Ça vient de sortir

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Teenage Mutant Ninja Turtles

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Par Cédric Coppola

Revenues en grande forme via le beat’em all Shredder’s revenge, qui a su allier le moderne et le rétro, les Tortues ninjas remettent le couvert avec une compilation de leurs anciens hits. De l’incontournable trilogie jeu de plateforme / action sur NES au mythique Turtles in time où Donatello et ses amis voyageaient d’époque en époque pour bastonner des méchants en Arcade ou SNES en passant par Tournament Fighters qui misait sur des affrontements à un contre un, façon Street Fighter, la sélection fait mouche. On y note en tout, en comptant les jeux Game boy, 13 titres, publiés entre 1989 et 1993. Sympathique surtout que l’on peut pratiquer certains opus à plusieurs et que des aides ont été rajoutées pour plus de confort. Les filtres visuels et la fonction rewind sont aussi de la partie. La Cowabunga collection fera également craquer plus d’un fan grâce à ses bonus. On peut ainsi consulter en ligne les dossiers de presse originaux, avoir un récap’ des différentes séries animées ou voir les modes d’emploi qui accompagnaient les cartouches. Des guides stratégiques et des documents de conception jusqu’alors inédits sont aussi intégrés ! Tout le symbole du soin apporté par Konami à ces chers mangeurs de pizzas. Une réussite. (Jeu testé sur PS5)

 

 

NBA 2K23

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Par Cédric Coppola

Fidèle au rendez-vous de la rentrée, 2K dévoile sa nouvelle simulation de Basket. En situation de monopole depuis l’arrêt de la série NBA Live de Electronic Arts, la franchise s’efforce de s’améliorer années après année, s pour séduire les fans de ballons orange. C’est donc (presque) sans surprise que ce volet 2K23 surclasse son prédécesseur, même si les satanés VC (monnaie virtuelle à acheter avec de l’argent réel) viennent une nouvelle fois, ternir le tableau. Commençons donc par ce qui fâche. Proposer des micro transactions dans un jeu de sport est, hélas, devenu monnaie courante… Et dans ce registre NBA 2K fait fort puisqu’elles sont présentes dans les principaux modes de jeu ! Que ce soit dans le mode Myteam, remanié avec des matchs « Clutch » sur 5 min enfin jouables offline,  ou dans l’incontournable Carrière, où la progression est extrêmement lente si on ne passe pas à la caisse, le système trouve ses limites tant il se crée un déséquilibre entre ceux qui y succombent et les réfractaires qui désirent simplement jouer à l’ancienne. Plus que jamais, le sentiment de Pay-to-win frustre le gamer… A l’exception de ce gros point noir, NBA 2K23 est une véritable pépite. Les graphismes et les animations font, certes, du surplace, mais la jouabilité a été grandement améliorée. Les développeurs ont, en effet, revu les contres – beaucoup trop faciles et donc nombreux l’an dernier – ainsi que les paniers à trois points, désormais plus délicats à enchaîner. L’IA est efficace et sur le parquet, on prend du plaisir. Comme d’habitude l’aspect tactique n’est pas négligé,  ni les caractéristiques des stars de la discipline, fidèles à leurs performances réelles. NBA 2K23 frappe aussi fort dans ses modes de jeu. On note ainsi une plus grande présence de la WNBA – le Basket féminin – et surtout l’ajout du « Jordan Challenge », déjà mis à l’honneur par 2K il y a plus de dix ans ! Il s’agit alors de revivre des moments forts de l’ancienne star des Bulls. Des séquences vidéo et même des matchs au rendu pixellisé (« comme à l’époque ») renforcent l’immersion. Quant à la « Carrière » et au « Myteam » suscités, ils y vont aussi de leurs ajouts. Dans le premier cas, notre joueur créé de toute pièce évolue dans une ville encore agrandie alors que le côté collection de cartes est plus lisible et que la coop en 3vs3 est de la partie ! De quoi en somme, y consacrer un temps fou.Jeu testé sur PS5)

Monica Sabolo : La vie Clandestine

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Par MAB

Déclaré roman en couverture, La vie clandestine est le résultat d’une entreprise complexe. Complexe parce qu’elle mène deux trajets parallèles et qu’il faut attendre longtemps avant que ces deux parcours ne se rejoignent. Au début,  on suit avec application, les recherches de Monica Sabolo sur Action Directe, ce groupuscule terroriste d’extrême gauche qui dans la France des années 80 braqua des banques et assassina des personnalités au nom de son idéologie. On se souvient notamment de Georges Besse, le patron de la régie Renault tué en bas de chez lui le soir du 17 novembre 1986 par deux jeunes filles : Nathalie Menigon et Joëlle Aubron. A travers documents de presse, images d’archives, traces vidéo, Sabolo remonte jusqu’à elles et jusqu’à ces années de plomb qui endeuillèrent non seulement la France mais l’Italie (Les brigades rouges qui tuèrent Aldo Moro ) et l’Allemagne (la bande à Baader ) . « L’époque suinte une angoisse sourde à l’image d’un Roger Gicquel qui lance en 1976 en ouverture du journal de 20 heures à l’occasion de l’assassinat d’un enfant par Patrick Henry : La France a peur » rappelle l’auteure ajoutant «  A l’espoir exalté qu’a suscité Mai 68, succède une rage froide. Tout est fragile, instable, brutal. La mort rôde, elle peut tomber du ciel ou frapper au coin de la rue ». Cette approche brouillonne et trépidante d’une époque révolue où tous les coups politico -économiques étaient permis, où la contestation permanente pouvait mener au pire, où le masculin pouvait agir à sa guise, est passionnante. Elle offre l’occasion de méditer sur la notre et de relativiser. En revanche, le second trajet beaucoup plus personnel est un peu moins prenant. Quand, en cherchant dans le passé collectif, Sabolo se cogne au sien et à ce père aux activités occultes disparu sans un mot d’explication. Sans dévoiler le dénouement qui se fait un peu trop attendre, on comprend, alors, le lien qu’elle établit entre les deux cheminements. C’est celui du sort des filles. Celui de la violence et du secret. « J’en ai fini avec le caché et le silence » conclut la romancière. La force de La vie clandestine  propulse l’ouvrage dans la liste des prix littéraires.

Benjamin Biolay : Saint Clair

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Par Ph.D

Il fallait bien que cela arrive un jour : un disque de Benjamin Biolay qu’on n’aime pas. Depuis La Superbe (2009) , le Lyonnais a aligné une série d’albums parfaits qui ont fait de lui le nouveau boss de la chanson française.  Et voilà Saint Clair, qu’il a enregistré dans la foulée de la triomphale tournée Grand Prix, quasiment live en studio avec son groupe de scène. On s’attend à un son plus rock,  mais à quelques exceptions près (comme les trés Strokiens « Les Joues roses » et « Forever » ),  ce n’est pas le cas. La production est toujours aussi étoffée: trop pour des chansons vite écrites et vite jouées, qui n’en méritaient sans doute pas tant. On renacle devant ces tempos trop rapides, ce son de batterie disco, ce duo opportuniste avec Clara Luciani (« Santa Clara « , du Stone et Charden 2.0 ), ces mélodies faciles, ces textes sans inspiration aux rimes étonnamment pauvres.. Même les arrangements de cordes,  qui sont pourtant le fort de Biolay,  tombent comme des cheveux sur la soupe. Bref, rien ne nous va. Ce n’est pas grave : peut-être que les amateurs de variétés françaises aimeront ce disque et en feront son plus grand succès ?  Nous, on attendra plutôt le prochain,  en continuant à écouter Grand Prix, dont on ne s’est toujours pas lassé.

Les Passagers de la nuit

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Par Ph.D

Le Pitch

Paris, années 80. Elisabeth (Charlotte Gainsbourg) vient d’être quittée par son mari et doit assurer le quotidien de ses deux adolescents, Matthias (Quito Rayon Richter)  et Judith (Megan Northam). Elle trouve un emploi dans une émission de radio de nuit, où elle fait la connaissance de Talulah (Noée Abita), jeune fille désœuvrée qu’elle prend sous son aile. Talulah découvre la chaleur d’un foyer et Matthias la possibilité d’un premier amour, tandis qu’Elisabeth invente son chemin, pour la première fois peut-être, dans l’ombre de la mystérieuse Vanda (Emmanuelle Béart), l’animatrice-vedette de l’émission…

Ce qu’on en pense

Après  Ce sentiment de l’été et  (surtout) Amanda, Mikhaël Hers poursuit un parcours sans faute avec ce beau film mélancolique,  dans lequel Charlotte Gainsbourg joue Elisabeth, une femme abandonnée par son mari qui élève ses déjà grands enfants avec difficulté à l’ombre des tours du quartier hautement cinégénique de la Maison de la radio à Paris. En désespoir de cause (elle n’a jamais travaillé),  elle va pousser la porte de l’émission qu’elle écoute la nuit quand les soucis l’empêchent de dormir. Embauchée comme standardiste,  Elisabeth va rapidement se rendre indispensable à l’animatrice-vedette des Passagers de la nuit (Emmanuelle Bérat) qui, sous ses airs de diva farouche, va être touchée par sa fragilité et la prendre sous son aile.  Jusqu’à ce qu’elle même recueille chez elle une jeune auditrice de l’émission en rupture de famille et de société. Sans avoir l’air d’y toucher, Mikhaël Hers reconstitue joliment l’ambiance à la fois déprimée et pleine d’espoirs des années 80 et traite chacun de ses personnages avec infiniment d’amour et de délicatesse. Au point que la lumière finit par jaillir au bout de la nuit.

Nitram

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Par J.V

Le Pitch

En Australie dans le milieu des années 90, Nitram (Caleb Landry Jones) vit chez ses parents, où le temps s’écoule entre solitude et frustration. Alors qu’il propose ses services comme jardinier, il rencontre Helen (Essie Davis), une héritière marginale qui vit seule avec ses animaux. Ensemble, ils se construisent une vie à part. Quand Helen disparaît tragiquement, la colère et la solitude de Nitram ressurgissent

Ce qu’on en pense

Choc du dernier festival de Cannes, où il était présenté en compétition,  Nitram s’inspire du massacre de Port-Arthur en Tasmanie, au cours duquel 35 personnes ont été tuées et 23 ont été blessées en 1996. Après son adaptation d’Assassin’s Creed,  Justin Kurzel filme l’itinéraire meurtrier d’un jeune homme instable, en laissant la tuerie hors champs. Caleb Landry Jones n’a pas volé son prix d’interprétation cannois pour ce rôle: il est phénoménal. Le film, qui dénonce la violence de la société australienne, s’impose comme une sorte d’Elephant  (Gus Van Sant) australien. On en sort secoué.

 

Doctor Strange 2

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Par J.V

Le pitch

Avec l’aide d’anciens et de nouveaux alliés mystiques,Doctor Strange traverse les réalités hallucinantes et dangereuses du multivers pour affronter un nouvel adversaire mystérieux.

Ce qu’on en pense

Sam Raimi est de retour aux affaires pour le second volet de la franchise Doctor Stange. Le réalisateur qui a relancé le genre moribond du film de super héros en 2002 avec le premier Spiderman de l’ère Marvel ne fait, hélas, pas d’étincelles cette fois, se contentant de remplir le cahier des charges habituel d’un film Marvel. Même le principe de multivers, qui permet des allers retours sans douleur dans le temps et l’espace, ne parait pas le passsionner outre mesure. Il faut attendre la deuxième heure pour retrouver un peu de la patte horrifique de celui qui fut jadis le maître de l’horreur avec le cultissime Evil Dead. Scénario décevant, traitement visuel sans génie : juste un Marvel de plus.

Yasmina Khadra : Les Vertueux

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Par MAB

C’est un très vaste roman écrit à la première personne. Une épopée tragique et lyrique au cœur et aux tripes de l’Algérie coloniale.  Les tribulations de Yacine Cheraga, un cœur pur, d’à peine vingt ans en 1914,  dont on va suivre les épreuves jusqu’en 1925. Le récit est chronologique. Alors qu’il n’a jamais quitté sa famille et son douar, le garçon se voit forcé de partir à la guerre sous l’identité du fils réformé du Caïd. Après une traversée tempétueuse de la méditerranée, il est immédiatement plongé dans l’enfer de Verdun pour défendre une mère patrie qui le méprise et le maltraite, alors qu’ il n’en connaît même pas la langue. Du bruit, de la fureur, des frères qui agonisent sous ses yeux… Yacine reviendra meurtri de ces trois ans d’horreur, persuadé, tout de même, d’en avoir fini avec la poisse ou le mektoub. Or,  son vrai pays ne l’accueille pas mieux. Sa vie est menacée par les sbires du Caïd et sa naïveté mise à mal. Traqué, malmené par le sort, poursuivi par la police pour une broutille, enrôlé dans les prémisses d’une guérilla anti coloniale, notre Candide n’aura pour faire face à l’injustice et l’adversité, que sa foi, sa pureté et son indéfectible humanité…  On pourrait suggérer à Yasmina Khadra de proposer Les Vertueux  à un réalisateur. Car sa longue fresque est très cinématographique. Multipliant les actions, les lieux et les personnages, elle décrit les souffrances d’une terre qui depuis toujours tient au cœur de cet ancien officier de l’armée algérienne. Son œuvre généreuse est une leçon de courage, de résilience et de dépassement de soi par l’amour des autres.

Downtown Abbey II

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Par J.V

Le Pitch

A Downtown Abbey, la famille Crawley célèbre le mariage de Tom Branson et de sa fiancée Lucy. Peu de temps après un réalisateur reconnu veut louer les lieux pour tourner un film. Au même moment, Lady Violet (Maggie Smith) apprend qu’elle vient d’hériter d’une villa située dans le sud de la France…

Ce qu’on en pense

Après un premier film un peu contraint, qui peinait à se mesurer à la série, Downtown Abbey revient au cinéma et cette fois, c’est une totale réussite. L’idée de faire tourner un film dans le célèbre manoir anglais permet une mise en abime intéressante en même temps que de marquer le passage de l’époque du cinéma muet à celle du parlant. La Nouvelle ère annoncée par le sous titre est aussi celle des vacances sur la Côte d’Azur,Nathalie Baye et Jonathan Zaccaï  accueillent le casting anglais. Un petit air de french riviera qui va (pour une fois !) au-delà du simple effet carte postale. Pour info, la villa Roccabella, dont est censée hériter Lady Violet, se situe au Pradet dans le Var.  Valeria Bruni Tedesch y avait déjà tourné Les Estivants en 2017.

Despentes : Cher Connard

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Par MAB

Ils sont trois personnages principaux à correspondre via les réseaux sociaux: Oscar, 43 ans, écrivain féru de rap, longtemps ignoré et désormais célèbre. Rebecca, actrice flamboyante qui eut son heure de gloire avant d’être rattrapée par l’âge et Zoé jeune attachée de presse de trente ans, surfant sur la vague #metoo. Les liens peu amènes qui les unissent sont complexes. Or, leurs échanges au départ très agressifs deviennent de plus en plus pacifiés et argumentés. Ils permettent d’aborder avec une relative humanité, tout ce qui a bouleversé la société contemporaine. A travers les lignes de Zoé, blogueuse féministe radicale, il sera question de harcèlement. Avec celles de Rebecca seront développés les thèmes de la célébrité et du vieillissement. Quant à Oscar, dépendant de la drogue et inscrit aux narcotiques anonymes, il s’interrogera sur le sens à donner à sa vie, tentera de définir ce qu’est la masculinité et cette séduction trop pressante, dont l’accuse Zoé. Mais dès lors que ces blessés de la vie, passent de l’injure à la bienveillance, ils se sauveront les uns, les autres. Despentes prouvant ainsi que les interactions sociales, fussent elles toxiques, permettent d’éviter l’enfermement et la rumination.. Cher Connard  est donc le nouvel ouvrage de la romancière très attendue de Baise moi et de la trilogie des Vernon Subutex. Dans ce roman épistolaire ultra contemporain, l’écriture est nerveuse, radicale, dopée à l’air du temps et à l’expérience de l’auteure. Exceptées quelques longueurs – notamment quand Despentes s’attarde sur la dépendance de ses personnages à la drogue – le récit est fort . A l’instar de ceux de Houellebecq , il permet de faire le point sur la France d’aujourd hui et pousse à la réflexion voire au débat. Un des livres importants de cette rentrée littéraire.

Les Animaux fantastiques 3

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Par J.V

Le pitch

Le professeur Albus Dumbledore (Jude Law) sait que son ancien amant, le puissant mage noir Gellert Grindelwald (Madds Mikkelsen) cherche à prendre le contrôle du monde des sorciers. Incapable de l’empêcher d’agir sans aide, il sollicite le magizoologiste Norbert Dragonneau (Eddy Redmayne) pour qu’il réunisse une équipe intrépide…

Ce qu’on en pense

Les journées de projections-marathons « Animaux fantastiques » organisées avant la sortie du  nouveau volet de la saga chère à JK Rowling n’étaient pas inutiles:  il vaut mieux avoir vu  les précédents (et s’en souvenir) pour apprécier ce nouvel épisode. Les nouveaux venus risquent d’être un peu largués !  Sur la forme, rien à redire c’est toujours aussi spectaculaire. Le Monde des sorciers prend vie sous nos yeux et c’est superbe. Mais, après deux opus très réussis, l’histoire perd en intensité,  sinon en intérêt. Cet épisode ne semble être là que pour développer les personnages et assurer la transition vers le suivant, qu’on espère plus animé et épique.

 

 

Capcom Fighting Collection

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Par Cédric Coppola

 

Fidèle à sa politique de recycler ses anciens jeux sur les nouvelles consoles, Capcom sort cet été une compilation consacrée à certains de ses jeux de combatsmais pas seulement ! Puisque l’on retrouve certains hits comme Super Puzzle Fighter II Turbo. Un jeu qui à lui seul justifie de (re)passer à la caisse.

Quand Ryu, Ken et Chun Li s’affrontent en s’envoyant des blocs façon Tetris, ça déménage, et il suffit de relancer quelques minutes cette proposition colorée pour se rendre compte du caractère addictif de cette proposition qui a marqué l’année 1996… Bien entendu, une flopée d’autres titres sont inclus… Et surprise cinq d’entre eux sont consacrés à la saga Darkstalkers / Vampire. Des beat’em all techniques à la direction artistique hors pair. Moins connus, Red Earth met à l’honneur des fights dans le style héroïc-fantasy, Super Gem Fighters réunit les héros de Street Fighter en version Super deformed, Cyberbots  et l’incontournable Hyper Street Fighter II : The Anniversary Edition , jeu culte par excellence. En découle une sélection cohérente qui saura ravir les amateurs du genre… Surtout que l’ensemble est accompagné de divers bonus, comme la sauvegarde rapide, un musée pour découvrir différents documents et des médailles à collectionner. Sans oublier le jeu en ligne, cela va de soi. (Capcom, jeu PS4, testé sur PS5 avec la rétrocompatibilité)

Maria Larrea : Les gens de Bilbao…

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Par MAB

Quel plaisir de lecture que le premier roman de Maria Larrea jusque-là, scénariste et réalisatrice ! À coup sûr « Les gens de Bilbao naissent où ils veulent » sera une des pépites de la rentrée littéraire.  Un récit « étourdissant de style, d énergie et de vie » vante même et avec raison, l’éditeur  ( Grasset ) en quatrième de couverture. Tellement entraînant que l’on  voudrait, lecture faite, rencontrer la romancière  mi parisienne , mi espagnole.  Parler avec elle , comme le dirait Almodovar dont elle connaît si bien la filmographie.  Lui dire combien elle est fine, drôle et émouvante . Puis qu’elle nous confirme ( ou pas ) que tout est vrai dans son rocambolesque parcours de vie. Tout commence, donc, en Espagne. En juin 1943, une prostituée de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux Jésuites. Non loin de là, en Galice,  une femme accouche d’une fille qu’elle abandonne aux sœurs d’un couvent. Les deux orphelins nés sous la misère du sinistre Franco, se rencontrent, se marient et partent à Paris. La Galicienne devient femme de ménage, le Basque, gardien du théâtre de la Michodière. Maria, leur fille, est la narratrice…  Tout aurait pu en rester là: l exil, des parents pauvres. L’alcoolisme du père. Le mutisme  de la mère. L’ adolescence rebelle de la fille et son complexe de classe. Cela aurait été une autobiographie ou une bio fiction comme il y en a tant. Or à vingt sept ans , celle qui pensait s’être affranchie de ses origines, va voir son existence renversée par une lecture  de tarot faite par le cinéaste Jodorowsky.  La voilà, alors , partie dans une course folle vers le passé des siens. Questions, enquête, investigation scientifique, aller et retour à Bilbao où tout à commencé… pièce après pièce, révélation après révélation, Maria recompose le puzzle familial et découvre qui elle est, les lecteurs, captivés, collés à ses basques.  Une batarde on ne sait pas.  Une écrivaine, on en est sùr !  

Visual novels en JV

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Par Cédric Coppola

 

Démocratisés avec des hits comme Danganronpa, les visual novels sont de plus en plus nombreux à sortir sur nos consoles. Le principe : suivre une aventure narrative où l’on interagit avec parcimonie peut laisser pantois… sauf si l’histoire racontée est accrocheuse et que les développeurs prennent soin d’impliquer à minima les gamers… Ce qui est précisément le cas des deux derniers candidats en lice.

Entièrement traduit en français, Yurukill The Calimniation games est une enquête totalement barrée, où notre prisonnier participe à une série de jeux. Dans sa quête, il devra fouiller de fond en comble chaque pièce pour faire avancer l’intrigue et lever le voile sur les raisons de son enfermement. Des interrogatoires qui nécessitent de regrouper les indices pour trouver les bonnes réponses sont aussi à l’honneur. En plus d’être servi par des graphismes styles manga accrocheurs, le titre de Nis America se démarque de la concurrence grâce à une partie shoot’em up à défilement vertical ! A bord d’un vaisseau, il faut donc régulièrement faire parler la poudre et vaincre des boss. Original. (Testé sur PS5)

Le cas de The Centenial Case : A shijima Story est différent, puisque cette fois l’histoire est racontée via des vidéos en live-action. Une sorte de film interactif, correctement interprété et mis en scène par Koichiro Ito (connu pour avoir travaillé sur Metal Gear Solid V) qui prend la forme d’un thriller où l’héroïne est une auteure de polar que l’on dit maudite… Pour savoir le fin mot de l’histoire de cette production Square Enix, il est nécessaire d’être attentif à chaque scène, avant de résoudre des puzzles et de livrer ses déductions. Prenant, même s’il faut composer avec certains événements alambiqués, ce qui compliquera forcément la tâche de tous les Sherlock Holmes en herbe. (Testé sur Nintendo Switch)

Pierre Adrian : Que reviennent…

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Par MAB

«  Là, sur la route de la mer , après le portail blanc, dissimulées derrière les haies de troènes, les tilleuls et les hortensias, se trouvaient les vacances en Bretagne. Août était le mois qui ressemblait le plus à la vie… ». C’est ainsi ou presque que commence le tendre et émouvant roman de Pierre Adrian « Que reviennent ceux qui sont loin ». Le récit, fait d’une multitude de petits riens que chacun peut avoir vécu, est d’une douce mélancolie. Le trentenaire -sans doute double de l’auteur – qui revient, après de longues années d’absence, dans la grande maison familiale se remémore les étés de son enfance entre grands-parents, parents, tantes et cousins et mesure le temps passé. Dans ce décor de toujours, au contact de Jean, un gamin qui lui ressemble, entre les après midis à la plage et les fêtes sur le port, il prend conscience avec résignation non seulement de sa bascule dans l’âge adulte mais aussi du tragique de toute existence. Fut elle privilégiée comme celle de la plupart des membres de cette famille enracinée, soudée et bien pensante… Pierre Adrian est jeune. Il a trente ans comme son héros. Et pourtant « Que reviennent ceux qui sont loin » est déjà son quatrième ouvrage après « La Piste Pasolini » , « Des âmes simples » et « Les bons garçons ». C’est à l’évidence un écrivain. Il a une plume et sait faire ressentir tout ce qui fait une région, une maison et une famille. Les odeurs de la nature. Le goût de la plage et de l’eau salée.L’ennui des après midi de plage. Le bruit des cousinades et des fêtes de village et entre les lignes cette impalpable tristesse des jours heureux enfuis et des lendemains qui déchantent. La chute,même si elle était prévisible, laisse le cœur gros.