Ça vient de sortir

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Rocket Arena

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Par Cédric Coppola

 

Publié dans la gamme EA Originals, qui met à l’honneur des jeux plus « indépendants », « Rocket Arena » est la dernière petite bombe d’Electronic Arts, destinée à faire un carton. Un titre purement orienté multi dont une des spécificités est d’être le premier jeu de l’éditeur à être Cross Play. Les joueurs de PS4 pouvant donc affronter ceux sur Xbox One ou PC. Une fois son personnage sélectionné, parmi une petite dizaine, avec parité respectée, on se retrouve propulsé dans des arènes en équipe de trois… prêts à en découdre avec un autre trio. Comme on est en droit de s’y attendre, chaque héros dispose de capacités spéciales. A l’aide de roquettes, de boulets de canons et autres joyeusetés tout est bon pour faire grimper la jauge de KO des ennemis, en vue de remporter la mise. Un principe calqué sur « Smash Bros » mais qui fait toujours son petit effet. La jouabilité est instinctive et nerveuse. On a droit à des esquives, à du triple saut… et on peut se propulser en l’air ou grimper sur des murs grâce à ses propres missiles. Plutôt original donc. Le soft étant très coloré (la direction artistique flashy peut néanmoins diviser), il ne se prend pas au sérieux, et c’est tant mieux. Les joutes sont donc assez funs et le mode compétitif en dope l’intensité. Autre bon point, si on n’échappe pas aux microtransactions, celles-ci se limitent aux éléments cosmétiques. Mais que serait un shooter multi sans une variété de modes de jeu ? « Rocket Arena » en compte cinq. En plus du match à mort classique, on note une variante du football, de la protection du territoire, de la chasse au trésor en territoire adverse et des sessions d’entrainement contre l’IA. De quoi se faire la main sur les différents terrains, de qualité homogène. Conclusion, le jeu développé par Final Strike Games a de quoi faire passer des soirées estivales endiablées. Reste toutefois à régler quelques soucis d’équilibrage et de lisibilité pour qu’il s’impose sur la durée. Le choix économique (le titre coûte 30 ou 40 euros selon l’édition choisie) peut aussi peser dans la balance, là où des blockbusters de Battle Royale (genre très en vogue) comme Apex Legends du même éditeur ou Fortnite, proposés en format Free to play possèdent déjà une communauté très implantée. (Jeu testé sur PS4 Pro)

Découverte : Nice Girls

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Elles s’appellent Machine, Felixita, Juniore, Canine ou Hyphen Hyphen. Elles sont chanteuses, musiciennes, performeuses. Ce sont les nouveaux talents musicaux les plus éclatants de la Côte d’Azur. Inout vous les présente.

Canine 

Sous le nom de ce qu’on croyait être un collectif musical féminin se cache en fait Magali Cotta, une Niçoise passée par le conservatoire de Paris,  fan de Nina Simone et de musiques de films,  convertie à l’electro.  Centrée sur le chant choral, enveloppé de boucles electro et de rideaux de cordes, la musique de Canine évoque par certains côtés Hyphen Hyphen,  Sia, Mylène Farmer  ou encore Enya avec ses envolées de cathédrales. Son premier album  Dune a séduit la critique qui en a fait la nouvelle Christine and the Queens. Un beau concert à Anthéa Antibes a confirmé tout le bien qu’on pensait de Canine.

Machine

Révélation du festival  Nice Music Live est le nouveau projet de Mathilde Malaussena, musicienne niçoise  qui marie rock et hip hop avec une énergie et une maîtrise de la scène confondantes. Après avoir fait ses classes dans divers groupes de rock locaux et écumé les pubs du vieux Nice, Mathilde a profité du confinement pour développer son projet solo sous le nom de Machine. Quatre titres autoproduits (et autofilmés) sont déjà sur Youtube. On attend la suite pour la rentrée. Marquée par la découverte précoce d’ Eminem et Rage Against the Machine, Machine nous évoque un mélange de  Chrissie Hynde, PJ Harvey et Mademoiselle K.

Felixita

On lui doit le tube de l’été azuréen : “Nunuages” , une ritournelle acidulée gorgée de soleil accompagnée d’un clip cascadeur tourné à Nice. La jeune niçoise découverte en première patrie de la dernière tournée d’Izia  affirme avoir appris à chanter dans les tribunes du Gym où elle accompagnait ses frangins puis ses petits copains supporters. Déjà présente dans les playlists d’été des plateformes de streaming, on attend avec impatience, à la rentrée, sa reprise féminisée du tube de Jacques Dutronc rebaptisé “J’aime les gars“.

Juniore 

Fille de l’écrivain et prix Nobel Niçois JMG Le Clezio, Anna Jean a fondé Juniore avec une copine du lycée Massena avant de rejoindre à Paris Samy Osta qui l’a aidé à façonner le son délicieusement rétro 60’s du groupe. Deux albums ont établi la popularité de Juniore  qui rayonne désormais bien au delà des frontières régionales et nationales. Les Anglais en sont fous. Nous aussi. 

Hyphen Hyphen 

On ne présente plus Hyphen Hyphen,  dont les concerts endiablés et les deux albums à succès ont établi la réputation dans toute la France et au delà. Portée par la voix puissante de Santa, la musique d’Hyphen Hyphen enflamme toutes les scènes où le groupe se produit. Bien que comptant, comme Juniore, un élément masculin,  Hyphen Hyphen affiche haut et clair sa “féminitude”, dans l’imparable single “Like Boyz” , dont le texte dit le contraire du titre.

Warhammer 40 000: Mechanicus

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Par Cédric Coppola

Au fil des ans, les figurines chères à Games Workshop ont su s’imposer dans l’univers du gaming. Du jeu d’action, du hack’n’slash façon « Diablo », des variantes stratégiques… la franchise s’est essayée à une flopée de styles avec plus ou moins de réussite. Dernier jeu en date « Mechanicus » est un tactical pur et dur, articulé autour de personnages moins emblématiques mais prisés par les fans. Un opus qui arrive sur console plus d’un an après son incursion sur PC. Dans la peau du Tech-Priest Magos Dominus, l’objectif est de remplir une série de missions sur la planète Silva Tenebris, autrefois colonisée, mais dont on ne reçoit plus de contact. Sur place, la menace alien plane… et se tirer d’affaire ne sera pas si simple. Si le pitch semble basique au premier coup d’œil, l’histoire est bien plus complexe. Elle possède différents niveaux de lecture et est longuement développée. Les nombreux personnages rencontrés ont leur motivation, un véritable background et se montrent plutôt bavards, quitte à casser le rythme. A contrario, cela donne un véritable intérêt aux tâches à accomplir. Sur le terrain, il s’agit de se rendre dans des tombes… à l’apparence holographique. Un grand écart qui mélange vestige et technologie plutôt déroutant. Dans les différents couloirs, on déploie ses troupes et atteint des points d’intérêts… On en apprend ainsi plus sur l’univers assez mystérieux avant de s’engager dans des combats au tour par tour, dans l’esprit « X-Com ». On avance donc chacune de ses unités sur une grille pour tenter de surprendre l’adversaire, avant qu’il agisse à son tour. Les capacités actives et passives jouent un rôle primordial. Au fil du temps, on élargit ses compétences et on repart à l’assaut. Classique, mais toujours efficace. Jeu rigoureux, souvent obscur, « Mechanicus » n’est donc pas à mettre entre toutes les mains. L’atmosphère SF possède cependant son propre cachet. Sans être aussi abouti que « Dawn of war », il s’appuie sur des mécaniques rôdées pour happer l’amateur pendant plusieurs dizaines d’heures, voire plus, vu que certains choix ont de réelles conséquences sur le scénario. (Jeu testé sur PS4 Pro)

Psychedelic Furs: Made of Rain

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(Photo Matthew Reeve)

Des revenants . Comment qualifier autrement un groupe (anglais) dont l’album précédent remonte à … 29 ans ! Pourtant, Made of Rain pourrait avoir été enregistré en 1983. Rien n’a changé depuis Talk, Talk, Talk ou Forever Now. Ce mélange de guitare et de saxophone, cette voix repassée à la poudre à récurer, ces rythmiques lourdes comme un coma opiacé, ces mélodies envoûtantes … Les PsyFurs sont de retour avec un disque aussi beau et indispensable que ses prédécesseurs.  Achetez-le : vous l’écouterez encore dans 29 ans.

 

Fontaines DC : A Hero’s Death

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Trop occupés à pogoter dessus, on avait oublié de chroniquer le premier album de Fontaines DC, Dogrel, paru l’an dernier. Honte à nous ! Le groupe de Dublin est probablement la meilleure chose qui soit arrivée au rock indé depuis… Joy Division ?  Ok, disons  Gang of Four .  Minimum ! Autant dire que l’arrivée d’un deuxième album nous a mis en transe. Et on n’est pas déçu du voyage : A Hero’s Death est encore meilleur que Dogrel. Moins punk, l’effet de surprise en moins,  mais la maturité (déjà !) en plus. Tous les (11) titres cassent la baraque. “Televised Mind”, “I don’t Belong” , “A Lucid Dream”, “Clockwork Orange”Ça castagne ! L’album s’achève sur une  puissante ballade intitulée “No“. Mais on dit “oui” à Fontaines DC. 

 

  • Penny Dreadful

Penny Dreadful : City of Angels

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Le pitch

En 1938, à une époque profondément imprégnée de tensions sociales et politiques, la ville de Los Angeles est bouleversée par un crime effroyable. Le détective Tiago Vega (Daniel Zovatto) et son partenaire Lewis Michener (Nathan Lane) s’embarquent dans une enquête épique. Très vite, Tiago et les siens doivent faire face à de puissantes forces maléfiques qui menacent de les déchirer…

Ce qu’on en pense

A chaque plateforme sa série sur le Los Angeles des années 40: Netflix a son Hollywood, OCS un reboot de Perry Mason et Canal+ ce spin off de Penny Dreadful. Une énième enquête policière sur fond de spéculation immobilière, de corruption politique, de sexe et  d’espionnage . Pas trés original  mais la reconstitution du Los Angeles d’avant guerre est si réussie qu’on s’embarque volontiers sur les basques des deux enquêteurs : un jeune inspecteur chicano qui ressemble à Patrick Cohen (Daniel Zovatto) et un vieux juif chevronné (joué par l’excellent Nathan Lane) qui doivent résoudre ce qui ressemble au meurtre rituel d’une famille entière.  Dès la première scène, John Logan (scénariste star d’Hollywood qui a notamment écrit les derniers James Bond) ajoute au tableau une composante fantastique, histoire de coller à la franchise Penny Dreadful, ouverte en 2014-2015 avec une première saison très réussie dont Eva Green était la vedette. L’enquête est donc parasitée par l’existence d’un démon (incarné par Natalie Dormer) qui cherche à faire basculer le monde dans l’apocalypse en utilisant les hommes (un conseiller municipal, le frère du héros, les nazis…) comme de simples pions. Tout cela fait un peu gloubiboulga (trop de personnages, trop d’intrigues parallèles, trop de genres qui ont du mal à cohabiter, trop d’épisodes inégaux), mais la réalisation rattrape toujours le spectateur par la manche pour lui faire avaler un épisode de plus. On arrive au bout des dix épisodes rincé, mais pas fâché. 

Mafia 2 : Definitive Edition

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Par Cédric Coppola

La série Mafia a la particularité de mettre en scène des personnages différents au gré des épisodes. Mieux elle se permet aussi de naviguer entre les époques. Ainsi le premier opus – dont on attend un remake complet à la fin du mois d’août – se déroule dans les années 1930… et le troisième dans la Nouvelle-Orléans des sixties. Quant à « Mafia 2 », dont 2K vient de sortir le remake, il prend essentiellement place dans la ville fictive d’Empire Bay, en 1945, soit dans la foulée de la seconde guerre mondiale. Si le portage de la PS3 à la PS4 est propre, il est important de signaler qu’il s’agit d’un simple lifting. Certaines textures font donc datées et la jouabilité est assez rigide comparée aux standards actuels. On retient cependant l’effort fourni sur les effets de lumière et la direction artistique, vraiment réussie. Il n’est donc pas difficile, surtout pour l’amateur du genre de se plonger dans ce récit fortement inspiré des classiques de Martin Scorsese. Le personnage principal, Vito étant en quête de rédemption et doit affronter en plus de ses ennemis son passé et les errements d’un de ses amis. Présenté comme un jeu en monde ouvert, « Mafia 2 » n’en est pas vraiment un, dans la mesure, où si l’on peut se promener comme bon nous semble dans Empire Bay, les missions s’enchaînent les unes après les autres d’une manière scriptée. Un défaut ? Pas vraiment tant cela permet de se plonger pleinement dans le scénario, bien cousu et rythmé sans temps mort. On note aussi quelques apartés, comme l’ouverture au cœur du conflit hitlérien ou un flashback en prison… De quoi donner de la profondeur à ce TPS que l’on conseille principalement à ceux qui ne l’avaient pas parcouru lors de sa sortie, il y a dix ans. Déjà ! (Jeu testé sur PS4 Pro)

 

 

Stateless

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Le pitch

Par un concours de circonstances, une jeune australienne atteinte de schizophrénie (Yvonne Strahovski) échoue dans un centre de rétention de réfugiés,  où elle se fait passer pour une touriste allemande afin d’échapper à sa famille qui veut la faire interner. Elle découvre la difficile condition des migrants dans son propre pays…  

Ce qu’on en pense

Dans la veine prolifique d’Unorthodox et de Dans leur regard,  Stateless,  nouvelle mini série Netflix, est basée sur une histoire vraie : celle d’une jeune australienne atteinte de maladie mentale, internée par erreur dans un camp de réfugiés. Le scandale qui  suivit la révélation des faits dans la presse, mit en lumière les conditions de rétention inhumaines des migrants en Australie. Cate Blanchett, dont on connait l’engagement, a coproduit la série et joue dedans le rôle de la dirigeante d’un centre de développement personnel par lequel  passe l’héroïne avant de sombrer dans la schizophrénie, peut-être suite à un viol. Incarnée par Yvonne Strahovski (La Servante Écarlate), la malheureuse Sofie échoue dans un centre de rétention du bush,  qui ressemble plus à une prison de haute sécurité qu’à un centre d’accueil de migrants. On y découvre le quotidien misérable des réfugiés, mais aussi des gardiens et des membres de l’administration, soumis aux diktats d’une politique anti-immigrationniste digne des pires dictatures. Une série coup de poing, superbement réalisée et interprétée. 

Rock of Ages 3

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Par Cédric Coppola

Ne cherchez plus le jeu le plus déjanté de cet été, le voilà ! Son nom ? « Rock of Ages 3 »  Sa spécificité ? S’appuyer sur un humour inspiré des Monty Python, essayer de refaire l’histoire et nous propulser dans un tower défense où par exemple des boules de moutons (sic) servent à défoncer les portes de châteaux sauvagement gardés ! Avis aux amateurs de burlesque et de non-sens ! Bien qu’il ne brille pas par sa technique : les graphismes sont sommaires, le design des personnages est particulier et quelques soucis de lisibilité ternissent le tableau, difficile de ne pas être séduit par la fraîcheur de cette proposition signée Giant Monkey Robot et ACE Team. Un habile mélange entre l’arcade pure et dure et le jeu de stratégie. Dans le premier cas, on dirige la grosse boule en essayant comme dans « Monkey Ball » d’arriver à destination. Les pistes sont sinueuses et bourrées de pièges. Eviter les embûches, éviter de déformer ladite boule qui ne roulerait plus droit, conserver le plus d’animaux possibles pour causer un maximum de dégâts à l’adversaire sont le lot de tout conquérant virtuel. Dans le second cas, la mission consiste à contrer différentes vagues d’attaques en plaçant des obstacles. Tours, catapultes, obstacles, rien ne manque… Bien entendu, chaque construction nécessite des points de ressources. Il faut donc calculer au mieux les déviations à imposer aux boules ennemies, pour que ces dernières n’arrivent pas à destination. Les possibilités étant nombreuses, on essaie volontiers de nouvelles stratégies. En sus d’un copieux mode histoire où l’on remonte le temps, en partant d’une époque lointaine, avant la naissance d’un certain J.C, le titre se dote – une première dans la série – d’un éditeur de niveau complet. Les créations peuvent ensuite être partagées en ligne avec la communauté. De quoi laisser libre cours à son imagination et rallonger la durée de vie.

(Jeu testé sur PS4 Pro)

Découverte: Machine

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Révélation du Festival Nice Music Live, Machine est le nouveau projet d’une artiste Niçoise, Mathilde Malaussena,  qui marie rock et hip hop avec une énergie et une maîtrise de la scène confondantes. En combinaison de pompiste rouge, Telecaster en bandoulière, avec ses machines et un batteur en support, elle a enflammé la scène du Théâtre de verdure,  où elle se produisait pour la première fois,  en ouverture du  festival. Une performance qui méritait de plus amples présentations…

D’où viens-tu Machine ? 

Je suis née à Nice et j’ai commencé à faire de la musique  vers l’âge de 17 ans. La découverte de Rage Against The Machine et d’Eminem a été prépondérante dans mes influences. Après un passage au Conservatoire , en classe de musiques actuelles, j’ai joué avec pas mal de groupes de rock dans les bars. C’est le confinement qui m’a permis de me poser et de développer ce projet solo,  hip hop et rock. J’ai enregistré plusieurs titres et tourné quatre clips qui sont visibles sur Youtube en tapant  machinemusicofficiel dans la barre de recherches.

Pourquoi ce nom de scène ?

J’aime bien le mélange entre un certain anonymat (“Hé, machine, tu vas bien?” ) et le côté puissant dans sa discipline (“Une vraie machine“). La référence à RATM est en bonus.

Tes projets ? 

Je continue à bosser les morceaux pour essayer de sortir deux titres à la rentrée sur les plateformes de streaming. Et j’espère reprendre très vite les concerts, parce que c’est quand même là que je me sens le mieux.

 

Felixita : sur un “Nunuage”

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(Photo Andrea Montano) 

Son premier clip nous a mis sur un “Nunuage” : Felixita signe avec cette vidéo gorgée de soleil, de cascades et d’humour ce qui pourrait (devrait !) être un des tubes de l’été 2020. Repérée l’an dernier en première partie d’Izia, la jeune Niçoise à la voix haut perché et au tempérament affirmé a profité du confinement pour peaufiner les chansons d’un EP à paraître cet hiver. On a voulu savoir qui se cachait sous ce pseudo prometteur

Felixita, c’est un hommage à la chanson d’Al Bano et Romina Power ?

Un peu, pour le côté San Remo et Dolce Vita…  Mais c’est surtout l’idée du bonheur et du plaisir que j’essaie de communiquer avec mes chansons. Surtout le plaisir. Parce que le plaisir, moi j’aime ça  ! (rires).

Qu’est ce qui vous a décidée à chanter ? 

Au départ, je voulais être actrice. Après le lycée (Massena/Calmettes), je me suis inscrite dans un cours de théâtre à Paris,  mais j’étais hyper nulle. Pour mémoriser mes textes,  j’étais obligée de me les chanter. Un jour que j’allais en répète en vélo, en chantant mes textes dans ma tête, je me suis pris un abribus et je me suis fait hyper mal. Je ne sais pas si ça s’est mélangé ou quoi, mais pendant ma convalescence j’ai décidé de laisser tomber les cours de comédie et de me lancer dans la chanson. Je suis rentrée à Nice et j’ai commencé à écrire…

D’où vous vient ce goût pour la chanson vintage?

Dans l’atelier de ma mère à Nice, il y a avait Radio Nostalgie en fond sonore. J’ai été baignée de chansons françaises : Dalida, Claude François, Charles Aznavour, Françoise Hardy… J’ai toujours aimé ça, même si après, au collège, pour brancher les garçons,  j’apprenais par cœur les textes des rappeurs du moment et les chants des supporters de l’OGC Nice… Quand j’ai commencé à écrire mes chansons sur le piano de la maison,  à Nice, c’est sorti comme ça. Je revendique aussi mes racines sudistes : un côté contemplatif, jouir de la vie, faire la sieste… Ne rien faire, mais avec force ! (rires) 

Le tournage du clip de “Nunuages” a dû être épique ?

C’est rien de le dire ! J’ai réalisé moi-même toutes les cascades, sans doublure  (rires). Le pire c’est qu’on a tourné au mois de janvier : l’eau était hyper froide. Le saut de la Rascasse, j’ai cru mourir… Je voulais que le clip ait un côté “vieux film français”…  En fait, je voudrais écrire des chansons de films de Belmondo !  (rires)

De quoi sera fait votre rentrée ?

Je dois faire la première partie des Zéniths de Therapie Taxi fin septembre,  si la crise sanitaire le permet. Je croise les doigts, parce que ce serait super. On partage pas mal d’influences, il y a une connivence… Je dois aussi faire la première partie de Pomme à Bruxelles en octobre.  D’ici là, j’aurai sorti un nouveau single : “J’aime les gars” (une trés chouette adaptation au féminin de “J’aime les filles” de Jacques Dutronc NDLR). Et l’EP suivra cet hiver…  

Jeux 2 K sur Switch

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Par Cédric Coppola

Remake, reboot, simple lifting ou  portage…  Les formules sont connues et permettent aux éditeurs de proposer l’ensemble de leur gamme sur toutes les consoles. En toute logique, la Switch ne fait pas exception à la règle. Sa puissance moindre comparée aux PS4 et Xbox One  ne l’empêche pas d’accueillir une flopée de hits. Certes, la qualité graphique est souvent en deçà, la fluidité n’est pas forcément optimale et les titres sont un peu datés… Mais le plaisir de pouvoir les emporter partout avec soi rattrape la mise. Ainsi 2K propose une partie de son catalogue sur Switch. Les amateurs de FPS et d’histoires ficelées seront ravis de retrouver la trilogie « Bioshock ». Situées dans la moyenne haute du genre – le premier par son originalité, sa direction artistique et sa narration est un chef d’œuvre, qui avait donc marqué l’année 2007, ces aventures sur Rapture se différencient de la concurrence par leur profondeur et l’originalité du gameplay, où l’on peut cumuler des pouvoirs. L’ensemble est limité à 30 FPS et on perd parfois en finesse, mais le rendu est propre et parfaitement jouable.

BORDERLANDS

Les deux premiers épisodes de « Borderlands » et le préquel s’invitent également sur Switch. Dommage que l’opus 3 sorti l’an dernier soit absent tant il apporte de la variété en promenant les chasseurs de l’Arche de planète en planète. Il n’en reste pas moins que le trio de cette Legendary Edition occupe des centaines d’heures. Les graphismes façon Cell Shadding résistent au temps et le côté loot du FPS rend les aventures chronophages. Toujours aussi fun, donc.

X-COM2 

Last but not least, un certain « X-Com 2 », vient compléter l’offre des jeux tactiques au tour par tour déjà disponibles sur une machine, qui entre « Mario vs Lapins crétins » ou « Mutant year zero » possède déjà une offre fournie en la matière. Si l’on perd forcément en précision comparée à la version de référence sur PC, se plonger dans la guerre entre humains et aliens est toujours aussi accrocheur, tout comme le fait de développer sa base. Un titre sérieux, sans fard à parcourir d’urgence pour ceux qui étaient passés à côté. D’autant plus qu’à l’instar des autres jeux proposés par 2K, les DLC sont présents sur la cartouche. Si on se réjouit de voir débarquer de tels jeux sur l’hybride de Nintendo, on peut par contre déplorer que chaque compilation soit vendue une cinquantaine d’euros… Tarif élevé quand on sait que par exemple, la « Borderlands handsome collection » a été offerte sur l’Epic Game Store PC fin mai… Sans compter que l’achat d’une grosse carte mémoire est indispensable, les jeux occupants chacun une trentaine de gigas une fois installés, sur une Switch qui en dispose de 32 d’origine. Une donnée à prendre en compte avant de partir à l’action. (Jeux testés sur Nintendo Switch)

 

F1 2020

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Par Cédric Coppola

 

La saison 2020 tronquée pour cause de Covid ? Pas de panique, il est désormais possible de la jouer en intégralité sur PS4 et pourquoi pas arriver à hisser le pilote monégasque Charles Leclerc sur la plus haute place du podium et couronner Ferrari ?  Ce serait un exploit vu les contre performances de la voiture dans le championnat réel.  Fidèle à son rendez-vous annuel donc, Codemasters nous livre une cuvée solide enrichie par le retour du mode deux joueurs en écran scindé sur la même console et par l’arrivée de Mon écurie, où l’aspect gestion tient un rôle primordial. Mais commençons par les sensations. Une fois en piste le rendu est proche de celui de l’an dernier. Des petits éléments comme l’ERS et la présence d’un rétroviseur intérieur renforcent un chouia l’immersion. Peu de changements, mais la qualité du gameplay et le rendu technique sont déjà proches de la perfection. Les options de personnalisation sont toujours aussi nombreuses. Difficulté, longueurs des runs, réglages pointus… rien n’est laissé au hasard. Quant aux débutants ils seront ravis d’apprendre qu’une aide au pilotage leur est spécialement dédiée et sanctionne moins les sorties de piste. Enfin, il est également possible de choisir le nombre de courses par saison lors du mode carrière. Y compris lors de la partie consacrée à la F2.

En plus de ces ajustements,  F1 2020  possède un atout de taille en nous permettant de créer une écurie en espérant la faire grimper dans la hiérarchie. Si on retrouve certains éléments de gameplay de la carrière : gagner des courses, effectuer les essais pour remplir des objectifs et glaner des points de Recherche / développement, répartir ces points auprès des différents pôles techniques (moteur, aérodynamique, fiabilité…), chaque choix a beaucoup plus d’incidence. Sans compter qu’il faut aussi gérer son planning, faire de la promo, signer avec des sponsors, répondre aux questions des journalistes (une partie sous exploitée) et gérer le coéquipier que l’on aura pris soin d’embaucher. Complet. La partie multijoueur est une nouvelle fois soignée. A deux, en local, c’est parfaitement fluide et le online permet de défier les meilleurs. On note également l’arrivée du Podium Pass, où l’on débloque des objets cosmétiques et des célébrations pour fêter sa victoire sur les 22 circuits officiels présents sur la galette, en incluant les deux petits nouveaux au Vietnam et aux Pays-Bas. Et pour ceux qui en voudraient toujours plus une édition consacrée au légendaire Michael Schumacher est disponible. Pour quelques euros de plus, certains bolides pilotés par la star allemandes arrivent dans les stands. En enrichissant son offre « F1 2020 » conclut donc de bien belle manière son aventure sur PS4. Fun mais aussi technique (surtout avec un volant), le jeu s’impose comme la nouvelle référence. Reste désormais pour Codemasters à  négocier avec panache le virage sur Next Gen, en espérant découvrir l’an prochain un titre qui décoiffe.  A vos paddocks ! (Jeu testé sur PS4 Pro)

Thomas Dutronc : Frenchy

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Le coup des reprises jazzy, en français ou en anglais, on nous l’a déjà beaucoup fait. Ce n’est pas forcément signe  de bonne santé créative et généralement,  on regrette plutôt les originaux. Le nouvel album de Thomas Dutronc est  l’exception  qui confirme la règle. Cela tient au talent personnel de l’artiste,  à sa manière , à la fois pro et détachée, d’envisager l’exercice, au choix des chansons (mélange de classiques anglais et français) et à celui des musiciens et des guests . Le casting des duos  est assez fabuleux : Iggy Pop et Diana Krall sur “C’est si bon” , le ZZ Top Billy Gibbons sur “La Vie en rose”, Youn Sun Nah sur “Playground Love”, Stacey Kent sur “Un homme et une femme”, Jeff Goldblum sur “La Belle vie”, Haley Reinhart sur une sublime relecture en duo anglophone de “Ne me quitte pas”… Classe !  Les orchestrations restent dans l’esprit des originaux avec une touche manouche pour les guitares et un côté easy listening pas désagréable du tout. Le timing de sortie, bien que bousculé par le Covid,  n’est pas mal non plus: Frenchy a tout pour devenir un must des longues soirées d’été. En attendant la tournée dont le fils Dutronc a donné un avant goût lors d’un superbe live stream depuis l’Observatoire de Nice.

Perry Mason

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Le pitch

1932, Los Angeles. Alors que le reste du pays se remet de la Grande Dépression, la ville est en plein boom. Pétrole, Jeux Olympiques, ferveur évangélique…  Mais quand l’affaire criminelle de la décennie arrive entre les mains de Perry Mason (Matthew Rhys) , le jeune détective privé, traumatisé par la grande guerre, se lance dans une quête de la vérité qui va révéler les fractures de la Cité des Anges. Et par la même occasion ouvrir la voie à la propre rédemption de Mason…

Ce qu’on en pense

Il fallait oser ! Incarné pendant près de 30 ans par l’inoxydable Raymond Burr, l’avocat  Perry Mason était devenu une icone de la télé américaine,  après avoir été pendant 40 ans le héros des romans de Earle Stanley Gardner . Les créateurs de Westworld et Friday Night Lights, Rolin Jones et Ron Fitzgerald, ont pourtant imaginé un reboot dans lequel on découvre la jeunesse du héros, alors qu’il était encore détective privé dans le Los Angeles de la Grande Dépression. Traumatisé par son engagement dans les tranchées de 14-18, alcoolique et fauché, Mason va se retrouver mêlé à la plus grande affaire criminelle de l’époque : l’enlèvement et le meurtre d’un bébé. Une enquête digne de Philip Marlow ou de Jake Gittes (Chinatown), mise en scène comme un remake du Dahlia Noir. Rien ne manque à la reconstitution du Los Angeles des années trente et Matthew Rhys (The Americans) incarne impeccablement ce Privé mal rasé et au bout du rouleau.  Logiquement, on est repartis pour 30 ans.