Par Ph.D
Le pitch
Aux USA, en Irlande et à Paris, des enfants devenus adultes reviennent dans la maison où ils ont été élevés…
Ce qu’on en pense
Primé à Venise, un peu à la surprise générale, le nouveau film de Jim Jarmusch est dans la veine intimiste et bavarde de Coffee and Cigarettes (2004). Il s’agit en fait de trois courts métrages formant un long sur le thème des liens familiaux. Dans la première séquence, un frère et une soeur (Adam Driver , Mayim Bialik) qui n’ont pas grand-chose en commun, viennent visiter leur vieux père (Tom Waits) qui vit isolé dans une maison au bord d’un lac et leur ment sur son train de vie, affectant d’avoir du mal à joindre les deux bouts alors qu’il dispose visiblement de bons revenus. Dans la deuxième, deux soeurs (Cate Blanchett et Vickie Krieps) aux caractères diamétralement opposés, vont prendre le thé chez leur mère (Charlotte Rampling) dans sa jolie maison de Dublin, où tout respire l’ordre et la rigueur. Dans la troisième séquence, un frère et sa soeur jumelle (Indya Moore, Luka Sabbat) se retrouvent dans l’appartement parisien de leurs parents décédés, que le garçon vient de finir de vider. Chaque scène est l’occasion de montrer comment les liens se sont distendus et comment l’incommunicabilité s’est installée entre les enfants devenus adultes et leurs parents vieillissants. Sortant juste après les fêtes, propices aux réunions de famille, le film, d’une mélancolie teintée d’ironie, donnera au spectateur de quoi réfléchir à son propre rapport à la famille et à ses parents.






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