La Seyne: Claude Gassian

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La Seyne: Claude Gassian

Par la rédaction

« Il fallait que je fasse partie de ce voyage !»  A l’aube des années 1970, le rock omniprésent impose son rythme, son énergie, son style. Claude Gassian abandonne alors ses études d’électronique, pour mieux vivre au quotidien ce déferlement musical, écouter cette musique jour et nuit.    Les photos publiées dans la presse musicale qu’il dévore, le fascinent mais ne lui suffisent plus. C’est donc pour être au plus près de sa passion qu’il s’empare du boîtier de son père et décide de créer ses propres images. D’abord contre la scène, tout près des artistes. Il photographie Led Zeppelin à l’Olympia en 1969, Jimi Hendrix ou The Who à l’île de Wight en 1970…  Concert après concert, il signe ses premières parutions, autant de premiers trophées ! Mais la véritable révélation photographique s’opère quelques années plus tard, avec l’explosion du rock, l’émergence d’une nouvelle génération de groupes à l’image plus incisive, étonnamment plus disponible… Claude Gassian affine alors son cadre et rencontre les artistes qu’il saisit au naturel en backstage, dans les hôtels ou en studio.

De ses photographies de scène très puissantes et pleines d’énergie à ses portraits posés plus silencieux, cette propension à capter ce qui se cache sous la panoplie du musicien s’affirme au fil du temps dans un style photographique très personnel.Une confiance s’installe entre le photographe et les artistes, lui permettant de les montrer sous un autre jour, plus authentiques, loin des images officielles, presque anonymes. Il développe ainsi une écriture qui lui ouvre l’intimité des plus grands. Toutes ces icônes qui écriront l’histoire de la musique. Eurythmics, les Rolling Stones ou encore Prince l’emmènent en tournée dans les années 1980-1990. Parallèlement, il tisse des liens forts avec de nombreux artistes de la scène française. Un travail assidu avec certains d’entre eux lui donne envie de produire des livres de photographie, qu’il publie au fil des années. Par ailleurs, depuis des années, Claude Gassian profite des moments perdus au cours de ses voyages pour développer une recherche formelle, pour figurer un monde sans regard ni visage, pour arpenter des paysages silencieux et intemporels, a priori aux antipodes de ses portraits d’artistes. Du moins en apparence… C’est ce que montre l’exposition Electric ! installée jusqu’au mois de janvier à la Villa Tamaris Pacha. 

By |septembre 26th, 2021|Categories: Expositions|0 Comments

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