Ça vient de sortir

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Capcom Fighting Collection

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Par Cédric Coppola

 

Fidèle à sa politique de recycler ses anciens jeux sur les nouvelles consoles, Capcom sort cet été une compilation consacrée à certains de ses jeux de combatsmais pas seulement ! Puisque l’on retrouve certains hits comme Super Puzzle Fighter II Turbo. Un jeu qui à lui seul justifie de (re)passer à la caisse.

Quand Ryu, Ken et Chun Li s’affrontent en s’envoyant des blocs façon Tetris, ça déménage, et il suffit de relancer quelques minutes cette proposition colorée pour se rendre compte du caractère addictif de cette proposition qui a marqué l’année 1996… Bien entendu, une flopée d’autres titres sont inclus… Et surprise cinq d’entre eux sont consacrés à la saga Darkstalkers / Vampire. Des beat’em all techniques à la direction artistique hors pair. Moins connus, Red Earth met à l’honneur des fights dans le style héroïc-fantasy, Super Gem Fighters réunit les héros de Street Fighter en version Super deformed, Cyberbots  et l’incontournable Hyper Street Fighter II : The Anniversary Edition , jeu culte par excellence. En découle une sélection cohérente qui saura ravir les amateurs du genre… Surtout que l’ensemble est accompagné de divers bonus, comme la sauvegarde rapide, un musée pour découvrir différents documents et des médailles à collectionner. Sans oublier le jeu en ligne, cela va de soi. (Capcom, jeu PS4, testé sur PS5 avec la rétrocompatibilité)

Maria Larrea : Les gens de Bilbao…

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Par MAB

Quel plaisir de lecture que le premier roman de Maria Larrea jusque-là, scénariste et réalisatrice ! À coup sûr « Les gens de Bilbao naissent où ils veulent » sera une des pépites de la rentrée littéraire.  Un récit « étourdissant de style, d énergie et de vie » vante même et avec raison, l’éditeur  ( Grasset ) en quatrième de couverture. Tellement entraînant que l’on  voudrait, lecture faite, rencontrer la romancière  mi parisienne , mi espagnole.  Parler avec elle , comme le dirait Almodovar dont elle connaît si bien la filmographie.  Lui dire combien elle est fine, drôle et émouvante . Puis qu’elle nous confirme ( ou pas ) que tout est vrai dans son rocambolesque parcours de vie. Tout commence, donc, en Espagne. En juin 1943, une prostituée de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux Jésuites. Non loin de là, en Galice,  une femme accouche d’une fille qu’elle abandonne aux sœurs d’un couvent. Les deux orphelins nés sous la misère du sinistre Franco, se rencontrent, se marient et partent à Paris. La Galicienne devient femme de ménage, le Basque, gardien du théâtre de la Michodière. Maria, leur fille, est la narratrice…  Tout aurait pu en rester là: l exil, des parents pauvres. L’alcoolisme du père. Le mutisme  de la mère. L’ adolescence rebelle de la fille et son complexe de classe. Cela aurait été une autobiographie ou une bio fiction comme il y en a tant. Or à vingt sept ans , celle qui pensait s’être affranchie de ses origines, va voir son existence renversée par une lecture  de tarot faite par le cinéaste Jodorowsky.  La voilà, alors , partie dans une course folle vers le passé des siens. Questions, enquête, investigation scientifique, aller et retour à Bilbao où tout à commencé… pièce après pièce, révélation après révélation, Maria recompose le puzzle familial et découvre qui elle est, les lecteurs, captivés, collés à ses basques.  Une batarde on ne sait pas.  Une écrivaine, on en est sùr !  

Visual novels en JV

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Par Cédric Coppola

 

Démocratisés avec des hits comme Danganronpa, les visual novels sont de plus en plus nombreux à sortir sur nos consoles. Le principe : suivre une aventure narrative où l’on interagit avec parcimonie peut laisser pantois… sauf si l’histoire racontée est accrocheuse et que les développeurs prennent soin d’impliquer à minima les gamers… Ce qui est précisément le cas des deux derniers candidats en lice.

Entièrement traduit en français, Yurukill The Calimniation games est une enquête totalement barrée, où notre prisonnier participe à une série de jeux. Dans sa quête, il devra fouiller de fond en comble chaque pièce pour faire avancer l’intrigue et lever le voile sur les raisons de son enfermement. Des interrogatoires qui nécessitent de regrouper les indices pour trouver les bonnes réponses sont aussi à l’honneur. En plus d’être servi par des graphismes styles manga accrocheurs, le titre de Nis America se démarque de la concurrence grâce à une partie shoot’em up à défilement vertical ! A bord d’un vaisseau, il faut donc régulièrement faire parler la poudre et vaincre des boss. Original. (Testé sur PS5)

Le cas de The Centenial Case : A shijima Story est différent, puisque cette fois l’histoire est racontée via des vidéos en live-action. Une sorte de film interactif, correctement interprété et mis en scène par Koichiro Ito (connu pour avoir travaillé sur Metal Gear Solid V) qui prend la forme d’un thriller où l’héroïne est une auteure de polar que l’on dit maudite… Pour savoir le fin mot de l’histoire de cette production Square Enix, il est nécessaire d’être attentif à chaque scène, avant de résoudre des puzzles et de livrer ses déductions. Prenant, même s’il faut composer avec certains événements alambiqués, ce qui compliquera forcément la tâche de tous les Sherlock Holmes en herbe. (Testé sur Nintendo Switch)

Pierre Adrian : Que reviennent…

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Par MAB

«  Là, sur la route de la mer , après le portail blanc, dissimulées derrière les haies de troènes, les tilleuls et les hortensias, se trouvaient les vacances en Bretagne. Août était le mois qui ressemblait le plus à la vie… ». C’est ainsi ou presque que commence le tendre et émouvant roman de Pierre Adrian « Que reviennent ceux qui sont loin ». Le récit, fait d’une multitude de petits riens que chacun peut avoir vécu, est d’une douce mélancolie. Le trentenaire -sans doute double de l’auteur – qui revient, après de longues années d’absence, dans la grande maison familiale se remémore les étés de son enfance entre grands-parents, parents, tantes et cousins et mesure le temps passé. Dans ce décor de toujours, au contact de Jean, un gamin qui lui ressemble, entre les après midis à la plage et les fêtes sur le port, il prend conscience avec résignation non seulement de sa bascule dans l’âge adulte mais aussi du tragique de toute existence. Fut elle privilégiée comme celle de la plupart des membres de cette famille enracinée, soudée et bien pensante… Pierre Adrian est jeune. Il a trente ans comme son héros. Et pourtant « Que reviennent ceux qui sont loin » est déjà son quatrième ouvrage après « La Piste Pasolini » , « Des âmes simples » et « Les bons garçons ». C’est à l’évidence un écrivain. Il a une plume et sait faire ressentir tout ce qui fait une région, une maison et une famille. Les odeurs de la nature. Le goût de la plage et de l’eau salée.L’ennui des après midi de plage. Le bruit des cousinades et des fêtes de village et entre les lignes cette impalpable tristesse des jours heureux enfuis et des lendemains qui déchantent. La chute,même si elle était prévisible, laisse le cœur gros. 

Beck+Depp : 18

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Par Ph.D

En attendant de retrouver,  un jour peut-être, son aura ternie de star hollywoodienne, Johnny Depp renoue avec sa première passion : la musique. Après les bien nommés Hollywood Vampires (Alice Cooper, Joe Perry, Tommy Henriksen), Jeff Beck a , semble-t-il succombé, aux charmes troubles de l’ex-Pirate des Caraïbes et lui a offert une wild card sur  sa tournée européenne (voir ici) et quelques heures de studio pour un album de reprises assorti de  quelques originaux. Très honnêtement, un single (« Isolation »/ »This is a song for Miss Hedy Lamarr« ) aurait largement suffi à faire un peu de buzz et à contenter les fans des deux hommes. L’album n’apportera rien à la discographie en dents de scie du guitariste génial mais pas toujours inspiré sur ses choix musicaux, et confirme que Johnny Depp a bien fait de faire du cinéma plutôt que de se lancer dans une carrière de chanteur. En dehors des deux titres précités et d’une reprise du Velvet Underground (Venus in Furs) rehaussée d’un solo de guitare bien trituré,  rien ne vaut la peine d’être écouté plus d’une fois. Certains titres virant au prog-rock, au disco  ou à la techno sont même à oublier de toute urgence.

 

 

Sonic Origins

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Par Cédric Coppola

Plus de trente ans après sa première apparition, Sonic continue à faire parler de lui. Et si ses dernières sorties vidéoludiques, à l’exception de Sonic Mania, n’ont guère marqué les esprits, le hérisson performe au Box-Office cinéma grâce à ses deux films et reste donc extrêmement populaire. Pour surfer sur ce succès, Sega nous propose de revivre les premières aventures de sa mascotte lors d’un Sonic Origins qui fait inévitablement vibrer la corde nostalgique. Au menu : quatre Jeux. A savoir Sonic 1, 2, 3 et l’opus moins connu sorti sur Mega CD. Dans tous les cas, on se retrouve devant de la plateforme 2D pure et dure typique des années 1990. En compagnie du petit être bleu mais aussi de ses amis Tails et Knuckles on fonce à toute allure, affronte les sbires de Robotnik, récolte des anneaux ou des gemmes et résout quelques énigmes. Efficace. L’intérêt de cette compilation consiste à pouvoir jouer l’ensemble des jeux en mode classique au format 4/3 ou… Anniversaire ! Dans ce cas, les titres ont été légèrement revus pour s’afficher en 16/9 tout en conservant le côté pixel d’origine. On découvre aussi la quadrilogie, dans l’ordre, comme une seule aventure, en profitant des sauvegardes. Bien vu ! Au niveau des ajouts, en sus du musée où l’on débloque des illustrations, on note la possibilité d’effectuer des petites missions ou l’enchaînement de boss. Cependant, c’est surtout la présence de petits dessins animés qui viennent égayer le périple qui renforcent l’immersion. A défaut d’être indispensable et en dépit de quelques manques (aucune fonction flashback) cette compilation assure l’essentiel… Dommage donc qu’elle soit vendue au prix fort (40 euros en version de base). Vivement une ristourne ! (Jeu testé sur PS5)

Notre Dame brûle

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Par J.V

Le Pitch

Heure par heure, l’invraisemblable réalité des évènements du 15 avril 2019 lorsque la cathédrale Notre Dame subissait le plus important sinistre de son histoire. Et comment des femmes et des hommes vont mettre leurs vies en péril dans un sauvetage rocambolesque et héroïque…

Ce qu’on en pense

A la manière d’Oliver Stone avec la tragédie du 11 septembre (World Trade Center) et avec des moyens hollywoodiens, Jean-Jacques Annaud raconte, heure par heure, l’incendie de Notre Dame et comment les pompiers ont réussi a sauver in extremis la cathédrale. Un film catastrophe  à grand spectacle, qui immerge le spectateur dans le brasier, avec les hommes qui l’ont combattu. Pas de révélation à attendre sur l’origine,  toujours mystérieuse du sinistre,  mais une reconstitution minutieuse et spectaculaire des heures les plus chaudes qu’ait connu Notre Dame dans sa longue histoire.

Chantal Thomas :  Journal de nage 

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Par MAB

Chantal Thomas, romancière à succès des « Adieux à la Reine » a grandi dans le bassin d’Arcachon. Depuis, l’eau, qu’elle soit douce ou salée, a toujours été son refuge et son terrain d’inspiration. Dans « Souvenirs de la marée basse » (2017 ) premier volume de son autobiographie de nageuse, elle racontait d’ailleurs avoir hérité de sa mère Jackie, ce goût pour l’élément aquatique. Avec « Journal de nage », qu’elle écrivit jour après jour durant l’été 2021, elle plonge à nouveau dans le grand bain. Le confinement, y écrit-elle, l’avait poussée à «l’hypocondrie et la paranoïa » lui avait « blanchi la peau et ramolli les muscles. Bref, l‘avait « séparé de son corps et éloigné de l’envie du dehors ». D’où, une fois la liberté retrouvée, cet irrépressible besoin de se laver de la pandémie en plongeant dans la Méditerranée. Elle le fit depuis Nice et la bien nommée Baie des Anges. Le lieu même où sa mère Jackie finit ses jours. Ce « Journal de nage » est un délice. De fragments en souvenirs, Chantal Thomas y dit non seulement « l’étonnante douceur de l’eau , l’abandon à une immensité qui se charge de vous et de vos ressources de plaisir ». Non seulement « La grâce féminine de la nage indienne ». Mais relate une multitude de choses vues et entendues. Plonge dans le paysage en compagnie des mouettes. Fait le portrait de quelques baigneuses. Tente de comprendre ses rêves aquatiques. Mêle hier et aujourd’hui et accompagne ses sensations et visions des histoires d’eau d’écrivains célèbres qui l’ont précédée, notamment Franz Kafka et Paul Morand. Rien de cuistre chez cette académicienne. Au contraire, les jours relatés en bord de mer sont si fluides et si universels qu’il faut les suivre en se laissant bercer de ses propres souvenirs. Puis, les pages achevées, aller tout simplement nager. 

Isabelle Carré : Le jeu des si

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Par MAB

On connaît Isabelle Carré, comédienne de théâtre et de cinéma.  Mais, ce que l’on sait moins c’est que, depuis quelques années , la même blonde et discrète Isabelle poursuit aussi une carrière d’écrivaine.  En 2018 elle publiait « Les rêveurs »; en 2020 «  Du côté des indiens » et aujourd’hui « Le jeu des si » . Comment définir ce nouvel ouvrage ?  Une auto fiction sans doute puisque la narratrice est comédienne . Un rêve éveillé également  puisque cette histoire en deux parties se déploie en kaléidoscope en mêlant sans cesse le vrai et le faux. Le point de départ est plutôt original: Alors qu’elle attend son fiancé qui devait venir la chercher à l’aeroport , Elisabeth s interroge : et si elle se faisait passer pour la cliente de ce taxi dont la pancarte réclame une certaine Emma ? Impulsivement, elle s’engouffre dans la voiture vers une destination inconnue pour vivre une autre vie que la sienne. Adieu  futur ex-mari, vie parisienne et stress au travail . Emma sera dans un petit village de montagne la jeune fille au pair de Jean et Suzanne … Le récit aurait pu s’arrêter là . Or,  dans un deuxième temps il ne sera plus question d’Elisabeth mais de la narratrice elle-même qui alors qu’elle est en cours d’écriture de ce qui précède découvre que son mari la trompe. Est-ce la réalité ou un fantasme ? Et comment s’évader alors que le monde est confiné ? Si ce n’est en changeant d identité ! Un roman dense, complexe, assez humble,  et dont certains passages touchent à l’universel .

Les Vedettes

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Par Ph.D

Le pitch

Daniel (Gregoire Ludig), un chanteur raté, travaille dans un magasin d’électroménager. Prêt à tout pour rembourser ses dettes et se retrouver sous le feu des projecteurs, il décide d’utiliser Stéphane (David Marsais), un collègue naïf et prétentieux, pour participer à des jeux télévisés. Alors oui tout les oppose, non ça ne sera pas de tout repos, mais Daniel et Stéphane sont plein de ressources…

Ce qu’on en pense

Si on n’avait pas vu Mandibules de Quentin Dupieux,  ni Le Grand Soir de Kervern et Delepine, on aurait sans doute davantage apprécié le deuxième long métrage du Palmashow. Entre le surréalisme de Dupieux et la fibre sociale des K&D, Grégoire Ludig, David Marsais et leur réalisateur Jonathan Barré (le mal nommé)  livrent une comédie amusante mais anecdotique sur la société de consommation et les médias. Né sur Internet, le  duo d’humoristes a réussi son passage à la télévision mais peine toujours à convaincre au cinéma.

 

Zaï Zaï Zaï Zaï

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Par Ph.D

Le pitch

Fabrice (Jean-Paul Rouve),  acteur de comédie, réalise qu’il n’a pas sa carte de fidélité alors qu’il fait ses courses. Malgré la menace d’un vigile, il parvient à s’enfuir. Commence alors une cavale sans merci, pour celui qui devient rapidement l’ennemi public numéro 1. Alors que les médias s’emparent de l’affaire et que le pays est en émoi, le fugitif, partagé entre remords et questions existentielles, trouve un point de chute inattendu, quelque part en Lozère…

Ce qu’on en pense

Après Le Discours, il se confirme que l’univers absurde des BD de Fabcaro est difficilement transposable au cinéma.  Thomas Desagnat, à la réalisation et son casting étoilé ( Jean-Paul Rouve, Yolande Moreau, Julie Depardieu , Ramzy Bédia ) ne déméritent pourtant pas,  mais rien n’y fait : la farce ne prend pas. Il faudrait peut-être un vrai spécialiste du nonsense comme Quentin Dupieux pour faire du cinéma avec ces sketches et de ces réparties loufoques ?  Ce n’est sans doute pas pour rien que les cases de Fabcaro ne représentent que des personnages statiques et que le plus souvent la même image sert à décliner tout le gag : il y a un rapport entre l’immobilité des sujets et leurs délires, que le cinéma ne peut visiblement pas reproduire. Autant aller siffler sur la colline…  

Maigret

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Par Ph.D

Le pitch

Le commissaire Maigret (Gérard Depardieu) enquête sur la mort d’une jeune fille (Clara Antoons). Rien ne permet de l’identifier, personne ne semble l’avoir connue, ni se souvenir d’elle. Il rencontre Betty (Jade Labeste), une délinquante  qui ressemble étrangement à la victime, et réveille en lui le souvenir d’une autre disparition, plus ancienne et plus intime…

Ce qu’on en pense

Décidément, Simenon inspire Patrice Leconte. Maigret, son 30e long métrage,  est une réussite digne de M. Hire (1989). Gérard Depardieu, monstrueusement humain, y tient le rôle du fameux commissaire,  dans un mastic, des éclairages et des graphismes qui rappellent qu’avant de devenir réalisateur, Patrice Leconte était bédéaste. Plus qu’à la reconstitution du Paris des années 50, Leconte s’attache à en retrouver l’atmosphère,  dans un film expressionniste sur lequel flotte l’ombre de Murnau. La réalisation ne se réduit toutefois pas à un simple exercice de style : l’adaptation de Maigret et la jeune morte, publié en 1954, permet de s’intéresser à l’homme derrière le policier,  à ses failles et à ses peines. Marqué par le deuil de sa seule enfant, privé de sa pipe et des plaisirs de la table, Maigret traine sa lourde carcasse et murmure plus qu’il ne parle. Au bout du rouleau, il retrouve pourtant foi en l’humanité dans les grands yeux d’une fille perdue (Jade Labeste) qui lui rappelle et la morte et sa fille. Bien entouré (Mélanie Bernier, André Wilms dans une de ses dernières apparitions marquantes…) et toujours là quand il faut, Depardieu mobilise pour le rôle les merveilles de sensibilité qu’il sait déployer sur scène lorsqu’il chante Barbara. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Maigret, c’est tout lui.  

Wildcat Gun Machine

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Par Cédric Coppola

Wildcat Gun Machine s’inscrit dans la grande tradition des Twin gun shooter, à savoir ces jeux de tirs où l’on dirige le personnage avec le pad de gauche et oriente son tir avec celui de droite. Dans un monde futuriste labyrinthique et grisâtre, notre héroïne doit donc se frayer un chemin parmi des hordes de monstres, libérer quelques robots et résoudre des petites énigmes. Mais que l’on ne s’y trompe pas, l’histoire passe au second voire au troisième plan et l’objectif de Chunkybox games est de proposer un titre d’action frénétique qui met les réflexes à rude épreuve. Heureusement, au fil de sa progression, on récolte de l’armement de plus en plus puissant… Chose indispensable pour venir à bout du bestiaire et des nombreux boss. Réservée au hardcore gamers par sa difficulté et assez redondante dans sa mécanique – il est nécessaire de refaire plusieurs fois certains niveaux et le côté die & retry pourra en frustrer plus d’un – la proposition ne se classe donc pas parmi les classiques du genre mais a le mérite de dégager une réelle personnalité notamment dans son lore, dystopique à souhait (Sur Nintendo Switch).

The Police : Around the World

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Par Ph.D

En 1979, The Police (Sting, Stewart Copeland, Andy Summers) entament leur première tournée mondiale dans la foulée du succès de « Roxane » sur leur premier album,  sorti en pleine frénésie punk. Bien qu’assimilés au mouvement, les Police ne sont pas des punks , loin de là. Ce sont d’excellents musiciens qui ont flairé le filon en tordant un reggae blanc qui allait les propulser au firmament avec la sortie de leur deuxième album et de l’imparable « Walking on the Moon« . Le digipack Around the World restored and expanded comprend, comme son titre l’indique la version restaurée du DVD qui documentait cette première tournée mondiale ( un collage de clips potaches réalisés par le groupe lui même sur la route et de séquences de concerts, dont  4 performances captées au Japon et à Hong Kong qui ne figuraient pas sur le DVD original) et un CD live dans lequel le trio joue les hits de ses deux premiers albums avec la frénésie euphorique de ceux qui voient leur public doubler de date en date et qui n’en reviennent encore pas.  Les fans du premier album retrouveront avec nostalgie le trio dans sa première incarnation punk,  juste avant que The Police ne devienne un groupe FM et n’implose sous le poids de son phénomènal succès.

 

 

MotoGP 22

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Par C.C

Un an jour pour jour après la mise à jour Next-Gen de MotoGP21, les italiens de Milestone remettent le couvert pour une nouvelle saison de Grand Prix moto, et ajoutent, cela va de soi, quelques améliorations à leur simulation. En tête de liste on voit l’arrivée d’une histoire scénarisée articulée autour d’une des luttes les plus acharnées qui a vu la victoire de Valentino Rossi en 2009. Images d’archives, défis sur les 17 tracés à disposition et suspense sont au programme de ce mode rafraichissant. Autre bonne nouvelle, la possibilité réclamée par tant de gamers, de pouvoir jouer à deux, en écran splitté sur la même console. De quoi renforcer la convivialité. Pour le reste, Moto GP 22 reprend les bases de son prédécesseur, avec une jouabilité qui demande un certain temps d’adaptation pour maîtriser l’inertie des bolides, une carrière qui permet de commencer dans les divisions inférieures avant de pouvoir batailler pour le titre de champion du monde, en gérant au préalable ses contrats et l’aspect gestion & développement. Quant au rendu en piste, il est convaincant, avec un affichage en 60fps qui ne faiblit pas et une intelligence artificielle remaniée de façon à corriger les comportements étranges des adversaires constatés par le passé. Efficace. (Jeu testé sur Ps5)