Superman
Par J.V
Le Pitch
Superman (David Corenswet) se retrouve impliqué dans des conflits aux quatre coins de la planète et ses interventions en faveur de l’humanité commencent à susciter le doute. Percevant sa vulnérabilité, Lex Luthor (Nicholas Hoult), milliardaire de la tech et manipulateur de génie, en profite pour tenter de se débarrasser définitivement de lui. Lois Lane (Rachel Brosnahan), l’intrépide journaliste du Daily Planet, pourra-t-elle, avec le soutien des autres méta-humains de Metropolis et Krypto, le fidèle compagnon à quatre pattes de Superman, empêcher Luthor de mener à bien son redoutable plan ?
Ce qu’on en pense
Désormais en charge du DC Universe pour la Warner, James Gunn (The Suicide Squad, Gardiens de la Galaxie) signe ce reboot réussi des aventures de Superman. David Corenswet, y campe un super-héros confronté d’emblée à la défaite, face à un Lex Luthor (Nicolas Hoult impressionnant) maître du jeu. Avec l’évocation de l’invasion d’un pays qui ressemble fort à l’Ukraine, le film parvient à raviver la nostalgie des comics tout en ancrant l’histoire dans l’actualité la plus contemporaine. Les effets spéciaux des scènes de combat, les décors (notamment celui, saisissant, d’une prison intergalactique) , le soin apporté aux personnages secondaires (Green Lantern , le chien Krypto) et l’humour omniprésent, font de ce énième Superman une bonne surprise.
I Love Peru
Par J.V
Le pitch
Lancé dans une course effrénée vers le succès, Raphaël (Raphaël Quenard) un comédien biscornu abandonne ses plus fidèles alliés, dont son ami Hugo (Hugo David). Seul face à lui-même, une vision troublante le percute. Direction le Pérou pour une aventure spirituelle. Il embarque alors son compère, en espérant se remettre de l’histoire d’amour qu’il a vécu avec Anaïde (Anaïde Rozam)…
Ce qu’on en pense
Personnalité hors normes, Raphaël Quenard co-signe, entre deux performances d’acteur et un bouquin, ce docu-fiction drolatique avec son acolyte Hugo David, rencontré sur un tournage dont il filmait le making-of. I Love Peru adopte le point de vue du comparse (qui assure aussi la voix off) sur l’irrésistible ascension de la nouvelle star du cinéma français, en y ajoutant une intrigue sentimentale inventée de toutes pièces. Filmé comme un journal de bord, l’exercice permet à Raphaël Quenard de jouer avec son image et de se laisser aller à son penchant pour la provoc’. C’est sympathique, mais un peu vain : malgré la courte durée de projection (1h09), on a trouvé le temps long. L’auto-fiction, ce n’est pas le Pérou !
Au rythme de Vera
Par Ph.D
Le Pitch
En 1975, Vera Brandes (Maya Emde), une jeune femme ambitieuse de 18 ans, va défier les conventions, s’opposer à ses parents et prendre tous les risques pour réaliser son rêve : organiser un concert de Keith Jarrett à l’Opéra de Cologne. Son audace et sa détermination vont donner naissance à un des enregistrements mythiques du XXe siècle : The Köln Concert.
Ce qu’on en pense
L’histoire d’un concert mythique qui n’aurait jamais dû avoir lieu et encore moins être enregistrée… En 1975, le pianiste Keith Jarrett a quitté le groupe de Miles Davis pour se produire en solo. Il improvise chaque soir un concert différent et tire le diable par la queue. Lorsqu’il arrive avec son manager à Cologne en Allemagne, cela fait deux jours qu’il n’a pas dormi, son dos le fait atrocement souffrir et il se demande si cela vaut la peine de continuer. En plus, le concert est organisé par une gamine d’au peine 18 ans qui a réservé l’opéra de la ville où se tient, ce soir là, une représentation de Lulu. Jarrett devra jouer après, pour un public dont rien ne dit qu’il viendra à une heure aussi tardive. Pour ne rien arranger, il découvre en arrivant à la salle que le piano de concert prévu s’est transformé en un piano de répétition désaccordé avec une pédale cassée ! Autant de raisons d’annuler le concert. Il jouera pourtant, grâce à l’insistance et à la débrouillardise de la jeune Vera, à laquelle rien ni personne ne semblait pouvoir résister. Et le live enregistré ce soir là deviendra le disque de jazz solo le plus vendu au monde… C’est l’histoire, à peine romancée, que raconte le film de l’israélien Ido Fluk, à travers le personnage de Vera, dont on suit les débuts dans le monde du jazz et les premiers concerts organisés pour le Tony Scott trio, puis la rencontre avec Keith Jarrett. Un biopic traité sur le mode de la comédie, avec beaucoup de rythme et d’effets de réalisation amusants. C’est aussi charmant que son interprète principale (Maya Emde) et cela donne d’autant plus envie de réécouter le Koln Concert que la production n’en a pas obtenu les droits. On entend quand même du Keith Jarrett, mais cela nous prive de la scène que tout le monde attend : celle où Jarrett joue les premières notes du Köln Concert en reproduisant un bruit entendu dans la salle. Cette petite frustration fait partie du charme du film qui se voit avec beaucoup de plaisir, qu’on soit fan de jazz ou pas.
L’Accident de piano
Par J.V
Le Pitch
Magalie (Adèle Exarchopoulous) est une star du web hors sol et sans morale qui gagne des fortunes en postant des contenus choc sur les réseaux. Après un accident grave survenu sur le tournage d’une de ses vidéos, Magalie s’isole à la montagne avec Patrick (Jérôme Commandeur), son assistant personnel, pour faire un break. Une journaliste (Sandrine Kiberlain) détenant une information sensible commence à lui faire du chantage…
Ce qu’on en pense
Toujours aussi prolifique et inspiré, Quentin Dupieux livre une nouvelle fable surréaliste et absurde, en s’attaquant cette fois aux réseaux sociaux , aux influenceurs et au monde des médias en général. Ceux-ci sont personnifiés par le personnage d’Adèle Exarchopoulos, grimée et fagotée pire que dans Mandibules, et celui de Sandrine Kiberlain en journaliste maître-chanteuse. Leur confrontation réjouira les fans de l’ex-Mr Oizo et énervera les autres tant il ressemble à un condensé de son cinéma.
Rêves
Par Ph.D
Le Pitch
Johanne (Ella Overbye), 17 ans , tombe amoureuse de sa professeure de Français (Selome Emnetu). Elle relate ses émotions dans un carnet. Quand sa mère et sa grand-mère lisent ses mots, elles sont d’abord choquées par leur contenu intime mais voient vite le potentiel littéraire. Tandis qu’elles s’interrogent, entre fierté et jalousie, sur l’opportunité de publier le texte, Johanne se démène entre la réalité et le romanesque de son histoire…
Ce qu’on en pense
Ours d’Or de la dernière Berlinale, le premier volet de la « Trilogie d’Oslo« , signée du Norvégien Dag Johan Haugerud s’intéresse à l’éveil du désir chez une lycéenne qui jette sur son dévolu sur sa professeur de Français, qui fait semblant de n’en rien voir. Future écrivaine, la jeune fille consigne ses pensées au jour le jour et ses écrits racontent l’histoire en voix off… Si vous cherchez un film qui passe le fameux test de Bechdel (mesure de féminisme d’une oeuvre cinématographique), Rêves est votre champion. Il n’y est question que de féminité, tous les personnages sont des femmes, aucun homme n’est mentionné dans leurs conversations et les deux seuls qui apparaissent à l’écran (un psy et un petit fiancé) ne servent qu’à faire avancer l’histoire. Une rareté ! Et aussi un trés bon film: intelligent , sensible, bien réalisé, bien joué… Juste un peu bavard: si vous n’avez pas fait norvégien première langue, attendez-vous à lire du sous-titre au kilomètre.
Jurassic World : Renaissance
Par J.V
Le pitch
Cinq ans après Jurassic Word : Le Monde d’après, l’environnement de la planète s’est révélé hostile pour la plupart des dinosaures. Ceux qui subsistent vivent dans des zones équatoriales isolées, aux conditions proches de celles de leur ère d’origine. Parmi ces créatures terrifiantes, trois spécimens renferment peut-être la clé d’un remède capable de changer le destin de l’humanité…
Ce qu’on en pense
Auteur d’un des rares spin off de Star Wars qui vaille la peine d’être vus (Rogue One),l’Anglais Gareth Edwards reprend une franchise laissée en piteux état par ses prédécesseurs. Et non seulement il fait mieux qu’eux (ce n’était pas difficile), mais il signé avec ce bien nommé Renaissance le meilleur film de dinosaures depuis ceux réalisés par Steven Spielberg. A la fois spectaculaire, avec des effets spéciaux très réussis, palpitante, immersive et capable de susciter l’émotion à tout moment, la réalisation comblera les fans de Jurassic et pourra y faire revenir ceux qui ont décroché. Scarlett Johansson, Mahershala Ali et la révélation Jonathan Bailey, sont les autres atouts de ce blockbuster taillé pour l’été.
Materialists
Par J.V
Le pitch
Lucy (Dakota Johnson), une jeune et ambitieuse matchmakeuse new-yorkaise se retrouve dans un triangle amoureux complexe, tiraillée entre Harry (Pedro Pascal) le » match » parfait et John (Chris Evans), son ex, tout sauf idéal…
Ce qu’on en pense
Révèlée en 2023 avec l’émouvant Past Lives, nos vies d’avant, Céline Song revient avec une pure comédie romantique new yorkaise, genre pourtant usé jusqu’à la corde et qui n’a plus produit de réussites flagrantes depuis les années 90. Elle y réussit haut la main, bien aidée par un casting éminemment glamour (Dakota Johnson, Pedro Pascal et Chris Evans) et par les décors de La Grosse Pomme, toujours aussi cinématographiques. Sur un canevas classique de triangle amoureux, la réalisatrice parvient à tisser une comédie de moeurs moderne, pertinente et plus profonde qu’il n’y paraît au premier abord.
Holland
Par Ph.D
Le Pitch
Nancy Vandergroot (Nicole Kidman) vit une vie d’épouse modèle avec son mari ophtalmologue (Mathhew Macfadyen) et leur jeune fils dans leur belle maison de la banlieue résidentielle de Holland (Michigan). Jusqu’au jour, avant la fête des tulipes, où elle se met à le soupçonner de la tromper. Elle commence alors à l’espionner avec la complicité d’un collègue latino (Gael Garcia Bernal) au charme duquel elle n’est pas tout à fait insensible. Ils sont loin de soupçonner ce qu’ils vont découvrir…
Ce qu’on en pense
Un petit thriller conjugal sans prétention, qui bénéficie d’un casting de luxe (Nicole Kidman, Gael Garcia Bernal, une des stars de la série Succession…) et d’une réalisation soignée (Mimi Cave à la limite du maniérisme millimétré d’un Wes Anderson), dans un cadre original (une communauté hollandaise du Michigan). Dommage que l’intrigue soit aussi mal exploitée et qu’il faille attendre les deux tiers du film pour qu’il se passe enfin quelque chose. La critique du couple parfait, de leur vie idyllique et des façades rassurantes qui cachent traumas et noirs secrets aurait pu (dû) être plus saignante…
Once upon a time in Gaza
Par J.V
Le pitch
Il était une fois, à Gaza en 2007. Yahya (Nader Abd Alhay), étudiant rêveur, se lie d’amitié avec Osama (Majd eid), dealer charismatique au grand cœur. Ensemble, ils montent un trafic de drogue, caché dans leur modeste échoppe de falafels. Mais ils croisent le chemin d’un flic corrompu venu contrarier leur plan….
Ce qu’on en pense
Écrit avant les événements du 7 octobre, le nouveau film des frères Nasser ( Dégradé , Gaza mon amour ) eux mêmes natifs de Gaza n’évoque pas directement la situation actuelle, ce qui a pu désorienter les festivaliers de Cannes qui l’ont découvert en mai. Once Upon a Time ne raconte donc pas le conflit, mais y fait référence avec un humour à froid caractéristique, et surtout témoigne de ce qu’était Gaza avant les bombardements. Un lieu grouillant de vie aujourd’hui transformé en No Man’s Land…
Le Grand déplacement
Par J.V
Le pitch
Dans le plus grand des secrets, se prépare à décoller la première mission spatiale africaine ! L’équipage, issu du continent et de sa diaspora, doit explorer la planète « NARDAL », afin d’évaluer la possibilité d’y ramener tous les Africains, si jamais la Terre devenait inhabitable. Le problème c’est que le voyage sera long. Très long. Et que la plus grande inconnue des missions interstellaires demeure l’entente entre les astronautes…
Ce qu’on en pense
Formidable ambition que celle de ce blockbuster comique de l’espace signé Jean-Pascal Zadi (Tout simplement noir). L’image et les décors sont particulièrement soignés et évitent tout effet cheap. Le casting (Reda Kateb, Fary, Fadily Camara…) est très sympa et on embarque avec plaisir avec eux à bord du premier starship africain. Mais comme le dit le pitch, le voyage est long : l’effet de (bonne) surprise passé, l’intrigue peine à se renouveler et on s’ennuie un peu. Quelques vannes bien senties aident toutefois à passer le temps…
Avignon
Par J.V
Le pitch
Comédien en perte de vitesse, Stéphane (Baptiste Lecaplain) débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny (Elisa Erka), une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !
Ce qu’on en pense
Quoi servent les courts métrages ? A faire des longs pardi ! Après Partir un jour d’Amélie Bonnin, voici Avignon que Johann Dionnet a lui aussi adapté de son court intitulé Je joue Rodrigue. Baptiste Lecaplain, Elisa Erka et Alison Wheeler y jouent un triangle amoureux en plein le festival d’Avignon. Couronné d’un Grand Prix au festival de l’Alpe d’Huez, le film ne se contente pas d’être une plaisante comédie romantique : il croque avec justesse l’ambiance du festival, le monde du théâtre et celui des intermittents du spectacle. Une réussite.
Enzo
Par J.V
Le Pitch
Enzo (Eloy Pohu), 16 ans, est apprenti maçon à La Ciotat. Pressé par son père (Pierfracescoi Favino) qui le voyait faire des études supérieures, le jeune homme cherche à échapper au cadre confortable mais étouffant de la villa familiale. C’est sur les chantiers, au contact de Vlad (Maksym Slivinskyi), un collègue ukrainien, qu’Enzo va entrevoir un nouvel horizon…
Ce qu’on en pense
L’histoire autour du processus de création de « Enzo » est aussi belle que dramatique. En effet, Robin Campillo a tourné ce film coécrit avec Laurent Cantet peu de temps après le décès de ce dernier, qui devait assurer les prises de vues. D’un bout à l’autre, on sent, dans cette œuvre sensible, leur univers respectif. À savoir la façon de capter la complexité humaine de l’auteur palmé pour « Entre les murs » (2008) et le traitement des corps et de la sensualité de celui de « 120 battements par minute », qui reçut le Grand Prix du Jury en 2017. Leur alchimie transparaît et de manière subtile, le film capte le tiraillement entre le confort et la nécessité de se battre pour des valeurs qui nous sont chères, en interrogeant quel serait le bon choix. Si tant est qu’il y en ait un… L’atmosphère du Sud insuffle à ce drame – qui n’est pas une tragédie – une saveur inattendue, loin des poncifs, ce qui permet de ne pas se limiter à une simple réflexion sur l’âge ingrat et les attirances qui lui sont liées. Il s’agit davantage de faire l’état des lieux d’une jeunesse en manque de repères, car lucide de vivre dans un monde marqué par la violence et les guerres. Celle en Ukraine étant au cœur des préoccupations de Vlad, dont le personnage principal va tomber sous le charme.
28 ans plus tard
Par J.V
Le pitch
Cela fait près de trente ans que le Virus de la Fureur s’est échappé d’un laboratoire d’armement biologique. Alors qu’un confinement très strict a été mis en place, certains ont trouvé le moyen de survivre parmi les personnes infectées. C’est ainsi qu’une communauté de rescapés s’est réfugiée sur une petite île seulement reliée au continent par une route, placée sous haute protection. Pour initier son fils Spike (Alfie Williams), pré adolescent et au combat des infectés, Jamie (Aaron Taylor Johnson) décide de l’emmener faire une petite virée à l’extérieur. Et ce malgré les réticences de son épouse Isla, atteinte d’un cancer en phase terminale…
Ce qu’on en pense
Sorti en 2003, 28 jours plus tard a (re)lancé la mode des films de zombies. Après 28 semaines plus tard (2007), voici donc 28 ans plus tard, qui ne clôt pas vraiment la trilogie puisqu’il en ouvre une autre. D’où l’absence du héros originel, Jim, incarné par Cillian Murphy, dont Danny Boyle promet qu’il réapparaîtra à la fin du prochain épisode. On reste quand même en terrain connu et la maestria du duo Danny Boyle (réalisateur) Alex Garland (scénariste ) est intacte : pas une seconde d’ennui. Le film se révèle pourtant plus noir et profond qu’attendu.
Indomptables
Par J.V
Le pitch
À Yaoundé, le commissaire Billong (Thomas Ngijol) enquête sur le meurtre d’un officier de police. Dans la rue comme au sein de sa famille, il peine à maintenir l’ordre. Homme de principe et de tradition, il approche du point de rupture….
Ce qu’on en pense
Belle surprise que ce premier long métrage signé de l’humoriste Thomas Ngijol, qui délaisse la comédie le temps d’ un polar naturaliste dans la veine sombre de Bad Lieutenant ou Le Caire confidentiel. Le néo réalisateur, qui tient aussi le premier rôle, parvient à trouver la bonne distance pour dépeindre la société camerounaise, sans tomber dans les clichés, le moralisme, ni la caricature. A voir !
09Balle perdue 1,2,3
Par Ph. D
Le Pitch
Petit génie de la mécanique, Lino (Alban Lenoir) est réputé pour ses voitures-bélier. Jusqu’au jour où il se fait arrêter pour un braquage qui tourne mal. Repéré par le chef d’une unité de flics de choc, il se voit proposer un marché pour éviter la prison. 9 mois plus tard, Lino a largement fait ses preuves. Mais soudain accusé à tort de meurtre, il n’a d’autre choix que de retrouver l’unique preuve de son innocence : la balle du crime, coincée dans une voiture disparue…
Ce qu’on en pense
Fast & Furious frenchie, Balle perdue connaît un succès international depuis son lancement en 2020 sur Netflix. Le premier film permettait de faire connaissance avec Lino, l’as du volant et de la castagne incarné par Alban Lenoir (loin des Crevettes Pailletées) et d’assister à son intégration dans une brigade d’intervention motorisée de la police, avant qu’il soit accusé du meurtre de son mentor. Pour la suite, on prend les mêmes et on recommence : Pascale Arbillot et Stefi Celma (échappée du standard de Dix pour cent) voient leur rôle s’étoffer, idem pour Gérard Lanvin en Boss final, tandis que Nicolas Duvauchelle, méchant du premier film, ne fait qu’une courte apparition (en attendant son grand retour dans le numéro 3). Rescapé du premier opus, Lino-Lenoir apprend qu’on lui a caché des choses et se fâche tout rouge. S’en suivent une série de bastons et de courses poursuites toujours aussi spectaculaires sur les routes de l’Hérault, jusqu’à la frontière espagnole. Balle perdue 3 offre un final en feu d’artifice, avec tous les protagonistes encore vivants à nouveau réunis. La guerre des polices qui justifie cette vendetta n’est pas crédible pour un rond, mais c’est tellement fun et bien filmé (bravo Guillaume Pierret !) qu’on s’en fiche. Pour les amateurs de baston et de poursuites, cette trilogie c’est vraiment de la balle !
















