Nice, de nos jours. Laura (Zita Hanrot), la trentaine, essaie de se reconstruire après une relation tumultueuse avec Joachim (Bastien Bouillon). Elle mène une vie en apparence tranquille, en élevant seule sa petite fille. Mais l’accident de Shirine (Alexia Chardard), la nouvelle compagne de Joachim, va faire ressurgir son passé. Les deux femmes, en proie à la violence du même homme, vont peu à peu se soutenir…
Ce qu’on en pense
La scénariste Nathalie Najempasse à la réalisation avec ce premier long métrage tourné à Nice, dans lequel deux femmes sont aux prises avec un (ex)compagnon, camé et violent. La première (Zita Henrot, toujours impeccable) essaie d’élever leur enfant à l’abri des violences de son père, la seconde (Alexia Chardard, une découverte), encore amoureuse, tente de s’en détacher sans y parvenir. Leurs parcours se rejoignent lorsque la première recueille la seconde après un épisode particulièrement violent. Sur le fond, le film traite avec justesse desviolences faites aux femmes et de la dépendance psychologique, sans trop charger le portrait de l’homme (Basten Bouillon, inquiétant), qui se bat lui-même avec ses addictions. La forme est naturaliste, le tournage ayant été effectué sur le vif sans demande de fermeture des endroits filmés. Nice a rarement été filmé de cette manière: à part quelques plans, on pourrait se croire en région parisienne ! Le résultat final est plutôt convaincant, grâce notamment à un trio d’acteurs très investi et à une B.O (signéeTal Zana) particulièrement réussie et bien utilisée.
A la mort de son père, Lily Bloom (Blake Lively) se lance dans une nouvelle vie à Boston et y ouvre une jolie boutique de fleurs. Elle rencontre un charmant neurochirurgien, Ryle Kincaid (Justin Baldoni) et en tombe amoureuse. Mais assez rapidement Lily commence à entrevoir des aspects de la personnalité de Ryle qui lui rappellent les violences exercées par son père sur sa mère. Lorsqu’Atlas Corrigan (Brandon Sklenar), le premier amour de Lily, réapparait soudainement dans sa vie, elle remet en question sa relation avec Ryle…
Ce qu’on en pense
Une romance sur les violences intraconjugales ? C’est le pari de ce film, sorti en salles en 2024 dans l’indifférence générale et que les abonnés Prime Video sont en train de repêcher. Loin des nombreux drames sur le sujet, dont le cinéma français nous a abreuvé ces dernières années, Jamais plus (dont on préfère le titre original It Ends With Us) parvient à faire vibrer la fibre romantique du spectateur sans céder un pouce sur la dénonciation des violences faites aux femmes et de la dangerosité des pervers narcissiques. La réussite relative du film (on est quand même loin du chef d’oeuvre) tient en grande partie au casting mené par la lumineuse Blake Lively, avec des seconds rôles attachants (Jenny Slate en nouvelle meilleure copine), un « méchant » pas du tout caricatural et une photographie très soignée. Cela suffit à en faire une production assez recommandable.
1945. Il est temps d’instruire le procès du régime nazi à Nuremberg. Le psychiatre américain Douglas Kelley (Rami Maleck) doit évaluer la santé mentale des dignitaires du IIIᵉ Reich. Face au manipulateur Hermann Göring (Russel Crowe), il se retrouve pris dans un rapport de force. S’ouvre alors un duel avec le mal absolu.
Ce qu’on en pense
Rendu méconnaissable par le grimage, Russel Crowe campe un Hermann Göring sans le moindre remord dans cette fiction US inspirée des mémoires du psychiatre Douglas Kelley, qui officia comme expert au procès de Nuremberg. Face à lui, Rami Maleck est toujours impeccable en psychiatre chargé d’évaluer la santé mentale des dignitaires nazis. Un angle original pour évoquer le procès le plus important de l’histoire contemporaine.
Matt (Pierre Niney) est le coach en développement personnel le plus suivi de France. Dans une société en quête de sens où la réussite individuelle est devenue sacrée, il propose à ses adeptes une catharsis qui électrise les foules autant qu’elle inquiète les autorités. Sous le feu des critiques, Matt va s’engager dans une fuite en avant qui le mènera aux frontières de la folie et peut-être de la gloire…
Ce qu’on en pense
Pierre Niney retrouve le réalisateur de Boite Noire,Yann Gozlan, pour un thriller psychologique sur la manipulation des esprits, sujet qui lui tenait visiblement à coeur. Le film repose entièrement sur sa prestation supposément « habitée », au point qu’aucun des autres personnages n’existe vraiment à l’écran. Comme le scénario multiplie les invraisemblances et que sa mise en oeuvre traîne en longueur, on s’agace assez rapidement des effets visuels clipesques et d’une musique assénée encore plus lourdement que les conseils en développement personnel du héros. Bref, en ce qui nous concerne, Gourou a totalement « loupé le coach ».
Leave A Comment