GB), Dalex (Porto Rico), Kyan (GB), Moonchild Sanelly (Afrique du sud), Mullaly (GB) , Rasha Nahas (Palestine)  et Sauti Sol (Kenya).  

R.I.P Dick Rivers (1935-2019)

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Son premier disque était sorti le jour de son 16e anniversaire, il est mort celui de ses 74 ans. Entre ces deux dates, le Niçois Hervé Forneri, alias Dick Rivers, aura écrit quelques-unes des plus belles pages du rock à la française, dont il fut avec Johnny Hallyday et Eddy Mitchell l’un des pionniers et le plus ardent propagateur…

Fils d’un boucher de l’avenue de la République, Hervé Forneri naît le 24 avril 1945 à Nice. Très jeune, il découvre le blues puis le rock ‘n’ roll grâce à la proximité de la garnison américaine installée de 1945 à 1966 dans la Rade de Villefranche : « Les matelots amenaient tout de chez eux: leur bouffe, leur musique, leur civilisation, se souvenait-il l’an dernier, alors que nous l’interrogions sur l’anthologie de ses 55 ans de carrière qui venait de paraitre. Pendant leurs permissions, certains jouaient au Vieux Colombier à Juan les Pins dans un groupe qui s’appelait Rocky Roberts & the Airdales. Ils avaient beaucoup d’avance, musicalement. Il fallait un certain culot pour les imiter, mais le public n’attendait que ça. Mon premier 45 tours est sorti le jour de mon 16e anniversaire, le 24 avril 1961. Je suis passé directement du vélo à la Cadillac! ».

Avec quelques potes, les frères Roboly, Gérard Jacquemus et William Taïeb (tous affublés de pseudos américains), il fonde les Chats Sauvages, qu’il quitte moins de deux ans plus tard pour entamer un carrière solo sous son nom de scène, Dick Rivers, emprunté au personnage interprété par Elvis Presley dans « Loving You ». Sa dévotion pour Elvis ne faiblira jamais et toute sa carrière, Dick Rivers ne chantera que du rock et des ballades. En adaptant d’abord en français les succès des pionniers comme Presley, Gene Vincent, Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Little Richard ou Roy Orbison (« La chance qu’on avait, nous confiait-il lors de la même interview c’est que ceux qui achetaient nos disques ne connaissaient pas les originaux. Et ça a duré jusqu’aux années 70! Quand John Denver a joué la première fois à l’Olympia, tout le monde a cru qu’il reprenait «Faire un pont» en anglais! ») , puis en interprétant les chansons originales que lui écrivirent une multitude d’auteurs et de compositeurs : « Je cherche toujours la chanson parfaite, c’est mon Graal. Je n’ai jamais écrit une chanson de ma vie, je ne suis qu’un vulgaire interprète, un éternel débutant ». Alain Bashung, Gérard Manset et Francis Cabrel, entre autres, lui offrirent de précieuses collaborations dans les années 70 -80 et depuis les années 90 Dick n’a cessé d’enregistrer avec la fine fleur de la nouvelle chanson française comme Patrick Coutin, Mathieu Boogaerts, Mickey 3 D, Joseph D’Anvers ou plus récemment Julien Doré. Des disques aux titres en forme de jeux de mots faciles (Very Dick, AuthenDick…), mais toujours créatifs et de grande qualité. Avec le temps, sa voix, toujours teintée d’un léger chuintement qui faisait sa marque et d’une pointe d’ accent méditerranéen s’était encore bonifiée, au point d’être régulièrement comparée à celle d’Elvis, Johnny Cash ou Roy Orbison. Entre deux enregistrement et une tournée, devenu une encyclopédie vivante du rock, Dick faisait profiter de sa science les auditeurs de RMC. Il s’était aussi essayé au cinéma (avec son compère Niçois Jean Pierre Mocky) et au théâtre, où on le vit interprêter du Jean Genet (Les Paravents) en 2004 sur la scène de Chaillot !

Malgré cette riche carrière et les nombreux succès qui l’ont jalonnée, Dick souffrait d’un manque de reconnaissance de la part du show business et des médias plus prompts à railler son look de rocker vintage (parodié par Antoine de Caunes avec son Didier l’Embrouille, fan éternel de Dick) qu’à reconnaître la qualité de son travail : « Ce n’est pas tellement un problème de reconnaissance du chanteur, nous disait-il en 2011.Au bout de cinquante ans de carrière, je n’en suis plus là. C’est plutôt le manque de reconnaissance à l’homme qui me chagrine. Que Ruquier fasse comme si je n’existais pas, que Drucker ne m’ait jamais invité, je trouve ça limite irrespectueux. Même chose pour les Enfoirés, alors que c’est moi qui, le premier, ai imposé Coluche en première partie de mes spectacles ». Un ostracisme qu’il attribuait à ses origines provinciales (contrairement aux « parisiens » Johnny et Eddy), mais qui le poursuivait jusque dans sa ville natale où il se plaignait de n’être jamais programmé lors de ses tournées :  « La dernière fois que j’ai chanté à Nice, c’était en 1996. Un super-souvenir, mais depuis on ne m’y a plus jamais réinvité. Quand je vais manger ma socca chez Pipo ou acheter mes pâtes chez Quirino, rue Bavastro, je déclenche une mini-émeute.Mais quand il s’agit d’organiser des concerts, il n’y a plus personne. Ca a été comme ça depuis mes débuts.Je suis l’illustration vivante du proverbe «Nul n’est prophète en son pays ».

Il n’avait plus joué à Nice depuis 20 ans, lorsque l’an dernier enfin il s’y produisit deux fois coup sur coup, pour la tournée Age Tendre, dont il avait accepté d’être une des têtes d’affiche , et pour un concert avec son propre groupe au Théâtre Lino Ventura, le 15 décembre 2018. Le Hard Rock Café de Nice lui avait organisé une réception enfin digne de son statut d’icone et il avait fait don d’un de ses ceinturons indiens fétiches à la collection de memorabilia du restaurant, manifestant sa gratitude et sa joie d’être enfin fêté chez lui. Bien que physiquement diminué par la maladie,  le concert du soir avait été, comme promis, « rock’n’roll à donf’ ». Dick y avait joué ses  rocks en VF et ses tubes, dont l’incontournable « Nice Baie des Anges », accompagné d’un groupe de jeunes rockers canadiens très efficaces, devant un public aux anges. En quittant la scène après plusieurs rappels, Dick avait la banane. « Quand je me regarde dans la glace, je n’ai pas honte, nous disait-il. Humainement, je ne me trouve pas trop mal.Musicalement, j’assume tout ce que j’ai fait.Je n’ai jamais enregistré de la soupe pour être à la mode et je trouve que j’ai continué à évoluer assez honorablement.J’en ai marre d’être sous-évalué, mais je sens un respect à défaut de véritable reconnaissance ». Elle viendra sans doute après sa mort confirmée sur son compte Twitter par son fidèle manager Denis Sabouret : « J’ai la grande tristesse de vous annoncer que Dick Rivers @riversdick est décédé cette nuit des suites d’un cancer. Nos très affectueuses pensées à son épouse Babette ainsi qu’à toute sa famille ». Contrairement aux voeux de ses nombreux fans  azuréens, Dick a été inhumé à Paris et non à Nice, au cimetière de Montmartre le jeudi 2 mai 2019. Ses obsèques ont été célébrées en l’église Saint Pierre de Montmartre en présence de nombreuses personnalités, dont Francis Cabrel, Nicoletta, Pierre Billon, Jean Claude Camus, Christophe Dechavanne, Petula Clark, Isabelle Aubret, Fabien Lecoeuvre et Jean Luc Lahaye. Son éloge funèbre a été prononcé par Brice Hortefeux et Eric Naulleau.