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Saint Paul : La Table de Pierre

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Par Ph.D

Fermé pour travaux juste avant le premier confinement, Le Mas de Pierre à Saint Paul de Vence a réouvert en juin, juste après le dernier. Bien joué ! Entre temps,  le resort est passé de 5 à 8 hectares, avec deux bastides d’architecte et 22 chambres supplémentaires, un spa pharaonique de 2000 M2 , un lagon de sable blanc digne des Seychelles , un terrain de sport, un kid park équipé de roulottes de cirque et d’un terrain d’aventures, un théatre de verdure, une serre à orchidées et un jardin potager, où viennent se servir les chefs. La rénovation, qui a renforcé l’esprit luxueux et intimiste de l’hôtel Relais et Châteaux,  a également transformé la réception, la conciergerie et les deux restaurants de l’hôtel : le bistrot Lis Orto et La Table de Pierre,  où  le chef exécutif Emmanuel Lehrer dispose désormais  d’une spectaculaire  cuisine centrale ouverte de 25 mètres carrés. Le restaurant gastronomique de l’hôtel a été doté d’une verrière largement ouverte sur la terrasse, à la décoration acidulée et pop, où l’on pourra profiter des dernières belles soirées d’été pour découvrir les créations de Maxime Leconte,  jeune chef passé par le Royal Riviera à Saint-Jean–Cap-Ferrat,  dont les voyages en Amérique du Sud et notamment au Pérou ont inspiré les plats des deux menus que nous avons découvert cet été.

Délicate  Raviole de pomme Granny, concombre mariné, condiment miel & huile d’olives, pollen de fleurs, succulent Céviche de poisson fumé en feuille de maïs, jus fermenté de jora,  fabuleuse Langoustine mousse de riz acquerello, poupeton de fleurs de courgettes, bouillon de têtes aux feuilles d’agrumes, Magret de canard maturé aux baies de timut, chutney de betterave et framboise, ultra fondante Selle d’agneau marinée, condiment Chimichurri (attention ça pique !) , panisse et moutarde maison à la graine de roucou. En bouche, c’était le Pérou ! Côté desserts,  le chef-pâtissier Dorian Lutzelschwab nous avait concocté une délicieuse glace pistache hibiscus framboise du jardin et un divin mascarpone meringue coulis de framboise. Le tout  accompagné de bourgogne blanc et rouge, sancerre et bordeaux Cheval noir conseillés par le sommelier. Un pur régal des yeux et des papilles (sans parler du service : parfait)  et sans aucun doute l’un des meilleurs rapports qualité-originalité-cadre-prix de la Côte d’Azur pour un restaurant de cette catégorie. Qu’attendent les guides pour l’étoiler ? Mystère. A tester cet hiver (nouvelle carte en octobre) puisque le resort restera ouvert pour la toute première fois depuis sa reprise en 2005 par le groupe Elancia d’Henri Chambon. Emmanuel Lehrer nous a parlé de “jeudis découverte” qu’on à hâte de…  découvrir!

 

Beaulieu : Batik Plage

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Il n’est pas de bon bec qu’à Pampelonne.  L’art de la plage se cultive aussi à Beaulieu sur mer Angélique et Frédéric Rosso ont créé Batik Plage. Dans un univers luxuriant et exotique, où matelas et beds au confort haut de gamme accueillent les baigneurs, la carte du chef Stéphane Bouillot, s’épanouit autour de plats asiatiques (salade de nouilles aux crevettes et légumes croquants, Nasi Goreng, poêlée de riz, œuf et légumes sautés) et de valeurs sure comme les ceviches, le tartare de dorade, la fraîcheur de homard aux agrumes,  la salade de quinoa façon niçoise végétarienne, le Black Cod mariné,  le wok de légumes croquants ou la  pizza à la truffe. Estampillée «La plage by l’African Queen», Batik  affiche sa filiation avec le restaurant incontournable du port où Bono à son rond de serviette et auquel elle apporte un prolongement balnéaire. On ne serait pas étonné d’y croiser un U2 ou deux cet été.   

Villeneuve Loubet : La Flibuste

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Adresse historique de Marina Baie des Anges, au pied du Commodore, La Flibuste poursuit son ascension sous la houlette de son propriétaire depuis dix-sept ans, Roger Martins et de la cheffe Eugénie Béziat, formée chez Michel Guérard. Dans la salle à manger,  élégante et contemporaine (grandes baies, terrasse, salon et cave à vins murale),  la gastronomie a désormais toute sa place, consacrée d’une étoile au Michelin. A la carte : sole cuisson douce, topinambour confite au lard colonata. Sabayon blanc à la noix de cajou et jus au vetiver,  Ris de veau céleri de Provence et réglisse de Calabre. Condiment câpre et citron vert. Jus de cèleri concentré et noix grillée, agneau des Adrets selle rôtie et épaule grillée puis braisée, comme un «Yassa», légumes de saison et jus de braisage au citron, sériole farcie à l’anguille fumée, «attieke» à la cacahuète, salsifi et bouillon concentré de crevettes du pays. …  Dans l’assiette,  c’est pictural,  délicat, soigné. Le service, dirigé par Tony Lefrançois, est au diapason. Les prix, surtout à midi, ne flambent pas. Cap sur la marina et à l’abordage !

 

Toulon: L’O Beach

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L’O’Beach, c’est avant tout une affaire de goût. Sur  le sable du Mourillon à Toulon, les pieds dans l’eau,  dans un décor de bois brut et raffiné, vue imprenable sur la rade le jeune et talentueux chef de cuisine, Jérémy Boiteux prépare ses poissons du jour. La pêche est locale, les légumes cueillis du matin viennent du paysan voisin et la carte varie suivant les saisons. Gambas, calamars, daurades sont accompagnées par les produits du jour. Cuisinés avec simplicité et authenticité, les plats proposés ont le parfum de la mer et du terroir. Le sens du détail et de la présentation fait plaisir à voir. Les desserts sont “maison”  et le service est impeccable. On aime !

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Villefranche : Déli Bo les bains

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C’est l’unique plage privée de Villefranche-sur-Mer, ouverte par Elise et Pascal Ciamos et Jérémy Barge, qui ont fait le succès du Déli Bo, l’une des adresses branchées du Marais niçois. Au cœur de la rade, le lieu, blanc et linéaire, qui répond à un cahier des charges draconien, se fond dans l’environnement, invisible depuis les quais de Villefranche ou le Cap Ferrat. Eco-responsable, c’est aussi une plage conviviale et gourmande. On y  aime particulièrement cet été le BBQ de la mer (préparé sur un mini barbecue devant vous) et le tartare de thon sur son lit de pastèque. Au dessert, ne zappez pas  les remarquables pâtisseries fines qui sont, un peu,  la signature de la maison. Attention, il est prudent de réserver même en semaine :  l’endroit est régulièrement pris d’assaut par la clientèle locale comme par celle de passage.

 

 

Théoule : L’Or Bleu

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(Photo Franz Chavaroche) 

Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

 À Théoule-sur-Mer, l’hôtel Tiara Yaktsa, villa de collectionneur, architecture Art Déco et silhouette méditerranéenne, concilie les saisons. Le choix d’une table est souvent une affaire de lieu et avant de poursuivre la route en corniche et de gagner le territoire varois, cet hôtel de charme aux notes orientalistes dominant jardins en espaliers et baie de Théoule, joue parfaitement son rôle. L’enseigne vaut son pesant d’exotisme, la boussole indique un sud résidentiel et insolite… La gastronomie n’a qu’a bien se tenir ! Guillaume Anor, son auteur  a compris le message. Ce Raphaëlois au tracé éloquent – Eden Roc, Oasis, Moulin de Mougins, La Passagère à Juan-les-Pins, le Crillon, le Meurice, Taillevent… – n’est pas en terre inconnue. Ce soir d’été, le vent imposait un repli de la terrasse à la salle en rotonde baignée de lumière. L‘entrée aux légumes en cocotte lutée à l’argile, huile d’olive du Moulin Baussy (Spéracèdes) ? Une note terrienne et légère, bienvenue aux côtés de l’émietté de tourteau au citron vert en cannelloni de calamar, chutney de pomelos acidulé. On n’a pas supplié « Marseille, sors de cette bouillabaisse ! », en goûtant une recette “perso” au délicat iodé, pommes de terre fourrées d’une brandade de cébettes. La selle d’agneau en croustillant kadaïf et mousseline de betteraves jouait classique et on lui préférait la côte de bœuf rôtie au foin, pommes grenaille en persillade, pour la cuisson et le suave, suivi, à l’heure du soleil couchant, par l’île flottante, saveurs d’agrumes épicés et coco torréfiée. Il faut goûter cette cuisine sensible et lisible servie dans l’atmosphère d’une demeure d’hôtes.  Enfin, à Moya, au Miramar Beach voisin, Guillaume Anor soigne une seconde table épatante à la déco ludique, cuisine à comptoir ouvert, salle adossée au rocher, grandes baies, terrasse plein sud et crique exclusive. Parfait pour goûter calamars farcis et riz poêlé au Comté, brochette de canard au miel ou côte de bœuf cuite au four à la braise et farcis niçois.

Saint-Jean Cap Ferrat : Paloma Beach

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Même amputée d’une grande partie de sa plage, de son ponton d’accostage et de ses matelas, La Paloma  à Saint Jean Cap  Ferrat reste un  havre de paix, où l’eau est claire et le poisson frais.  Une  adresse précieuse où il est aussi de dîner  au clair de lune, jusqu’au début du mois de septembre. Côté carte, pas de fioritures ( pêche du jour, pâtes, viandes…),  mais pas de mauvaises surprises non plus sur les tarifs (autour de 20 euros le plat) Un lieu familial où l’on sert encore sur nappe blanche des produits de qualité, et qui reste fidèle à lui-même, années après années contre vents et marées.  Il n’y en a pas tant sur la Côte d’Azur..

Golfe Juan: Le Bistrot du Port

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos J.G)

Cannes : Miramar Plage

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Question de saison : Miramar est-il le meilleur restaurant de plage de la Croisette ? Réponse un peu fourbe : à quoi bon classer les tables-parasols et se mettre à dos le gratin du sable cannois ! Tout de même, la tenue d’assiette, l’accueil pro et le service affûté, l’étoffé plutôt rare de la carte des vins… tout mérite attention. Mers lointaines, plages choisies ou chics stations d’hiver, Julien Hocquaux, le directeur, a bourlingué de Saint-Martin à Juan-les-Pins, Courchevel ou Le Bourget-du-Lac (Le Bateau ivre, 2 étoiles) et tient la gastronomie pour un atout. Un résistant ! Encore fallait-il trouver un chef pour défier la pression de l’été. Ce bon génie sorti de sa lampe s’appelle Florian Cano. Ni pro sur le retour, ni baroudeur à bandana, formé cinq ans à l’Oustau de Baumanière au temps de Sylvestre Wahid, il a réussi son passage de la grande maison des Baux-de-Provence aux transats de Cannes. Les cartes « plagistes » sont souvent longues comme un désert sans oasis. Celle du Miramar l’est aussi. Mais à chaque étape c’est léger, bien tissé, grillé juste, finement accompagné. Au risque d’une revue de détails, on salue la déclinaison de tomates, burrata crémeuse, les gamberoni marinés au citron, les filets de rougets et coquillages, fenouil croquant-fondant, la côte de veau et macaroni, tomates-parmesan, les linguine au homard, risotto de quinoa, les desserts « tradi » ou ciselés de Jean-Claude Linxe… On craignait du désinvolte pour tables farniente, cette fièvre estivale qui peut toujours contrarier l’adresse la mieux disposée, mais rien de tel ce jour-là,  à cette adresse blanche et sobre.
La carte des vins recrute élégant, fruité, généreux, sans facilités sudistes. Dans son tour des domaines, on puise Château Barbanau cuvée « Kalahari » (Cassis), Bellet Clos Saint-Vincent, domaine Trévallon, cuvées de Fiumicicoli (Corse-Sartène), Sancerre « Génération Dix-Neuf », Riesling de Trimbach, Pouilly-Fumé « Silex » de Dagueneau, fines bulles d’Henri Giraud « Code Noir », Blanc de blancs Deutz 2007, premiers de cépages bourguignons, bordelais classés à l’or fin… Du beau monde. Enfin, comme chez ses voisines, l’addition, plus cannoise que fleur bleue, flirte sans surprise avec les 100 e. Mais cette cuisine-plaisir a un prix, qui ne nous semble pas usurpé. Celui du soleil et du marchand de sable.

CANNES MIRAMAR PLAGE: le chef florian Cano et le directeur de la plage julien Hocquaux sur la Croisette.

(Photo Franz Chavaroche) 

 

Nice : Le Galet

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Après avoir investi le  centre ville  avec  Le Boccaccio puis La Villa d’Este, dans la zone piétonne, La Voglia, La Favola, près du Cours Saleya et le Di Più, quai des États-Unis, Philippe et Serge Cannatella ont logiquement fini par prendre pied  sur les galets de la Prom. Le Gallion  y voguait pépère jusqu’à ce que ces aimables pirates  le prennent  d’abordage. Devenu Le Galet, le restaurant a fait peau neuve et la plage s’est mise au goût du jour. La déco, persiennes de bois,  pare vents  et voiles blancs,  est trés réussie. La partie lounge  avec ses « double beds »  et ses fauteuils profonds , invite au farniente et à l’apéro.  Les matelas bleus s’alignent en rangs serrés (mais pas trop) sur les galets. La restauration duplique le savoir-faire familial : cuisine italienne (belle carte de pizzas et de pâtes)assiettes copieuses, produits sélectionnés… Les clients  fidèles depuis plus de 30 ans ne sont pas dépaysés, les nouveaux sont séduits. L’endroit est chic, cher, voire un peu snob. Mais, c’est “the plage to be”.

 

 

Nice: Le Plongeoir

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(Photo OBW-leplongeoir.com)

Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

En 1941, un plongeoir Art déco voit le jour au port de Nice,  avec trois plateformes, pergola et escalier en spirale. Ce lieu unique, comme un décor de cinéma, devenu un fantôme promis à la pioche, le Niçois Marc Dussoulier rêvait, enfant, de le ressusciter. Escaliers, coursive, cuisines au creux du rocher, espace lounge à fleur de vague, quai pour accoster, bar et deux  restaurants  aux structures légères, côté plongeoir à la proue… L’ex-dirigeant de Lenôtre et de Pavillon Hédiard, gérant heureux de La Tonnelle sur l’île Saint-Honorat à Cannes, a réussi son pari. Frédéric Maillard, ancien d’Alain Llorca, en connaît le b.a.-ba et met cap au sud. C’est frais, généreux, bien servi, comme les artichauts crus et cuits, pistou de roquette et viande séchée, entrée opulente mais un peu fourre-tout. Le poulpe à la niçoise, tomate cœur de bœuf et burrata, salade tous légumes, est de la même eau. L’assiette à l’italienne ne chipote pas : trofie (pâte fine et enroulée), pesto et parmesan, pomme de terre et tomates séchées. Le loup à la plancha régale, cuisson parfaite, risotto au vert, légumes mijotés au basilic. Le tiramisu à l’amaretti est gourmand et dispos, le baba au rhum tombe dans l’oubli…  On aime l’esprit, le service sans lenteur malgré près de 80 couverts. Certains plats perdraient leur embonpoint sans dommage et les prix sont vite iodés hors menus. Mais l’insouciance vient avec un séduisant rosé du château de Miraval ou la cuvée Saint-Pierre de l’abbaye de Lérins, le Château d’Yquem 1990 et un Latour 2001, eux, semblent tombés du ciel. Si romantique le soir, complet, souvent, Le Plongeoir fait aimer Nice et invite au voyage.

 

Bandol: Les Oliviers

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(Photo Franz Chavaroche)

Recommandé par Jacques Gantié

En posant son CV aux Oliviers, le restaurant gastronomique de l’hôtel de L’île rousse à Bandol,  Jérémy Czaplicki, venu du Château de Berne à Lorgues (auparavant second de Jean-François Rouquette au Park Hyatt-Vendôme à Paris), a apporté une autre inspiration à ce restaurant lumineux, qui a obtenu sa première étoile Michelin en 2019.  La gastronomie, méticuleuse et lisible, est à l’image de ce chef à la calme attitude. Le risotto de petit épeautre, bouillon de coquillages, beurre de coques et poutargue est une délicieuse entrée terre-mer. Les gambero rosso en version actualisée d’un « petits pois carottes » au rosé de Bandol et lard croustillant sont de plein sud. Le saint-pierre, ce délicat qui écume toutes les cartes, souvent traité avec mièvrerie, est proposé en vessie de calamar, pistou d’algues, artichauts épineux et miso (de riz « rouge »). Rien de tel que ce condiment pour mettre de l’animation sur une mer calme. Jérémy Czaplicki le réussit, comme le ris de veau de lait et brocolis, aïoli et moelle de brocolis, plat de douceur et palette de couleurs. Enfin, une variation sudiste invite l’olive noire, fuseaux croustillants, confit d’olive aux gousses de vanille, crème au citron et sorbet à l’aneth. La bonne idée : le menu « Au fil de l’eau » avec l’ami saint-pierre en trois services dont un « pot-au-feu » de fenouil et bouillon de tomates vertes au basilic… Servie par un personnel qui en partage l’esprit, cette cuisine méditerranéenne fait les beaux jours de L’Île Rousse en toute saison. Elle a aussi son revers quand le dressage frôle l’art pour l’art et une certaine évanescence.

 

 

 

Hyères : Pradeau Plage

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On dira qu’on est quelque part en Méditerranée et que cette table pieds dans l’eau est notre coin « secret »… C’est presque ça, à deux pas de la Tour Fondue et de l’embarcadère pour Porquerolles. Ça brinquebale un peu sur le chemin entre serres et villas, et il faut décliner sa réservation au parlophone du portail. « Pradeau » aime la compagnie mais ce n’est pas Pradeau-les-Bains ! C’est nature gentiment désordre, parking de terre battue, restaurant-pergola tourné vers la mer. Pierre Fabre l’a ouvert en 1989 sur un terrain de famille. Ce fut le cabanon de pêcheur de Victorin, l’arrière-grand-père, puis une guinguette. Alors, vite, le rosé, une daurade grillée… Minute, c’est Didier qui place ! Didier Laurantin, onze ans de maison, faconde de Toulonnais, chuchote votre numéro de table, cale l’ardoise, prend la commande et vogue l’appétit ! Le duo thon et espadon mi-cuit alla putanesca (ail, piment, olives) et pommes grenailles est ardent et copieux. La salade Maldives accueille tataki de thon, gambas, saumon mariné, saint-jacques, melon, mangue et avocat.  Passé par l’Auberge du Port à Bandol et le Crillon, Christian Tomei pratique un bel œcuménisme en cuisine. Ça marche aux grandes assiettes-repas, carpaccios et tapas. Parfois à l’exotique : salade vietnamienne avec poitrine de porc laquée, wok de seiche et crevettes sautées à la thaï. D’abord à la méditerranéenne : pâtes aux fruits de mer caserache de la Jaume-Garde – phare à Porquerolles – avec concassé de tomates, seiches et purée basilic, gambas à la provençale, fricassée de supions, daube de poulpe, langoustes sur commande… Voilà un lieu pur Var, pour habitués mais bras ouverts, service tonique et sympa même au cœur de saison. Farniente au déjeuner, romantique en tenue de soirée (cherchez la table des amoureux), convivial plus que confidentiel. Tonnelle, on t’aime!

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Nice: Le Millésime

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A l’écart des adresses bistronomiques, dans un quartier où il joue presque en solo, Aurélien Nourry anime Le Millésime avec un cœur gros comme ça.  Ce chef  breton, naturalisé méditerranéen depuis ses passages au  Méridien Nice, au Bistrot de la Marine de Jacques Maximin ou au Vistamar de  Joël Garault,  accueille en tenue noire et or dans une salle chaleureuse d’une vingtaine de couverts,  avec parquet ciré et pendule murale. La cuisine est traditionnelle et magnifie le terroir,  avec une prédilection pour la truffe :  Risotto crémeux à la Truffe fraîche de Saison,  Filet de Cerf, Potimarron à la truffe de Saison, Poire pochée au Vin Rouge, Girolles Rôties et Jus de Gibier, Pêche du Jour, Petit Épeautre à l’orange, Tagliatelles Carottes aux Pistou de Mélisse… Cuisson, service, accueil : tout est justeMaison sérieuse et soignée, encore presque confidentielle, Le Millésime se prépare un avenir étoilé. Pendant la crise sanitaire,  Aurélien a été un des premiers restaurateurs Niçois à faire du click & collect et de la livraison à domicile. Question de survie, mais aussi de passion et de respect pour sa clientèle, qui a suivi en nombre. Il faut dire qu’avec un menu 3 services à 35 €, livré à domicile par le chef en personne,  la formule était on ne peut plus attractive. On a testé le poulpe mariné au agrumes, bavarois d’avocat, mayonnaise inversée au wasabi / Risotto à la truffe de saison/Brie de Meaux à la truffe et on n’a pas regretté le voyage. Cela nous a donné encore plus envie de revenir au restaurant

 

Hyères: Au pied d’poule

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Au centre-ville d’Hyères, où le meilleur côtoie souvent le pire, on aime retourner  Au Pied d’Poule picorer la cuisine de Karim Boukhedimi. Explosion de couleurs en salles (motifs BD, mur de briques, bar contemporain, cave à vins vitrée… ) et de papilles en cuisine,  où domine une bistronomie bon enfant: planches de charcuteries,  toasts de focaccia et jambon blanc truffé, os à moelle, camembert-cochonailles, guacamole , salade de nectarine et verveine, assiette d’encornets au chorizo, riz et poêlée de légumes,  fromages de chez Pietrobelli … Le tout,  servi avec le sourire et sans traîner par la pétillante Caroline. Une adresse à la fois sérieuse et chaleureuse, qui conjugue moderne et tradi avec entrain et dextérité.