Marty Supreme

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Marty Supreme

Par Ph.D

Le pitch

Marty Mauser (Timothee Chalamet) , un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible…

Ce qu’on  en pense

Les frères Safdie (Uncut Gems, Good Time) ne sont plus qu’un : Josh réalise en solo ce vrai-faux biopic de Marty Reisman, obscur champion de ping-pong américain des années 50.  Mais, à vrai dire, cela fait peu de différence avec les films cosignés avec son frangin Benny.  La réalisation est toujours aussi nerveuse/agitée/fébrile/épileptique et le propos toujours aussi obscur. Au mot fin, difficile de dire si l’on vient de voir un biopic, un portrait, un drame, une comédie, un film de sport ou un polar. Un peu tout ça sans doute, passé au shaker d’une mise en scène digne d’un Scorsese sous amphétamines. Le film est aussi épuisant que la quête de son héros, décidé à réussir quoi qu’il en coûte, nanti de son seul talent pour le ping-pong, d’une tchatche phénoménale et d’un culot sans limite. Dans le rôle titre,  Timothee Chalamet (« Le seul acteur qui a dû faire de la muscu pour un film de ping pong » selon le présentateur des Golden Globes) mérite l’Oscar qui lui paraît promis. Il porte très bien la moustache !  Et Gwyneth Paltrow est parfaite dans le rôle de l’actrice que Marty séduit pour approcher son mari millionnaire. On croise aussi Abel Ferrara en mafieux amoureux de son chien et pas mal d’autres personnages croquignolesques. Mais on ne cache pas avoir poussé un ouf de soulagement à la fin du film : au bout de 2h30 de course effrénée après on ne sait quoi, on n’en pouvait plus de tout ce bruit et de cette agitation au final assez vaine.

By |février 18th, 2026|Categories: Cinéma|0 Comments

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