Vaurien

//Vaurien

Vaurien

Par Ph.D

Le pitch

Djé (Pierre Deladonchamps) débarque en ville sans un sou, avec pour seule arme son charme. Il saisit chaque opportunité pour travailler, aimer, dormir. Et tuer…

Ce qu’on  en pense

Vu au festival du fim policier Reims Polar, Vaurien est un film de serial killer qui ressemble à un film social ou naturaliste. Porté par le visage séducteur de Pierre Deladonchamps (L’Inconnu du lac, Nos années folles, Le Vent tourne…), habile à masquer la noirceur de ses personnages (voir Les Chatouilles où il se muait en pédophile), Vaurien suit la trajectoire d’un jeune routard qui débarque en ville (Limoges,  semble-t-il, mais ce n’est pas précisé) par le train et saisit toutes les occasions pour lier contact avec les jeunes gens , garçons et filles, qu’il croise sur son chemin. On le croit dans un jeu de survie et de séduction,  mais c’est un autre dessein qu’il cache. Peter Dourountzis,  dont c’est le premier film (prometteur !) le filme comme une âme errante et maudite, sans le juger, ni l’accabler. La violence de ses crimes reste hors champs,  mais elle est omniprésente, comme suintante. Même et surtout lorsqu’une possibilité de rédemption se fait jour, avec la rencontre d’une belle voleuse jouée par  Ophélie Bau, la révélation de Mektoub my love d’Adbdellatif Kechiche. Le film est dédié à Adama Traoré (pour la scène d’interpellation musclée sans doute), mais c’est à Patrice Alègre, le tueur de Toulouse, que fait songer Djé.

By |juin 9th, 2021|Categories: Cinéma|0 Comments

About the Author:

Leave A Comment

dix-huit − 9 =