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Nice : Miamici

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Ouvert en juillet sur le boulevard Victor Hugo, à l’emplacement de l’ancien Panisse , jouxtant l’ hôtel Holiday Inn, pile entre les arrêts de tram Jean Médecin et Alsace Lorraine, Miamici joue sur deux tableaux : bar à cocktail au look délicieusement 50’s  d’un côté et trattoria contemporaine de l’autre. Vaste salle lumineuse, cuisine ouverte, déco atelier et tables en bois clair : l’espace restauration est aussi accueillant que le jeune manager Alexis Roy, parisien vite acclimaté qui assure, avec sourire et efficacité, la fluidité du service en salle (70 couverts). La carte est résolument méditerranéenne avec pour principe l’abondance des produits frais et naturels de saison : copieuse focacia à partager (en 4 ! ) à l’apéro, savoureuse Burratina ( burrata di bufala des Pouilles confiture de tomates et tomates cerises) en entrée, délicat carpaccio de Daurade fenouil pistache et grenade  ou Baracuda    (bar, fleur de courgettes farcies à la ricotta di bufala & sauce vierge) pour suivre et  Semifreddo (dessert presque glacé au caramel de pistache et framboises) ou Mousse au chocolat à partager (en 4 aussi !) pour finir, car la vie est courte et les plaisirs sont rares. Jolie carte de vins italiens et de provence pour accompagner le tout,  avec une addition qui flirte avec les 50 euros tête, sans qu’on les regrette. Avec sa large terrasse ouverte sur le boulevard pour déjeuner au soleil et un vaste choix de cocktails maison pour l’afterwork, “Mes Amis” devraient rapidement devenir les vôtres. Pour les non italophones, l’enseigne peut aussi se lire “Miam, ici“. Et elle tient ses promesses !

 

Saint Laurent : Beach Club

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Après un changement de propriétaire au mois de juin, le Beach Club, plage bien connue du port de Saint Laurent reprend son rythme de croisière. Si elle bénéficie toujours d’une localisation idéale, la plage/restaurant s’est refait une beauté dans un décor exotique, ambiance reggae et bossa. Tables, transats, canapés, fauteuils… On y mange à sa convenance et à son aise. Une carte efficace, qui ne multiplie jamais inutilement les possibilités : viandes, poissons, pizzas…  difficile d’être déçu par le travail du chef Francesco Santapa.   La proposition s’étoffe pour le soir avec des spécialités cuites au feu de bois:  langoustes, brochettes, côte de boeuf. Encore un effort pour améliorer le service et l’endroit redeviendra incontournable.

 

 

Cannes: Le Hit

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C’est le genre d’adresse, à deux pas de la gare,  qu’on voudrait garder confidentielle pour être sûr de pouvoir y trouver de la place quand on veut. Hélas, la réputation du Hit est déjà internationale ! Ses fans ont même ouvert spontanément une page Facebook pour en vanter les mérites… Il faut dire que c’est surement la meilleure adresse de Cannes dans la catégorie “cuisine de bistrot” : tables en bois, nappes à carreaux, banquettes rouges (un décor à la Joe Allen), petite terrasse, assiettes bien garnies, plats du jour inventifs et rapport qualité prix imbattable. L’accueil peut-être rugueux  (Jean Louis, le patron,  est un grand anxieux),  mais cela s’arrange une fois installé et,  en fin de service, vous ferez partie de la famille.  Dans l’assiette, rien de rare mais de la bonne cuisine de bistrot : pâtes, risottos, moules, tartares, grillades, poissons fraisTout est bon, bien servi et la carte est rafraîchie trés régulièrement.   Ne le répétez pas,  mais c’est notre cantine pendant le Festival, le Midem, le  Mipcom, Cannes Lions et tous les autres événements cannois.

 

Beaulieu: African Queen

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos A. Lanneretonne)

Toulon: L’O Beach

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L’O’Beach, c’est avant tout une affaire de goût. Sur  le sable du Mourillon à Toulon, les pieds dans l’eau,  dans un décor de bois brut et raffiné, vue imprenable sur la rade le jeune et talentueux chef de cuisine, Jérémy Boiteux prépare ses poissons du jour. La pêche est locale, les légumes cueillis du matin viennent du paysan voisin et la carte varie suivant les saisons. Gambas, calamars, daurades sont accompagnées par les produits du jour. Cuisinés avec simplicité et authenticité, les plats proposés ont le parfum de la mer et du terroir. Le sens du détail et de la présentation fait plaisir à voir. Les desserts sont “maison”  et le service est impeccable. On aime !

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Villefranche : Déli Bo les bains

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Recommandé par Jacques Gantié

C’est l’unique plage privée de Villefranche-sur-Mer, ouverte par Elise et Pascal Ciamos et Jérémy Barge, qui ont fait le succès du Déli Bo, l’une des adresses branchées du Marais niçois. Au cœur de la rade, le lieu, blanc et linéaire, qui répond à un cahier des charges draconien, se fond dans l’environnement, invisible depuis les quais de Villefranche ou le Cap Ferrat. Eco-responsable, c’est aussi une plage conviviale et gourmande : Banh Mi au port, Chirashi poissons du moment, Poulpe grillé , Boeuf Gravlax ponzu et frites , Pâtes aux truffes, poissons grillé…  Ne zappez pas les  remarquables patisseries fines ce serait une grave  erreur . Attention, il est prudent de réserver même en semaine :  l’endroit est régulièrement pris d’assaut par la clientèle locale comme par celle de passage.

 

 

Saint-Jean Cap Ferrat : Paloma Beach

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Même amputée d’une grande partie de sa plage, de son ponton d’accostage et de ses matelas, La Paloma  à Saint Jean Cap  Ferrat reste un  havre de paix, où l’eau est claire et le poisson frais.  Une  adresse précieuse où il est aussi de dîner  au clair de lune, jusqu’au début du mois de septembre. Côté carte, pas de fioritures ( pêche du jour, pâtes, viandes…),  mais pas de mauvaises surprises non plus sur les tarifs (autour de 20 euros le plat) Un lieu familial où l’on sert encore sur nappe blanche des produits de qualité, et qui reste fidèle à lui-même, années après années contre vents et marées.  Il n’y en a pas tant sur la Côte d’Azur..

Golfe Juan: Le Bistrot du Port

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos J.G)

La Seyne : L’Horizon/Le Navigateur

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Recommandé par Jacques Gantié (Table libre)

 On avait presqu’ oublié Les Sablettes ! De l’hôtel créé par Michel Pacha à la fin du XIXe, Stéphane Lelièvre et son fils Adrian ont fait une adresse luxueuse entrée dans la collection Curio de la chaîne Hilton. Une adresse double en fait, puisque deux restaurants y ont ouvert cet été.  La gastronomie se joue à L’Horizon, dans l’ancien casino. Salle élégante, rotonde vitrée et terrasse-jardin,  larges tables de bois blond,  vue sur les rochers des Deux Frères. Venue du  Mas du Langoustier à Porquerolles, Céline Philippe y cuisine la fleur de courgette en tempura, crème de balsamique blanc de Modène, parmesan et citron confitles huîtres pochées avec étuvée de cèleri et pomme Granny ou  le quasi de veau rôti, jus court accompagné de girolles et mousseline d’artichaut… Les prix sont élevés,  mais la cuisine est à la hauteurA l’étage,  Le Navigateur est une brasserie au décor vintage et voyageur. Terrasse face à la baie,  carte de resto-bistrot  (fritto misto, paccheris farcis en anchoïade,  salade de poulpe et taboulé quinoa, gambas grillées, dos de cabillaud et encornets à la plancha, baba « limoncelllo »)  et formules à prix doux en font une adresse des plus attrayantes,  en attendant d’avoir les moyens ou l’envie de découvrir la cuisine gastronomique de L’Horizon.

 (Photos J.G)

 

Toulon : La Note Bleue

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

(Photos Marion & J.G)

Cannes : Miramar Plage

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

Question de saison : Miramar est-il le meilleur restaurant de plage de la Croisette ? Réponse un peu fourbe : à quoi bon classer les tables-parasols et se mettre à dos le gratin du sable cannois ! Tout de même, la tenue d’assiette, l’accueil pro et le service affûté, l’étoffé plutôt rare de la carte des vins… tout mérite attention. Mers lointaines, plages choisies ou chics stations d’hiver, Julien Hocquaux, le directeur, a bourlingué de Saint-Martin à Juan-les-Pins, Courchevel ou Le Bourget-du-Lac (Le Bateau ivre, 2 étoiles) et tient la gastronomie pour un atout. Un résistant ! Encore fallait-il trouver un chef pour défier la pression de l’été. Ce bon génie sorti de sa lampe s’appelle Florian Cano. Ni pro sur le retour, ni baroudeur à bandana, formé cinq ans à l’Oustau de Baumanière au temps de Sylvestre Wahid, il a réussi son passage de la grande maison des Baux-de-Provence aux transats de Cannes. Les cartes « plagistes » sont souvent longues comme un désert sans oasis. Celle du Miramar l’est aussi. Mais à chaque étape c’est léger, bien tissé, grillé juste, finement accompagné. Au risque d’une revue de détails, on salue la déclinaison de tomates, burrata crémeuse, les gamberoni marinés au citron, les filets de rougets et coquillages, fenouil croquant-fondant, la côte de veau et macaroni, tomates-parmesan, les linguine au homard, risotto de quinoa, les desserts « tradi » ou ciselés de Jean-Claude Linxe… On craignait du désinvolte pour tables farniente, cette fièvre estivale qui peut toujours contrarier l’adresse la mieux disposée, mais rien de tel ce jour-là,  à cette adresse blanche et sobre.
La carte des vins recrute élégant, fruité, généreux, sans facilités sudistes. Dans son tour des domaines, on puise Château Barbanau cuvée « Kalahari » (Cassis), Bellet Clos Saint-Vincent, domaine Trévallon, cuvées de Fiumicicoli (Corse-Sartène), Sancerre « Génération Dix-Neuf », Riesling de Trimbach, Pouilly-Fumé « Silex » de Dagueneau, fines bulles d’Henri Giraud « Code Noir », Blanc de blancs Deutz 2007, premiers de cépages bourguignons, bordelais classés à l’or fin… Du beau monde. Enfin, comme chez ses voisines, l’addition, plus cannoise que fleur bleue, flirte sans surprise avec les 100 e. Mais cette cuisine-plaisir a un prix, qui ne nous semble pas usurpé. Celui du soleil et du marchand de sable.

CANNES MIRAMAR PLAGE: le chef florian Cano et le directeur de la plage julien Hocquaux sur la Croisette.

(Photo Franz Chavaroche) 

 

Nice : Le Galet

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Après avoir investi le  centre ville  avec  Le Boccaccio puis La Villa d’Este, dans la zone piétonne, La Voglia, La Favola, près du Cours Saleya et le Di Più, quai des États-Unis, Philippe et Serge Cannatella ont logiquement fini par prendre pied  sur les galets de la Prom. Le Gallion  y voguait pépère jusqu’à ce que ces aimables pirates  le prennent  d’abordage. Devenu Le Galet, le restaurant a fait peau neuve et la plage s’est mise au goût du jour. La déco, persiennes de bois,  pare vents  et voiles blancs,  est trés réussie. La partie lounge  avec ses « double beds »  et ses fauteuils profonds , invite au farniente et à l’apéro.  Les matelas bleus s’alignent en rangs serrés (mais pas trop) sur les galets. La restauration duplique le savoir-faire familial : cuisine italienne (belle carte de pizzas et de pâtes)assiettes copieuses, produits sélectionnés… Les clients  fidèles depuis plus de 30 ans ne sont pas dépaysés, les nouveaux sont séduits. L’endroit est chic, cher, voire un peu snob. Mais, c’est “the plage to be”.

 

 

Bandol: Le Shardana

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Recommandé par Jacques Gantié (Table libre)

Rien de plus attachant qu’un restaurant qui débute, mord dans la vie et accueille avec enthousiasme. En voici un :  Le  Shardana (prononcer Sardana) rue de la République à Bandol. Avant, c’était Le Marché. Aujourd’hui, c’est clair et de son temps. Espace et modernité légère pour vingt-cinq couverts, comptoir, cave à vins vitrée, baies ouvertes sur la rue et terrasse. Le  hyérois Thomas Cristiani y propose une cuisine méditerranéenne qui la  joue franco-sarde avec talent. Les culurgiones, raviolis ronds garnis de pomme de terre et pecorino, sont cuisinés façon terre-mer avec cèpes et langoustines saisies sur velouté de butternut.  Et que ce soit pour  la mise en bouche ‘ un délicieux velouté de panais au parfum de myrte),  l’entrée (raviole de langoustines, bisque et basilic) ou les desserts ( la seadas, raviole farcie au fromage doux, enrobée de miel, zestes de pompia et sorbet citron ou panettone façon pain perdu, rôti aux pommes, glace crème glacée de lait entier et copeaux de chocolat ) , Thomas l’autodidacte cherche l’équilibre entre recette d’origine et version nouvelle.  Et puis il y a le sourire et l’accueil de Milena, naturelle et joyeuse. Un restaurant dont le chef est fan de blues- rock, qui aime Keith Richards, BB King, Jimi Hendrix et Santana autant que la bonne chère  et accroche au mur sa guitare préférée, c’est définitivement une adresse Inout !

(Photos J.G) 

 

Nice: Le Plongeoir

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(Photo OBW-leplongeoir.com)

Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

En 1941, un plongeoir Art déco voit le jour au port de Nice,  avec trois plateformes, pergola et escalier en spirale. Ce lieu unique, comme un décor de cinéma, devenu un fantôme promis à la pioche, le Niçois Marc Dussoulier rêvait, enfant, de le ressusciter. Escaliers, coursive, cuisines au creux du rocher, espace lounge à fleur de vague, quai pour accoster, bar et deux  restaurants  aux structures légères, côté plongeoir à la proue… L’ex-dirigeant de Lenôtre et de Pavillon Hédiard, gérant heureux de La Tonnelle sur l’île Saint-Honorat à Cannes, a réussi son pari. Frédéric Maillard, ancien d’Alain Llorca, en connaît le b.a.-ba et met cap au sud. C’est frais, généreux, bien servi, comme les artichauts crus et cuits, pistou de roquette et viande séchée, entrée opulente mais un peu fourre-tout. Le poulpe à la niçoise, tomate cœur de bœuf et burrata, salade tous légumes, est de la même eau. L’assiette à l’italienne ne chipote pas : trofie (pâte fine et enroulée), pesto et parmesan, pomme de terre et tomates séchées. Le loup à la plancha régale, cuisson parfaite, risotto au vert, légumes mijotés au basilic. Le tiramisu à l’amaretti est gourmand et dispos, le baba au rhum tombe dans l’oubli…  On aime l’esprit, le service sans lenteur malgré près de 80 couverts. Certains plats perdraient leur embonpoint sans dommage et les prix sont vite iodés hors menus. Mais l’insouciance vient avec un séduisant rosé du château de Miraval ou la cuvée Saint-Pierre de l’abbaye de Lérins, le Château d’Yquem 1990 et un Latour 2001, eux, semblent tombés du ciel. Si romantique le soir, complet, souvent, Le Plongeoir fait aimer Nice et invite au voyage.

 

Hyères : Pradeau Plage

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Recommandé par Jacques Gantié (Table Libre)

On dira qu’on est quelque part en Méditerranée et que cette table pieds dans l’eau est notre coin « secret »… C’est presque ça, à deux pas de la Tour Fondue et de l’embarcadère pour Porquerolles. Ça brinquebale un peu sur le chemin entre serres et villas, et il faut décliner sa réservation au parlophone du portail. « Pradeau » aime la compagnie mais ce n’est pas Pradeau-les-Bains ! C’est nature gentiment désordre, parking de terre battue, restaurant-pergola tourné vers la mer. Pierre Fabre l’a ouvert en 1989 sur un terrain de famille. Ce fut le cabanon de pêcheur de Victorin, l’arrière-grand-père, puis une guinguette. Alors, vite, le rosé, une daurade grillée… Minute, c’est Didier qui place ! Didier Laurantin, onze ans de maison, faconde de Toulonnais, chuchote votre numéro de table, cale l’ardoise, prend la commande et vogue l’appétit ! Le duo thon et espadon mi-cuit alla putanesca (ail, piment, olives) et pommes grenailles est ardent et copieux. La salade Maldives accueille tataki de thon, gambas, saumon mariné, saint-jacques, melon, mangue et avocat.  Passé par l’Auberge du Port à Bandol et le Crillon, Christian Tomei pratique un bel œcuménisme en cuisine. Ça marche aux grandes assiettes-repas, carpaccios et tapas. Parfois à l’exotique : salade vietnamienne avec poitrine de porc laquée, wok de seiche et crevettes sautées à la thaï. D’abord à la méditerranéenne : pâtes aux fruits de mer caserache de la Jaume-Garde – phare à Porquerolles – avec concassé de tomates, seiches et purée basilic, gambas à la provençale, fricassée de supions, daube de poulpe, langoustes sur commande… Voilà un lieu pur Var, pour habitués mais bras ouverts, service tonique et sympa même au cœur de saison. Farniente au déjeuner, romantique en tenue de soirée (cherchez la table des amoureux), convivial plus que confidentiel. Tonnelle, on t’aime!

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