Cinéma

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Conclave

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Quand le pape décède de façon inattendue et mystérieuse, le cardinal Lawrence (Ralph Fiennes) se retrouve chargé d’organiser la sélection de son successeur. Alors que les machinations politiques au sein du Vatican s’intensifient, il se rend compte que le défunt leur avait caché un secret qu’il doit découvrir avant qu’un nouveau Pape ne soit choisi. Ce qui va se passer derrière ces murs changera la face du monde…

Ce qu’on en pense

Après À l’ouest, rien de nouveau qui lui avait valu 4 Oscars, l’Allemand Edward Berger nous invite au Vatican pour assister à un conclave à suspense. Les premières images rappellent irrésistiblement Habemus Papam, le film de Nanni Moretti dans lequel le futur pape incarné par Michel Piccoli prenait la poudre d’escampette pour se perdre dans Rome : même décor, mêmes costumes… La ressemblance s’arrête là. Le Conclave débouche ici sur un thriller politique et psychologique tendu et passionnant… Jusqu’à un final, hélas, un peu trop tiré par la soutane. La prestation de Ralph Fiennes dans le rôle principal n’en demeure pas moins  impressionnante.

Valeur sentimentale

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Agnès (Inga Ibsdotter Lilleaas) et Nora (Renate Reinsve) voient leur père (Stellan Skarsgard) débarquer après de longues années d’absence. Réalisateur de renom, il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance. Il propose alors le rôle à Rachel Kemp (Elle Fanning), une jeune star hollywoodienne…

Ce qu’on en pense

Après Julie en 12 chapitres,  qui avait valu à Renate Reinsve le prix d’interprétation à Cannes 2021, l’actrice et son mentor, le Norvégien Joachim Trier étaient de retour sur la Croisette en mai dernier pour défendre ce drame Tchekhovien qui interroge avec finesse les rapports père-fille(s), les souvenirs et les conflits de générations. Le réalisateur se sert, pour ce faire, du décor d’une maison familiale chargée de souvenirs douloureux, où le personnage du père incarné par l’excellent Stellan Skarsgård envisage de tourner le film qui marquerait son grand retour. Mais ses deux filles, auxquelles il n’a pas accordé beaucoup d’attention du temps de sa gloire passée,  ne sont pas décidées à lui faciliter la vie… Par le nouveau maître du cinéma nordique :  un de nos gros coups de coeur de Cannes 2025, où il a décroché le Grand Prix.

César 2026 : Les lauréats

Cinéma|

Par Ph.D

La 51e cérémonie des César du cinéma français s’est déroulée le 26 février à l’Olympia. Présidée par Camille Cottin, elle était présentée par Benjamin Lavernhe qui a réalisé un sans faute,  avec notamment une incroyable imitation de Jim Carrey dans The Mask en ouverture de cérémonie. La retransmission a également été marquée par un hommage chahuté à Brigitte Bardot et par l’émotion de Jim Carrey recevant, en français, son César d’honneur. A la surprise générale  L’Attachement de Carine Tardieu qui succède à Emilia Perez,  devançant les favoris qu’étaient Nouvelle Vague et Dossier 137. Voici les lauréats (en gras) dans les principales catégories (lire la critique en cliquant sur le titre du film)

MEILLEUR FILM  

L’Attachement, de Carine Tardieu 
Dossier 137, de Dominik Moll
Nouvelle vague, de Richard Linklater
La Petite Dernière, de Hafsia Herzi
Un simple accident, de Jafar Panahi

FILM D’ANIMATION

Amélie et la métaphysique des tubes, de Maïlys Vallade et Han Liane-Cho.
Arco, d’Ugo Bienvenu.
La Vie de château. Mon enfance à Versailles, de Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H’Limi.

PREMIER FILM

Arco, d’Ugo Bienvenu
L’Epreuve du feu, d’Aurélien Peyre
Nino, de Pauline Loquès
La Pampa, d’Antoine Chevrollier
Partir un jour, d’Amélie Bonnin

FILM ETRANGER

L’Agent secret, de Kleber Mendonça Filho
Black Dog, de Guan Hu
Sirat, d’Oliver Laxe
Une bataille après l’autre, de Paul Thomas Anderson
Valeur sentimentale, de Joachim Trier

MEILLEURE REALISATION

— Carine Tardieu pour L’Attachement
— Dominik Moll pour Dossier 137
— Stéphane Demoustier pour L’Inconnu de la Grande Arche
Richard Linklater pour Nouvelle vague
— Hafsia Herzi pour La Petite Dernière

MEILLEUR SCENARIO

— Dominik Moll et Gilles Marchand pour Dossier 137
— Pauline Loquès pour Nino
— Holly Gent et Vince Palmo pour Nouvelle vague
Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura
— Jafar Panahi pour Un simple accident

MEILLEURE ACTRICE 

— Leïla Bekhti dans Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
— Valeria Bruni Tedeschi dans L’Attachement
Léa Drucker dans Dossier 137
— Isabelle Huppert dans La Femme la plus riche du monde
— Mélanie Thierry dans La Chambre de Mariana

MEILLEUR ACTEUR 

— Claes Bang dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Bastien Bouillon dans Partir un jour
Laurent Lafitte dans La Femme la plus riche du monde
— Pio Marmaï dans L’Attachement
— Benjamin Voisin dans L’Etranger

SECOND ROLE MASCULIN

— Swann Arlaud dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Xavier Dolan dans L’Inconnu de la Grande Arche
— Michel Fau dans L’Inconnu de la Grande Arche
Pierre Lottin dans L’Etranger
— Raphaël Personnaz dans La Femme la plus riche du monde

SECOND ROLE FEMININ

— Jeanne Balibar dans  Nino
— Dominique Blanc dans Partir un jour
— Marina Foïs dans La Femme la plus riche du monde
— Park Ji-min dans La Petite Dernière
Vimala Pons dans L’Attachement

MEILLEUR ESPOIR MASCULIN

— Idir Azougli dans Météors
— Sayyid El Alami dans La Pampa
— Félix Lefebvre dans L’Epreuve du feu
— Guillaume Marbeck dans Nouvelle vague
Théodore Pellerin dans Nino

MEILLEUR ESPOIR FEMININ

— Manon Clavel dans Kika
— Suzanne Lindon dans La Venue de l’avenir
Nadia Melliti dans La Petite Dernière
— Camille Rutherford dans Jane Austen a gâché ma vie
— Anja Verderosa dans L’Epreuve du feu

 

Blink Twice

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Quand le milliardaire Slater King (Channing Tatum) rencontre Frida (Naomi Ackie), c’est le coup de foudre. Invitée sur son île privée, elle y découvre des soirées décadentes où le champagne coule à flots. Mais des événements étranges commencent à se produire et Frida devra découvrir la vérité si elle veut sortir vivante de cette fête perpétuelle…

Ce qu’on en pense 

Sorti en 2024, le premier film de Zoe Kravitz (fille de Lenny) bénéficie pour son arrivée sur Prime Video d’un contexte favorable avec la publication des « Epstein Files« . Difficile de pas y penser la lecture du synopsis. Sauf qu’ici il n’est pas question d’orgies « underage », plutôt de chemsex (on n’en dira pas plus pour ne pas divulgacher l’intrigue). La présence de Channing Tatum en milliardaire débauché de la Tech et de Christian Slater dans un rôle purement alimentaire pourra attirer le chaland, tout comme l’ambiance à la White Lotus.  Mais on reste dans la série B.  

Avignon

Cinéma|

Par J.V


Le pitch   

Comédien en perte de vitesse, Stéphane (Baptiste Lecaplain) débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny (Elisa Erka), une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !

Ce qu’on en pense

Quoi servent les courts métrages ? A faire des longs pardi ! Après Partir un jour d’Amélie Bonnin,  voici Avignon que Johann Dionnet a lui aussi adapté de son court intitulé Je joue Rodrigue. Baptiste Lecaplain, Elisa Erka et Alison Wheeler y jouent un triangle amoureux en plein le festival d’Avignon. Couronné d’un  Grand Prix au festival de l’Alpe d’Huez, le film ne se contente pas d’être une plaisante comédie romantique : il croque avec justesse l’ambiance du festival,  le monde du théâtre et celui des intermittents du spectacle. Une réussite.

 La Venue de l’avenir

Cinéma|

Par PH.D

Le Pitch

Une trentaine de personnes issues d’une même famille apprennent qu’ils vont recevoir en héritage une maison abandonnée depuis des années. Quatre d’entre eux, Seb, Abdel, Céline et Guy sont chargés d’en faire l’état des lieux. Ces lointains « cousins » vont alors découvrir des trésors cachés dans cette vieille maison. Ils vont se retrouver sur les traces d’une mystérieuse Adèle qui a quitté sa Normandie natale, à 20 ans. Cette Adèle se retrouve à Paris en 1895, au moment où cette ville est en pleine révolution industrielle et culturelle…

Ce qu’on en pense

Pour sa première sélection officielle à Cannes (hors compétition, il ne faut rien exagérer), Cedric Klapish livre une nouvelle comédie chorale dont il a le secret sur le voyage introspectif de quatre cousins dans leur généalogie. A la manière de Midnight in Paris,  le film orchestre un face à face entre  deux époques (2025 et 1895) qui va leur faire découvrir ce moment si particulier de la fin du 19e siècle, où la photographie s’inventait et l’impressionnisme naissait. Enlevé et charmant, avec un casting génial (Julia Piaton, Vincent Macaigne, Suzanne Lindon, Zinedine Soualem, Sara Giraudeau…), le film est un pur bonheur.  

Jamais plus 

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

A la mort de son père, Lily Bloom (Blake Lively)  se lance dans une nouvelle vie à Boston et y ouvre une jolie boutique de fleurs. Elle rencontre un charmant neurochirurgien, Ryle Kincaid (Justin Baldoni) et en tombe amoureuse. Mais assez rapidement Lily commence à entrevoir des aspects de la personnalité de Ryle qui lui rappellent les violences exercées par son père sur sa mère. Lorsqu’Atlas Corrigan (Brandon Sklenar), le premier amour de Lily, réapparait soudainement dans sa vie, elle remet en question sa relation avec Ryle…

Ce qu’on en pense

Une romance sur les violences intraconjugales ? C’est le pari de ce film, sorti en salles en 2024 dans l’indifférence générale et que les abonnés Prime Video sont en train de repêcher. Loin des nombreux drames sur le sujet, dont le cinéma français nous a abreuvé ces dernières années, Jamais plus (dont on préfère le titre original It Ends With Us) parvient à faire vibrer la fibre romantique du spectateur sans céder un pouce sur la dénonciation des violences faites aux femmes et de la dangerosité des pervers narcissiques. La réussite relative du film (on est quand même loin du chef d’oeuvre) tient en grande partie au casting mené par la lumineuse Blake Lively, avec des seconds rôles attachants (Jenny Slate en nouvelle meilleure copine), un « méchant » pas du tout caricatural et une photographie très soignée. Cela suffit à en faire une production assez recommandable.

F1

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Sonny Hayes (Brad Pitt) était le prodige de la F1 des années 90 jusqu’à son terrible accident. Trente ans plus tard, devenu un pilote indépendant, il est contacté par Ruben Cervantes (Javier Bardem), patron d’une écurie en faillite qui le convainc de revenir pour sauver l’équipe et prouver qu’il est toujours le meilleur. Aux côtés de Joshua Pearce (Damson Idris), diamant brut prêt à devenir le numéro 1, Sonny réalise vite qu’en F1, son coéquipier est aussi son plus grand rival, que le danger est partout et qu’il risque de tout perdre…

Ce qu’on en pense

Après les avions de chasse de  Top Gun : Maverick , Joseph Kosinski nous embarque à bord des bolides du championnat du monde de Formule 1 avec,  au volant,  un autre sex-symbol sexagénaire (Brad Pitt pour ne pas le nommer). Le scénario est sans surprise,  mais les scènes de course sont extrêmement réalistes et immersives. Sur grand écran, les sensations sont incroyables ! Les amateurs de F1 reconnaîtront leurs circuits préférés, les autres pourront se contenter du drama bien formaté pour un blockbuster qui tient la route.

Sinners

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Alors qu’ils cherchent à s’affranchir d’un lourd passé, deux frères jumeaux (Michael B. Jordan) reviennent dans leur ville natale pour repartir à zéro. Mais ils comprennent qu’une puissance maléfique bien plus redoutable guette leur retour avec impatience…

Ce qu’on en pense

Après avoir relancé la franchise Rocky avec Creed et dopé celle de Black Panther avec un premier opus qui figure parmi les meilleurs Marvel, Ryan Coogler s’offre une récréation avec cette série B horrifique dans laquelle il embarque son acteur fétiche, Michael B Jordan,  pour un double rôle épatant. Un mix détonnant de Get Out  (Jordan Peele) et d’Une nuit en enfer (Robert Rodriguez),  mené tambour battant,  avec changements de genres (horreur, politique, musical),  clins d’oeil à Carpenter, Peckinpah, Tarantino et Brian De Palma,  le tout boosté par une BO qui, elle aussi brasse les genres entre blues, country et ragtime. Pour ceux qui l’ont manqué à sa sortie en salles, séance de rattrapage vivement recommandée  sur Canal+ avant les Oscars pour lesquels le film a établi un record historique de nominations. 

The Amateur

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Charlie Heller (Rami Malek), un cryptographe de la CIA aussi brillant qu’introverti, voit son existence basculer lorsque sa femme, Sarah (Rachel Brosnahan), décède dans une attaque terroriste perpétrée à Londres. Déplorant l’inaction de sa hiérarchie, il prend l’affaire en main et se lance à la recherche des assassins, entamant un dangereux voyage à travers le monde pour assouvir sa vengeance

Ce qu’on en pense

Après le dramatique  Une vie , porté par Anthony Hopkins, James Hawes signe avec The Amateur un thriller à l’ancienne,  dans lequel Rami Malek campe un justicier solitaire qui se sert de son intellect plutôt que de ses muscles pour assouvir sa vengeance. Un polar efficace dans la veine de ceux que réalisait le regretté Ridley Scott à la fin des années 1990 ( Ennemi d’État, Spy Game). Du travail de pro. 

Civil War

Cinéma|

Par Ph.D

Le pitch

Dans une Amérique livrée à la guerre civile, un petit groupe de journalistes tente de rejoindre Washington pour assister en direct à l’assaut de la Maison blanche par les insurgés…

Ce qu’on en pense

Bienvenue dans l’Amérique de la fin du deuxième mandat de Donald Trump… Ou d’un de ses successeurs.  Ancien scénariste de Danny Boyle,  Alex GarlandEx Machina , Annihilation ,  Men) filme un pays en guerre contre lui-même, avec un réalisme cru qui fait peur.  Les scènes d’exécution sommaires dans les campagnes et d’affrontements armés dans les rues de la capitale sont spectaculaires et glaçantes.  Témoins impuissants du carnage Kristen Dunst et Cailee Spaeny (Priscilla) tracent la route sous les tirs croisés des antagonistes. Anticipation ou dystopie ? Le cauchemar a déjà commencé.

The Rip

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

La méfiance s’installe au cœur d’une équipe de flics de Miami après la découverte de 20  millions en cash dans une planque abandonnée. À mesure que se répand la nouvelle de l’ampleur de la saisie, plus personne ne sait à qui se fier… Entre FBI, DEA, flics ripoux du quartier, guetteurs du cartel et autres malfrats appâtés par l’odeur des dollars, qui empochera le magot ? 

Ce qu’on en pense

Amis de longue date, à la ville comme à l’écran,  Ben Affleck et Matt Damon sont à nouveau réunis pour ce thriller policier signé Joe Carnahan (Point Blank Bad Boys for Life). Réalisation nerveuse,  casting sans défaut, scénario et dialogues bien troussés… Rien à redire sur cette grosse production Netflix,  trés formatée mais prenante. Les midinettes comme nous pourront même verser une petite larme sur (attention spoiler) le dernier plan des deux acteurs vedettes sur la plage au soleil couchant.

Novocaïne

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Lorsque la fille de ses rêves est kidnappée, Nate (Jack Quaid), un homme ordinaire, transforme son incapacité à ressentir la douleur en une force inattendue dans son combat pour la retrouver.

Ce qu’on  en pense

A un détail près, le héros de ce film d’action « à la  John Wick »  (incarné par le fils de Dennis Quaid et de Meg Ryan, découvert dans la série The Boys) est un homme parfaitement ordinaire, voire fragile et  introverti. Sa particularité : une maladie neurologique  le rend insensible à la douleur physique. Embarqué dans une quête pour libérer sa belle de méchants kidnappeurs, il en fera un atout redoutable. Prétexte pour les réalisateurs à multiplier des scènes de baston dans lesquelles tout le monde en prend plein la gueule.  C’est amusant un moment,  mais pas très consistant sur la durée.  D’autant que la réalisation manque de punch. Un comble pour ce genre de film…

L’Amour c’est surcoté

Cinéma|

Par J.V

Le pitch

Diagnostiqué “nul avec les meufs” depuis son plus jeune âge, Anis (Hakim Jemili) mène une existence charnelle placée sous le signe du calme plat. Trois ans jour pour jour après la perte d’Isma, son meilleur ami et mentor, il prend son courage à deux mains et se décide enfin à sortir faire de nouvelles rencontres. Sauf qu’en abordant Madeleine (Laura Felpin), Anis ignore que débute une grande aventure. Un truc inattendu. Un truc qui s’appelle “l’amour”…

Ce qu’on en pense

Mourad Winter réussit à transposer l’esprit stand-up de son propre roman dans cette romcom moderne où fusent vannes et punchlines sans donner l’impression d’un enchaînement de sketches. Hakim Jemili et l’incontournable Laura Felpin y trouvent leurs meilleurs rôles et font des étincelles. Une bonne surprise.

13 jours 13 nuits

Cinéma|

Par Ph.D

Le Pitch

Kaboul, 15 août 2021. Alors que les troupes américaines s’apprêtent à quitter le territoire, les Talibans prennent d’assaut la capitale et s’emparent du pouvoir. Au milieu du chaos, des milliers d’afghans tentent de se réfugier dans le dernier lieu encore protégé : l’Ambassade de France. Seuls, le commandant Mohamed Bida (Roschdy Zem) et ses hommes en assurent la sécurité. Pris au piège, il décide de négocier avec les Talibans pour organiser un convoi de la dernière chance avec l’aide d’Eva (Lyna Khoudri), une jeune humanitaire franco-afghane. Commence alors une course contre la montre pour évacuer les réfugiés jusqu’à l’aéroport et fuir l’enfer de Kaboul avant qu’il ne soit trop tard…

Ce qu’on en pense

L’éclectique Martin Bourboulon (Papa ou Maman , Les Trois Mousquetaires , Eiffel …)  adapte le récit de Mohamed Bida, qui a réussi à exfiltrer près de 3000 personnes de l’enfer de Kaboul repris par les Talibans. Roschdy Zem incarne avec charisme le héros de l’Ambassade de France,  dans un film redoutablement réaliste et immersif. Dommage qu’on ait l’impression de l’avoir déjà vu si on a regardé l’excellente série de France TV, Kaboul qui racontait la même chose en s’appuyant sur les mêmes témoignages…