Séries

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Rogue Heroes

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Par Phil Inout

Le Pitch

Libye pendant les jours les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale. Face à la déroute des alliés devant l’Afrika Korps de Rommel, un lieutenant anglais alcoolique et désabusé,  David Stirling (Connor Swindles) imagine  un plan radical. Il recrute les soldats les plus bagarreurs, les plus téméraires et les plus indisciplinés pour former un commando d’infiltration qui, avec l’avantage de la surprise, pourrait infliger à l’ennemi des dommages plus importants que l’armée régulière. De cette mission suicide naîtra le fameux Special Air Services (SAS), régiment des forces spéciales britanniques…

Ce qu’on en pense

Après avoir mené à terme six saisons de Peaky Blinders, Steven Knight s’est lancé dans une autre aventure : celle d’adapter en série le livre de Ben Macintyre sur la création des fameux SAS, les forces spéciales britanniques,  durant la seconde guerre mondiale. L’étonnante histoire du régiment méritait, en effet, d’être contée. Au point qu’en début de chaque épisode un carton précise que les faits les plus invraissembables rapportés dans la série sont le plus souvent véridiques ! Réalisée à la manière de Guy Ritchie et des meilleures comédies d’action britanniques, Rogue Heroes est une sorte d’Inglourious Basterds british,  avec une galerie de personnages épatants,  interprêtés par la crème des acteurs de série anglais (Dominik West, Connor Swindles, Jack O’Connel, Alfie Allen…) et … Français ! Car on l’ignorait,  mais quelques soldats français,  gaullistes en rupture de régiment, firent aussi partie de la première mission des SAS. Ce qui permet à César Domboy et Virgile Bramly d’intégrer le casting, de même que Sofia Boutella, excellente dans le rôle d’une espionne franco-algérienne. Le premier épisode est un peu bavard, mais à partir du troisième c’est de la bombe ! 

Le Tour du monde en 80 jours

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Par Phil Inout

Le pitch

Londres, 1872. Phileas Fogg (David Tennant)  gentleman anglais, prend ce pari insensé: faire le tour du monde en quatre-vingts jours. Il s’alloue les services de Jean Passepartout (Ibrahim Koma), un serveur français débrouillard. Suivis de près par Abigail Fixx (Leonie Benesch),  reporter d’un grand quotidien Londonien, ils embarquent pour un voyage semé d’embûches

Ce qu’on en pense

Nouvelle adaptation du roman de Jules Verne, cette coproduction européenne modernise le récit en remplaçant le policier qui pistait Phileas Fogg par une jeune et impétueuse journaliste,  joliment incarnée par l’actrice allemande Leonie Benesch. David Tennant hérite du rôle principal et donne à son Phileas un  charme et un flegme tout britanniques. On s’étonne que le rôle de Passepartout ait échappé à Omar Sy,  mais on se réjouit de retrouver à la place un des acteurs de Sous le Soleil Ibrahim Koma, dans une composition qui le met en valeur à l’international. Avec ses couleurs flashy, ses décors numériques et son rythme échevelé, cette série d’aventures exotiques au long cours renoue avec bonheur avec la tradition des grands feuilletons des vacances de Noël. Un pur plaisir nostalgique pour les grands et une belle introduction à l’univers de Jules Verne pour les plus petits. Phileas Fogg n’a pas fini de susciter des vocations de globe trotters !

Wednesday

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Par Phil Inout

Le pitch

A présent étudiante à la singulière Nevermore Academy, Wednesday Addams (Jenna Ortega) tente de s’adapter auprès des autres élèves tout en enquêtant à la suite d’une série de meurtres qui terrorise la ville...

Ce qu’on en pense

Tim Burton reprend la franchise de la Famille Addams pour une série spin of qui ressemble furieusement… à du Harry Potter. Ambiance Poudlar à Nevermore où Wednesday Addams se frite avec ses condisciples et enquête sur une série de meurtres. Outre les décors gothiques de bon aloi, le charme de la série tient pour beaucoup à son casting, trés réussi. A commencer par Jenna Ortega dans le rôle convoité de Wednesday. Une teen serie macabre et drôle qui réussit le mash up Famille Addams/Harry Potter.

The White Lotus 2

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Par Phil Inout

Le Pitch

Dans une station balnéaire au paysage de carte postale, des clients profitent de leurs vacances dans un hôtel de luxe, pris en charge par un personnel des plus agréables et serviables. Mais le bonheur apparent et les sourires de façade sont trompeurs

Ce qu’on en pense

On avait adoré la saison 1 qui se passait à Hawaï. Dans la saison 2, on comprend que The White Lotus est en fait une chaîne de palaces internationaux. De nouveaux vacanciers s’installent dans celui de Taormine, en Sicile sous le regard peu amène de deux petites pestes locales,  dont une a rendez vous pour une passe avec un des clients de l’hôtel. Instruits par la première saison, on se doute que cela va mal se passer. Effectivement, une semaine plus tard, les cadavres jonchent la plage…  On ne prend pas les mêmes (à l’exception de Jennifer Coolidge qui retrouve son rôle de milliardaire alcoolo avec son compagnon-gigolo joué par Jon Gries),  mais on recommence le jeu de massacre entre les clients fortunés et le personnel de l’hôtel. C’est toujours aussi drôle et décapant. Ceux qui ont vu  Sans Filtre,  le film de Ruben Ostlund palmé cette année à Cannes trouveront des similitudes avec la série de Mike White. Ils auront raison. Sauf que la série est bien meilleure que le film !

1899

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Par Phil Inout

Le pitch

En route pour New York en 1899, un paquebot sur lequel ont embarqué des migrants de toute nationalités et de toutes conditions se détourne pour porter secours à un autre bateau porté disparu depuis plusieurs mois mais dont le télégraphe continue à émettre sa position.  Le voyage vers un monde meilleur se transforme en une véritable énigme cauchemardesque, révélant des liens entre chacun des passagers, entremêlés dans une toile de secrets…

Ce qu’on en pense

Les créateurs de la formidable série allemande Dark ont encore frappé.  Rendez-vous cette fois à la fin du 19e siècle sur un paquebot de croisière dont les passagers, le capitaine et une partie de l’équipage portent de lourds secrets et vont être confrontés à pire encore. Le succès de Dark a permis à Jantje Friese et Baran bo Odar de bénéficier d’un budget visiblement colossal pour faire revivre le temps des traversées transatlantiques et réunir un casting international, dont Emily Beecham dans le rôle d’une passagère et Andreas Pietschmann dans celui du capitaine sont les têtes de proue. Ambiance Titanic gothique et frissons garantis. L’intrigue va vous retourner le cerveau. Bon voyage !  

The Crown S05

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Par Ph.D

Le Pitch

Buckingham, années 80-90: le couple Charles et Diana se déchire publiquement. La Reine n’est pas épargnée par les critiques et, pour la première fois de son règne, la monarchie est en péril… 

Ce qu’on en pense

Fidèle à l’automne, période propice à binger, The Crown revient en saison 5. Depuis 2016, on vit dans l’intimité du règne d’Elisabeth II et la série est si réaliste qu’on en oublierait parfois qu’il s’agit d’une fiction et non d’un documentaire. Aucune saison ne nous a déçu jusqu’ici,  la quatrième constituait même un sommet.  Mais la cinquième tombe mal. Dans la vraie vie, la Reine Elisabeth II est morte et son fils Charles vient de lui succéder dans une ambiance de grande ferveur populaire. Or, cette saison traite des années « horribilis » de la couronne britannique,  lorsque le peuple lui reprochait son arrogance et les humiliations infligées à la princesse Diana. Le traitement ouvertement « people » de cette décennie et le changement de casting n’arrangent rien: Imelda Staunton dans le rôle de la reine et Dominic West dans celui du Prince Charles n’ont rien d’aimable. A contrario, Elisabeth Debicki (découverte dans Tenet) incarne une Lady Di formidablement fragile et séduisante (et ressemblante). Du coup, c’est à se demander si Charles III n’a pas repoussé son couronnement au mois de mai pour laisser à ses sujets le temps d’oublier la mauvaise image que la série renvoie de lui et de la monarchie britannique !

Marie-Antoinette

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Par Phil Inout

Le pitch 

Marie-Antoinette est âgée d’à peine 14 ans quand elle quitte l’Autriche et sa mère pour épouser le dauphin en France. C’est encore une jeune enfant têtue et dissipée qui doit se plier aux règles françaises, nombreuses et compliquées. La jeune princesse souffre rapidement de ne pouvoir vivre sa vie comme elle l’entend. Elle est constamment sous pression pour perpétuer la lignée des Bourbons. Une mission plus compliquée que prévue : même si la relation entre Marie-Antoinette et Louis XVI s’améliore au fil du temps, sept années leur seront nécessaires pour consommer leur mariage. De la jeune dauphine à la reine du style, véritable icône de la mode, Marie-Antoinette impressionne rapidement par son charisme et son naturel. Elle va progressivement comprendre les codes et les secrets de la cour française et recréer totalement Versailles à son image : libre, indépendant et féministe. Mais ses succès attisent jalousie et rivalité. Des pamphlets diffamatoires et des rumeurs persistantes sur sa vie privée viennent mettre à mal sa réputation. Il lui faudra beaucoup de courage et de dignité pour vaincre ses nombreux ennemis de la cour versaillaise.

Ce qu’on en pense

Une Marie-Antoinette pop et girlie : Sofia Coppola en avait fait un film acceptable. La série en reprend les codes visuels et les thématiques en les poussant à l’extrême. Entre Emily in Versailles et Sex and the Sissi, le résultat est tout simplement consternant.  D’un point de vue historique,  c’est une hérésie totale, mais on pouvait s’y attendre. Le pire,  c’est que ce n’est même pas drôle, ni un tant soit peu intéressant. Il n’y a rien à sauver dans cette superproduction internationale qui vire à l’accident industriel. On a jeté l’éponge à l’épisode 3, ne voyant aucune de raison de s’en infliger davantage.

The Staircase

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Par Phil Inout

Le pitch 

En décembre 2001, l’écrivain Michael Peterson (Colin Firth) appelle les secours pour signaler la chute accidentelle de sa femme Kathleen (Toni Colette) dans les escaliers de leur villa de Caroline du Nord. Sauf que la scène que découvrent les secours ressemble à tout sauf à un accident. S’engage alors à l’encontre de l’écrivain une enquête criminelle et judiciaire qui va durer plusieurs décennies… 

Ce qu’on en pense

Ceux qui ont vu la formidable série documentaire de Jean-Xavier Lestrade Soupçons connaissent déjà l’histoire de Michael Peterson et savent que les circonstances de la mort de son épouse n’ont jamais été élucidées, bien que  l’écrivain ait fini par plaider coupable à son procès pour clore l’affaire,  alors que son séjour en prison couvrait déjà la peine qu’il aurait pu encourir. The Staircase s’inspire largement du documentaire français, en mettant même en scène l’équipe de tournage dans une mise en abime troublante, mais en prenant toutefois pas mal de libertés sur l’interprétation des faits. D’une réalisation trés classique mais efficace, la série HBO que diffuse Canal + vaut surtout pour son casting avec Colin Firth et Toni Colette pour les personnages principaux et l’inattendue  Juliette Binoche dans le rôle de l’assistante du metteur en scène français du documentaire tiré de l’affaire.

The Watcher

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Par Phil Inout

Le Pitch

Nora et Dean Brannock (Naomi Watts, John Cannavale) emménagent avec leurs deux enfants dans la maison de leurs rêves près de New York où ils travaillent. Peu de temps après, le couple  commence à recevoir des lettres de menace terrifiantes signées « The Watcher » et le rêve tourne au cauchemar… 

Ce qu’on en pense

Ryan Murphy frappe encore avec cette série horrifique dont le personnage principal est une splendide villa historique de l’Etat de New-York. Est-elle hantée ou quelqu’un cherche-t-il à forcer les nouveaux propriétaires (Naomi Watts et John Cannavale, parfaits) à la revendre ? Le mystère rode, l’ambiance devient irrespirable, la paranoïa s’empare de toute la famille,  les voisins (Mia Farrow, Margo Martindale, Richard Kind…) sont tout sauf rassurants, l’agent immobilier (Jennifer Coolidge) se frotte les mains et la police locale se roule les pouces.  Le scénario surmultiplie les fausses pistes avec une bonne dose d’humour noir et la réalisation ne laisse aucun répit. Tout ce qu’on attend de ce genre de série, en somme !

La Crue

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Par Ph.D

Le Pitch

En 1997,  une inondation menace la ville polonaise de Wrocław. Contre l’avis de leurs experts, qui minimisent le risque, les officiels locaux font appel à une spécialiste indépendante (Agneszka Zulewska) pour les aider à prendre des décisions aux lourdes implications…

Ce qu’on en pense

Une trés bonne mini-série polonaise, qui mise moins sur le spectaculaire (même si la reconstitution est impressionnante de réalisme) que sur les personnages pour raconter comment les autorités locales ont échoué à prévenir une inondation dévastatrice en 1997 dans la région de Wroclaw,  encerclée par plusieurs fleuves en crue. La dénonciation de la bureaucratie et du chacun pour soi n’en a que plus de portée.

Notre Dame

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Par Ph.D

Le Pitch

Dans la nuit du 15 avril 2019 alors que la cathédrale Notre-Dame de Paris brûle,  des destins se croisent sur le parvis…

Ce qu’on en pense

Après le film, la série. Contrairement à JJ Annaud, Hervé Hadmar (Pigalle la nuit, Les Témoins) a choisi de ne pas raconter l’incendie de Notre Dame heure par heure, mais plutôt de l’utiliser comme une métaphore de notre société en faisant se croiser divers personnages dans le quartier et sur le parvis de la cathédrale en flammes : des pompiers (commandés par l’incontournable Roschdy Zem), une journaliste de BFM (Alice Isaaz), un patron de bar en délicatesse avec des créanciers violents (Simon Abkarian), sa fille à la dérive (Marie Zabukovec), un enfant perdu…  Pendant que l’incendie fait rage,  chacun essaie à sa manière de s’en sortir. Malgré quelques facilités scénaristiques, la reconstitution de l’incendie  (impressionnante de réalisme), une réalisation nerveuse et une interprétation sans défaut font de Notre Dame, la part du feu une des meilleures séries françaises de l’année. A voir.

The Old Man

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Par Phil Inout

Le pitch 

Dan Chase (Jeff Bridges), un ex-agent de la CIA disparu des radars depuis des années, est contraint de renouer avec son passé trouble lorsqu’un assassin débarque chez lui pour l’éliminer

Ce qu’on en pense

Rescapé du cancer et du Covid, Jeff Bridges (The Big Lebowski, True Grit, Comancheria) s’offre un dernier grand rôle dans cette série d’espionnage dont le pitch n’est pas trés original,  mais qui ne cesse de surprendre dans ses développements. Il campe un ancien agent de la CIA infiltré en Afghanistan, qui a rompu les amarres depuis longtemps avec l’agence et vit à la campagne comme un  paisible retraité, avec ses deux chiens (deux molosses qui sont des personnages à part entière de la série). Jusqu’au jour où un tueur débarque pour l’éliminer et où il doit fuir, après lui avoir proprement réglé son compte. Commence alors une cavale sanglante,  au cours de laquelle il rencontre une divorcée (Angela Adams, parfaite) qui l’héberge quelques jours dans son  Bed & Breakfeast et avec laquelle il pourrait entamer une histoire d’amour si ses poursuivants ne menaçaient pas de s’en prendre à elle et à sa fille cachée… Un rôle étonnament physique pour Bridges, avec des scènes de combat au corps à corps d’une violence inouïe,  mais aussi des passages de pure comédie et d’autres empruntés aux films d’espionnage. Le mélange des genres s’avère totalement savoureux, au point qu’on se surprend à freiner sur les visionnages pour ne pas finir la série trop vite et en profiter plus longtemps. Série Disney du mois, voire de l’année ! 

Les Amateurs

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Par Phil Inout

Le pitch 

La trentaine entamée, Vincent (Vincent Dedienne) est fonctionnaire au département de la Meurthe-et-Moselle et vient de se faire larguer par sa petite amie Louise (Fanny Sidney), qui se trouve être aussi sa patronne. Alban (François Damiens), 45 ans, vit toujours chez sa mère et travaille comme factotum dans le bureau de Vincent. Après avoir répondu à un téléphone portable égaré sur le site d’un accident de voiture, Vincent se retrouve avec Alban empêtrés dans un dangereux complot criminel… 

Ce qu’on en pense

Dés les premières minutes, malgré le casting, on se dit que cette série ne peut pas être française. De fait, c’est le remake d’une série anglaiseThe Wrong Mans,  créée par James Corden et Mathew Baynton. Une pure comédie noire à l’anglaise, dans la veine de Landscapers.  Vincent Dedienne et François Damiens y jouent une paire de crétins mêlés malgré eux à une affaire d’enlèvement avec rançon qui dégénère. Drôle et rythmée, la série serait totalement jubilatoire si les deux compères n’éprouvaient pas le besoin d’en faire des tonnes (surtout Damiens). Mais le scénario est si bon qu’on passe quand même un bon moment.

Le Monde de demain

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Par Ph.D

Le Pitch

Au début des années 1980, en banlieue parisienne, les destins croisés de Bruno Lopez (Anthony Bajon) et Didier Morville (Melvin Boomer), fondateurs du groupe de rap NTM,  de la danseuse et graffeuse Lady V (Laïka Blanc-Francard) , du DJ pionnier Dee Nasty (Andranic Manet) et de sa compagne Béatrice (Léo Chalié) illustrent la naissance du mouvement hip Hop en France .

Ce qu’on en pense

A la différence du film Suprêmes, le film d’Audrey Estrougo auquel on songe immédiatement, Le Monde de demain n’est pas seulement la déclinaison en série du biopic de NTM. L’ambition de la série écrite et réalisée par Katell Quillévéré et Hélier Cistern est, en effet, de raconter la naissance du mouvement hip hop en France,  à travers quelques-uns des personnages qui l’ont importé des Etats-Unis. A commencer par le DJ Dee Nasty,  que l’ouverture du premier épisode trouve en Californie découvrant cette nouvelle musique et la danse qui y est associée. Incarné par Andranic Manet,  c’est l’un des héros de la série avec Bruno Lopez (joué par un Anthony Bajon à l’air étonnament juvénile) et Didier Morville (Melvin Boomer), les futurs Kool Shen et JoeyStarr. Un casting de choix pour une reconstitution trés crédible des années 80 avec la B.O qui va bien. Une des meilleures séries françaises de l’année, diffusée à partir du 20 octobre sur Arte et déjà disponible en intégralité sur le site de la chaine.

La jeune fille et la nuit

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Par Phil Inout

Le Pitch

Côte d’Azur, hiver 1997. Un campus prestigieux figé sous la neige. Une jeune fille emportée par la nuit. Trois amis liés par un secret tragique. Printemps 2022. Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime ne se sont plus jamais parlé depuis la disparition de Vinca cette nuit d’hiver 1997. Lorsque, 25 ans plus tard, Thomas décide de rompre ce silence en se rendant à une réunion d’anciens élèves du lycée Saint-Exupéry, il va, sans le savoir, mettre en péril la vie de tous ceux qui l’entourent, à commencer par celle de Maxime.

Ce qu’on en pense

Essentiellement tourné entre Nice et Antibes, La Jeune fille et la nuit est l’adaptation en série du roman de Guillaume Musso, paru en 2018 et vendu à 2 millions d’exemplaires dans 36 pays. Une adaptation trés fidèle, pour une série à vocation internationale si on en juge par le casting et les moyens déployés. Sans surprise, les six épisodes ont les qualités et surtout les défauts des romans de Musso : intrigue à la fois simpliste et tirée par les cheveux, dialogues lourdement explicatifs et personnages schématiques. La réalisation et le casting sont de bonne qualité,  mais la pauvreté du scénario et des dialogues empêche de se passionner pour l’histoire. A défaut,  on s’amuse à reconnaître les endroits de la Côte d’Azur où ont été filmées les scènes. La série est disponible en intégralité sur Salto.