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Inout

Vous êtes sur le site d’Inout. Inout magazine numérique et guide de loisirs, Inout devrait vous permettre de ne rien manquer de ce qui se passe d’important en matière de culture et de loisirs entre Menton, Nice, la région toulonnaise et le golfe de Saint-Tropez.

Inout réalisé en partenariat avec le Groupe Nice Matin, par des journalistes professionnels qui connaissent parfaitement la région et partagent vos goûts et vos envies , Inout a pour seule ambition de vous divertir et de vous informer sur les films, les livres, les disques,  les dvd et les jeux qui sortent, les concerts et les expositions, les bonnes  adresses, les nouvelles tables et les boutiques qui se créent.

Comme vous pourrez le constater en le parcourant, Inout est encore en phase beta , ce qui signifie que certaines fonctionnalités comme l’achat, les réservations ou les horaires des cinémas, ne sont pas encore actives. Elles le seront prochainement sur le site Inout. Abonnez-vous à notre page Facebook et à nos fils Twitter, Instagram et Périscope en cliquant sur les icônes situées en bas de la page d’accueil pour être tenus informés des nouveaux développements et recevoir des alertes quotidiennes sur les nouveaux articles mis en ligne, les annonces de spectacles et l’ouverture des réservations pour ceux qui risquent d’être rapidement complets.

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Iggy Pop : The Bowie Years

ça vient de sortir|

En 1976, alors que sa carrière fait eau de toutes parts après l’échec commercial de Raw Power, la séparation des Stooges et son addiction à l’héroïne, Iggy Pop est pris sous son aile par David Bowie qui l’amène à Paris et Berlin enregistrer un nouvel album. Pendant que les punks pillent son répertoire et plagient ses performances scéniques, Iggy invente le post-punk  sous l’influence de Bowie. A sa sortie en 1977,  The Idiot prend les fans des Stooges à rebousse-poil : c’est quoi ce son  robotique ? Ces chansons qui s’étirent salement ? Ce look de Noureev rhabillé par Kraftwerk  ?  L’année suivante Lust For Life enfonce le clou : Iggy a viré növö, selon l’expression inventée par Yves Adrien. Heureusement,  les concerts continuent d’être le sabbat punk originel. Même quand Bowie se cache derrière les claviers, Iggy déchire. L’album live TV Eye, au son brut de décoffrage, réconcilie tout le monde. On a remisé les boites à rythmes et les chansons des Stooges sont mises en avant. La querelle des anciens et des növös est noyée sous un déluge de décibels. Sacré “parrain du punk”, Iggy a réussi la relance de sa carrière. Aujourd’hui, The Idiot et Lust for Life sont considérés comme ses deux chefs d’oeuvre solo. Et Universal en profite pour sortir un copieux coffret de 7 CDs intitulé The Bowie Years. On y trouve les 3 albums précités, honnêtement remastérisés, 1 Cd de versions alternatives plus ou moins intéressantes des chansons de The Idiot et Lust for Life et 3 CDs des concerts de la tournée (Londres, Cleveland, Chicago) qui constituent, évidemment,  la cerise sur le gâteau pour les fans. Hélas, le son n’est pas meilleur que celui de TV Eye (même plutôt pire) et les setlists se répètent à l’identique d’un CD à l’autre (“Raw Power” en intro, “China Girl” en clôture),  sans que les versions diffèrent vraiment. Mais le package est joli. A vous de voir si cela justifie d’y investir 72 euros.

Lady Gaga : Chromatica

ça vient de sortir|

Entre ses exploits au cinéma (A Star is Born) et ses expériences jazzy avec Tony Benett, on avait un peu perdu Lady Gaga. Surprise : la scream queen  est de retour avec Chromatica,  qui pourrait être l’album du déconfinement si les boites de nuit réouvrent. Un pur disque de dance,  que la Lady a concocté avec Ariana Grande et qui renvoie à ses premiers tubes. Les Little Monsters orphelins de leur maman peuvent se réjouir : Gaga is back ! Côté look, elle n’a pas ressorti la robe en viande, mais le body en plastique rose lui va aussi bien au corps. Côté musique, les seize (16 !) titres s’enchaînement sans temps mort…  Mais sans gros tube non plus, à part peut-être “Rain on Me” avec Ariana Grande ?   Chromatica est un album plutôt fait pour la scène. Espérons que Lady Gaga pourra tourner avec rapidement, sinon ces chansons auront du mal à passer l’été…

Snowpiercer

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Le pitch

Sept ans après que le monde soit devenu une vaste étendue glacée, les survivants ont trouvé refuge dans un train en perpétuel mouvement. Composé de 1001 wagons, l’engin fait le tour du globe à toute vitesse. A bord, la guerre des classes, l’injustice sociale et la politique interne sèment le trouble.

Ce qu’on en pense 

Après une gestation chaotique (changement de show runner et de réalisateur…), la série adaptée du  Transperceneige, la désormais célèbre BD de Jacques Lob et Jean-Marc Rochette, débarque sur Netflix. L’histoire reprend celle de la BD et du film éponyme de Bong Joon-ho,  en y ajoutant une composante policière : un crime a été commis en première classe et un “sans classe” (David Diggs), qui était policier avant l’apocalypse, est chargé de l’enquête par la direction du train. Une bonne idée,  qui permet à la fois d’entretenir le suspense et de faire se mélanger les passagers du train. Le thème de la lutte des classes est ainsi toujours bien présent, mais il ne se réduit plus, comme dans le film de Bong Joon-ho  à une progression des parias de l’arrière vers l’avant,  à la manière d’un jeu vidéo. Visuellement, la série est évidemment un peu moins riche que le film,  mais  les responsables des effets spéciaux et des décors n’ont pas à rougir de la comparaison. La découverte des 1001 wagons, aux univers toujours différents,  est un réèl plaisir et incite à avaler les épisodes pour en découvrir toujours plus.  On s’attache aussi davantage aux personnages, dont les personnalités ont le temps de se densifier au fil des épisodes et qui bénéficient d’un très bon casting. Mentions spéciales  à l’agent Layton incarné par David Diggs et à la toujours parfaite Jennifer Connely (Alita, Blood Diamond, American Pastoral), dont on comprend assez vite que le rôle dans le train va bien au delà de celui de simple employée. Si Bong Joon-ho  n’avait pas un peu tué le game en dévoilant l’univers du Transperceneige, la série serait un vrai choc. On envie presque ceux qui n’ont pas vu le film à sa sortie, en 2013. 

 

 

I Know This Much Is True

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Le Pitch

Dominick Birdsey (Mark Ruffallo), peintre en batiment dans le Massachusetts, doit gérer en même temps le cancer en phase terminale de sa mère et la maladie mentale de son frère jumeau  Thomas. Pour égayer les derniers moments de sa mère,  il entreprend de faire traduire un manuscrit en italien laissé par son grand père. Une fausse bonne idée… 

Ce qu’on en pense

Noir c’est noir. Dans l’univers des séries US  I Know This Much Is True tranche par son atmosphère déprimante. On dirait plus un film d’auteur pour la section Un Certain Regard du Festival de Cannes qu’une mini série HBO. Derek Cianfrance, qui a réalisé les six épisodes, est d’ailleurs un habitué de Cannes où il a présenté deux de ses films :  Blue Valentine et The Place Beyond the Pine avec Ryan Gosling. L’atmosphère plombée de I Know This Much Is True rappelle d’ailleurs celle de The Place Beyond et aussi celle d’un autre mélo bien noir qui avait pour cadre le Massachusetts : Manchester By The Sea. Coté noirceur, I Know… pourrait aussi s’apparenter à Biutiful, l’un des films les plus tristes du monde (signé Alejandro Inarritu). Pourquoi s’infliger un drame de six heures aussi poisseux, direz-vous ? Pour Mark Ruffalo d’abord, qui joue les jumeaux Birdsey avec toute l’empathie accablée dont il est capable (voir aussi Dark Waters dans ce registre), pour la mise en scène de Derek Cianfrance, qui a tourné en 35 mm comme pour le cinéma  et pour l’intrigue, enfin, qui tient en haleine jusqu’au bout, grace à de constants va et vient entre l’enfance des jumeaux et leur présent. Vous ne regretterez pas de les avoir accompagnés sur leur chemin de croix.