Par Ph.D
Le pitch
Île de la Réunion, 1817. À la mort de sa mère, l’esclave Furcy (Makita Samba) découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste (Romain Duris), il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits…
Ce qu’on en pense
Pour son deuxième long métrage le rappeur Abd Al Malik adapte « L’affaire de l’esclave Furcy » de Mohammed Aïssaoui (Prix Renaudot 2010) qui retrace, à travers le portrait d’un affranchi, l’histoire de l’esclavage à La Réunion. Un sujet que le cinéma français a jusqu’ici très peu abordé. Abd Al Malik le fait avec le même lyrisme que dans ses chansons. La mise en scène et la photo sont très soignées et l’interprétation est sans défaut, notamment en ce qui concerne les deux acteurs principaux, Makita Samba (découvert dans Les Olympiades de Jacques Audiard) et Romain Duris, toujours impeccable. L’histoire vraie de Furcy est édifiante et Abd Al Malik en livre une version passionnante. Le film ne souffre, en vérité, que d’un seul véritable défaut : la comparaison avec 12 Years A Slave de Steve McQueen, auquel on songe forcément.







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