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Jazz Sessions à Nice

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MotoGP: Vive la France !

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Par Phil Inout

Week-end en demi teinte pour les pilotes azuréens au Portugal  pour l’avant dernier Grand Prix de la saison. Dominateur dans les deux premières séances d’essais, le nouveau Champion du monde Fabio Quartararo semblait bien parti pour s’éclater. Mais il ratait sa séance de qualifications (P7), laissant Pecco Bagnaia enlever une 5e Pole Position de suite. Johann Zarco faisait un peu mieux (P5), après avoir dominé la Q1. En course, Bagnaia dominait de bout en bout alors que les deux français féraillaient pour  la 5 e et 6e place… Jusqu’à la chute (sans gravité) de Fabio qui offrait à Zarco la cinquième place méritée et le titre de meilleur pilote indépendant. Bagnaia remportait la course sans coup férir devant Mir (Suzuki) et Miller (Ducati). L’Italien confirme qu’il sera un adversaire redoutable pour Fabio l’an prochain et offre le titre constructeur à Ducati  qui sera le team à battre avec pas moins de 8 machines engagées et de redoutables compétiteurs. Victime d’une nouvelle chute à l’entrainement, Marc Marquez était forfait à Portimao.

Toujours forfait sur blessure, Marc Marquez n’a pas pris le départ du dernier Grand Prix à Valence (Espagne) le 14 novembre pour la dernière manche du championnat du monde 2021. Après leur prestation mitigée au Portugal, les pilotes français espèraient finir sur une note un peu plus rassurante. Pas gagné, au vu des qualifications : Johann Zarco parvenait  à hisser sa Ducati en cinquième position, mais Fabio Quartararo échuait en 8e place. Les Ducati  dominaient encore le plateau avec un Poleman nommé Jorge Martin, auquel le titre de meilleur Rookie était acquis, un Pecco Bagnaia toujours aussi incisif et un Jack Miller toujours performant. Les essais ont été marqués par la chute spectaculaire de Pol Espargaro qui s’est blessé. Moment d’émotion au départ pour Valentino Rossi dont c’était la dernière course en MotoGP et qui partait en dixième position. Une place qu’il reussit à conserver à l’arrivée,  alors que la Team Ducati squattait le podium :  Bagnnia  en tête  suivi de Jorge Martin et de Jack Miller. Fabio Quartararo terminait cinquième derrière Joan Mir (Suzuki) et devant Zarco. Pas mal,  mais pas de quoi s’endormir sur leurs lauriers pour la saison prochaine.  Les Ducati sont désormais les motos les plus rapides sur tous les circuits et leurs pilotes se battront pour le titre, à commencer par Bagnaia 1er dauphin du champion du monde. Si Fabio Quartararo veut conserver sa couronne,  il faudra que Yamaha fournisse à ses motos quelques chevaux supplémentaires. Quant-à Johann Zarco, surclassé par son co- équipier Jorge Martin en fin de saison et toujours sans victoire en MotoGP, il va devoir travailler dur pour conserver sa place de leader chez Pramac et son titre de meilleur pilote indépendant. Bref, les pilotes azuréens ont du pain sur la planche pour l’hiver.

 

 

 

MotoGP: Allez France (7)

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Par Phil Inout

Sacré Champion du monde à Misano, Fabio Quartararo n’a pas eu le temps d’être honoré comme il doit l’être  à Nice,  où il n’a fait qu’un rapide passage pour l’anniversaire de sa petite nièce. Le Niçois a encore deux courses à enchaîner, cette semaine au Portugal et le 14 novembre en Espagne. Elles n’auront pas d’incidence pour lui sur le classement mais elles vont lui permettre de prendre la mesure de la concurrence qui l’attend la saison prochaine, sans avoir à retenir ses coups de crainte d’aller à la faute. On s’attend donc à du grand spectacle (et à du grand Fabio) pour les deux derniers rendez vous du MotoGP. Les hommes à battre seront certainement Marc Marquez, qui revient enfin à so meilleur niveau et Francesco Bagnaia qui a les dents qui rayent le parquet chez Ducati. Avec 202 points au compteur, l’Italien est bien parti pour être le Dauphin du champion du monde. Mais qui sait si Johann Zarco a dit son dernier mot ? Quatrième au général avec 152 points, le Cannois a, lui aussi, une place à assurer chez Ducati et s’il finit aussi fort qu’il a commencé (ce qui est certainement son intention), il pourrait bien se mêler à la fête finale. Un Grand Prix MotoGP manque encore à son palmarès  et il a la moto qu’il faut pour en gagner un… ou deux !  Quelle joie ce serait pour tous les fans de vitesse de voir deux Français  (azuréens, qui plus est)  triompher la même année…  

 

 

 

Manu Katché à Nice

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Champion du monde !

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Par Phil Inout

A 22 ans, pour sa troisième saison en MotoGP, Le Niçois Fabio Quartararo devient le premier pilote français à remporter le titre de champion du monde dans la catégorie reine de la compétition moto. Il doit, certes, son sacre anticipé à la chute de son rival  Francesco  Bagnaia (Ducati) qui était le seul à pourvoir retarder,  voire contrarier son accession au trône. Mais il le doit surtout à son talent, à son travail,  à sa constance et à la parfaite gestion de sa saison. Contrairement à l’année précédente,  le pilote Niçois a su capitaliser sur ses cinq  victoires pour passer les moments difficiles de la saison , en gardant une avance considérable sur ses adversaires. C’est ce qu’il a encore fait ce week-end à Misano, où, mal qualifié sous la pluie (P15),  il est remonté jusqu’à la 3e place, avant de céder le podium dans le dernier tour, sachant déjà qu’il était champion du monde. Devant lui, en effet, le poleman Francesco Bagnaia,  qui avait fait toute la course en tête sous la pression d’un Marc Marquez revenu à son meilleur niveau, venait de chuter. Dés lors, avec plus de 50 points d’avance sur son premier rival Fabio ne pouvait plus être battu au championnat,  à deux courses de la fin de la saison. Les annales du MotoGP retiendront que Marc Marquez a remporté son deuxième Grand Prix consécutif (et le troisième de la saison), que le Cannois Johann Zarco a fini en P5  et que ce Grand Prix était le dernier en Italie, son pays, pour l’immense champion Valentino Rossi dont c’est la dernière saison de course.

 

 

 

Piaf symphonique à Nice

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Par Ph.D
Pour sa nouvelle production, le patron de la société niçoise Directo, Gil Marsalla, a demandé à Nobuyuki Nakajima, auquel on doit les arrangements de Gainsbourg Symphonique, de travailler sur le répertoire de Piaf. Et c’est la chanteuse canadienne Isabelle Boulay qui a été choisie pour porter le nouveau spectacle à l’international. Celui-ci était présenté le 16 octobre au Palais Nikaia avec l’orchestre philharmonique de Nice, pour les 20 ans de Directo.  Ainsi, après le succès planétaire de  Piaf, le spectacle ! voici Piaf symphoniqueUn sacré pari de production dans les conditions actuelles.  Le spectacle débute par un medley instrumental des airs les plus connus de la Môme Piaf. L’orchestre de Nice est dirigé par la trés jeune chef Alizé Léhon,  dont on admire la gestuelle gracieuse et la fermeté dans la direction. Un show a elle seule ! Puis entre Isabelle Boulay, en robe noire, sous l’éclairage d’un réverbère. C’est l’unique décor car le choix a été fait de mettre l’orhestre sur scène, à la même hauteur que la chanteuse.  Elle s’avance, dit avec un bel accent quebecois son plaisir d’être là et sa fierté de porter un répertoire qui l’a construite en tant que chanteuse. Elle chante avec son coeur, sans chercher à forcer la ressemblance dans la gestuelle, ni dans l’intonation, comme si ces chansons étaient le siennes. Et elles le deviennent ! Sa voix se bonifie de titre en titre, jusqu’à toucher la perfection. Les arrangements du pianiste japonais, présent sur scène mais trés discret, semblent couler de source. Ils ne cherchent pas à réinventer ce répertoire, ni à le moderniser. Tant mieux !  Les hits défilent, on se laisse emporter par “La Foule”, “La Vie en rose”, “Rien de rien”, “Milord“… Des chansons moins connues se redécouvrent.  Le final est de toute beauté.  Le public est conquis quoiqu’un peu tiède, comme souvent à Nice… Artistiquement, musicalement, le show est une totale réussite. Visuellement, il manque un peu d’effets pour les Zéniths. Tel quel, sa place nous paraît plutôt être dans les opéras et les théâtres. On l’y reverra avec grand plaisir.

Hyères : 36e Festival Mode

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Par la rédaction

La  36e édition du Festival International de Mode et de Photographie de Hyères s’est déroulée du 14 au 17 octobre  à la villa Noailles. Le festival, dirigé par Jean-Pierre Blanc et présidé par Pascale Mussard,  promeut et soutient depuis 1986 la jeune création internationale de mode. Depuis 1997 un concours est ouvert aux photographes émergents et cette année, pour la cinquième fois, un concours distingue les nouveaux créateurs d’accessoires de mode. Il est reconnu comme le plus ancien concours du monde destiné aux jeunes professionnels. Louise Trotter, la créatrice britannique qui révolutionne Lacoste depuis 2018,  présidait cette année le jury mode du festival. À ses côtés, les artistes William Farr et Helen Kirkum, le chanteur Steve Lacy, la directrice mode de M le Monde Suzanne Koller, Ruba Abu-Nimah directeur artistique chez  Tiffany, le consultant Alfredo Canducci et, comme le veut la tradition, le lauréat ayant remporté l’édition précédente, à savoir le designer Tim van der Borght. Un jury éclectique qui se reflète notamment dans le choix des dix jeunes créateurs en lice pour remporter les différents prix mode établis par le concours à savoir le Grand prix du jury Première Vision, accordé au britannique  Ifeanyi Okwuadi , le Prix Chloé (Elena Silina) , le Prix 19M des Métiers d’art de Chanel (Rukpong Raimaturapong), le prix collection écoresponsable (Sofia Ilmonen) et le Prix du public (Adeline Rappaz). Pour la photographie, le prix du jury est allé à Emma Charrin et Olivier Muller. Pour les accessoires de mode à Capucine Huguet. Le festival s’est terminé par un concert d’Eddy de Pretto. 

 

JP Dick : escale à Nice

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De retour au port de Nice avec sa casquette de vainqueur de la mythique Club 55 Cup  (Photo Inout-CotedAzur)

Redonner un peu aux autres ce que ce sport m’a donné“, transmettre son expérience de courses au grand large aux passionnés et agir pour la préservation des océans auprès des jeunes générations:  tel est le souhait de Jean-Pierre Dick,  de retour dans sa ville natale après avoir établi un noueau record transatlantique (voir ici) et remporté la mythique Club 55 Cup aux Voiles de Saint Tropez. Le navigateur Niçois compte partager pleinement ses journées d’octobre dans la ville qui l’a vu naître.  Skipper des plus grandes courses autour du monde, fervent défenseur du patrimoine vital que sont les mers et les océans, ce vétérinaire de formation a embrassé la carrière de navigateur professionnel à 36 ans. Son parcours est aussi atypique que spectaculaire et à plusieurs égards, exemplaire pour les jeunes générations. C’est dans cet esprit de partage que Jean Pierre Dick, ambassadeur de la ville depuis 2020 avec son célèbre monocoque “JP 54 The Kid for Ville de Nice“, conçu par Guillaume Verdier et designé par la Niçoise Stéphanie Marin, viendra du 4 au 13 octobre à Nice à la rencontre des élèves d’écoles de Nice, du Club Nautique de Nice et de ses partenaires à qui il fera part de son savoir, ses expériences, et son amour pour la navigation. Un moment privilégié dans le calendrier sportif de cet infatigable marin qui se prépare à de nouveaux défis, dont la fameuse Route du Rhum pour la 4ème fois de sa carrière.

ID Week-End à Nice

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Par la rédaction

Le premier  salon ID Week-end Nice Matin –Mobilexpo s’est tenu du 1er au 3 octobre sur le port de Nice pour présenter les dernières tendances du tourisme local , avec des idées d’évasion et de loisirs à réaliser en famille, entre amis ou en solo.  La sélection des 80 exposants reflètaient bien les tendances actuelles et les nouveaux modes de consommation (slow tourisme, tourisme vert...).  Pour accompagner les visiteurs dans leurs recherches d’idées, de nouveautés et de tendances, le salon se déclinait en univers spécifiques sur 3000 m2 d’exposition (sports et loisirs, hébergement et bien être, nature et ecotourisme, culture et patrimoine, institutionnel et services, gastronomie…) avec de nombreuses animations  et démonstrations.   Organisateur de ce premier salon trés réussi et animé,  Mobilexpo propose de retrouver les exposants et partenaires sur sa marketplace. Soixante enseignes locales y sont présentes avec plus de 200 offres à portée de clic toute l’année…  

Les Adieux des Magnifiques

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Par Ph.D

Michel Boujenah a effectué une résidence au long cours en sepembre 2021 au théâtre Anthea d’Antibes pour roder son nouveau spectacle,  Les adieux des Magnifiques, qu’il lancera sur les routes à partir de janvier 2022. Une histoire de transmission générationnelle qui passe bien sûr par le rire et l’humour. C’est peu de dire que les temps changent : entre Les magnifiques et leurs petits-enfants, le décalage est tel que les grands-parents sont convaincus qu’ils vont disparaître sans laisser aucune trace. Mais ils n’ont pas dit leur dernier mot, et surtout pas Simone Boutboul que la mort semble avoir oubliée et qui tient tête à ses arrière-petits-enfants avec une inépuisable verve. Avec elle, ce n’est certes pas un monde qui disparaît mais la vie intense qui continue entre rires et sourires…  “J’ai décidé de dire adieu à ces personnages que j’aime tant, explique l’humoriste.  Maxo, Julot et Guigui, mes trois petits vendeurs de pantalons. Mes trois héros d’une aventure, où ce qu’ils doivent sauver c’est la mémoire. Ils sont drôles et bouleversants. Ils sont la version imaginaire de la génération de mon père. Bien avant Internet et le reste, ils s’inquiétaient de savoir si on se souviendrait d’eux dans deux ou trois générations “. On retrouve avec beaucoup de plaisir et d’ émotion Les Magnifiques, dans un spectacle qui mélange la pièce originale avec de nouveaux développements sur les petits enfants, le port du masque, #MeToo ou les réseaux sociaux. Du Boujenah pur jus, qui vous fait passer du rire aux larmes en deux secondes. La mise en scène et les lumières mériteront cependant d’être enrichies pour la tournée.

 

84e Bol d’Or au Castellet

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Par Ph.D

Annulé l’an dernier pour cause de pandémie, le Bol d’Or, mythique course internationale moto de vingt quatre heures, a pu se tenir cette année  sur le circuit Paul Ricard au Castellet les 17, 18 et 19 septembre, en public et sans limitation de jauge.  La légendaire course moto qui a connu ses plus belles heures dans le Var  de 1978 à 1999, a retrouvé le Circuit Paul Ricard depuis quelques années,  pour le plus grand bonheur de tous les passionnés de motos. Ils étaient au rendez vous en nombre dès vendredi,  sous un beau soleil, mais la fréquentation habituelle n’ai pas été atteinte, probablement à cause du passe sanitaire. Une cinquantaine d’équipages étaient au départ de la course,  menée de bout en bout et à un train d’enfer par la Suzuki N° 1 de Black, Simeon et Guintoli qui remportent l’épreuve à 19 tours de la Yamaha de De Puniet , Mulhauser et Rolfo. Les pilotes ont dû affronter la pluie durant la nuit et un mistral frisquet au petit matin.  Le traditionnel concert du samedi soir était assuré par les Liminanas.

 

 

 

MotoGP : Allez France (6)

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Par Phil Inout

Encore une grosse domination Ducati  à Misano,  pour le Grand Prix de Saint Marin. Sous la pluie pendant  les essais ou sur le sec ensuite,  les motos italiennes paraissaient intouchables. Seul Fabio Quartararo a réussi à imposer sa Yamaha d’usine dans les cinq premiers (au prix d’une petite chute en fin de qualifs) . Parti 3e le Niçois a fait une course phénoménale  réussissant à effacer Jack Miller,  puis à remonter sur Bagnaia auteur de la Pole Psition et trés vite détaché (avec un départ peut-être un peu anticipé) . Les trois derniers tours ont été à couper le souffle pour les fans du pilote français,  qui a terminé dans la roue arrière de l’Italien. Deuxième sur le podium Quartararo maintient son avance au championnat et sera très bien placé pour prendre une option définitive sur le titre au Grand Prix des Amériques. Pour le Cannois Johann  Zarco, par contre, les désillusions continuent. Douzième à l’arrivéesa Ducati ne lui permet visiblement plus de disputer le podium depuis plusieurs courses,  alors que les autres marchent comme des missiles (témoin la belle 3e place du rookie Bastianini),. Pourquoi? Mystère…

Une piste de motocross avec du bitume” C’est ainsi que Fabio Quartararo décrit l’état du circuit d’Austin qui accueille ce dimanche le Grand Prix des Amériques. Les séances d’essais ont été plutôt chaotiques. Seuls Marc Marquez et Jack Miller  semblaient à leur aise sur les bosses et les creux du ruban d’asphalte texan. Mais au fil des tours, les pilotes se sont accoutumés à sentir leur machine partir  dans tous les sens et ruer comme pour les désarçonner. Aux qualifs, la surprise est venue de Francesco Bagnaia qui était jusque-là resté dans le paquet et ne semblait pas pouvoir imposer sa Ducati en pole pour la troisième fois consécutive. C’est pourtant ce qu’il fit en un tour stratosphérique. Fabio Quartararo n’en est pas revenu, qui à force de travail sur sa Yamaha pensait avoir signé le meilleur temps. Deuxième, le Niçois avait à ses cotés Marc Marquez sur la ligne de départ. Auteur d’un départ canon, l’Espagnol, véritable gouverneur du Texas (6 victoires en 7 courses), a dominé la course de bout en bout. Quartararo  l’a suivi à distance, tenant en respect Jorge Martin et Francesco Bagnaia qui a eu du mal à trouver le bon rythme,  mais a tout de même fini sur la troisième marche du podium (avec l’aide plus ou moins discrète de ses camarades Ducatistes Miller et Martin) . Sixième aux essais et mal parti, Johann Zarco a un peu trop forcé pour recoller au paquet de tête et a fini dans le gravier. Le calvaire continue pour le Cannois, alors que son compatriote Quartararo pourrait être sacré champion du monde lors de la prochaine course à Misano. 

 

 

Belmondo: fou de la Côte

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(Photo Charles Bébert) 

Son histoire d’amour avec la Côte d’Azur, entamée en 1965 avec Pierrot le Fou,  s’est achevée ce 6 septembre 2021. Jean-Paul Belmondo s’est éteint “tranquillement” si l’on en croit le communiqué de presse annonçant sa mort. C’est bien la seule chose qu’il a dû faire” tranquillement”, lui le turbulent génie qui rendait fou ses profs du Conservatoire. Depuis l’AVC qui l’avait terrassé en Corse en 2001 et dont il ne se remit jamais totalement, ses vacances “Toc toc badaboum” sur la Côte étaient évidemment plus calmes. Mais il manquait rarement le rendez-vous et on pouvait le croiser l’été dernier encore à Cannes, Juan les Pins, Saint Tropez, ou Monaco, à bord d’une longue décapotable américaine, au bras de la belle Carlos Sotto Mayor, une de ses ex célèbres revenue tardivement dans sa vie.  On aurait dû s’inquiéter de ne pas l’avoir vu cet été chez Mamo,  sa cantine préférée d’Antibes, mais on pensait l’y voir en septembre quand il y aurait un peu moins de monde. Par chance, la Ville de Nice avait programmé une exposition du photographe niçois Charles Bébert qui a trés bien connu Bebel et l’a souvent photographié à Nice et sur la Côte.  Les panneaux grands formats, disposés devant le musée de la photo, près du cours Saleya, ont égayé l’été des Niçois et des touristes. Nice aura ainsi rendu hommage à Belmondo de son vivant. 

MotoGP : Allez France (5)

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Par Phil Inout

Grosse frayeur lors de la première journée d’essais du Grand Prix d’Angleterre, à Silverstone : alors qu’il menait les débats avec son aisance habituelle, Fabio Quartararo chutait lourdement se blessant à la cheville. Rentré en boitillant à son motor-home, le Niçois en revenait avant la fin de la FP2 pour… signer le meilleur temps de la séance à une demi seconde du suivant ! Pour Johann Zarco, le week end commençait difficilement : alors que Jack Miller et Jorge Martin signaient de bons temps sur leur Ducati, le Cannois restait aux portes du Top 10Avant de tout donner dans la Q1 et de se qualifier pour la Q2 avec le meilleur temps. Les français font décidément vibrer la MotoGP !  Fabio Quartararo partait finalement en 3e position  (petite déception) et Johann Zarco en 9e . Pol Esparagaro qui avait signé la Pole Position  sur sa Honda ne résistait pas longtemps à la vista du pilote Niçois, intouchable ce dimanche sur le tracé de Silverstone. Prenant une demi seconde au tour à ses adversaires,  Fabio s’envolait dès le quatrième tour vers une victoire assurée. Jorge Martin (Ducati) et Marc Marques (Honda) hors course après un accrochage dans le premier tour, Alex Rins (Suzuki),  Aleix  Espargaro (Aprilia) et Jack Miller ferraillaient pour le podium tandis que Johann Zarco, victime de la malédiction des équipes satellites (la même qui frappa Fabio l’an dernier à la même époque)  peinait à assurer une 11e place. Au championnat, Fabio Quartararo prend encore de l’avance avec 65 points sur Joan Mir et 69 sur Johann Zarco. L’équivalent de presque trois victoires ! Rendez vous le 12 septembre pour le Grand Prix dAragon. 

Sur le circuit d’Aragon, le 11 septembre, les Ducati sont reines. Francesco Bagnaia et Jack Miller signent les deux meilleurs temps des essais, sans battre pour autant le record de la piste, toujours détenu par Marc Marques. Fabio Quartararo a pourtant tout donné pour signer la Pole et y a cru jusqu’au bout, mais la dernière ligne droite pénalise trop sa Yamaha qui manque toujours de vitesse de pointe. Il partira 3e. Repéché en Q1, Johann Zarco n’a pas réussi à faire mieux que la P10, alors que son compagnon d’écurie, le rookie Jorge Martin, multiplie les bons résultats (P5). On ne s’explique toujours pas les difficultés que connaît le pilote Cannois avec sa Ducati, après un début de saison fulgurant. Zarco a pourtant eu le temps d’y réfléchir sur la route du circuit d’Aragon, prés de 1000 kilomètres, qu’il a effectuée en moto, sur une Ducati 900 CC des années 80 (voir vidéo) . En course, c’est encore pire : parti 10e le Cannois finit 17e sans avoir jamais vu le jour. Fabio Quartararo est aussi à la peine : quatre place perdues au départ et une course dans le paquet entre 10e et 8 e place à l’arrivée. Le Niçois sauve les meubles au championnat avec encore 53 points d’avance sur Francesco Bagnaia superbe vainqueur du jour. L’Italien et sa Ducati ont mené la course de bout en bout résistant aux assauts forcenés d’un Marc Marques déchaîné qui doit pourtant se contenter de la deuxième place sur le  podium. Joan Mir (Suzuki) , troisième,  passe Zarco au championnat avec 157 points.  La dégringolade continue pour le Cannois. Rendez-vous le 19 septembre à Saint Marin pour essayer d’inverser la tendance.

 

 

Sébastien Tellier à la Fondation Maeght

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Par Ph.D

En marge de l’exposition  ” Les Giacometti : une famille de créateurs,  la Fondation Maeght de Saint Paul de Vence proposait pour la première fois, cet été,  des concerts d’artistes triés sur le volet. Après  La Femme , Chassol et Keziah Jones, Sébastien Tellier se produisait le 22 août sur la scène installée dans les jardins de la fondation. Dans ce cadre exceptionnel, entouré des sculptures du labyrinthe Miro et de trois musiciens, le pape de la variété electro a livré un concert mémorable, enchaînant les tubes planants,   au clavier ou à la guitare (dont il tire des solos ébouriffants, façon Prince),  pour finir sur une jolie reprise de La Dolce Vita de Christophe. Un moment véritablement magique pour les quelques dizaines de spectateurs qui avaient saisi l’opportunité de venir voir jouer Tellier dans ce cadre grandiose et inspirant. On espère en revivre d’autres l’été prochain, si la Fondation persiste dans sa volonté de proposer des concerts d’exception dans l’écrin de sa fabuleuse propriété.