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Valbonne : Lou Cigalon

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Recommandé par Jacques Gantié (Table libre)

Christophe Martin a quitté au printemps Moustiers-Sainte-Marie,  où il était depuis cinq ans le chef de la Bastide d’Alain Ducasse, pour s’installer au coeur de Valbonne,  où il donne un nouvel élan au Cigalon. Riche de son séjour en Haute-Provence, le chef cuisine les petites seiches de Méditerranée juste saisies, févettes et cébettes poêlées, le dos de cabillaud demi-sel au sautoir, petits pois et «ragoût» de tripettes de stockfish,  la soupe de courge de Nice, la pièce de cochon, le dos de chevreuil et légumes primeurs et une délicieuse soupe de kakis et biscuits aux amandes, crème au fromage frais dans un style “paysan-élégant”,  basé sur le naturel, le produit, l’exécution. Le  travail d’équipe aussi : avec son épouse Yuka, sommelière, Julie, passée chez Anne-Sophie Pic et Alain Ducasse,  qui le seconde en cuisine  et Alexis qui accueille en salle,  la “Maison Martin” est une des nouvelles bonnes tables de la Côte d’Azur.

(Photos JG)

 

Nice : Flaveur

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Recommandé par Jacques Gantié 

A Nice, la question n’était pas de savoir si le Guide Michelin accorderait une deuxième étoile à Gaël et Mickaël Tourteaux,  mais pourquoi ils ne l’avaient pas encore obtenue dans leur restaurant-laboratoire de la rue Gubernatis, Flaveur. La première datait  de 2011 et les frères cuisiniers méritaient la seconde depuis au moins trois ans.  L’essentiel se joue d’abord dans l’assiette, la créativité, le jeu des saveurs, l’exigence du produit, indiscutables ici. L’espadon fumé, herbes fraîches et citron confit au sel, le chapon de pêche niçoise (Tony Djian, au petit port de Carras), bouillon iodé au Vadouvan – l’Inde et ses épices (Pondichéry) – chou-fleur et livèche, le dos de cerf de chasse, fin et gourmand, avec coing, olives noires, poivre et oxalis – la petite oseille sauvage aux feuilles en forme de coeur – enfin le « pan marsala » aux variations douces, dont le lait pris au gingembre et herbes, pâte de fruit, mangue-papaye-noix de coco, la mousseline citron, éclats de thé Matcha au chocolat blanc, le galabé – sucre réunionnais de première pression – amande caramélisée au curcuma et champignons… , croustillant de riz vinaigré et lisette marinée au shoyu, bonnets et poudre de miso, accra de morue et citron confit au sel, sablé coriandre, ail noir et secca d’Entreveaux…   Au fil des saisons les frères-cuisiniers, anciens d’Alain Llorca au Negresco et de Kei Matsushima, ont haussé leur niveau, affiné leur style. Arômes et saveurs de Méditerranée, d’Orient ou d’Asie voyagent et s’entendent comme amis de toujours. On craignait le retour du fusionnel et c’est simplement exact et savoureux . En salle,  Flaveur a aussi trouvé le ton juste. Jolas Rusvai, hongrois de la région du lac Balaton, apporte discrétion et prestance. Défenseur engagé de cette cuisine de recherche, il conseille une carte des vins ouverte et convaincante, bien armée dans les terroirs du sud et plus bourguignonne que « Bordeaux ». Flaveur est, plus que jamais, l’adresse niçoise de l’excellence.

Antibes : Don Juan

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(Photos Sebastien Botella)

Par Franck Leclerc

À l’orée du Vieil-Antibes, « gastro » et bistrot se font face. Bienvenue au Don Juan. Chez Florent ou chez Julien, tout est question de budget et d’envie. Mais pas d’appétit. Car les plats, généreux, sortent de la même cuisine, celle de Florent Corsini. Cet ancien du Charlot 1er à Cagnes-sur-Mer, y a appris à cuisiner le poisson avec attention et respect. C’est-à-dire sans gâchis, avec un nombre de gestes réduit et une cuisson parfaitement maîtrisée. L’intervention du chef est aussi ténue que possible : ici, la parole est vraiment au produit. L’affluence en dit long sur la pertinence de l’esprit. Renouvelé chaque jour par Jean-Jacques Manzo, le décor est littéralement à croquer : caisses et cagettes de légumes d’exception se bousculent où, pendant le service, la brigade vient piocher. Zéro passage en frigo, presque tout a mûri à point chez le cousin Patrick Massi, à Cagnes-sur-Mer, dans la plaine du Var et sur les collines niçoises. Le reste est sélectionné avec soin sur les bancs du Marché d’intérêt national de Nice, aux premières heures de la journée…

RECETTE RESTAURANT DON JUAN VIEIL ANTIBES PAPIER FRANCK LECLERC

 

 

 

 

Hyères: Carte Blanche

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Recommandé par Jacques Gantié 

C’est une adresse qui se mérite, rue des Porches dans le vieux Hyères. Ancien salon de thé , reconverti en restaurant pimpant (salle cosy, tables nappées, déco florale) Carte Blanche est le domaine d’Erwan Miziane, jeune chef ont la valeur n’a pas attendu le nombre des années: il a tout juste 25 ans ! Parcours sans faute : Hôtel du Castellet, Louis XV à Monaco, Vistamar, Robuchon… Il y a acquis le goût d’une cuisine de terroir et des bons produits. Celui de l’accueil et du bien être du client, aussi. En salle, Cécile y veille. Rien de révolutionnaire à la carte, mais rien à jeter non plus: assiette de tomates (issues du potager grand-parental comme la plupart des légumes) et burrata. Pièce de boeuf, pommes de terre fondantes et oignons confits. Carpaccio de thon rouge, avocat et agrumes. Filet de loup, cade et ratatouille au basilic. Au dessert, clafoutis aux pêches, glace yaourt… Le pain vient de chez Blonna, la carte des vins est orientée Provence. On se sent bien, on reviendra.

Nice : Hard Rock Café

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16 Octobre 2013:  le Hard rock Cafe Nice ouvre ses portes, devenant ainsi le deuxième établissement Hard Rock Cafe en France après Paris. Ce nouveau café intègre le « Rock Wall™ Solo », un mur tactile interactif doté d’une technologie permettant aux fans d’explorer la plus grande collection de Memorabilia rock et de visiter virtuellement les établissements Hard Rock à travers le monde. En complément, des pièces de Memorabilia de la collection emblématique Hard Rock ornent les murs du café, telles qu’une veste portée par Justin Timberlake, l’accessoire rouge que Rihanna portait en coiffe lors de son clip «What’s my name?», la batterie utilisée par le batteur Matt Sorum des Guns N’ Roses lors du tour «Use Your Illusions», le costume de James Brown porté lors de sa tournée à la fin des années 70 ou encore une guitare Epiphone Tony Iommi Signature SG de 2006 utilisée par le guitariste de Black Sabbath. Les clients de Hard Rock Cafe Nice peuvent profiter de produits frais de haute qualité utilisés pour préparer chaque plat, y compris une sélection alléchante de Burgers Légendaires. Les spécialités Hard Rock “Fumoir” sont fumées sur place à l’aide des meilleurs copeaux de bois Hickory pour faire cuire lentement les côtes, poulet et porc et servir des viandes tendres et juteuses à souhait. En complément de ses fameux plats, Hard Rock Cafe Nice propose une carte de boissons primée, tous pouvant être servis dans des verres collectors, disponibles dans la boutique Rock Shop. Les Cocktails Hard Rock sont faits maison, tout comme la cuisine, et sont aussi authentiques que les souvenirs accrochés aux murs. La boutique Rock Shop de Nice propose des articles inspirés de la musique pop-rock, ainsi que des objets exclusifs à collectionner. Le 10 Mars 2016, le HRC Nice a inauguré son Zeppelin Lounge. Un environnement repensé à la rencontre entre le rock, le blues et le jazz.  Dans une ambiance désormais plus feutrée, où la lumière est tamisée, lovés dans de larges canapés Chesterfield, ou dans l’un de ses fauteuils, il ne vous reste plus qu’à choisir parmi la sélection premium de vins et spiritueux Scotch, Bourbon, Gin, Vodka, Rhum et Tequila vous sont proposés avec, pour accompagnement, une nouvelle carte de spécialités culinaires et un programme de “live” et d’événements  tout aussi copieux.

Nice : Chez les Garçons

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Les Garçons, on y va  pour la réputation (élogieuse),  pour la déco  “industrielle chic” et l’ ambiance ” lounge” (attention c’est toujours bondé : réservation obligatoire) . On y revient forcément,  pour la cuisine, l’accueil  et le rapport qualité . Ça se passe dans le vieux Nice , rue Centrale, pas loin de chez Fenocchio. La carte promet une  cuisine française “revisitée, gourmande et saine”. Elle est courte,  mais tout fait envie.  Dès l’entrée,  des choix cornéliens se posent :   Brick au Munster et figues fraîches rôties ? Taboulé de quinoa à la féta, vinaigrette de framboise ? Salade d’endives, pommes et noix à la fourme d’Ambert et miel ? Velouté de potimarron et poire ?  Tout est à 11 euros, ce qui ne facilite pas la décision pour les radins. A suivre : Médaillon de veau au caviar d’aubergine, jus de thym, pommes de terre au four, Magret de canard à la figue, polenta crèmeuse et jus corsé au Porto, Lasagnes courgette et chèvre au basilic, Burger façon “cheese” ou “cheese bacon”, pommes de terre au four, Pavé de saumon, vierge de mangue et graine de chia, risotto au curry, Dos de cabillaud au chorizo, fondue de poireaux (tout à 18 euros) . L’assiette est copieuse, mais les gourmands s’achèveront à l’ Ananas rôti au rhum, émulsion de noix de coco, au Clafoutis aux mirabelles, à la Panna cotta à la carotte et gingembre, tuile au sésame  ou à la très redoutable Tarte au chocolat et caramel au beurre salé et pistaches (tout à 8 euros)Une des (rares) adresses sûres du Vieux Nice. 

Antibes : Le P’tit Cageot

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(Photo Eric Ottino)

Par Jacques Gantié 

Le restaurant s’appelle Le P’tit Cageot, une ardoise indique « jambon-coquillettes 13 € » et comme vous en avez tellement avalé à la cantine de l’école, vous passez votre chemin… Non, revenez ! C’est bien un plat du jour servi à midi, mais l’adresse ne se contente pas de relire ses classiques. Le p’tit cageot de l’enseigne fait allusion au marché et, après avoir bercé fruits et légumes du jour, les exemplaires accrochés aux murs veillent sur la salle aux vingt-quatre couverts et la table d’hôtes blottie près de la cuisine. Sympas, les présentations ! Avec Roxane, son épouse antiboise, Arnaud Lacombe a travaillé sur une plage à Juan avant d’aborder plus de gastronomie au Bistrot Terrasse de l’Hôtel Juana, supervisé par Pascal Bardet puis Yoric Tièche, le chef étoilé de La Passagère à l’hôtel Belles Rives. Comme à L’Arazur proche, voila une histoire de couple, d’envie de s’installer et surtout de bien faire.  Un jour de décembre, le chou farci de veau, bouillon infusé au lard fumé et notes acidulées avait un juste peps de saison et répondait à une entrée de maquereau mariné au vin blanc, betterave-pomme de terre. Arnaud, de Bordeaux, cuisine à sa façon la blanquette de veau – le paleron, pas l’épaule, cuit séparément avec riz noir Venere de la plaine du Pô – mais lors de ma visite, j’ai choisi la truite (de la Siagne !), délicieuse, fumet de poisson à l’aïoli et dentelle à l’encre de seiche posée comme une mantille. Et pour finir, la poire pochée au vin chaud et un feuilleté généreusement garni de mousse pralinée. C’est gourmand, enjoué, contemporain et n’a rien à voir avec le tout-venant de la bistronomie. L’assiette, au noir moderne, le dressage des plats, délicat, indiquent l’esprit maison. En six mois, Arnaud, qui vient de recevoir le label maître restaurateur, a séduit au-delà des remparts d’Antibes, sage et conquérant à la fois. Il y a l’attention et le sourire de Roxane, les prix sages – le menu à 29 € change chaque semaine – la mini terrasse et le vélo porte-menus en signe de ralliement. En face, c’est Oscar’s, la table italienne de confiance de Giuseppe Iannacone. Un voisinage amical, une rue sans foire d’empoigne : pour Le P’tit Cageot, c’est l’bon coin.

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Nice : Chez Julie

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Julie Geille tient bar à vins et grignotages, rue Grimaldi. Ou « rue Geille » ? En quatre ans, ses parents ont métamorphosé l’aimable artère en point de référence gastronomique, ouvrant Séjour Café, tenu par leur fille Marina, puis Mon Petit Café avec leur fils Robin. Il ne restait plus à Julie qu’à compléter la collection familiale. Assiettes gourmandes et tapas : burrata et tomates cerise, saumon fumé bio, chèvre frais, gâteaux maison… Sans oublier la sélection, jamais figée, de deux vins par couleur. Rendez-vous Chez Julie !

Chez Julie

 

Nice : Zorzetto

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Recommandé par Jacques Gantié  (Table Libre)

 On n’imaginait pas Maryan Gandon, chef de palaces voyageur (Royal Deauville, Hermitage à La Baule, Grand Coeur à Méribel, Carlton et Majestic à Cannes, Fairmont à Monaco…)  se lancer dans le bain de la bistronomie niçoise. C’est fait. A l’emplacement de l’ancien Coco Rico, ce breton, fils d’un boucher-charcutier de Saint-Malo, régale au  Zorzetto, joyeux bistrot-gastro. Gourmandes, les pâtes préparées à la française ! Délicieux, les fusilli et légumes d’hiver, purée de céleri et pruneaux, dans un bouillon détox au thé matcha !  Très Quai d’Orsay, les bucatini négociant avec le homard, jus corsé et râpée d’orange bio !  Formidable le  tiramisu à la cuillère. Et malin, le menu en six plats de 26 à 46 € (les conchiglie rigate, burrata, sauce tomate, olives noires, kumquat et caponata d’aubergine) et aux intitulés corsés (les plats de Madame et ses amants, les plats des cuisiniers, des ministres…).  Le service est parfait d’attention, le décor a une idée au mètre carré et la cuisine garde le dernier mot.

Toulon : Le Local

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Monaco: Bagatelle

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Recommandé par Jacques Gantié 

Après New York,  où l’enseigne a été créée en 2007Saint-Tropez, Dubaï, Miami et Rio Bagatelle s’est installé au printemps 2017 dans le carré d’or de la place du Casino à Monaco, Galerie Charles III. Et c’est Rocco Seminara, talentueux chef d’origine calabraise,  qui a pris la direction de la cuisine.  Sur une carte d’inspiration méditerranéenne , le poulpe rôti et «millefeuille» de champignons-pommes de terre est devenu signature. On aime aussi  le gourmand-paysan de la casareccia aux cèpes, le carpaccio de Saint-Jacques et radicchio confit, les petites ravioles «Al Pin» aux herbes, la selle d’agneau des Alpes rôtie à la sarriette, le millefeuille vanille au fin croustillant. Rocco Seminara  a un style bien à lui, graphique, multicolore, raccord avec le décor qui va de la galerie-terrasse à la salle théâtrale et baroque ponctuée d’art contemporain, à la cave « secrète » mais bien pourvue. Bagatelle prouve qu’on peut bien déjeuner ou dîner à Monaco sans se ruiner , avec une table qui varie les plaisirs de midi jusqu’après minuit. Sans oublier le brunch du dimanche matin qui n’est pas… une bagatelle.

Cannes : Noisette

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(Photo Franz Chavaroche)

Par Jacques Gantié

 

Connaissez-vous le bleu Noisette ? Couleur tendre, pas vraiment de trattoria, plutôt boutique gourmande. Chaises bleues, banquettes roses, baies grandes ouvertes et terrasse sur la rue, c’est le nouvel « italien » de Cannes, créé par Alice et Silvio Nocella, venus de Ligurie. Alice travaillait dans le tourisme, Silvio dans la finance. Ils ont l’envie, la fraîcheur et parlent de leur passion pas de leur cursus étoilé. À Camporosso, dans le Val Nervia, arrière-pays de Vintimille, ils tenaient table et chambres d’hôtes dans une ancienne maison de facteur, avant de choisir Cannes, entre Croisette et rue d’Antibes.
Accueil à l’italienne – Alice et Leila -, recettes qui vous changent de tant d’adresses de pasta et, côté suggestions (19€), du cousu main. Buongiorno aux raviolis à la ricotta, zeste d’orange, sauce de tomates cerises… Aux tagliatelles aux olives, pistou de tomates séchées et amandesC’est clair, bon, parfumé, copain avec l’huile d’olive Taggiasca du domaine familial, au goût d’amande. Noisette est ouvert du cappuccino matinal à l’heure du thé, au déjeuner et au dîner. Au-delà des antipasti et plats classiques – assiettes de jambon de Parme, spaghettis bolognaise… – Silvio cuisine authentique et local. Il conte avec ferveur les raviolis pincés – co u pesigu du Val Nervia – farcis de blettes, viande et aromates selon la recette de Buggio, ou de pommes de terre et fromage comme à Castelvittorio, gardien de la cucina bianca des bergers et de la transhumance. Et les chitarronis romains aux trente jaunes d’œuf, comme d’étroites tagliatelles découpées à la mandoline – mieux, la chitarra – servies avec pecorino et poivre noir de Madagascar… Émotion, terroir, vérité.
Côté dessert, celui de Silvio, à l’orange, le fruit juteux recouvert de zestes confits, cage dorée de caramel filé, est tout en délicatesse. Envie d’emporter quelques prodotti ? Alors prenez sur l’étagère bleue les artichauts violets de Perinaldo, conservés dans l’huile d’olive, ou le thon rouge de Carloforte (Sardaigne)… Noisette, jolie Noisette, raconte-nous encore ton Italie !

 

 

 

Nice : Peixes

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Recommandé par Jacques Gantié (Table libre)

A l’orée du Vieux Nice, la rue de l’Opéra est un trait d’union entre la place Masséna et le Quai des Etats-Unis. Sur ce petit arpent, il y a Peixes, poissons en portugais. Mais ce n’est pas un restaurant de cuisine portugaise, même si Thomas Rocha (le chef), Francisco et Rita arrivent de Lisbonne et de Guincho. Plutôt de la famille des cevicherias. Avec le quinoa, le ceviche est au cœur de la culture latino-américaine (Pérou). A Nice, voila encore une bonne idée d’Armand Crespo, qui réussit tout ce qu’il ouvre : Bistrot d’Antoine, Comptoir du marché, Bar des oiseaux. Et de quatre avec cette enseigne qui renouvelle l’offre niçoise, complète la sienne et, surtout, s’extrait de la file interminable de la bistronomie. Si cuisine de la mer il y a, elle est en mode libre. Associé ici avec Loïs Guenzatti, chef et patron de Comptoir du Marché, Armand semble branché en permanence sur l’air du temps. Peixes, sa dernière transfusion, parti sur les chapeaux de roues et baies grand’ouvertes sur la ville, n’impose ni concept, ni formule. On passe, on prend un plat, puis deux ou trois car affinité avec sa cuisine légère et parfumée. Ceviches et tartares (13 à 14 €) mènent le bal. Un ceviche de calamars, crevette et maquereau, purée de haricots blancs et le tartare de chinchard – très prisé au Portugal – purée de chou-fleur et citron confit, résument l’esprit maison, qui autorise une incursion en haut-pays – David Bonnet, à Roquebillière- avec une truite bio, douce et fumée à la plancha et légumes de saison. C’est bon, Peixes ! D’entrée, avec soupe de betterave, huître, tapioca et aneth, jusqu’aux desserts, avec un petit financier, miel et espuma de yaourt à la grecque. C’est aussi clair et sympa, comptoir de marbre blanc en demi-lune pour sept à huit couverts, un œil sur la cuisine, mur carrelé, sol aux grès multicolores, terrasse bordée d’oliviers. C’est plein de charme, Peixes ! Fanny et ses jeunes serveuses l’ensoleillent et l’addition, autour de 30 €, accueil adorable compris, ne contrarie personne. Ce n’est pas le Pérou, c’est mieux, c’est Nice.

 

Nice: Lou Pantail

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

A deux pas de l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, dite la meringue, se tient  un des bastions de la cuisine niçoise:  Lou Pantail. Une  affaire de famille tenue par Céline et Jean-Paul Nespolo, ex joueur de foot amateur à l’OGC Nice et ancien de la grande époque de la brasserie Félix Faure. Socca et pissaladière  y  accueillent l’amateur de Nissartitude. La suite est une histoire de terroirs croisés, à l’italo-niçoiseépatante daube-raviolis « de la nonna », gnocchis à la sorrentina, tagliolini aux courgettes et tomates, tartare de veau aux artichauts violets et parmesan, savoureuse escalope milanaise, pâtes carbonara collector …  Les pizzas bien sûr – Margo, Pantail, Burrata… – les petits farcis, le capoun, le pan bagnat du dimanche,  la tourta de blea ou une délicieuse pavlova. Et chaque premier vendredi du mois c’est stockfisch (prononcer Stauqueu-ficheu).  Dans cette « salle à manger du niçois », au clair décor de pierres apparentes savoir-faire, qualité des produits, esprit d’équipe et  accord prix-plaisir font bon ménage. Qu’on vienne en voisin du quartier ou de très loin, l’accueil est toujours chaleureux et le service efficace. Une adresse ultra sûre.

 

(Photos J.G)

Nice : Café Brindille

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Ouvert fin 2018 rue Macarani, le Café Brindille s’est rapidement imposé comme l’une des bonnes adresses du centre ville pour le petit déjeuner, le déjeuner, le gouter et le saturday brunch . Angie et Thibaut, les jeunes patrons,  vous y accueillent dans une déco provençale chic. L’endroit est jeune, chaleureux, convivial. En cuisine,  Benoit Léo fait de petits miracles quotidiens avec des plats de cuisine niçoise, italienne et méditerranéenne aussi joliment servis que délicieux et abordables. La carte, variée et alléchante (Choux farci coulis de tomates, Ceviche de seriole,  lentilles aux perugines,  poulpe crème à l’ail…), change tous les mois. Restaurant-salon de thé- boutique, Café BRINDILLE, c’est un jardin des 4 saisons,  où les fleurs séchées  côtoient les fruits et légumes de saisons. On y vient pour la cuisine, la salle conviviale, la terrasse ensoleillée et l’accueil. On en repart avec le sourire et un bouquet de fleurs séchées à offrir.